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Barclays

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Article de John Rubino, publié le 15 septembre 2015 sur SafeHaven.com :

« Certaines grandes banques, qui durant les dernières décennies ont grandi pour devenir les entités financières les plus massives que le monde ait connu, ont apparemment atteint leurs limites. Elles se débarrassent désormais de leurs employés par dizaines de milliers. Quelques exemples :

Barclays envisage plus de 30.000 licenciements (CNBC)

Barclays envisage de supprimer plus de 30.000 postes dans les 2 années à venir après avoir licencié son CEO Antony Jenkins ce mois, d’après le Times de dimanche.

Ce programme de licenciement, qui pourrait réduire les effectifs mondiaux de la banque en dessous de la barre des 100.000 employés d’ici 2017, est perçu comme le seul moyen de régler les problèmes chroniques de sous-performance de la banque et de doubler le prix de son action. (…)

Les licenciements devraient affecter les employés du back-office et du middle office, secteurs où les économies les plus importantes peuvent être effectués, d’après le Times.

La Deutsche Bank va réduire ses effectifs d’un quart (Reuters)

Deutsche Bank s’est fixé pour objectif de supprimer environ 23.000 emplois, soit environ un quart de ses effectifs, en licenciant principalement du côté de ses activités technologiques et en séparant sa filiale PostBank, d’après des sources financières qui se sont exprimées ce lundi.

Ce plan porterait les effectifs du groupe à environ 75.000 employés à temps plein dans le cadre d’une réorganisation concoctée par le nouveau CEO John Cryan, qui a pris les rênes de la plus grosse banque allemande en juillet dernier en promettant de réduire les coûts. (…)

UniCredit envisage de supprimer environ 10.000 postes (Reuters)

UniCredit, la banque la plus importante d’Italie en termes d’actifs, envisage de supprimer environ 10.000 postes, soit 7 % de ses effectifs, alors que la banque souhaite réduire ses coûts et augmenter ses profits, d’après les déclarations d’une source interne à Reuters.

Le plan d’économie sera concentré sur l’Italie, l’Allemagne et l’Autriche, d’après plusieurs sources, ajoutant que les 2.700 licenciements prévus en Italie ont déjà été annoncés.

Le porte-parole d’UniCredit s’est borné à déclarer que le CEO de la banque, Federico Ghizzoni, a déclaré le 3 septembre 2015 qu’aucun chiffre en termes de licenciements n’était arrêté après qu’une information ait suggéré que la banque pourrait supprimer 10.000 postes dans les années à venir.

UniCredit, qui emploie 146.600 employés dans 17 pays, doit trouver des solutions pour augmenter ses profits alors que les bas taux d’intérêt continueront d’impacter négativement sa profitabilité dans les années à venir.

Une retraite aussi subite et d’envergure peut signifier plusieurs choses :

  1. La technologie rend beaucoup d’emplois administratifs inutiles. Cela semble logique et inéluctable. L’automatisation du « travail à valeur ajoutée » sera l’un des grands thèmes de la décennie à venir. La finance est une cible de choix. Le crowdfunding, parti de rien en 2009 et qui pèsera environ 50 milliards en prêts de particulier à particulier en 2016, en dit beaucoup sur le futur du crédit bancaire conventionnel.
  2. La profitabilité des activités clés des banques va chuter dans les années à venir. Elles souhaitent donc anticiper en espérant masquer cette baisse de la profitabilité par des licenciements.
  3. La disponibilité d’emplois de qualité pour les jeunes diplômés européens, déjà trop basse, va se réduire davantage. Il est quasi impossible pour un système dépendant de la finance de croître alors que les grandes banques fondent. L’Europe ne pourra donc que stabiliser (au mieux) son activité économique tandis que ses gouvernements accumulent la dette et que certains pays rejoignent le sort de la Grèce. L’euro sera, tôt ou tard, dévalué subitement et drastiquement.
  4. Les autres grandes banques non citées ne peuvent être en bien meilleure forme vu qu’elles opèrent dans le même environnement de taux zéro et sans croissance. Aux États-Unis, où le crédit auto est l’une des rares éclaircies dans la grisaille, que se passera-t-il lorsque les gens n’achèteront plus de voitures ? Nous pourrions avoir bientôt la réponse alors que la production industrielle américaine a décliné en raison de la chute marquée de la production automobile.
  5. La reprise mondiale est un mirage. 6 ans plus tard, avec des marchés actions et obligataires à des niveaux records, le besoin de personnel administratif dans des entités dont l’activité repose sur les contrats, comme les banques, devrait croître. Des licenciements de cette ampleur sont le témoin d’une récession.

Vu la situation d’ensemble, il est difficile d’envisager un serrage de vis monétaire du côté de la Fed. Le contraire semble bien plus probable. »

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lingot et pièces d'or

Article de WallStreetOnParade.com du 24 février :

« Ce matin, la presse financière rapporte dans ses colonnes que le département américain de la Justice enquête sur au moins 10 banques américaines et étrangères. Elles pourraient avoir manipulé le marché de l’or ainsi que d’autres marchés des métaux précieux. Cette enquête arrive alors que d’autres sont en cours sur la possibilité que les grandes banques aient trafiqué les taux d’intérêt de référence ainsi que le marché des changes.

Il semblerait désormais que les comportements de type cartel des marchés américains et londoniens soient la norme, tandis qu’il faut 5 à 10 ans pour que les régulateurs se rendent compte de ce qui se passe.

Parmi les banques concernées, le Wall Street Journal a cité JP Morgan. Cette enquête pourrait être particulièrement difficile pour cette banque alors qu’elle est toujours sous le coup d’un sursis de 2 ans suite à son rôle dans la fraude organisée par Bernie Madoff. Ce sursis stipule qu’à partir du 6 janvier 2014, JP Morgan est tenue de rapporter aux enquêteurs fédéraux toute connaissance de pratiques illégales au sein de la banque, de coopérer à 100 % et de bonne foi, et « ne commettre aucun crime en vertu des lois fédérales des États-Unis » (note : n’est-ce pas ce qu’on attend de toute société honnête et responsable, tout le temps ?). Si JP Morgan devait être condamnée sur ce dossier, d’autres cadavres pourraient être ressortis des tiroirs notamment concernant l’affaire Madoff. (…) »

D’après ZeroHedge, les banques concernées sont : Bank of Nova Scotia, Barclays PLC, Crédit Suisse Group AG, Deutsche Bank AG, Goldman Sachs Group Inc., J.P. Morgan Chase & Co., Société Générale SA, Standard Bank Group Ltd. et UBS AG. En plus des rôles avérés des banques centrales et même de la BIS, pas étonnant que la manipulation des cours de l’or et de l’argent soit aussi efficace : tout le monde s’y met joyeusement !

Pour rappel en novembre, UBS avait préféré payer une amende plutôt que de laisser une enquête se poursuivre concernant la manipulation du cours de l’or ainsi que Barclays pour avoir manipulé le fixing de l’or aux dépens de ses clients. C’est probablement ce qui se produira avec cette nouvelle affaire : au pire les criminels payeront une amende (avec l’argent offert généreusement par Tatie Yellen et représentant une fraction des gains empochés) en évitant la case prison et continueront leurs pratiques malhonnêtes. « Tant que je gagne, je continue ».

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« Ce genre d’action pénale est très tardive. Ce trader n’est rien d’autre qu’un bouc émissaire. Il accumulait les ordres durant la période du fixing pour faire baisser le cours.

Le fixing de Londres est un système vieux de plus de 100 ans. Ce n’est pas une coïncidence si la Deutsche Bank le quitte : le fixing de l’argent va disparaître en août. Ces procédures ont permis de procéder à de nombreux abus dans le casino.

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Cette condamnation montre que la manipulation est une activité quotidienne sur ces marchés, notamment le Comex. Mais cela montre également que les régulateurs pourraient mettre un terme à ces abus. Chose encore plus importante, cela aura des implications cruciales sur les dérivés papier or, qui n’ont plus aucun sens. Alors que le marché physique est solide, les marchés papier sont clairement manipulés (note : on l’a encore vu hier, avec l’or qui est passé de 1290 à 1310 dollars pour replonger ensuite à 1280, en l’espace de quelques minutes.).

Situation du marché de l’or

Pendant toute la semaine dernière, l’or a oscillé autour des 1300 $ l’once, l’argent en dessous de 20 $. Cependant, plus l’or reste stable dans un écart restreint et continue de construire une base, plus les paramètres techniques deviennent puissants. Je pense qu’ils vont confirmer les fondamentaux.

Toutes les moyennes mobiles (DMA) importantes se coagulent autour des 1300 $, ce qui suggère qu’il va y avoir une hausse explosive de l’or. La Chine continue d’acheter des quantités importantes de physique. (…)

Autres nouvelles importantes pour l’or : on s’attend à ce que l’Inde assouplisse les droits de douane prohibitifs qu’elle avait instaurés sur les importations d’or (suite à l’élection des nationalistes hindous). Cela signifie que le pays accélérera son accumulation d’or, déjà importante. La demande au Japon continue aussi d’être très forte. En général, la demande ne faiblit pas en Asie. (…)

Je recommande également beaucoup de prudence sur les obligations américaines. Les Russes en ont liquidé de grandes quantités, et ont acheté de l’or avec le produit de la vente. C’est pourquoi le métal jaune file systématiquement vers la backwardation lorsque le cours descend. Les Russes chargent la mule.

Mais le facteur le plus important pour le marché de l’or, ce sera l’accélération de l’inflation. Il s’agit de la conséquence directe des planches à billets insensées des banques centrales. Le moment d’affronter les conséquences est venu. »

Source : interview de John Ing sur KWN

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Qui l’eut cru… Une nouvelle théorie du complot s’avère être la plus plate des vérités alors que le régulateur britannique vient de condamner Barclays à une amende de 26 millions de livres pour avoir manipulé le cours de l’or. L’article du Financial Times a été relayé sans plus tarder par ZeroHedge.

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C’est un certain Daniel James Plunkett qui se chargeait d’envoyer des tas d’ordre de vente afin de propulser le cours à la baisse. Cette pratique a eu cours pendant 10 ans. Plunkett manipulait le marché en plaçant, annulant et replaçant de gros ordres de vente situés entre 40.000 et 60.000 onces.

Barclays opérait de la sorte afin d’éviter de devoir payer 3,9 millions de dollars sur les options de ses clients. Barclays s’est évidemment confondue en excuses, la banque déclarant vouloir se débarrasser de cette mauvaise réputation qui avait démarré avec le scandale du Libor il y a un an et demi.

Cela dit, ne nous trompons pas, les activités de ce Plunkett sont de la petite bière par rapport à ce qui se passe réellement sur le marché de l’or. Cela permet d’attirer l’attention sur une seule personne, ainsi qu’aux médias de dire : « vous voyez, le contrôle existe et il sévit. » C’est d’autant plus gros que ce trader a quitté Barclays en 2010 d’après ZeroHedge ! Tout en notant qu’avant de rejoindre la banque à Londres, il avait officié en tant que trader de seconde zone chez Dresdner et RBC. Pas vraiment le profil d’un cerveau de la manipulation…

Plunkett n’est rien d’autre qu’un Kerviel de l’or, destiné à faire diversion quant aux véritables problèmes qui minent ce marché.