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BIS

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Andrew Maguire or

Extraits de l’entretien que Maguire a accordé à KWN le 8 mai 2015 :

« Je peux vous dire avec certitude les banques commerciales se sont positionnées pour une hausse (de l’or et de l’argent). Il suffit d’observer l’activité de ces banques sur le marché de l’argent, activité plus visible en raison de sa taille limitée, pour anticiper ce qu’elles vont faire sur le marché de l’or.

Et que vont-elles faire ? Passer à la caisse en rinçant les énormes positions short des opportunistes.

L’activité sur marché de l’argent présage toujours de ce qu’il va se passer sur celui du métal jaune. Et lorsque l’on voit les mains faibles des opportunistes, c’est-à-dire des hedge funds, empiler les positions short pour atteindre des niveaux records on sait que la contrepartie long de ces positions est détenue par les banques de lingots.

Il est impossible pour ces hedge funds de gagner leur pari short car ces positions sont disséminées parmi de nombreux traders alors que les initiés des banques de lingots, en coopération avec la BIS, travaillent de concert.

Ces shorts sont en panne de carburant, il reste très peu de profit à retirer de ces positions. Pourtant, ces hedge funds ont réinvesti leurs profits dans de nouvelles positions short (sur l’argent). En raison de leurs marges de stop très limitées, elles sont très vulnérables.

L’argent à 20 $ et l’or à 1300 $ en résultante de la couverture de ces shorts

Le marché de l’argent est tendu comme un ressort à son maximum. Rien que via la couverture de ces positions, l’argent pourrait atteindre les 20 $ l’once. Et cela ne prend même pas en compte les positions ouvertes pour profiter de la hausse. L’or et l’argent sont bien positionnés pour une hausse importante. (…)

Les banques centrales se regardent en chiens de faïence

(…) Cette déconnexion ne peut être gommée qu’avec une hausse. L’époque à laquelle les banques centrales pouvaient emprunter de l’or pour le fournir au marché est révolue. Elles sont bien trop occupées à rapatrier leur métal réhypothéqué pour le restituer à leurs propriétaires respectifs.

Les banques centrales se regardent désormais mutuellement avec suspicion en ce qui concerne leurs réserves d’or. On assiste désormais à la formation de deux camps alors que de plus en plus de nations rejoignent en douce celui de la Chine et des BRICS, le camp de ceux qui comprennent l’importance d’avoir des réserves d’or.

Si vous n’avez pas de métal jaune, vous ne faites pas partie du club et s’il n’est pas dans vos coffres, vous n’en possédez pas. Indubitablement, la Chine est en train de gagner la guerre financière de l’or contre les puissances occidentales corrompues qui ont utilisé l’argent des contribuables pour faire perdurer leur Ponzi.

En ce moment, des événements sans précédent ont lieu qui vont changer irrévocablement les marchés papier truqués. En 2009, j’avais averti la CFTC (régulateur américain) qu’un jour, le marché physique allait submerger les banques de lingots pour faire le travail que la CFTC se refusait de faire. La seule différence, c’est que les conséquences seront bien plus terribles qu’un coup de balai du régulateur américain à l’époque. »

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Dans sa dernière interview sur KWN, Stephen Leeb a expliqué que le déclin de l’or de ces deux dernières années a été causé en grande partie par la BRI (la banque centrale des banques centrales)  qui avait décidé en 2013 que l’or ne faisait pas partie des sources de liquidités de référence. Cependant les choses pourraient bien changer avec l’inclusion de l’or dans les DTS du FMI, ce qui aurait d’énormes conséquences positives pour le métal jaune :

« Durant le week-end dernier, une réunion à laquelle ont participé différent ministre et économiste s’est tenue à Dubaï. L’un des plus grands économistes de Grande-Bretagne y a fait un commentaire qui a retenu toute mon attention. En bref, il a dit que l’inclusion de l’or dans les droits de tirage spéciaux (DTS) était inévitable. Il a également déclaré que cette inclusion serait facilitée si la Chine déclarait la quantité d’or qu’elle possède.

Pour mesurer la portée de ces déclarations, il faut remonter à 2013 lorsque l’or s’est effondré d’environ 30 %. À l’époque, tout le monde s’attendait à ce que la BRI confère à l’or le statut de source de liquidités de référence dans le cas d’un nouvel événement de type 2008-2009. À vrai dire le déclin du métal jaune en 2013 a eu lieu à cause de cette exclusion, la BRI n’ayant fait aucune mention de l’or lorsqu’elle a évoqué les sources de liquidités de référence.

À partir de ce moment, le métal jaune a commencé à se comporter de façon contre-intuitive. Alors que l’Europe tanguait, le marché de l’or n’est pas parti à la hausse comme il aurait dû. Et lorsque la crise de Chypre a éclaté, nous avons même assisté à une nouvelle baisse.

À l’époque, la BRI était désespérée

La Banque des Règlements Internationaux, en prenant cette décision, a simplement dit qu’elle ne considérait pas l’or comme une monnaie. Je pense qu’ils l’ont prise par désespoir parce que l’or était l’un des actifs les plus performants depuis la catastrophe de 2008-2009.

Si la BRI avait intégré l’or dans les monnaies acceptables tout le monde se serait mis à en acheter car il s’agit de la monnaie la plus sûre à long terme, bien plus sure que le dollar ou que sais-je. Si la BRI avait agi ainsi le cours de l’or aurait décollé.

L’or va faire son grand retour officiel en tant que monnaie

Les déclarations de l’économiste britannique sont importantes car elles suggèrent que l’or va faire son grand retour officiel en tant que monnaie dans le cadre des droits de tirage spéciaux du FMI. Si l’or est ajouté au panier de devises qui inclut pour le moment le dollar, le yen, l’euro, la livre et peut-être le yuan (note : en septembre prochain, lorsque le FMI révisera le panier de devises qui composent les DTS) cela signifiera que le métal jaune est à nouveau considéré comme une monnaie.

Lorsque l’or sera mis à parité avec les autres monnaies papier tout le monde voudra posséder du métal jaune car il s’agit de la monnaie ultime. (…)

La BRI n’a fait que retarder l’envolée de l’or

Les conséquences de tout ceci sont profondes. Il se peut que le cours de l’or ne s’envole pas immédiatement parce que les Chinois et d’autres nations orientales souhaitent en accumuler davantage. Mais même si la BRI n’a fait que retarder l’inévitable lorsque l’or retrouvera sa place, il ne pourra qu’être radicalement réévalué à la hausse. (…)

En bref : nous nous dirigeons vers un système monétaire dans lequel l’or jouera un rôle prépondérant. Et quand on compare la valeur actuelle du métal par rapport à l’économie cela signifie que son cours devra être multiplié de plusieurs fois. Il pourrait dépasser la valeur actuelle du Dow Jones, soit 18.000. »

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Syrie-BIS-Or-EmbryPlusieurs médias et spécialistes de l’or ont évoqué la bagarre qui a eu lieu sur le marché de l’or autour du seuil des 1400 $. À chaque fois que l’or a dépassé ce seuil, il a été illico renvoyé en dessous de cette barre critique. Comme nous le disions il y a quelques heures sur Twitter, ces interventions sont inutiles. Ensuite, la nouvelle de la quasi-probabilité d’une nouvelle guerre initiée par les États-Unis et leurs caniches de l’OTAN, France incluse, avec cette fois dans le rôle de la victime la Syrie, a permis au métal jaune de décoller pour s’installer confortablement autour des 1420 dollars l’once.

D’après ZeroHedge et John Embry, ce serait la BIS qui serait intervenue ces derniers jours pour systématiquement faire passer le cours de l’or en dessous des 1400 $ l’once. Embry, qui s’appuie sur une expérience longue de 50 ans le marché, estime cependant qu’il s’agit de l’énergie du désespoir. Et les faits semblent lui donner raison : aujourd’hui, le GOFO s’est fortement détendu, le 1 mois passant de – 0,10833 % à – 0,05 %. Qu’à cela ne tienne, la folie guerrière de l’Occident a de nouveau propulsé le cours des métaux précieux à la hausse.

Cependant, il n’y a vraiment pas de quoi se réjouir. Cette attaque de la Syrie est un peu une surprise, les choses s’étant calmées dernièrement. Distraction de masse par excellence, cette guerre arrive juste avant la rentrée de septembre, alors que la tension monte sur les marchés. Les élites gouvernantes souhaitent-elles organiser une petite diversion pour occulter les soucis financiers qui nous attendent dans les mois qui viennent ? Nous le saurons très bientôt.

Pour revenir à John Embry, celui-ci affirme que la réunion entre Obama et les grands argentiers américains avait pour objectif de s’attaquer à la problématique des taux obligataires. Le jour de la réunion, les taux se sont d’ailleurs détendus. Hasard ou pas, peu importe : ici aussi, les éventuelles manipulations ne pourront pas durer ad vitam aeternam. Aujourd’hui, les banquiers centraux sont pris entre le marteau et l’enclume. Entre l’or et les taux obligataires, la priorité est clairement les obligations.

Pour l’or et l’argent, les conditions d’une explosion du cours sont réunies. Malheureusement, cette bonne nouvelle est ternie par ce son insupportable produit par les tambours de la guerre, que nos gouvernants hypocrites et menteurs (les chantres des « droits de l’homme ») ont une fâcheuse tendance à faire résonner de façon intempestive. Ce sont une fois de plus des innocents qui vont payer pour les petits jeux stratégiques visant à protéger les intérêts d’une minorité.