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Brexit

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Article de MarketWatch.com, publié le 20 juillet 2016 :

« Considérez cela comme un divorce. La relation historique de l’or avec le dollar est en train de prendre quelque peu l’apparence d’une séparation.

Le métal jaune s’échange habituellement inversement au dollar index, indicateur de la vigueur du billet vert par rapport à ses 6 devises rivales les plus importantes. Les mouvements du dollar peuvent donc influencer l’attractivité de l’or auprès des détenteurs d’autres devises. Autrement dit, l’or a tendance à grimper lorsque le dollar s’affaiblit.

Cependant, cette relation historiquement étroite est depuis peu fortement remise en question. Certains analystes pointent du doigt les politiques monétaires des banques centrales et le Brexit pour expliquer le bouleversement de cette relation, l’or ayant parfois évolué de concert avec le dollar, que ce soit à la hausse ou à la baisse.

« Cette évolution vers une corrélation positive remonte au vote du Brexit, » a déclaré Paul Wong, gestionnaire de portefeuille senior de Sprott Asset Management.

Au lendemain du Brexit, l’or a bondi de 4,7 % à 1322,4 dollars sur les marchés à terme, soit son plus haut depuis presque 2 ans. Le même jour, la livre sterling plongeait pour atteindre son plus bas niveau face au dollar depuis 1985, tandis que le dollar index gagnait 2,5 %.

« Depuis le Brexit, la corrélation n’a jamais été aussi élevée, » a déclaré Wong. « Historiquement, la corrélation négative entre l’or et le dollar était très marquée. La seule fois où nous avons connu une corrélation positive, ce fut lorsque nous avons connu un stress financier extrême, lorsque les 2 actifs furent considérés comme des valeurs refuge. »

Ce fut le cas durant la crise de 2008, lorsque l’or et le dollar évoluèrent main dans la main, a déclaré Nico Pantelis, responsable de la recherche chez Secular Investor.

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« Aujourd’hui, le dollar américain est assez fort, mais l’or a le vent en poupe alors que les investisseurs achètent à nouveau de grandes quantités de métal physique », a-t-il déclaré. « Donc, aujourd’hui, le cours de l’or évolue en fonction de la demande, comme cela devrait être toujours le cas. »

Dans une note diffusée mardi, les analystes de Sprott Asset Management ont indiqué que depuis le début de l’année, environ 40 millions d’onces d’or ont été achetés par les ETF et fonds à terme, soit une augmentation de 64 % de leurs positions. Leurs stocks d’or physique sont d’environ 102 millions d’onces d’or, soit proches de leur record historique, toujours selon la société.

Mais Wong a déclaré qu’actuellement, « il n’y a pas de stress financier immédiat et évident » pouvant expliquer ce changement du marché de l’or vers une corrélation positive avec le dollar.

Selon lui, ce basculement a été provoqué par les banques centrales qui, « avec leurs politiques monétaires toujours plus agressives, créent de la volatilité dans les corrélations entre les différents actifs ». L’équipe de Sprott a écrit dans sa note que les corrélations deviennent de plus en plus imprévisibles et volatiles.

« L’or, en raison de ses propriétés non corrélées et de diversification, devient un actif de plus ample attractif dans cet environnement, » a déclaré Wong. « En conjonction avec la tendance des banques centrales à pousser les taux d’intérêt en territoire toujours plus négatif, l’attractivité de l’or ne fait que grandir. »

« Est-ce que ce basculement est temporaire ? Seul l’avenir le dira, mais les achats des fonds d’investissement sont notables ; les mouvements positifs du cours en sont la preuve, » a-t-il ajouté.

La Fed

Aux États-Unis, la Fed reporte toute action sur le front des taux depuis sa hausse de décembre, la première depuis près de 10 ans. Cet immobilisme a été positif pour l’or, des taux plus élevés pouvant doper le dollar tandis que cette inaction rend le métal jaune plus attractif par rapport aux investissements générant du rendement.

La présidente de la Fed Janet Yellen a clairement reconnu que les événements mondiaux affectent directement l’économie américaine, a déclaré Juliane Philipps, fondateur et contributeur de GoldForecaster.com.

« Cela sous-entend qu’une attention particulière est portée au dollar, » a-t-il déclaré, ajoutant qu’il pense que le Trésor et la Fed agissent pour stabiliser le dollar à son niveau actuel afin d’éviter de perdre en compétitivité.

« En conséquence, la relation traditionnelle entre l’or et le dollar (évoluant en sens opposé) a disparu alors que le dollar se stabilise, » a déclaré Philipps.

Donc, le dollar ne se raffermira pas par rapport aux autres devises car cela ferait du tort à l’économie américaine. L’or s’est donc affranchi de cette corrélation et évoluera, dans le futur, en raison du contexte monétaire mondial. »

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or physique

L’été est chaud sur les marchés, mais les traders n’ont pas vraiment la tête à sortir les serviettes et les maillots de bain alors que les liquidations s’accélèrent et que les valeurs refuges telles que l’or, l’argent et le yen en profitent.

Comme le note cet article de Zero Hedge, que nous synthétisons dans les paragraphes suivants, les obligations à 10 ans du Danemark viennent de rejoindre le club fermé devenu désormais open bar des actifs à rendement négatif alors que le complexe obligataire voit dans l’ensemble ses taux baisser. La livre, en chute libre, n’a plus été aussi faible depuis 1985.

Les ennuis des banques européennes ont repris de plus belle. Alors que la cotation de Monte Paschi a été interrompue suite à une baisse de 10 %, aussi bien Deutsche Bank que Crédit Suisse, 2 banques pointées par le FMI pour présenter le plus gros risque systémique du monde, ont atteint de nouveaux plus bas, cette fois sur fond de craintes que les 2 établissements de crédit pourraient devoir quitter l’indice Stoxx 50 d’après une analyse de LBBW.

Sans encore parler de panique, les investisseurs privilégient avant tout la sécurité alors que les craintes concernant les conséquences du Brexit se matérialisent. La recherche de valeur refuge a précipité les rendements obligataires à des plus bas après que le président de la Fed de New York Dudley ait déclaré que l’impact du Brexit pourrait croit en cas de contagion aux marchés étrangers.

« Tout le monde essaie de réagir face à une situation inédite, » a déclaré Stewart Richardson, CIO la société de gestion de patrimoine londonienne RMG Wealth Management. « Le système a connu des chocs auparavant, mais nous n’avons jamais connu quelque chose de similaire. Nous n’aurons pas les réponses avant un certain temps (concernant les conséquences). »

Après avoir grimpé la semaine dernière en anticipant que les banques centrales feront ce qu’il faut pour limiter la chute engendrée par le Brexit, les marchés actions mondiaux reculent à nouveau vu que les conséquences du Brexit deviennent évidentes et que la crédibilité et l’efficacité des banques centrales sont à nouveau remises en question.

Les métaux précieux ont progressé alors que les investisseurs se précipitent sur les valeurs refuges. L’or a grimpé jusqu’à 1,1 % pour atteindre 1371,39 dollars l’once à Londres, soit son plus haut niveau enregistré depuis mars 2014. L’argent, quant à lui, a bondi jusqu’à 2,9 %. La plupart des métaux industriels ont quant à eux reculé, le cuivre baissant de 1,5 % et le cuivre de 1,6 %.

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vue aérienne de Londres

La chute de la livre sterling fut la première conséquence du référendum britannique sur la sortie de l’Union européenne. Désormais, c’est au tour de l’immobilier de tanguer, comme l’explique cet article de Zero Hedge, évènement qui n’est pas sans rappeler les débuts de la crise de 2008 :

« Comme rapporté d’abord hier soir, ainsi que ce matin, dans un épisode rappelant le mauvais souvenir du gel du hedge fund Bear Sterns qui avait précédé l’effondrement bancaire de 2008 et la grande crise financière, dans un premier temps le fonds immobilier britannique Standard Life a cessé tout échange de parts, suivi ensuite par Aviva et M&G qui ont également annoncé la suspension des échanges de parts de leur portefeuille. Et ainsi, comme Bloomberg le résume, 3 des plus gros fonds immobiliers britanniques ont gelé pour près de 9,1 milliards de livres sterling d’actifs après que le vote-choc en faveur de sortie de la zone euro ait déclenché une vague de cessions de parts.

UCITS-ETF

Voici les premiers dominos à tomber suite à la confusion engendrée par le vote sur le Brexit. M&G Investments, Aviva Investors et Standard Life Investments bloquent les retraits car ces sociétés ne disposent pas des fonds nécessaires pour payer les investisseurs. Environ 24,5 milliards de livres sterling sont investies dans les fonds immobiliers britanniques, d’après l’Investment Association. (…)

La réaction du marché fut rapide et brutale, faisant chuter les titres des sociétés liées à l’immobilier. (…)

« Les dominos commencent à tomber sur le marché de l’immobilier commercial britannique, » a déclaré Laith Khalaf, analyste senior de Hargreaves Lansdown. « Le problème que rencontrent ces fonds est qu’il faut du temps pour vendre une propriété afin de pouvoir rembourser les investisseurs, tandis que les réserves de fond qui avaient été constituées par les gestionnaires ont été entamées par les investisseurs cherchant la porte de sortie. »

Un analyste de Jefferies ne dit pas autre chose : « la chute des flux entrants et les cessions de parts ont forcé ces fonds à taper dans leurs réserves de liquidités ». (…)

Tandis que les traders du monde entier se sont principalement focalisés sur les conséquences de la crise sur les banques italiennes durant ces dernières semaines, la nouvelle du gel des fonds immobiliers britanniques a effrayé les marchés mondiaux. Résultat des courses, la livre sterling a atteint son plus bas de 30 ans face au dollar ce mardi, chutant encore plus bas que dans les moments qui ont suivi le Brexit. Le gouverneur de la banque d’Angleterre Mark Carney s’est engagé à assurer la stabilité financière le jour de la publication d’un sondage montrant que la confiance des entreprises avait chuté, mais jusqu’à présent il s’est montré incapable de tenir ses promesses.

Les investisseurs sont sortis de ces fonds suite aux prévisions des spécialistes de l’immobilier britanniques qui ont annoncé que les prix de l’immobilier professionnel pourraient chuter jusqu’à 20 % dans les 3 années à venir. Durant la crise financière de 2007 et 2008, les fonds immobiliers furent contraints de geler leurs opérations après avoir enregistré une hausse des cessions de parts, contribuant à la chute de la valeur de l’immobilier qui s’éleva jusqu’à 40 % du pic enregistré en Grande-Bretagne. (…) »

Crédit photo : https://www.flickr.com/photos/48698930@N04/7506741954/

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Article de MineWeb.com, publié le 1er juillet 2016 :

« Le Brexit est un événement de second plan de l’économie mondiale, qui a commencé à faiblir à la fin de l’année 2014, d’après Marc Faber, éditeur du Gloom, Doom and Boom Report.

Dans une interview accordée ainsi NBC le 28 juin 2016, Faber avance en guise de preuve la solide performance des Treasuries : « Durant les 12 derniers mois, les obligations américaines à long terme ont grimpé de 20 %, tandis que leur hausse s’élève à 15 % depuis le début de l’année. »

Faber pense que le vote en faveur de la sortie de l’UE pourrait mener à davantage d’assouplissement quantitatif : « Le Brexit fournit une excuse parfaite à la Fed pour ne pas relever ses taux et, vraisemblablement, lancer son QE4, » a-t-il déclaré, ajoutant qu’une telle décision pourrait doper les marchés actions.

Mais à long terme, Faber estime que tous les investisseurs devraient posséder une certaine quantité d’or, un choix évident selon lui vu l’environnement de création monétaire dans lequel nous nous trouvons.

« L’or à court terme est-il suracheté ? Oui, il l’est, » a déclaré Faber. « Mais à long terme, je pense que tout investisseur devrait conserver de l’argent liquide en moyenne, en dollars ou en euros, et convertir une partie de cet argent papier en or. »

Il a critiqué les analystes qui affirmaient que « 1000 $ l’once est élevé pour l’or » et qui prédisaient que le métal jaune tomberait à 700 $ l’once, ce qui a empêché de nombreux individus de manquer la hausse récente.

L’or a atteint un plus haut de 2 ans à 1358 $ le 24 juin après le référendum consacrant le Brexit. Au 30 juin, il s’échangeait à 1321 $. »

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brexit

Ils sont fous ces Britanniques ! Refuser de rester dans l’Union européenne ? Les Britanniques n’ont probablement pas lu les prévisions de calamités en série qui allaient s’abattre sur leur île. Ils préfèrent la « fin de la civilisation » comme le dit Donald Tusk, le président du Conseil européen de l’Europe, à … à quoi au juste ?

L’Union européenne nous a été vendue comme un espace commun de libre échange : stilton contre roquefort, un verre de bordeaux contre half a pint of ale, le tout sans tracasseries douanières et administrative. Un espace paisible d’échanges loyaux. Quelques décennies plus tard (à peine quand on y réfléchit), des centaines de milliers de bureaucrates régissent nos vies quotidiennes avec des normes tatillonnes. Le roquefort et le stilton sont réglementés, une cohorte d’individus patibulaires fouille nos valises aux gares.

Les Britanniques n’ont pas écouté les brillants économistes (payés par nos impôts, les banques et l’etablishment politico-financier) qui prévoyaient un effondrement de la livre et de la croissance et brandissaient toutes sortes de statistiques effroyables.

Pourtant, les Anglais se méfiaient un peu… Le Financial Times rapportait le mercredi 22 juin que les achats d’or par les Britanniques avaient augmenté de 32% : « un comportement impulsif et paniqué de gens achetant de l’or et ceci rappelle ce que nous avions vu en 2008 lors de l’effondrement financier ».

Un comportement « impulsif et paniqué » ! Hahahahaha… Pas chez les Britishs !

Les Anglais semblent ne pas trop aimer la bureaucratie distante de Bruxelles. Prudents, avant le grand soir, se sont tournés vers l’or qui est la seule monnaie qui échappe à la bureaucratie et aux gouvernements.

Quant à vous, cher lecteur, vous devez savoir que les bilans des grandes banques vont probablement saigner. Je vous rappelle que nous ne sommes plus en 2008 et qu’il vous appartient désormais de sauver votre banque avec vos dépôts.

Je vous conseille vivement (si vous ne l’avez pas déjà fait) d’adopter « un comportement  impulsif et paniqué » et de vous protéger avec un peu d’or des retombées du vote britannique.

Pour plus d’informations et de conseils de ce genre, c’est ici et c’est gratuit.

Article de Simone Wapler, des Editions Agora, reproduit avec leur aimable autorisation.

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La séance du parlement européen du 28 juin, quelques jours après le Brexit, a été particulièrement chahutée alors que Nigel Farage expliquait les raisons de ce vote historique, non sans égratigner ses collègues, pour ensuite évoquer l’avenir du Royaume-Uni en dehors de l’Union.

Traduction du discours de Nigel Farage au parlement européen après le Brexit

Bonjour. Bonjour !

Amusant, n’est-ce pas ?

Amusant, n’est-ce pas ?

Merci beaucoup pour votre accueil très chaleureux. Comme les choses ont changé…

M. Farage, juste un moment. Mesdames et Messieurs, l’une des qualités majeures de la démocratie est l’écoute, même de ceux dont on ne partage pas l’opinion.

Merci M. Schulz. N’est-ce pas amusant ? Lorsque je suis arrivé ici il y a 17 ans, j’ai dit que je voulais mener une campagne de départ de la Grande-Bretagne de l’Union européenne.

Vous m’avez tous ri au nez. Maintenant, je dois dire que je vous vois moins rire. La raison pour laquelle vous êtes tant remontés, la raison pour laquelle vous êtes si fâchés est parfaitement claire au vu des échanges agités de ce matin. Vous, en tant que projet politique, êtes en état de déni.

Vous niez le fait que votre monnaie est un échec. Vous niez… Eh bien, regardez simplement les pays méditerranéens. Votre politique a été d’imposer la pauvreté à la Grèce et aux autres pays de la Méditerranée. Bien joué. Et vous niez l’appel de l’année dernière de Mme Merkel  pour avoir un maximum de gens traversant la Méditerranée vers l’UE. Ce qui a mené à d’énormes divisions entre les nations ainsi que dans les nations.

Mais votre plus gros problème, et la raison principale expliquant le vote de la Grande-Bretagne pour la sortie de l’UE, c’est que vous avez furtivement, par tromperie et sans jamais dire la vérité aux gens, imposé aux Britanniques ainsi qu’aux autres peuples d’Europe… Vous leur avez imposé une union politique. Vous leur avez imposé une union politique.

Et lorsque les peuples, en 2005, aux Pays-Bas et en France, ont voté contre cette union politique, lorsqu’ils ont rejeté la constitution, vous les avez tout simplement ignorés en adoptant le traité de Lisbonne via d’autres voies.

Ce jeudi dernier, nous avons connu un résultat remarquable. Un tremblement de terre pas uniquement pour la politique britannique, mais aussi pour la politique européenne, et peut-être même mondiale. Ce que les petites gens, les gens ordinaires ont fait, ce que les peuples oppressés durant ces dernières années et qui ont vu leur qualité de vie baisser, ils ont rejeté les multinationales, ils ont rejeté les grands jeux politiques. Et en fait, ils ont dit : nous voulons récupérer notre pays, nous voulons récupérer nos frontières de pêche, nous voulons récupérer nos frontières, nous voulons être une fière nation indépendante qui se gouverne d’elle-même. C’est ce que nous avons fait et qui devra se passer.

Ce faisant… Ce faisant, nous offrons désormais une lueur d’espoir aux démocrates du reste du continent européen. J’ai fait une prévision ce matin, le Royaume-Uni ne sera pas le dernier État membre à quitter l’Union européenne.

La question est de savoir ce que nous allons faire maintenant. C’est au gouvernement britannique d’invoquer l’article 50.  Et je dois dire que je pense que nous ne devrions pas trop patienter avant de le faire. Je suis tout à fait d’accord avec M. Juncker, les Britanniques ont voté, nous devons faire en sorte que cela ait lieu. Mais ce que je voudrais voir, c’est une attitude adulte et responsable dans la négociation de notre nouvelle relation.

Cela dit, je sais que la plupart d’entre vous ont jamais eu un véritable boulot dans leur vie, n’ont jamais travaillé en entreprise, dans le commerce, ou n’ont jamais créé un emploi de leur vie. Mais écoutez. Écoutez-moi simplement.

M. Farage, juste une minute. Mesdames et Messieurs, je comprends que vous vous laissiez gagner par l’émotion, mais vous êtes en train de vous comporter comme les membres de l’UKIP se comportent habituellement dans cette chambre. Donc, s’il vous plaît, ne les imitez pas. M. Farage, je voudrais néanmoins vous dire quelque chose. Le fait que vous affirmez que personne n’a occupé un job décent de sa vie, je suis désolé, vous ne pouvez pas dire une telle chose.

Vous avez raison M. Schulz, l’UKIP protestait contre l’établissement, maintenant l’établissement proteste contre l’UKIP. Il s’en passe des choses, ici.

Parlons de simples choses économiques pragmatiques. Nous, entre mon pays et vos pays, échangeons beaucoup de biens et de services. Ces échanges commerciaux sont mutuellement bénéfiques, cela compte. Si vous décidez d’adopter une position dure pour rejeter toute idée d’accords commerciaux sensés, les conséquences seront bien pires pour vous que pour nous. Et même l’absence d’un accord serait toujours mieux pour le Royaume-Uni que les accords pourris actuels.

Mais s’il y avait un mouvement d’opposition, avec réintroduction de droits de douane sur des produits comme les voitures, alors des centaines de milliers de travailleurs allemands courraient le risque de perdre leur emploi. Alors pourquoi ne serions-nous pas pragmatiques, raisonnables, adultes, réalistes en négociant un accord d’échanges sans droits de douane ?

Et par la suite, sachez que le Royaume-Uni sera votre ami, nous commerçons avec vous, nous coopérerons avec vous, on sera vos meilleurs amis. Mais faites-le de façon raisonnable, laissez-nous partir et poursuivre nos ambitions pour le futur.

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Article de John Rubino, publié le 27 juin 2016 sur safeHaven.com :

« L’une des premières conséquences de la décision du Royaume-Uni de quitter l’Union européenne fut une livre en chute libre. Ce qui signifie que le Royaume-Uni est désormais en train de gagner la guerre des devises. De ce fait, ses exportations seront moins chères à travers le monde, permettant à ses entreprises de vendre davantage, d’augmenter leur chiffre d’affaires et d’embaucher. L’inflation augmentera, ce qui diminuera le fardeau de la dette du gouvernement et des particuliers, et tout évoluant de concert, la croissance sera supérieure.

Mais vu que dans un monde basé sur l’argent papier les fluctuations des devises sont un jeu à somme nulle, cela signifie que si la Grande-Bretagne gagne la guerre de devis, quelqu’un doit forcément y perdre. Et cette fois, le grand perdant est sans conteste le Japon. Voici la valeur du yen face à la livre durant les 12 derniers mois :

le yen  grimpe après le brexit

C’est de mauvais augure pour plusieurs raisons. Tout d’abord, le Japon tente depuis un bon moment de dévaluer sa monnaie, en fait depuis l’élection du premier ministre Shinzo Abe, en 2012, sur un programme de déficits importants et d’assouplissements monétaires imposés à sa banque centrale. Il a mis en place les politiques souhaitées, mais elles n’ont pas fonctionné. La croissance reste molle, le yen s’est apprécié (ce qui rend les exportations japonaises trop chères) tandis que la dette continue de s’accumuler à une vitesse ingérable et potentiellement catastrophique. Désormais, tout par à vau-l’eau, comme l’explique cet article de Reuters :

« Le plan boiteux baptisé Abenomics du  premier ministre japonais Shinzo Abe, destiné à engendrer la renaissance de l’économie japonaise, a encaissé un nouveau coup ce vendredi lorsque la Grande-Bretagne a voté pour sortir de l’Union européenne, provoquant la hausse du yen et menaçant de rendre les entreprises et les consommateurs japonais encore plus prudents. (…)

Abe a pris ses fonctions en décembre 2012, s’engageant à mettre un terme à des décennies de déflation au Japon ainsi qu’à générer de la croissance, dans une économie meurtrie par la baisse de la démographie et une population vieillissante, en proposant un mélange de politiques monétaires ultras accommodantes, de dépenses publiques et de réformes.

Mais cette formule a largement échoué. La création monétaire agressive de la banque centrale n’est pas parvenue à accélérer l’inflation tandis que la croissance anémique a découragé les entreprises à relever les salaires ainsi que les ménages à consommer.

« En ce qui concerne les Abenomics, l’échec était déjà entériné. Cela va certainement les enterrer un peu plus, » a déclaré Jeffrey Kingston, directeur des études asiatiques à l’université Temple du Japon.

Le yen, perçu en tant que valeur refuge, est passé momentanément au-dessus de 100 par rapport au dollar, poussant le ministre des Finances Taro Aso à signifier la possibilité d’une intervention afin d’enrayer cette vigueur excessive.

Les dirigeants japonais craignent que la montée non souhaitée de la devise japonaise impacte négativement les exportations et replonge le pays dans la récession.

Le gouverneur de la banque du Japon Haruhiko Kuroda a déclaré qu’il était prêt à fournir des liquidités importantes aux marchés financiers. Mais les acteurs des marchés craignent que la BOJ n’ait plus beaucoup d’options à sa disponibilité pour enrayer la hausse du yen ou pour relancer son économie. Le yen a déjà grimpé de 15 % par rapport au dollar cette année, menaçant les profits des entreprises japonaises. (…) »

Quelles seront les conséquences du Brexit sur le Japon ?

  • Des taux encore plus négatifs, avec tous les soucis que l’on peut imaginer sur les marchés obligataires et les actions bancaires
  • Des profits en baisse pour les entreprises
  • Chute de la popularité du gouvernement actuel et changement probable de régime dans les 12 à 24 mois à venir
  • Une crise financière à venir lorsque les investisseurs se rendront compte qu’il n’y a plus d’outils dans la boîte afin de contrer l’effondrement économique entraîné par la démographie et la dette du pays, le Japon étant probablement le pays les plus endetté, en rapport avec la taille de son économie, de l’histoire.

Dans un monde menacé par l’émergence de divers moments à la Lehman, le Japon vient de prendre la première position.

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arroser la démocracie

Jouer les chevaliers blancs de la démocratie à l’étranger et se comporter de façon autoritaire dans son propre jardin : voilà le grand écart, digne de Jean-Claude Van Damme, que les élites européennes sont désormais tenues de faire au quotidien. Le Brexit vient une fois de plus de le démontrer : voici comment les Européistes réagissent lorsque la populace ne vote pas comme attendu.

Il faut revoter

Dans la lignée du célèbre « il faut revoter » de l’inénarrable Daniel Cohn-Bendit après le résultat de la consultation populaire suisse sur les minarets, des voix s’élèvent pour la tenue d’un second référendum. À ce titre, une pétition est d’ailleurs apparue sur Internet… Dont il s’avère que certaines signatures électroniques ont été enregistrées en provenance des îles Caïmans, de Tunisie ou encore d’Islande (la diaspora britannique, nous présumons… source). Donc, en quelque sorte, la démocratie c’est le droit de donner son avis pour autant qu’il soit conforme à la volonté de ceux qui nous dirigent.

Le Brexit sera-t-il actionné ?

La question mérite d’être posée. Après tout, ce ne serait pas le premier référendum qui serait tout simplement snobé par la classe politique, le résultat n’étant pas celui escompté. D’ailleurs, il est important de rappeler que le résultat de ce référendum n’est en aucun cas contraignant. Cet article du Soir, journal belge champion de l’européisme et de la bien-pensance, n’y va pas par 4 chemins : « La question peut paraître étonnante, mais dans certains milieux dirigeants européens, on se la pose déjà : est-ce que le Royaume-Uni respectera la volonté démocratique exprimée lors du référendum, et actionnera le Brexit, c’est-à-dire la sortie de l’Union européenne ? (…) « Les choses ne se passent pas tout à fait comme cela avait été annoncé », explique un diplomate européen généralement bien informé des tendances des réflexions en haut lieu. »

Était-ce une bonne idée ?

Ce même journal, qui multiplie également les articles sur la montée du « populisme », n’a décidément pas froid aux yeux. Interrogeant une volée de cerveaux universitaires, il pose la question : « Un référendum sur le Brexit était-il une bonne idée ? » :

« Pour les politologues, le référendum peut être intéressant à condition d’être bien encadré et ses enjeux correctement expliqués. Car une question simple en apparence, ne l’est pas nécessairement. »

Traduction : la démocratie c’est très bien, mais il ne faudrait quand même pas trop prendre en compte l’avis de la population, qui est bien trop idiote pour donner son avis sur des questions aussi complexes, à moins de lui avoir très bien expliqué ce qu’elle doit voter.

La désinformation continue

Suite à ce vote historique, la campagne de désinformation continue à propos des conséquences du Brexit. Que vont faire les citoyens européens qui travaillent en Grande-Bretagne, comment vont faire les vacanciers britanniques pour voyager dans l’Union sans visa, risque de reprise de la guerre civile en Irlande, etc. On essaie de nous faire croire que sans Union européenne, les états sont dans l’incapacité de négocier des accords bilatéraux que ce soit sur la libre circulation des citoyens, la mise en place de régimes spéciaux pour les séjours de courte durée ou tout autre dossier. Par exemple, vous pouvez aller en vacances en Turquie sans visa ou passeport. En dehors de l’union, la Grande-Bretagne nesera plus contrainte d’appliquer toutes les mesures décidées par les technocrates non élus de Bruxelles… Mais rien ne les empêche d’adopter des dispositions similaires, au cas par cas et en fonction de ses intérêts. Du coup, on se demande bien qui sont les « populistes » : les partisans de la souveraineté ou les Européistes ?

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or physique

Après un début d’année en fanfare, l’or vient de reprendre sa marche en avant suite au résultat inattendu du référendum britannique. En livre sterling, l’or a été jusqu’à grimper de 19 % vendredi dernier alors que les autres classes d’actifs, obligations exclues, ont été fortement malmenées, comme nous l’apprend cet article de Bloomberg publié le 23 juin :

« L’or a connu sa hausse la plus importante depuis le pic de la crise financière mondiale de 2008 après que le Royaume-Uni ait voté en faveur de son départ de l’Union européenne, provoquant des remous sur les marchés et donnant un coup de fouet aux valeurs refuges.

Le métal jaune a grimpé jusqu’à 8,1 %. Les volumes sur les marchés à terme furent 2 fois plus importants qu’à l’accoutumée. Alors que la livre sterling s’effondrait face au dollar, l’or en livre sterling a clôturé en hausse de 14 % après avoir grimpé jusqu’à 19 %. Des sociétés minières comme Barrick Gold Corp. Et Newmont Mining Corp. ont fortement progressé.

« Les volumes échangés restent importants sur les marchés des métaux précieux, ce à quoi on pouvait s’attendre alors que les investisseurs souhaitent se départir du risque, » a déclaré Maxwell Gold, directeur de la stratégie d’ETF Securities, société spécialisée dans les ETF métaux précieux, dont l’or. « La focalisation globale devrait se repositionner sur les impacts à long terme du Brexit, ainsi que sur sa capacité à retarder la Fed » sur le relèvement de ses taux, a-t-il déclaré.

Des volumes sans précédent

Certains clients furent frustrés de ne pas être en mesure de finaliser leurs ordres dans les délais souhaités, alors que d’autres ordres plus massifs ralentissaient leurs transactions, a déclaré Naeem Aslam, analyste en chef des marchés de TF Global Markets, alors qu’il sortait du bureau pour prendre un café après avoir travaillé toute la nuit. Il a déclaré qu’il allait travailler durant le week-end afin de traiter le surplus de travail.

« Les volumes que nous avons vu la nuit dernière furent sans précédent, et c’est loin d’être terminé, » a déclaré Aslam. « Le téléphone n’a pas arrêté de sonner durant toute la nuit. Nous sommes suspendus au fil des actualités. » (…)

L’or pour livraison immédiate a grimpé de 4,9 % pour atteindre 1317,94 dollars l’once après avoir grimpé jusqu’à 1358,54 dollars, son plus haut niveau depuis mars 2014. Société générale avait déclaré que l’or pourrait atteindre les 1400 $ en cas de Brexit.

Beaucoup de fragilité

Depuis le début de l’année, l’or est désormais en hausse de 24 % alors que l’on s’attend à ce que la Fed maintienne ses taux peu élevés, ce qui affaiblit le dollar. Les chances de voir la Fed postposer sa prochaine hausse des taux sont renforcées par le résultat du référendum britannique, d’après Saxo Bank A/S et ICBC Standard Bank Plc.

En Europe, les marchands d’or ont assisté à une ruée sur les métaux précieux, Coin Invest déclarant avoir reçu des visites records de clients britanniques. (…) Les pièces Britannia et Souverain furent les plus populaires dans les heures qui ont suivi le vote. ABC Bullion Co., un marchand d’or de Sydney, a déclaré que les ouvertures de comptes de ce vendredi ont représenté le total d’une semaine normale. (…) »

Plus une telle panique depuis Lehman

Les banques centrales, de la banque d’Angleterre à la BCE en passant par la Fed, l’avaient promis : en cas de besoin, elles interviendraient pour stabiliser les marchés. Suite au séisme de vendredi, elles ont pu tenir toutes leurs promesses. Du côté des marchés, on n’est pas amusé. Par exemple (source : MarketWatch) :

« Les réactions de peur des marchés ont fait du Brexit l’événement le plus stressant qu’ont connu les investisseurs de puis la faille de Lehman Brothers en septembre 2008, » a déclaré le CEO de Blanchard and Co. David Beahm. « Il s’agit d’un point négatif majeur pour les marchés mondiaux. L’or est positionné pour une hausse à long terme en raison du vote du Brexit ainsi que d’autres facteurs financiers mondiaux. »

« Le Brexit est un événement que l’on ne vivra qu’une fois dans sa vie, » a déclaré Ned Schmidt, éditeur du Value View Gold Report. « Tous les arguments contre l’or ont désormais été démolis. » Il s’attend à ce que l’or continue sa marche en avant pour atteindre 1400 $ l’once, et éventuellement atteindre les 1900 $ l’once l’année prochaine.

Alors que d’autres nations européennes pourraient emboîter le pas au Royaume-Uni, la situation européenne ne va que s’empirer, d’après Naeem Aslam, analyste en chef de ThinkForex. De ce fait, Aslam voit l’or « facilement atteindre » les 1500 $ l’once d’ici la fin de l’année.

Dévaluation

Ces anticipations d’un marché haussier de l’or ne s’expliquent pas que par le Brexit. Ce qui se passe sur les autres marchés, dont les actions et les devises, impactera encore plus directement les perspectives de l’or.

Le Brexit est « un événement monétaire mondial, avec des effets destructeurs sur des économies individuelles, » a déclaré Brien Lundin, éditeur de la Gold Newsletter.

« La prescription standard des banques centrales est d’assouplir, de dévaluer leur monnaie» a-t-il déclaré. « Mais si tout le monde tente de dévaluer sa monnaie, y compris les États-Unis, par rapport à quoi peuvent-elles baisser ? Seul l’or résistera à la tourmente. Et à long terme, ce ne sera pas parce que c’est supposé être une valeur refuge, mais parce qu’il s’agit de l’unique protection contre la dévaluation de l’argent papier. »

En résumé : ce n’est pas le Brexit en soi qui fait grimper l’or. Avec ou sans la Grande-Bretagne dans l’Union, la Terre continuera de tourner. Par contre, cet évènement ne fait que mettre en lumière les faiblesses structurelles du système financier et de l’économie mondiale : impossibilité de remonter les taux, guerre des devises, faible croissance, surendettement.

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UK sortie de l'UE

Nous n’y croyions pas du tout, ce fut donc une surprise totale ce matin lorsque nous avons découvert que les partisans de la sortie de l’UE ont fini par émerger dans ce référendum attendu par toute l’Europe et la planète. Après une nuit folle animée par toutes les spéculations, l’issue que tout le monde craignait, ou presque, s’est matérialisée au milieu de la nuit pour être confirmée au petit matin. Les conséquences ne se sont pas fait attendre : effondrement de la livre sterling à son plus bas de 1985, bond de l’or qui a allègrement passé la barre des 1300 $ et marchés qui tanguent.

Au final, c’est donc Jim Rickards qui avait raison. Face à un monde financier trop sûr de lui qui s’était déjà lourdement positionné pour la victoire du « Remain », parier sur la sortie de l’Union en misant par exemple sur l’or ou la baisse de la livre sterling représentait un bon rapport « risque/rendement ». Et avec l’or qui s’est apprécié de presque 5 % en quelques heures, ceux qui ont pris ce risque ont été largement récompensés.

Parmi les européistes, les élites et les financiers, c’est bien entendu la stupéfaction. Dans un premier temps, la victoire du « Remain » fut annoncée à 52 %. Nigel Farage, leader de la campagne en faveur du Brexit, a même été jusqu’à reconnaître la défaite de son camp pour ensuite se raviser un peu plus tard. Petit à petit, la tendance s’est inversée pour finalement consacrer la victoire des partisans de la sortie de l’Union européenne à 52 %.

Tendances régionales fort variables

En gros, l’Angleterre a fortement voté en faveur du Brexit, à l’exception de Londres,  alors que l’Écosse et l’Irlande du Nord ont soutenu le maintien dans l’Union. Ce qui est quelque peu paradoxal, vu que l’entité qui fédère des territoires souhaite s’affranchir de la tutelle qui entrave sa souveraineté, tandis que ces mêmes les entités fédérées ont voté pour maintenir la tutelle d’une autorité supérieure… à l’autorité fédérale! Ce qui signifie qu’outre les risques de désintégration de l’Union européenne, c’est le Royaume-Uni qui pourrait voler en éclats le premier, l’Écosse et l’Irlande du Nord souhaitant globalement être membre de l’Union. Ce sont évidemment les régions laissées pour compte économiquement qui ont largement contribué à cette issue historique.

Brexit : les marchés tanguent

Mais les principales conséquences de ce Brexit sont bien entendu financières et politiques. Les marchés, par les mouvements de la livre, de l’or, des actions, etc., dans les jours qui ont précédé le référendum ont clairement indiqué qu’ils s’attendaient au maintien du statu quo. Ce résultat-surprise a donc provoqué une véritable pagaille sur les marchés, propulsant les métaux précieux à la hausse, faisant chuter la livre sterling de plus de 10 % jusqu’à son plus bas de 1985.

À l’heure d’écrire ces lignes, on attend toujours l’ouverture des bourses européennes (note : Paris vient d’ouvrir en baisse, de plus de 7,5 %) alors que le carnage a déjà débuté en Asie, avec un Nikkei en baisse de près de 8 % au moment d’écrire ces lignes et une bourse de Hong Kong en recul d’environ 4 %. À Londres, on attend une ouverture avec une baisse de 8,8 % du FTSE100. Si la journée devait se finir de cette façon, il s’agirait de la 3e plus grosse baisse de l’histoire du FTSE ! Cette journée s’annonce donc extrêmement mouvementée sur les marchés, qui pourrait se muer en « Vendredi Noir ». Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, les investisseurs qui se sont bien positionnés sur l’or peuvent observer sereinement cette pagaille en grignotant l’un ou l’autre pop-corn.

Cameron devrait démissionner, panique chez les technocrates européens

David Cameron, l’homme qui a au moins eu le courage d’organiser ce référendum dans une Europe où les parlements préfèrent se passer de l’avis des peuples, voire même passer outre lorsque les consultations ne produisent pas les résultats escomptés, devrait démissionner très rapidement. Dans le camp des Travaillistes, c’est même la cacophonie complète alors qu’une certaine frange du parti demande de démarrage dans les meilleurs délais des négociations de sortie via l’activation de l’article 50 devant le conseil européen. Chose qui pourrait avoir lieu dès le futur sommet européen des 28 et 29 juin. Cependant, il faudra attendre de 12 à 24 mois pour que la procédure soit bouclée.

Cette victoire, véritable plébiscite de la souveraineté, représente un énorme coup de boost aux Nigel Farage de France, d’Italie et d’ailleurs qui souhaitent voir un tel référendum être organisé dans leur pays respectif.  Marine Le Pen a notamment twitté « Victoire de la liberté ! Comme je le demande depuis des années, il faut maintenant le même référendum en français dans les pays de l’UE ». Aux Pays-Bas, Geert Wilders n’a rien demandé d’autre : « Le jeudi 23 juin sera inscrit dans l’histoire comme le jour de l’Indépendance. L’élite europhile est vaincue. Le Royaume-Uni indique à l’Europe le chemin vers l’avenir et la libération. Le temps est venu d’un nouveau départ, fondé sur ses propres forces et la souveraineté. Aussi aux Pays-Bas. »

Du côté des technocrates européens, on appelle à resserrer les rangs. Donald Tusk en a notamment appelé à l’unité des 27.