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Bloomberg

Article d’Hugo Salinas Price, publié le 18 décembre 2015 sur Plata.com.mx :

« Cela fait des années que Bloomberg compile les statistiques mondiales concernant les réserves de toutes les banques centrales (réserves internationales). Depuis le 1er décembre 2010, ce chiffre est mis à jour tous les vendredis via un site de Bloomberg réservé aux abonnés du service.

Depuis le vendredi 11 décembre dernier, Bloomberg a cessé la publication de ce chiffre. Bizarrement, nous avions publié le 1er décembre 2015 un article intitulé « L’ordre mondial en désintégration, qui ramassera les miettes ? » qui relevait le fait que les réserves mondiales ne cessent de baisser depuis août 2014. En date du 27 novembre 2015, elles avaient fondu de 752 milliards de dollars, soit une baisse de 6,25 % par rapport au dernier pic datant d’août 2014.

Nous relevions également que cette contraction n’a aucun précédent dans l’histoire depuis que nous possédons ces chiffres (1948). Depuis la création du système monétaire international actuel (1944 Bretton-Woods), jamais nous n’avons assisté à une contraction prolongée et régulière des réserves des banques centrales.

À notre avis, cette contraction annonce un changement de tendance séculier menant à la liquidation de la dette internationale et la dépression. Pourquoi Bloomberg a décidé de suspendre la publication des réserves des banques centrales sur son site ? Bloomberg souhaite-t-il cacher l’information ? La société a-t-elle été victime de pressions pour suspendre la publication de ce chiffre sensible ? Nous espérons la mise à jour rapide des réserves internationales. »

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L’article de Bloomberg sur l’annulation du rapatriement d’une partie de l’or de l’Allemagne situé à la Fed de New York continue de faire couler de l’encre. D’après Chris Powell, de GATA, il s’agissait d’une grosse fumisterie. C’est ce qu’il a indiqué dans cette interview sur KWN :

Fed-Solvabilite-TurkEric King : « C’est un mouvement de citoyens en Allemagne qui a obtenu le rapatriement d’une partie de l’or que le pays stocke à la Fed. Aujourd’hui, tout porte à croire que celle-ci n’a pas trop envie de rendre à l’Allemagne son or, car après les promesses, 5 tonnes seulement ont été livrées. »

Powell : «  Oui, c’est correct. Et l’article paru récemment sur Bloomberg à ce propos et de la propagande pure. Il prétendait que le gouvernement allemand se satisfaisait désormais d’avoir son or aux États-Unis, et que le mouvement demandant le rapatriement de l’or était mort.

Il n’y a pourtant aucun fait pour étayer cette assertion. J’ai vraiment l’impression que quelqu’un à la Fed ou à la Bundesbank a demandé à Bloomberg d’écrire un article pour véhiculer l’idée que tout est normal sur le marché de l’or. L’article n’a pas annoncé de livraisons supplémentaires depuis les 5 tonnes d’il y a quelques mois. »

Eric King : « tout porte à croire que les banques centrales occidentales n’ont pas l’or qu’elles prétendent avoir »

Powell : « Oui. Il leur reste probablement de l’or, mais la question est de savoir combien il y a de propriétaires supposés pour chaque lingot. Nous savons que de nombreuses banques centrales, dont la Fed et la Bank of England, stockent l’or d’autres nations. Nous savons également que de grandes quantités de cet or ont été prêtées au marché, ce qui signifie qu’il est soit vendu ou difficilement récupérable.

Tant que nous n’aurons pas accès à un audit sérieux de l’or des banques centrales ainsi qu’à leurs livres pour voir quelles quantités d’or ont été prêtées, il est difficile de savoir ce qu’il reste dans les coffres occidentaux.

J’ai fait partie d’une plainte déposée contre la Fed sur base de la loi Freedom for Information Act afin de pouvoir accéder à ses registres sur l’or. Nous avons reçu une lettre d’un membre du comité, Kevin M. Warsh, qui nous a dit que parmi les documents que la Fed refusait de nous montrer, il y avait ses swaps or avec des banques étrangères.

Cela signifie donc que la Fed a mis en place de tels arrangements. Vu leur refus de communiquer à ce sujet, il y a très certainement quelque chose de louche qui se passe. (…) »

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James Turk : « on parle beaucoup de l’Ukraine en ce moment dans le cadre de cette hausse de l’or, mais la semaine dernière il y a eu un événement encore plus important : Bloomberg a publié dans ses colonnes un article sur la manipulation de l’or, quelques jours après le fameux article du Financial Times (qui fut retiré de leur site 48 heures plus tard, voir notre traduction). À chaque fois qu’un grand titre en parle, c’est important, mais lorsque cela se fait plusieurs fois à si peu d’intervalle, ça l’est encore plus.

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Le fait que la manipulation de l’or reçoive autant de publicité est un événement historique dans l’univers du métal jaune. Désormais, chaque investisseur a au moins entendu parler de ce qui se passe sur le marché de l’or, des interventions et des manipulations. Il fallait bien que cela éclate au grand jour tôt ou tard. Les régulateurs américains ne feront de toute façon rien, et imiteront le comportement de la CFTC à propos de la manipulation du cours de l’argent.

Mais par contre, en Europe, les choses pourraient être différentes. À Londres, il y a 50 % de chances pour que les régulateurs s’en mêlent, alors que cette probabilité monte à 90 % en ce qui concerne l’Allemagne. Ces enquêtes obligeront les médias dominants à publier des papiers sur la manipulation du cours de l’or, ce qui est très important.

Ces articles attireront l’attention des investisseurs, car quand il y a manipulation, il y a distorsion des prix. Les investisseurs lambda chercheront donc à voir comment ils peuvent en tirer profit.

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Fixing-Manipulation-OrCertes, l’article a été publié dans la rubrique « Opinions » de Bloomberg, mais il s’agit peut-être d’un premier pas vers la diffusion d’une information qui semble évidente : les manipulations dont sont victimes les marchés de l’or et de l’argent, quelle que soit l’entité qui les perpètre.

L’article est signé Rosa Abrantes Metz, professeur d’université et membre du Global Economic Group. Il est intitulé : « comment empêcher les banques de manipuler le cours de l’or ».

« Les diverses autorités des gouvernements du monde entier sont en train de dresser un portrait global, très choquant, d’un secteur bancaire qui a influencé les prix de presque tous les produits financiers, des taux d’intérêt hypothécaires aux devises.

Cependant, un autre secteur mérite leur attention : l’or et l’argent. Récemment, Bloomberg et d’autres médias ont émis des réserves par rapport au processus du fixing de l’or, qui pourrait mener à des délits d’initiés et à d’autres formes d’opérations douteuses. Les preuves dont nous disposons poussent fortement à croire que la manipulation existe, et vu la structure du marché, qu’il y a collusion.

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Andrew-Huszar-BloombergAprès sa lettre d’excuses publiées dans le Wall Street Journal, Andrew Huszar continue de défrayer la chronique. Hier, il a été interviewé sur Bloomberg TV. Le journaliste a commencé son sujet en pointant, de façon très juste, « que l’on assistait très rarement à des mea culpa de ce genre » dans le secteur de la finance (chose qui a dû aider, il est désormais enseignant à la Rutgers Business School).

Ensuite, il enchaîne en lui demandant pourquoi il devait s’excuser vu qu’il n’était qu’un employé de la Fed. Andrew explique qu’il faut regarder les choses dans leur ensemble. En 2008, il semblait essentiel que l’on fasse quelque chose afin d’empêcher un effondrement systémique immédiat. Mais il note que 5 ans plus tard, nous sommes toujours dans une situation très proche de celle de 2008.

Lorsqu’on lui demande d’élaborer sur ce point, il explique que la concentration des banques a augmenté depuis, que leur capacité de détruire l’économie est toujours aussi grande, voire plus. C’est la raison pour laquelle il s’excuse : il a contribué à renforcer le pouvoir de Wall Street alors qu’il fallait utiliser cet affaiblissement pour le réformer.

À propos de ce que la Fed aurait dû faire, Huszar affirme qu’on a rapidement pu constater que le QE 1 n’apportait pas les bienfaits escomptées. Les journalistes demandent alors, naïvement, pourquoi les autres QE ont eu lieu. Huszar explique que son programme d’achat pour 1,5 trillion de MBS devait faire diminuer le coût du crédit hypothécaire aux États-Unis, or c’est le contraire qui s’est produit.

La journaliste intervient alors, disant que les effets de levier des banques américaines ont diminué depuis 2008. Huszar rétorque que c’est justement grâce aux QE que les banques ont pu se refaire une certaine santé financière. Il affirme également que ce n’est pas la Fed, armée de sa baguette magique, qui va décréter la croissance.

Andrew Huszar ne fait que confirmer ce que les adeptes de la théorie du complot avancent depuis le début : les QE ne sont ni plus ni moins qu’une vaste opération de recapitalisation des banques. Certes, sans cette intervention, la dépression économique aurait été plus brutale que celle que nous vivons. Mais désormais, la population se retrouve avec des tonnes de dettes sur les épaules pour les générations futures, tandis que cette dépression économique arrivera tôt ou tard, bien pire que celle qui aurait été nécessaire pour remettre de l’ordre dans le système.

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Mihir-Dange-Penurie-OrLes médias dominants peuvent cacher la vérité sur de nombreux sujets pendant un certain temps, mais la vérité finit toujours par faire surface. Les soi-disant armes de destruction massive en Irak, la soi-disant révolution en Lybie (images tournées dans les studios au Qatar), l’État policier dénoncé par les activistes un délire de conspirationistes fous, les manipulations du Libor, du marché de l’énergie, etc. Tous ces exemples montrent à quel point la presse mainstream a perdu toute crédibilité. Avec l’or, c’est la même chose, mais heureusement, Mihir Dange est là (interview en anglais : http://www.bloomberg.com/video/trying-to-make-sense-of-the-gold-market-2WL2EiG7T62eesbObxnmRg.html) !

Néanmoins, il arrive parfois que par accident, des vérités dont elle n’aime pas trop parler fassent surface. Grâce à la magie du direct, Bloomberg a mis en évidence malgré elle la réalité actuelle du marché de l’or : la pénurie physique pour les grosses quantités. Alors que la chaîne se demande toujours ce qu’il va se passer pour l’or, elle a interrogé Mihir Dange, de Grafite Capital.

Mihir Dange sur Bloomberg : 8 semaines et pas de livraison = pénurie d’or, non ?

Celui-ci a expliqué pourquoi le cours a tellement baissé (hedge funds qui ont liquidé leurs positions, shorts initiés sur recommandation des JP Morgan et autres, etc.), ainsi que les raisons du rebond. Mihir a également parlé de la backwardation de l’or, un événement « qu’il n’a vu qu’une fois durant sa carrière longue de 12 ans », lorsque le cours actuel est supérieur à celui des futures (qui représente une anomalie, car tout détenteur d’or peut vendre aujourd’hui et acheter un contrat à terme pour prendre livraison à échéance, donc réaliser un bénéfice sûr à 100 %… si la livraison a bien lieu). La backwardation dont il a été témoin avait engendré un gros mouvement haussier pour l’or.

C’est alors que Mihir a sorti la bombe : sa société a commandé de l’or physique lorsque le cours était situé entre 1200 et 1250 $ l’once. Cela fait donc 8 semaines. Il attend toujours la livraison de son or ! Il a donc précisé, pour les gens de Bloomberg qui sont un peu lents à la détente, qu’il y a une énorme pénurie de métal physique due à la demande actuelle.

Bizarrement, la journaliste n’a pas voulu rebondir sur le sujet, préférant une transition sur les positions short. Reverra-t-on Mihir Dange dans les prochaines semaines sur Bloomberg ? Nous prenons le pari que non.