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Bitcoin

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Le dollar a arrêté sa hausse, il baisse même.

Une note arrive sur mon écran : « l’actuelle force du dollar est-elle une conséquence de la faiblesse du yuan ou bien est-ce l’inverse », se demande l’auteur ?
Mmmmmmmm… Heu, attendez, mais pourquoi fichtre se poser cette question ?

L’économie consiste à échanger quelque chose contre autre chose. Nous partons du principe que lorsqu’acheteur et vendeur ont conclu librement, les deux sont satisfaits et l’économie tourne de façon optimale.

A l’origine, la monnaie a été inventée pour faciliter les échanges. Après beaucoup de tâtonnements dont il reste des traces depuis la nuit des temps, les « monnaies marchandises » se sont imposées comme plus fiables face aux promesses et autres reconnaissances de dettes. Les monnaies marchandises permettent d’échanger quelque chose contre un bien que tout le monde reconnaît et accepte. Ensuite, le vendeur peut contracter un autre échange avec sa monnaie marchandise. Le système s’est avéré bien supérieur à l’échange de quelque chose contre rien (la violence) ou une reconnaissance de dette.

Aristote défendait les monnaies marchandises, contrairement à Platon qui ne voyait dans la monnaie qu’une « convention sociale », tout comme Janet Yellen ou Mario Draghi.  L’or et l’argent se sont finalement imposés comme monnaies marchandises (des essais avec du bétail n’ont pas été concluants) et, à partir de -600 avant JC – le commerce mondial s’est développé à une vitesse jamais vue auparavant.

Personne ne se posait de questions sur la valeur de l’or ou de l’argent car la question était stérile, inutile. La seule question qui se posait de temps à autre était de savoir si on avait intérêt à négocier plutôt avec de l’or ou plutôt avec de l’argent.

Aujourd’hui, la monnaie est redevenue, comme à la nuit des temps, de la dette. Là où, il y a des millénaires, les registres de dettes étaient tenus par des autorités religieuses ou politiques, ils sont désormais tenus par des banques centrales, le FMI et des instances auxquelles personne ne comprend rien comme la Banque des règlements internationaux. L’habillage est différent, mais le fond est le même. Les Etats ont confisqué le choix de la monnaie aux contractants d’un marché. Ce que la Parasitocratie appelle le progrès est en réalité une régression.

Evidemment, chaque pays, chaque gouvernement cherche à tricher sur sa monnaie. Tous les honnêtes bipèdes qui aimeraient simplement commercer paisiblement se prennent donc la tête.

Et figurez-vous que depuis le début de la « guerre des devises », le commerce mondial ralentit. Après son effondrement de 2008, il s’est redressé mais depuis 2014, il s’étouffe…

commerce des pays du G20

Le « commerce équitable » commence par une « monnaie équitable » – et ce n’est pas celle que nos gouvernements nous imposent. En fait, ce n’est jamais celle que nos gouvernements nous imposent.

La monnaie équitable serait celle sur laquelle acheteur et vendeur se mettraient d’accord spontanément sans menace de « cours légal », contrôle des changes, change forcé, contrôle des capitaux et autres manoeuvres étatiques.

Nous constatons donc que le dollar « baisse » depuis le début de l’année mais que l’or et l’argent exprimés en dollar remontent. Le bitcoin, la monnaie purement électronique non-étatique, monte aussi…

Les monnaies non-étatiques – l’or, l’argent, le bitcoin – semblent retrouver la faveur des investisseurs lassés des manipulations monétaires.
D’autres notes qui me sont parvenues ces derniers jours montrent un revirement des analystes spécialistes de l’or et des minières. Il semblerait que le point bas ait été touché et que la reprise de la hausse entamée début 2016 soit à l’ordre du jour.

Peut-être retrouverons-nous un jour le secret d’une monnaie vraiment équitable ?

Pour plus d’informations et de conseils de ce genre, c’est ici et c’est gratuit.

Article de Simone Wapler, des éditions Agora. 

simone_waplerSimone Wapler est directrice éditoriale des publications Agora, spécialisées dans les analyses et conseils financiers. Ingénieur de formation, elle a quitté les laboratoires pour les marchés financiers et vécu l’éclatement de la bulle internet. Grâce à son expertise, elle sert aujourd’hui, non pas la cause des multinationales ou des banquiers, mais celle des particuliers.

Elle a publié « Pourquoi la France va faire faillite » (2012), « Comment l’État va faire main basse sur votre argent » (2013), « Pouvez-vous faire confiance à votre banque ? » (2014) et “La fabrique de pauvres” (2015) aux Éditions Ixelles.

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bitcoin ou or

Vous savez que nous en croyons pas aux coïncidences, en tout cas, pas lorsque des milliards de $ sont en jeu.

Et voyez ce qui survient sur le Bitcoin au cours des dernières 24H : après être venu taquiner les 1150$ – ce qui correspondait au prix de l’once d’or exprimée en $ affiché mardi à la mi-journée, le Bitcoin se désintègre de -22,5% à 895$ en quelques heures, avant de s’équilibrer vers 925$ (soit encore -20% par rapport à ses niveaux médians de mardi et mercredi).

Pour rappel, le record absolu sur le Bitcoin avait été établi en 2013, à 1165$.

Pour rappel (bis): le Bitcoin ne valait guère plus de 700$ à la veille de l’élection de Donald trump : il venait de prendre +61% en 2 mois !

La bulle du Bitcoin éclate une fois de plus, mais n’empêchera pas de dormir ceux qui l’ont acheté cet automne… en revanche, ceux qui ont cru le Bitcoin – le soi-disant nouvel étalon-or numérique – allait doubler en trombe le cours de la « relique barbare » (l’or physique), le réveil s’avère rude.

Pour plus d’informations et de conseils de ce genre,  c’est ici et c’est gratuit

Article de Philippe Béchade, via les publications Agora

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bitcoin ou or

À la menace de l’or et de l’argent sont venus désormais s’ajouter Bitcoin et les autres cryptodevises apparentées. Tout ce qui menace le monopole des banques centrales sur la monnaie doit évidemment, quand ce n’est pas possible de le supprimer, être bridé via la loi, la taxation, les manipulations, etc. Article de Reuters.com, publié le 18 octobre 2016 :

« La banque centrale européenne souhaite que les décideurs de l’Union européenne durcissent les nouvelles règles proposées sur les monnaies numériques telles que Bitcoin de crainte qu’elles puissent un jour à affaiblir leur propre contrôle sur la masse monétaire dans la zone euro.

Les règles proposées par la Commission européenne dans le cadre de la lutte contre le terrorisme prévoient l’obligation pour les plates-formes d’échange de devises de vérifier l’identité des clients qui échangent des devises virtuelles contre de véritables devises (sic), ainsi que rapporter les transactions suspectes.

Dans un avis juridique publié mardi, la BCE a déclaré que l’Union européenne ne devrait pas promouvoir l’utilisation des monnaies numériques et devrait spécifier clairement qu’elles sont dépourvues du statut juridique de devise ou de monnaie.

« La dépendance d’acteurs économiques sur des unités de devise virtuelles, si leur utilisation devait augmenter substantiellement à l’avenir, pourrait en principe remettre en cause le contrôle de la banque centrale sur la masse monétaire… Même si dans les faits ce risque est limité, » a écrit la BCE dans un avis à l’attention du Parlement européen et du Conseil. »

Le risque est faible mais dans le doute, rendons la vie impossible à Bitcoin, une monnaie certes virtuelle mais dont la masse monétaire est connue d’avance (et dont l’expansion prévue est très loin des exploits monétaires de Messieurs Draghi, Kuroda et cie) et dont la production requiert tout de même de l’énergie (mining), et non pas une simple volonté politique.

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chain réunion dollar bitcoin

Diabolisé pour les mêmes raisons que l’or, Bitcoin, ou plutôt la technologie derrière cette monnaie numérique, est en passe d’être « piraté » par Wall Street. L’idée, telle que détaillée dans cet article de Bloomberg, est de récupérer la technologie de la chaîne de blocs pour l’appliquer au dollar (ou tout autre devise). Cela permettrait de profiter de la quasi instantanéité des transactions Bitcoin tout en laissant aux banquiers centraux le privilège de gérer comme bon leur semble les agrégats monétaires alors que dans le cas de Bitcoin, la « masse monétaire » est connue d’avance. Le blockchain pourrait donc accélérer malgré lui l’élimination de l’argent liquide, ce qui n’était pas (en principe ?) l’objectif recherché… Article via Insolentiae.com :

La réunion secrète de Wall Street durant laquelle le dollar numérique fut testé

Durant un lundi d’avril, plus de 100 cadres supérieurs d’institutions financières parmi les plus importantes du monde se sont rassemblés pour une réunion privée dans les bureaux de Times Square de Nasdaq Inc. L’objectif n’était pas seulement de discuter de la chaîne de blocs (« blockchain », base de données distribuée qui est la pierre angulaire des monnaies digitales comme  Bitcoin), la nouvelle technologie qui va selon certains bouleverser la finance, mais aussi d’élaborer et d’expérimenter avec.

Avant la fin de la journée, ils ont assisté à une révolution : des dollars américains devenus complètement numériques purent être utilisés pour exécuter et régler instantanément une transaction. Et ce conformément à la promesse de la chaîne de blocs, qui permet d’obtenir ces résultats avec une certitude quasi immédiate en remplacement des systèmes lourds et sources d’erreurs qui prennent plusieurs jours pour effectuer des transactions à travers le monde ou entre 2 villes.

Cet événement a été initié par Chain, l’une des nombreuses start-ups qui tentent de réorganiser le secteur financier. Dans la salle de réunion, des représentants de Nasdaq, Citigroup, Vis, Fidelity, Fiserv, Pfizer et bien d’autres furent présents.

L’événement, rendu public dans un communiqué publié ce lundi, représente un moment-clé dans l’évolution de la chaîne de blocs, une technologie remarquable aussi bien en raison de ses réussites que du nombre de sociétés qui l’examinent. Son potentiel fascine les cadres supérieurs de Wall Street car elle permet de libérer des milliards de dollars en accélérant des transactions qui peuvent aujourd’hui prendre plusieurs jours, et qui monopolisent donc du capital. Mais l’un des problèmes à résoudre est la numérisation de l’argent. Et si certaines entreprises ont mené des expériences allant dans ce sens, l’événement organisé par Chain montre que bon nombre d’entre elles tentent désormais de trouver une éventuelle solution commune.

« Nous avons créé un dollar numérique » afin de faire la démonstration au groupe rassemblé à Nasdaq un débit et un crédit instantané sur la chaîne de blocs, a déclaré Marc West, responsable de la technologie chez Fiserv, une société de paiements qui comptent plus de 13.000 clients dans le secteur de la finance. « Il s’agit du premier mouvement de ce genre. »

Une technologie qui grandit en silence

Chain est déjà connu dans certains cercles de Wall Street pour son projet visant à assister Nasdaq dans la migration du trading des titres des sociétés non cotées vers une chaîne de blocs. Mais en général, elle fait profil bas par rapport à d’autres projets mêlant finance et technologie.

La société basée à San Francisco a également utilisé la réunion du 11 avril pour présenter à ses clients et à ses investisseurs le Chain Open Standard, une plateforme open source de chaîne de blocs développée depuis plus d’un an par Chain, a déclaré Adam Ludwin, son CEO. Chain a conçu les éléments complexes requis pour le fonctionnement d’une chaîne de blocs afin que ses clients puissent développer à partir de cette base des solutions sur mesure à leurs problèmes, a-t-il déclaré.

« Cela fait quelques années que nous développons cette solution avec plusieurs partenaires, » a-t-il déclaré. « Les chaînes de blocs reposent sur des réseaux, nous pensons donc que la collaboration est importante. Mais démarrer à partir du bon modèle est encore plus important que cette collaboration, » a-t-il ajouté. L’événement fut gardé secret afin que les participants puissent partager en toute liberté de nouvelles idées et prendre des risques. « Plus la presse est présente, plus la qualité du dialogue et des solutions baissent, » a-t-il déclaré.

La chaîne de blocs la plus courante est celle derrière la monnaie digitale Bitcoin, qui existe depuis 2009. Les sociétés financières sont cependant réticentes à adopter Bitcoin vu que ses utilisateurs anonymes pourraient impliquer les banques dans des violations des lois concernant le blanchiment d’argent et « Connais ton client » (Know Your Customer). Les dollars numériques ne posent pas ce genre de problème (sic ; Bloomberg est frappé d’amnésie ? http://www.lepoint.fr/economie/accusations-de-blanchiment-hsbc-payera-1-9-milliard-de-dollars-pour-clore-les-poursuites-americaines-11-12-2012-1553791_28.php, http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/06/26/ubs-france-condamnee-a-10-millions-d-euros-d-amende_3436684_3234.html, etc., etc.).

L’ère du mainframe

Nasdaq et Citigroup ont discuté pour explorer la possibilité d’une éventuelle collaboration, a déclaré Brad Peterson, le CEO de cette bourse. Il a déclaré que la chaîne de blocs pourrait également être utilisée pour des données de référence, par exemple comment des actions ou des obligations spécifiques sont identifiées à travers tous les marchés.

Wall Street fut l’un des premiers bénéficiaires de l’informatisation. Presque 30 ans plus tard, ces systèmes existants peuvent être désormais un frein à de nouvelles évolutions technologiques, a-t-il déclaré.

« Il s’agit de la grande opportunité à saisir : comment s’affranchir de l’ère du mainframe, » a-t-il déclaré.

Tandis que l’argent d’un compte en banque circule sans cesse de façon électronique aujourd’hui, il faut faire la distinction entre ce système et les implications d’un argent qui est numérique. Les paiements électroniques sont simplement des messages indiquant que de l’argent liquide doit être transféré d’un compte vers un autre. C’est ce rapprochement bancaire qui ralentit le processus de paiement. Pour les clients, un virement bancaire peut prendre plusieurs jours dans l’attente de la réception de la confirmation par les banques. Des dollars numériques, par contre, sont préchargés dans un système comme une chaîne de blocs. À partir de là, ils peuvent être échangés instantanément contre un actif.

« Au lieu d’envoyer une transaction ou un message, on envoie l’actif en lui-même, » a déclaré Ludwin. « Le paiement et la confirmation sont fusionnés. »

Une collaboration rare

Ian Lee, responsable du « global lab network and acceleration fund » de Citigroup, a déclaré que l’éventuelle utilisation d’argent numérique fut l’un des premiers sujets de recherche de Citigroup lorsqu’il s’est penché sur la chaîne de blocs. Il a été impressionné par la variété de clients rassemblés par Chain vu qu’à Wall Street la collaboration est rare. De nombreuses sociétés font face aux mêmes problèmes, à savoir comment exploiter la chaîne de blocs, a-t-il déclaré.

« Si cette technologie a un gros potentiel, elle devra s’intégrer et coexister avec le système financier tel qu’il existe aujourd’hui, » a-t-il déclaré.

Ludwin affirme que la chaîne de bloc a été validée par Wall Street. Il faut désormais se concentrer sur la création de solutions.

« Créer cette solution n’est pas de la petite bière, mais cela n’implique pas non plus le bouleversement des procédures de grandes entreprises, » a-t-il déclaré. « Il ne s’agit pas d’ingénierie financière, mais d’ingénierie informatique qui va refaçonner les services financiers. »

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bitcoin ou or

Article de MineWeb.com, publié le 10 novembre 2015 :

« Bitcoin qui est indubitablement la monnaie digitale la plus connue du monde, reprend du poil de la bête. Elle a progressé de 18 % depuis le début de l’année ce qui en fait la devise la plus performante de 2015 à ce jour.  (…)

Si on ignore exactement ce qui a provoqué la hausse d’octobre, les investissements dans la technologie de la chaîne de blocs, une base de données publique dans laquelle toutes les transactions Bitcoin sont enregistrées, d’institutions financières majeures et la nouvelle que l’une des plus grosses bourses d’échange Bitcoin en Chine accepte désormais les dépôts directs à partir d’un compte en banque sont probablement les raisons derrière ce regain de popularité de la devise cryptée.

Curieusement, la hausse de Bitcoin a coïncidé avec la faiblesse de l’or (voir graphique ci-dessous). Est-ce simplement une coïncidence ou la preuve que Bitcoin est en train de se débarrasser de sa mauvaise réputation pour devenir une alternative crédible à l’or ?

prix or bitcoin correlation

Alors que des sociétés comme Microsoft, Dell et Virgin Galactic acceptent les paiements en Bitcoin, la devise indépendante de tout gouvernement ne cesse de gagner en popularité (voir le graphique ci-dessous). Cependant, les autorités ne semblent pas pouvoir s’accorder sur sa nature. D’après la cour européenne de justice : Bitcoin est une devise, elle n’est donc pas sujette à la TVA lorsqu’elle est échangée. Cependant aux États-Unis, le régulateur l’a définie en tant que matière première tandis que le fisc le considère comme un actif taxable.

transactions bitcoin

Ce qui n’est pas surprenant vu que Bitcoin est doté des qualités de ces deux classes d’actifs. Comme la plupart des devises papier et des matières premières, le prix de Bitcoin est fixé par la différence entre l’offre et la demande. (…)

Comme ce fut le cas pour l’or, la valeur refuge traditionnelle, Bitcoin a bien profité de la crise grecque. D’après Lategan : Bitcoin pourrait également devenir une valeur refuge car « il est liquide, facile à transférer, notamment à l’étranger et il n’est quasi pas régulé. Il est quasi impossible d’imposer des taxes, de contrôler son exportation ou encore de le saisir en cas d’utilisation adéquate. (…) »

En ce moment, Julian Jessop responsable de la recherche matières premières chez Capital Economics estime que Bitcoin « est un substitut médiocre à l’or, à presque tous les niveaux. Il ne s’agit pas d’un actif tangible, sa liquidité est inférieure et il ne dispose pas d’une histoire à la hauteur de celle de l’or en tant que valeur-refuge ou protection contre l’inflation. Si certains investisseurs sont prêts à en acheter, Bitcoin n’est actuellement pas une alternative crédible en tant qu’actif de réserve ou de diversification d’un portefeuille important » a-t-il écrit dans une note.

Jessop a également balayé l’idée d’une corrélation inversée entre l’or et Bitcoin en affirmant que la faiblesse du métal jaune est le fait des attentes en ce qui concerne les taux d’intérêt américain. « La hausse du cours de Bitcoin semble être une nouvelle bulle spéculative indépendante des événements qui se déroulent sur le marché de l’or » a-t-il déclaré.

« Comme c’est le cas pour toute fièvre spéculatrice, la monnaie numérique déclinera probablement dans le futur. Je pense qu’il ne s’agit que d’une bulle temporaire qui s’inscrit dans une tendance haussière à long terme (….) », a-t-il précisé.

Frans de Klerk s’attend à voir Bitcoin baisser jusqu’à 300 $ pour y trouver un seuil de support et ensuite repartir à la hausse. (…) Wedbush Securities s’attend à voir le cours du Bitcoin grimper jusqu’à 600 $ l’année prochaine en y voyant des opportunités à saisir : « alors que la quantité de Bitcoins est quasi prédéterminée, nous voyons beaucoup d’applications possibles à la devise et un marché dont l’intérêt ne fait que grandir (…) ».

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Le débat entre pros or et pros Bitcoin est souvent virulent, comme si les 2 n’étaient pas complémentaires, ce qui est pourtant notre avis. Cet antagonisme a notamment été attisé par les pros Bitcoin qui disposent d’une culture monétariste et économique nulle (ce qui est le cas de pas mal d’entre eux, je vise ici les geeks qui se sont mués en miners-traders, voyant en Bitcoin un moyen de devenir riche rapidement et sans se fatiguer), ainsi que par la frange « survivaliste » des pros or, qui s’attendent à la fin du monde et à un retour à l’âge de pierre.

Bitcoin Or

Bien sûr, les 2 camps (que l’on peut voir en action sur ZeroHedge) sont campés de façon caricaturale, il y a certainement des nuances, mais l’argumentaire ci-dessous va tenter de mettre tout le monde d’accord. Pour nous, il semble évident que l’or et Bitcoin sont de parfaits compléments. Ils ont un dénominateur commun : ils ne peuvent être contrefaits ou fabriqués d’un claquement de doigts. L’or et Bitcoin sont donc 2 excellents moyens de se protéger de l’inflation, provoquée par les politiques de déficit des Etats, qui n’ont pas d’autre choix que de la créer pour diminuer le fardeau de la dette.

Mais à côté de ce point commun, les métaux précieux et les monnaies virtuelles présentent de nombreuses différences, qui sont à la base de leur complémentarité. C’est pourquoi il est stupide de dire que Bitcoin est supérieur à l’or, ou l’inverse : mis à par leur effet anti-inflation, les 2 monnaies disposent de qualités uniques. Les avantages de l’un devenant d’ailleurs les inconvénients de l’autre, et vice versa.

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bill-fleckenstein-Or-FedSi Bill Fleckenstein se fait du souci pour le dollar, le président de Fleckenstein Capital ne semble pas séduit par Bitcoin, qui ne résistera pas selon lui. C’est ce qu’il a expliqué durant sa dernière interview sur KWN :

« En 2008, nous avons vu le système financier s’effondrer à cause des effets de levier dingues qu’il utilisait sur une dette qui reposait sur une bulle immobilière. Tout ceci a entraîné l’économie dans sa chute. La Fed a tenté d’intervenir et a limité les dégâts. Cependant, lorsqu’il sera clair que la Fed n’est pas toute-puissante, qu’elle n’a pas le contrôle total du marché obligataire et que ces politiques ont provoqué de gros déséquilibres dans la répartition des capitaux sur les différents supports d’investissement, de l’inflation, mais pas de croissance économique, nous traverserons une période économique très difficile. Inutile de dire aussi que les marchés financiers vont énormément souffrir.

Les taux obligataires vont augmenter et la Fed n’y pourra rien, son impuissance sera dévoilée au grand jour. Nous devrons alors régler les problèmes qui sont à la base de cette situation, à savoir un gouvernement qui a pris des proportions titanesques et qui dépense beaucoup trop. C’est tout un système qui est à revoir, les villes, les états et les comtés ne peuvent plus se contenter d’accumuler la dette en attendant leur retraite.

En quelque sorte, nous allons connaître une remise à plat totale. Ce ne sera pas comme 2008, le sauvetage ne sera plus possible.

Eric, que pensez-vous de Bitcoin ?

« Pour moi, c’est un énorme système pyramidal. Un jour ou l’autre, tout le monde perdra son argent. C’est une vaste blague. Même derrière une devise pourrie, il y a un gouvernement qui peut lever des impôts, des actifs, etc. Derrière Bitcoin, il n’y a rien. Il s’agit de la dernière manie du web. Les gens sont attirés par la technologie : communiquer avec son téléphone, le commerce en ligne, etc. Ils ont maintenant inventé ce qu’ils appellent une devise pour se divertir. Il s’agit de pure spéculation. Ce n’est pas une devise, mais une mauvaise plaisanterie. »

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Litecoin-Bitcoin-Or-ArgentNous sommes tombés aujourd’hui sur une analyse des devises électroniques (Bitcoin, Litecoin, NameCoin, etc.) qui nous a semblé bien balancée. Voici les idées générales de cette analyse, que l’on doit à un certain Gonzalo Liro.

L’auteur commence à expliquer qu’il n’est pas un adversaire de Bitcoin. Pour preuve, il détient un portefeuille Bitcoin depuis 2011, il en avait d’ailleurs acheté à l’époque pour quelques centaines de dollars à 8 dollars pièce. Par contre, il émet de nombreuses réserves pour Bitcoin, qui nous semblent justifiées.

Il commence par balayer le mythe de l‘anonymat absolu que confère Bitcoin. À moins de recevoir des Bitcoins ou Litecoin directement de quelqu’un, vous devez fournir vos informations personnelles aux sites qui permettent d’acquérir des monnaies électroniques contre des devises fiduciaires. De plus, votre clé Bitcoin est irrémédiablement associée à votre nom si vous avez utilisé votre véritable patronyme.

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Litecoin-Bitcoin-Or-ArgentSi cela fait désormais quelques années que les monnaies électroniques comme Bitcoin sont apparues, et qu’un certain succès leur a permis de faire des petits, comme Litecoin, cela ne fait que quelques semaines qu’une certaine partie des médias dominants ont commencé à en parler.

Bitcoin a notamment défrayé la chronique lorsqu’il a passé la barre symbolique des 1000 $. Litecoin a également fait parler de lui alors que son cours a quasi doublé en 24 heures.

Une monnaie électronique comme Bitcoin, c’est quoi ?

Il s’agit d’une monnaie électronique qui est émise par un algorithme. Totalement virtuelle, elle est stockée sur l’ordinateur de tous ceux qui détiennent cette monnaie. Chaque client (programme installé sur l’ordinateur de chaque utilisateur) stocke toutes les informations de toutes les transactions. Évidemment, vu qu’il s’agit d’une monnaie électronique, vous devez les changer en monnaie fiduciaire pour pouvoir acheter des biens et des services dans le commerce. Cependant, il est possible d’acheter des biens sur Internet grâce à vos Bitcoins ou Litecoins (pour autant que le commerçant les accepte, évidemment).