Tags Posts tagged with "Bill Gross"

Bill Gross

0
Bill Gross

Article de Bloomberg, publié le 3 août 2016 :

« Le gestionnaire Bill Gross affirme que les investisseurs devraient privilégier l’or et l’immobilier tout en évitant la plupart des actions ainsi que les obligations, s’échangeant à des prix surévalués.

« Je n’aime pas les obligations, je n’aime pas la plupart des actions, je n’aime pas le capital-investissement, » a écrit Gross, responsable du Janus Global Unconstrained Bond Fund (1,5 milliard de dollars), dans sa lettre mensuelle d’information de mercredi. « Les actifs tangibles comme le foncier, l’or et les moyens de production à prix réduit sont les catégories d’actifs à privilégier. »

Cet avis se fait l’écho des craintes exprimées par des gestionnaires comme Tad Rivelle du TCW Group et Howard Marks d’Oaktree Capital Group LLC alors que les actions ont atteint des niveaux records et que les taux obligataires ont plongé à des plus bas historiques dans le contexte d’une croissance faiblarde. « Vendez tout », a déclaré à Reuters la semaine dernière Jeffrey Gundlach, de  DoubleLine Capital. « En ce moment, rien n’est attractif ».

Les actifs à considérer sont ceux qui n’ont pas été achetés par les banques centrales, a déclaré Gross mercredi à Bloomberg TV. « Les banques centrales n’ont pas acheté beaucoup d’or, » a-t-il déclaré. « Jusqu’à présent, elles n’ont pas acheté d’immobilier. »

Construire l’Amérique

Les dépenses dans l’infrastructure et d’autres types de plans de relance budgétaire pourraient être privilégiés lorsque les banques centrales seront à court d’outils, a déclaré Gross mercredi à CNBC. À ce titre, il y a par exemple l’introduction au Japon, la semaine dernière, de versements d’argent aux citoyens à bas revenus, un type de parachutage d’argent par hélicoptère, a-t-il déclaré. Le Congrès américain, même s’il est contrôlé par les Républicains, est peu susceptible de s’opposer à des dépenses orientées dans l’infrastructure.

« Je pense que nous penchons dans cette direction, pas seulement aux États-Unis mais aussi à l’échelle mondiale, » a déclaré Gross. (…)

Le fond de Gross a généré un rendement de 3,9 % entre le 1er janvier et le 2 août, faisant mieux que 68 % de ses pairs suivis par Bloomberg. (…)

Obligations, un rendement trop faible

« La faiblesse record des rendements des obligations d’État ne vaut pas le risque, elles ne sont donc pas en tête de ma liste de shopping ; c’est trop risqué, » a écrit Gross dans un communiqué publié mardi par Old Mutual Global Investors. « Ces taux bas signifient que les obligations sont particulièrement vulnérables car une petite augmentation peut engendrer un déclin important du prix. »

Dans ses perspectives d’août pour Janus Capital Group Inc., Gross a déclaré que le système financier ne s’effondrera pas immédiatement. Mais le temps viendra lorsque « les actifs de placement poseront un risque trop élevé par rapport à un rendement trop faible. »

Les taux planchers handicapent déjà les banques, les compagnies d’assurances, les caisses de retraite et les épargnants, d’après Gross. Les banques centrales ne savent plus que faire après leurs efforts visant à stimuler l’économie en achetant des obligations d’État et d’autres investissements, efforts qui ont échoué à prouver leur efficacité. »

0

Bill Gross, le roi déchu des obligations et de Pimco conseille la prudence alors que les marchés financiers risquent d’être déstabilisés par l’interventionnisme exacerbé des banques centrales.  Article de Bloomberg, publié le 3 décembre 2015 :

« Bill Gross affirme que les investisseurs devraient se positionner afin de protéger leur portefeuille en 2016 plutôt que de viser des rendements plus élevés alors que les efforts des banques centrales pour stimuler l’économie mondiale plantent le décor d’une chute ultérieure des marchés.

Gross, l’ancien gestionnaire du plus gros fonds obligataire du monde qui a rejoint la société Janus Capital Group Inc. l’année dernière a déclaré que les banquiers centraux, à travers leur création monétaire, se comportent comme des joueurs qui ne cessent de doubler la mise afin de récupérer leurs pertes.

« Un beau jour, la tendance négative qui règne sur l’économie réelle finira par mettre un terme à l’ascension des prix des actions et des obligations. Les investisseurs se retrouveront alors comme le Coyote de Bip Bip lorsqu’il est en chute libre, à se demander jusqu’où ils tomberont » a écrit Gross dans un bulletin d’information d’investissement de Janus jeudi dernier. Le Coyote est ce personnage de dessin animé qui pourchasse sans relâche Bip Bip en s’humiliant sans cesse à cause de sa maladresse.

Dans ses deux derniers bulletins d’information mensuels, Gross avait exhorté la Fed à relever ses taux alors que l’on s’attend à ce que la Fed augmente ses taux d’intérêt pour la première fois depuis 2006 ce mois. Gross s’est attaqué aux politiques de taux planchers de la BCE de la Banque du Japon, lancées afin de ressusciter leur économie à la traîne. Cette politique pourrait déboucher sur une inflation incontrôlée comme c’est arrivé en Allemagne durant la république de Weimar et plus récemment au Venezuela, en Argentine et au Zimbabwe, a-t-il averti.

La BCE va prolonger son QE d’au moins six mois jusqu’en mars 2017 au rythme actuel d’achat de 60 milliards d’euros par mois, a déclaré jeudi son président Mario Draghi.

Les avertissements de Bill Gross

Les banques centrales sont comme des casinos qui « créent de l’argent comme si elles fabriquaient un nombre illimité de jetons qui ne leur seront jamais retournés » a-t-il écrit. « Si les investisseurs perdent confiance dans un éventail raisonnable de devises, certains pays seront rapidement frappés d’inflation. (…) »

0
pièces d'argent

Dans sa dernière interview sur KWN, James Turk a dévoilé que l’argent, massacré durant ces dernières semaines, est en backwardation. Il a également rapidement abordé le cas de Bill Gross, qui a annoncé sa démission-surprise de Pimco (société de gestion qui possède le plus d’obligations au monde).

« Juste avant notre entretien, j’ai examiné les cours de l’argent, et le métal pour livraison en décembre et 2 à 3 centimes moins cher que le spot. D’après les prix que je consulte ici à Londres, l’argent est donc clairement en backwardation ; il s’agit de cours qui se basent sur des transactions réelles, sur le marché de l’argent physique. En fait, cela fait un bon moment que nous assistons une telle situation à Londres, même durant la chute continue du coût de l’argent à laquelle nous avons assisté durant ces dernières semaines.

Je suppose que cela ne vous surprendra pas si je vous dis que je ne regarde même plus le cours des futures du COMEX. Cela fait d’ailleurs un moment que je ne l’ai plus fait, car il ne reflète pas la réalité des marchés.

Tout a été dit et écrit à propos de la nature artificielle des marchés de New York, dont la dynamique est basée sur le papier, il est inutile de revenir là-dessus. Mais il est parfois utile de répéter une évidence, soit qu’une promesse de livrer quelque chose dans le futur est très différent d’une transaction immédiate. Et cette observation est particulièrement vraie dans un monde où, comme le dit Chris Powell de façon incisive, « il n’y a plus de marchés, juste des interventions ».

En ce moment, la différence entre l’argent papier et physique est particulièrement claire. Mais on pourrait dire la même chose à propos du marché de l’or, même si sur celui-ci les choses ne vont pas aussi loin. En bref, il y a un monde de différence entre un actif tangible et la promesse d’un actif tangible.

Cette différence a bien été mise en évidence dans votre interview avec Andrew Maguire. Actuellement, l’argent papier avec livraison en décembre est moins cher que l’argent physique avec livraison immédiate. Cette condition anormale reflète la tension qui règne sur le marché physique de l’argent.

Cependant, je peux vous assurer que lorsque le COMEX publiera ses tarifs plus tard dans la journée, il n’y aura aucun signe de backwardation. Le cours spot du COMEX est aussi artificiel que les taux LIBOR qui étaient publiés par les banques avant qu’émerge le scandale de la manipulation.

Comme avec le scandale du LIBOR, le Comex semble sortir ses chiffres d’un chapeau. Je suppose que le but est que les positions short, des banques de lingots, semblent attractives. Ce n’est d’ailleurs pas une coïncidence si ce sont ces mêmes banques qui publiaient ces faux taux LIBOR, afin de donner l’illusion de la solidité en faisant croire qu’ils peuvent emprunter pour moins cher qu’en réalité.

Malgré les amendes, les licenciements et les mea culpa dans la presse, il semblerait que la culture de ces banques n’ait pas changé. Mais que peut-on faire si les régulateurs ferment les yeux sur des marchés clairement corrompus et entièrement manipulés ?

Ce matin, il y avait un article intéressant dans le Financial Times. Il discutait de la nouvelle étonnante du départ de Bill Gross de Pimco, la société qu’il avait cofondée et fait grandir pendant plus de 4 décennies. L’article concluait en disant qu’il s’agit d’un « symbole puissant d’un monde de l’investissement qui est déformé. »

Le FT a utilisé le terme politiquement correct « déformé » (distorted) plutôt que le mot plus descriptif de « manipulé ». Par contre, plus besoin de lire entre les lignes lorsque le FT écrit que les gouvernements « intimident, ou au moins déstabilisent, les gourous des obligations », ce qui est le point le plus important. Ne vous laissez pas déstabiliser. Ignorez les cours fictifs du COMEX. Restez concentré sur l’essentiel, continuez d’accumuler de l’or et de l’argent physique car la Grande Réinitialisation arrive. »