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Bill Fleckenstein

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Extrait de la dernière interview de Bill Fleckenstein sur KWN qui se fait un plaisir de démonter la propagande anti or du WSJ :

« Je voudrais commenter un article sur l’or particulièrement ridicule qui est paru aujourd’hui dans le Wall Street Journal et intitulé : « Ne pariez pas sur la poursuite de la hausse de l’or ». Avant de commencer, laissez-moi préciser que je ne prends pas souvent la peine de commenter la couverture de l’or des médias dominants vu qu’il s’agit presque toujours d’opinions négatives qui ne reposent sur aucun fait. Comme je dis souvent, toute personne qui sait écrire le mot « OR » a son opinion, mais souvent n’y connaît rien. (…)

En ce qui concerne cet article, il commence en disant que « les investisseurs dans l’or doivent profiter de la fête tant qu’ils peuvent car elle va probablement bientôt se terminer. » Naturellement, on a envie de savoir pourquoi, et voici ce que Steven Russolillo affirme : les raisons pour lesquelles les gens possèdent de l’or ne prennent pas en compte « l’analyse fondamentale de sa valeur intrinsèque : l’or n’a pas vraiment de valeur. Malgré de nombreux actifs financiers comme les actions, les obligations, l’immobilier et d’autres, l’or ne génère aucun rendement. »

Passons le fait que l’immobilier n’est pas un actif financier et parlons des obligations. Ce monsieur ainsi que bien d’autres personnes ne semblent pas comprendre qu’elles n’ont aucune « valeur intrinsèque ». Il s’agit simplement d’une promesse de remboursement. Autrement dit, il s’agit d’un engagement d’un tiers, vous n’avez aucune garantie d’être remboursé. Par contre, c’est vrai, elles génèrent un rendement… ou, du moins, elles rapportaient par le passé. Car comme tout le monde le sait, sauf apparemment les journalistes des médias dominants, c’est que la part du lion des obligations des pays du G7 ne rapportent rien ; mieux, on ne compte plus celles qui coûtent de l’argent à leur porteur.

Russolillo parvient quand même à dire quelque chose très proche de la vérité à propos des problèmes que l’or engendre lorsqu’il dit qu’il « est quasi impossible d’évaluer sa valeur ». (…) Quasi tout l’or extrait au cours de l’histoire, que l’on pourrait mettre dans 2 piscines olympiques, existe toujours et sa valeur est d’environ 7 trillions de dollars actuellement. Chaque année, 2800 tonnes d’or sont produites. Ceci, et les coûts de production, sont les fondamentaux du métal.

Pour en revenir à sa valeur intrinsèque…  De nombreux crétins finis (sic) ne cessent de nous répéter que l’or en est dénué alors que nous savons que le coût de production d’une once de métal jaune varie entre 800 et 1200 $. C’est la raison pour laquelle les compagnies minières se sont fait massacrer durant les 3 dernières années alors qu’on découvrait le coût de production exorbitant de l’or. Les gens qui disent que le métal jaune n’a pas de valeur intrinsèque ou que ce marché est une bulle ne connaissent rien des difficultés de ce secteur. (…) Si on connaissait vraiment une bulle, comme cet article tente de nous le faire croire, les sociétés minières nageraient dans les profits, alors qu’en ce moment c’est loin d’être le cas, même si cela pourrait changer un jour.

Le reste de l’article est composé des habituelles bêtises pessimistes que l’on peut lire tous les jours. (…) »

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Alors que la Fed est sur le point de mettre un terme au QE3, c’est la panique sur les marchés, sur lesquels la baisse s’accélère. Est-ce simplement momentané, ou les prémices d’un crash ? Et que se passera-t-il pour l’or ? Baisse comme en 2008, ou hausse ?

Dès la semaine dernière, Art Cashin avait anticipé les premiers signes d’une nervosité à laquelle on n’était plus habitué sur les marchés actions. Après que le S&P ait vu son support des 1925 points craquer, la baisse s’est accélérée, et cela pourrait continuer, toujours d’après Cashin :

« Si le support des 1790-1800 points devait aussi céder, nous pourrions assister à une nouvelle vague baissière. Ce support est similaire à celui de 1920 points, les conséquences seraient donc similaires.

Le marché est très, très nerveux. Ce matin (mercredi), il y a eu les nouvelles concernant l’État Islamique et Ebola, ainsi que le grand retour sur le devant de la scène de la Grèce, de nouveau pointée du doigt en tant que maillon faible de l’Europe. La bourse d’Athènes a perdu l’équivalent de 1000 points sur le Dow Jones. Ensuite, nous avons eu la publication aux États-Unis de chiffres décevants, ce qui a déclenché une vague de ventes.

Chose intéressante, à tous ces événements négatifs s’ajoutait le cours du pétrole, qui était presque en chute libre, mais à 9 h 45 il amorçait une remontée. (…) Il y a eu ensuite un rebond parce que le pétrole s’est stabilisé.

Eric King : comment expliquez-vous la panique qui s’est emparée des marchés ?

Art Cashin : une rumeur a circulé, selon laquelle certains hedge funds se retrouvaient obligés de liquider des positions, notamment concernant le pétrole. Cela a provoqué des problèmes. (…) »

Bill Fleckestein, toujours sur KWN, avait également affirmé la semaine dernière que l’on ne pouvait pas s’attendre à la fin du QE de la Fed sans conséquence sur les marchés, alors que la fin des QE1 et QE2 avait débouché sur des mouvements baissiers :

« Eric King : depuis votre prédiction de mercredi dernier, les marchés ont déjà baissé de 7 %. Quel est votre sentiment ?

Fleckenstein : à chaque fois que la Fed a annoncé la fin d’un QE, donc la fin de la création monétaire, jamais les marchés ne sont restés stables. Je savais que le marché n’avait pas pris en compte le fait que la seule raison pour laquelle nous assistions à une hausse, c’était la création monétaire de la Fed. La semaine dernière, la fin du QE était toute proche, pourtant les marchés se comportaient comme si la hausse était due au beau retour d’une croissance pérenne.

Le marché va devoir s’effondrer pour que la Fed remette une couche de QE, ou que le tapering soit reporté, ou qu’elle utilise les mots en promettant d’intervenir en cas de souci. Je ne sais pas quel niveau devra atteindre le Standard & Poor’s pour déclencher l’une de ces actions. Nous étions à environ 2000 points, nous sommes désormais à environ 1830. La Fed interviendra-t-elle à 1750, 1700 ou 1650. Je n’en sais rien. (…)

Eric King : lorsque la Fed sera obligée d’admettre qu’elle doit à nouveau intervenir, sa crédibilité ne sera-t-elle pas enfin remise en question ?

Bill Fleckenstein : de mon côté, ils n’ont déjà plus aucune crédibilité, donc je suis mal placé pour répondre à cette question. (…)

Eric King : la semaine dernière, vous avez déclaré que les métaux précieux pourraient avoir atteint leur plus bas. Depuis l’effondrement des marchés actions, le marché de l’or s’est redressé. Comment voyez-vous la suite des opérations ?

Fleckenstein : tout ce qui a poussé les gens à shorter l’or, à savoir la Fed toute-puissante, le dollar fort, les marchés solides, l’économie en bonne santé, était basé sur de fausses promesses. Ils pensaient vraiment que la Fed était toute-puissante. Ils ont estimé que la Fed allait créer tellement d’argent qu’il n’y avait aucune nécessité de posséder de l’or.

Aujourd’hui, il est plus que jamais clair que cette expérience a échoué. Les gens qui ont shorté l’or vont devoir couvrir leurs positions, tandis que de nouveaux acheteurs vont se manifester sur le marché. D’un point de vue de la perception, je pense que le pire est passé pour l’or.

Nous n’avons pas encore pu pousser un véritable ouf de soulagement. Ce sera le cas lorsque l’or s’éloignera confortablement des 1200 $ l’once, mais c’est pour bientôt. Je pense aussi que beaucoup de gens ont cru que si nous assistions à un effondrement similaire à celui de 2008, l’or se ferait massacrer comme ce fut le cas à l’époque.

Je n’y ai jamais cru, car le cours de l’or a quadruplé entre 2001 et 2008, durant une période trouble pour les marchés. Il y avait beaucoup d’investissements opportunistes dans l’or. Désormais, ces investissements surfant sur les tendances sont du côté short, étant du côté long sur les marchés actions, car ils croient aux inepties de la Fed.

Donc, cette fois, une chute des marchés actions sera bénéfique pour l’or. Nous ne sommes pas loin de franchir la barre des 1250 $ l’once, et d’un mouvement haussier majeur. Le prochain rally arrivera lorsque les gens vont réaliser qu’ils doivent à nouveau posséder de l’or. »

Source : ici et ici.

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Contrainte de vendre le mirage de la reprise, la Fed continue son tapering. Elle a annoncé hier la diminution de ses achats de MBS et Treasuries de 10 nouveaux milliards, passant désormais de 45 à 35 milliards d’achats par mois.

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Cela ne l’a pas empêché de revoir à la baisse ses prévisions de croissance pour 2014 (mais que pouvait-elle faire après les chiffres désastreux du premier trimestre ?). La Fed prévoit désormais de 2,1 à 2,3 % de croissance, alors qu’elle annonçait 2,8 à 3 % en mars. Selon Bill Fleckenstein, la Fed ne pourra plus tenir pendant bien longtemps son discours rassurant, comme il l’a expliqué dans sa dernière interview sur KWN :

« Les marchés actions croient toujours que la Fed pourra continuer son tapering et se rapprocher de zéro sans que quelque chose de fâcheux arrive. Les marchés ont tort. Un accident aura lieu.

Le tapering signifie une réduction de l’assouplissement quantitatif, mais nous ne devons pas oublier que la Fed continue de fournir des liquidités supplémentaires. Quoi qu’il en soit, la Fed interprète mal l’économie car elle n’est pas aussi forte qu’elle le pense, les problèmes du marché immobilier le prouvent. Il y a néanmoins d’autres signes de faiblesse.

La Fed s’est donc positionnée pour un réveil douloureux à propos de la vigueur de l’économie, mais aussi à propos de l’inflation qu’elle aura générée, car ce sera beaucoup plus que voulu. La communication d’aujourd’hui (lire hier) est tout à fait conforme à mes attentes, et je ne pense pas que Yellen dira quoi que ce soit d’important durant sa conférence de presse. Le marché poursuit son jeu de dupes tandis que les métaux précieux tentent de trouver la direction à prendre. (…)

La Fed a acheté du papier pour un trillion de dollars l’année dernière. Leur bilan atteint désormais les 4 trillions de dollars. Cela n’inclut pas ce que les autres banques centrales ont fait pour également propulser les marchés majeurs à la hausse.

Les bourses mondiales sont à ces niveaux à cause des sommes astronomiques d’argents qui ont été injectées. C’est pourquoi nous allons à assister à l’automne prochain à un crash ou à une sorte de dislocation. À ce moment-là, il y aura tellement d’investisseurs avec des attentes si grandes qu’elles ne pourront être satisfaites. Ils se regarderont alors en chiens de faïence et le marché se heurtera à un mur.

Nous parlons d’un changement de psychologie, mais la question est de savoir quand ce revirement aura lieu et ce qui le provoquera. Je ne sais pas quelle sera l’événement catalyseur, mais quiconque pense qu’il n’y a pas d’inflation ou qui croit en la déflation est dans le déni.»

Eric King : « beaucoup d’investisseurs, et même des professionnels, estiment désormais qu’il n’y a plus rien à craindre, que les banquiers centraux sont invincibles. »

Fleckenstein : « il faut qu’ils prennent du recul. L’année dernière, la Fed a injecté un trillion de dollars et elle continue de fournir des liquidités. En 1999, les injections de liquidités furent d’environ 40 milliards et ce fut suffisant pour faire exploser le marché. Les gens qui fonctionnent logiquement sont très frustrés en ce moment.

Il est dangereux de posséder des actions, des obligations, de faire confiance au dollar, mais si vous voulez investir dans les métaux précieux, cela ne marche pas depuis ces 2-3 dernières années. Les investisseurs rationnels sont donc logiquement frustrés, comme ils l’étaient en 1999 et en 2007.

Cette période un peu folle dure plus longtemps qu’attendu par la plupart. Par contre, personne ne sait ce qu’il se passe lorsque les banques centrales mondiales créent autant d’argent et lorsque les monnaies ne sont adossées à rien de tangible. Il est impossible de prédire l’avenir car nous sommes dans un contexte absolument inédit, il s’agit d’une première dans l’histoire.

Nous avançons en terrain inconnu. Il est impossible de prédire le timing, mais ces politiques monétaires vont mener à la destruction. »

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Voici l’avis de Bill Fleckenstein à propos de la nouvelle réduction de 10 milliards du QE décidée par la Fed, le fameux taper, quelques heures après son annonce, dans une interview accordée à KWN.

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Bill Fleckenstein : « je m’y attendais, car la Fed n’est qu’une entité composée de gens délirants qui croient que créer de l’argent règle les problèmes. Ils ne comprennent pas qu’une telle action créait des bulles et des déséquilibres dans les capitaux investis.

Suite à l’explosion du S&P 500, obtenu grâce au trillion de dollars de masse monétaire créée par la Fed l’année dernière, celle-ci croit qu’elle peut couper le robinet, que tout est réglé. Évidemment, cette hausse n’est dure qu’au QE.

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bill-fleckenstein-Or-FedInterview de Bill Fleckenstein sur KWN.

Eric King : « comment l’économie va-t-elle encaisser l’augmentation des taux à long terme ? »

Bill Fleckenstein : « elle ne pourra pas l’encaisser. C’est pourquoi, si la Fed réduit ses achats en bons du trésor et que le marché obligataire commence à se comporter de façon bizarre, ils vont tout de suite faire marche arrière, car ils ne peuvent pas se permettre une envolée des taux. C’est alors que tout le monde constatera que la Fed est coincée. Si elle ne le fait pas, le marché obligataire ne bougera plus trop, pour replonger ensuite. Que diront alors les gens ? Il n’y aura plus qu’une conclusion qui s’impose : la Fed a exagéré.

Cela dit, il faudra peut-être du temps à certaines personnes pour accepter la réalité. La Fed s’entêtera dans sa politique, à créer de la masse monétaire, ce qui nous fera replonger dans les années 70. Les gens commenceront à s’inquiéter de la stagflation qui règne en ce moment, aux chiffres catastrophiques de l’emploi, à la faiblesse du PIB, et à une inflation qui est probablement 2 fois plus importante que le taux réel de croissance.

Mais en ce moment, la plupart des gens continuent à croire que les mêmes idiots qui ont créé tous ces problèmes, soit les banquiers centraux, vont permettre de régler les problèmes en utilisant les mêmes politiques désastreuses, de façon encore plus agressive.

On a tellement abusé des stimuli artificiels, il y a tellement de capital mal investi. Pendant des décennies à implémenter ces politiques, nous avons cassé le ressort économique ainsi que le système financier. La plupart des gens ne comprennent pas à quel point la situation est grave.

La population continue de croire que tout ira mieux, un beau jour. Nous vivons un moment historique. Le monde entier imprime des confettis, et les gens croient que cela se terminera bien.

Eric King : « John Williams affirme que le taux de chômage réel aux États-Unis est de 24 %. Bill, quand la réalité émergera, les choses vont-elles empirer ? »

Bill Fleckenstein : « Bien sûr. Plus nous continuons ces politiques insensées, pire ce sera. Lorsque la Fed devra arrêter son petit manège et que nous devrons gérer tout cet argent créé, cela va faire mal.

Les Américains ne voient pas l’utilité de détenir de l’or. Pourtant, on assiste à une dévaluation massive des monnaies à travers le monde. Les gens doivent comprendre à quel point les métaux précieux sont importants. On a atteint un plus bas en juin, désormais nous sommes repartis dans un marché haussier. Quand est-ce que cela va vraiment décoller ? Je ne sais pas. Nous avons quand même déjà progressé de 20 % depuis le plus bas, désormais les métaux précieux se consolident.

Quel sera l’événement déclencheur pour la prochaine explosion du cours ? Probablement quelque chose tournant autour d’une réunion du comité la Fed. S’ils réduisent leurs achats, le marché baissera, s’ils ne le font pas les gens réaliseront peut-être à quel point la Fed est coincée.

La plupart des Américains croient aux contes de fées de la Fed et des médias dominants. Lorsque la réalité les rattrapera, ils comprendront seulement alors à quel point il est important de posséder de l’or.