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Bulle

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Cela ne fait qu’une semaine que nous sommes en 2017 mais nous assistons au développement de certaines tendances initiées depuis un certain temps. C’est d’autant plus intéressant vu que le nouveau président américain va prendre ses fonctions. Nous pourrions assister à des événements exceptionnels.

Par exemple, nous semblons être spectateurs d’un renversement de tendance sur de nombreux marchés. Certaines de ces nouvelles inclinations pourront prendre du temps pour se développer, d’autres pourraient avoir lieu subitement. La plupart des marchés majeurs seront affectés, à savoir les marchés obligataire et du crédit, des devises, actions, des métaux précieux, des métaux et de l’immobilier.

Mais penchons-nous sur la plus grosse bulle des bulles de l’Histoire : le marché obligataire mondial. Ce marché a tout simplement explosé, passant de 10 trillions de dollars en 1990 à 100 trillions de dollars aujourd’hui. Lorsque nous le comparons à l’expansion de la dette depuis le début de la grande crise financière en 2006, le marché obligataire s’est valorisé de 70 %.

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Avec une telle augmentation de la taille du marché obligataire, on aurait pu s’attendre à une progression similaire du PIB, mais c’est loin d’être le cas. Le PIB mondial est passé de 20 trillions de dollars en 1990 à 74 trillions aujourd’hui. Il n’a donc augmenté que de 3,7 fois. Pour chaque augmentation d’un dollar du PIB mondial, la planète a émis 2,7 fois plus d’obligations. Il s’agit d’un nouvel exemple parfait de la loi des rendements décroissants : il faut toujours plus de dette pour faire de la croissance mondiale.

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La dette souveraine représente 50 % du marché obligataire. Ce sont les gouvernements qui furent les plus prolifiques de cette création de dette. Aucun gouvernement ne sera en mesure de rembourser. C’est pourquoi environ 15 trillions de dollars d’obligations d’État affichent des rendements négatifs. Elles incluent 50 % des émissions de l’Allemagne, des Pays-Bas, de la Suède et de la Finlande. Ensuite, quasiment toutes les émissions obligataires affichent un rendement en dessous de zéro.

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Nous assistons donc à une explosion de la dette en conjonction avec la baisse des taux, proches de zéro ou négatifs. Une telle configuration serait impossible sur des marchés libres.

Source : extraits de l’article d’Egon von Greyerz, publié le 8 janvier 2017 sur KWN

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Une gigantesque bulle s’est formée à la fois sur les actions et sur les obligations partout dans le monde. D’habitude les obligations servaient de refuge lorsque les actions plongeaient et inversement. Où ira cette fois l’argent ?

Si la question est simple, la réponse n’est pas facile.

Typiquement, les cours des obligations et des actions évoluent comme les plateaux d’une balance. Lorsque l’un monte, l’autre descend, et vice versa. Si l’un des deux est frappé de plein fouet, les investisseurs se précipitent sur l’autre.

Mais nous ne sommes pas dans un marché typique. Les actions et les obligations sont sur une pente ascendante. Les deux marchés sont chers ; et lorsque l’un des deux monte, l’autre le suit.

Dans le jargon boursier, on dit que les actions et les obligations sont étroitement “corrélées.” Selon le Wall Street Journal, les bons du Trésor et le S&P 500 sont aujourd’hui plus que jamais corrélés “depuis 10 ans.”

C’est là que le problème se pose…

Lorsque les actions et les obligations sont trop corrélées, cela signifie généralement que les banques centrales ont jeté tant de sable dans les rouages que la machine du marché s’est cassée. Le compromis normal entre les actions et les obligations ne fonctionne plus. Un “événement” majeur de correction pourrait bien ne pas être loin.

Les taux d’intérêt à peine au-dessus de zéro de la Fed font que les investisseurs recherchent désespérément du rendement. Selon mon collègue Charles Hugues Smith :

“L’argent gratis pour les financiers a suscité une quête du rendement partout où il pouvait y en avoir. Le résultat est que les classes d’actifs avec un rendement sont devenues étroitement corrélées.

Les actions comme les obligations sont surévaluées. Cela signifie qu’il n’y a aucun moyen d’attraper des obligations à prix intéressant si les actions se prennent les pieds dans le tapis :

“Lorsque toutes les principales classes d’actifs sont dans une bulle, il n’y a pas de classe d’actif ‘meilleure marché’ où transférer son capital.

C’est là que les choses deviennent intéressantes.

Comme l’observe R.J. Grant, directeur des marchés actions chez KBW :

“‘Lorsqu’il y a trop de monde sur les trades, ils passent généralement par une courte période de débouclage violent.

Il faut comparer cela à un ressort en spirale, explique Vadim Zlotnikov, directeur de la stratégie chez AllianceBernstein Holding LP. “Parce que la marge de sécurité est assez étroite, on peut avoir des mouvements importants sur la base d’informations complémentaires relativement peu significatives.”

Un rien suffirait à tout déclencher. Une rumeur inquiétante… Les bribes d’une conversation que l’on surprend… Une hausse des taux

Les marchés s’attendent à ce que la Fed relève les taux en décembre. Mais même une hausse mineure des taux pourrait détendre le ressort, comme l’explique l’investisseur milliardaire Ray Dalio de Bridgewater Associates :

“Si les taux d’intérêt s’élèvent juste un peu plus que ce qui est escompté sur la courbe, cela aura un gros effet négatif sur le prix des obligations et de tous les actifs car ils sont tous très sensibles au taux d’escompte.

Par conséquent, continue Dalio, “les risques sont asymétriques à la baisse.

Existe-t-il une classe d’actifs sans risques “asymétriques à la baisse ?” Les seules classes d’actifs qui ne soient pas dans une bulle sont ceux qui n’offrent pas de rendement : les métaux précieux et les matières premières.

Des dizaines de milliers de milliards de dollars se trouvent dans les actions et les obligations. Seule une minuscule fraction de cette somme est investie dans les métaux précieux et les matières premières. Si le sol s’écroule, quels effets auront 10 000 milliards de dollars à la recherche d’un refuge sur les petites classes d’actifs comme les métaux précieux et les secteurs liés aux marchés des matières premières ?

Sa réponse :

“Le chaos qui apparaîtra lorsque des dizaines de milliards de dollars, de yen, de yuans et d’euros, etc., essaieront de gagner les issues de secours lorsque la bulle des actifs éclatera sera monumental ; la hausse des prix des petites classes d’actifs à mesure qu’arrivera en force l’argent sera tout aussi monumentale.

HSBC vient tout juste de publier une alerte : les récents mouvements du marché boursier ressemblent fortement au “lundi noir” de 1987… qui avait aussi eu lieu au mois d’octobre. Nous ne le mentionnons qu’en passant, bien sûr.

Mais il serait peut-être temps aujourd’hui de se diriger vers les issues de secours avant qu’elles ne soient prises d’assaut.

Pour plus d’informations et de conseils de ce genre, c’est ici et c’est gratuit.

Article de Brian Maher, via les publications Agora.

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Article de Zero Hedge, publié le 18 août 2016 :

« Hier, dans les notes du comité de la Fed, un aveu saisissant est apparu : « plusieurs participants ont exprimé des craintes à propos de la période étendue de taux bas qui risque d’augmenter l’encouragement des investisseurs à rechercher le rendement, ce qui pourrait mener à des mauvaises allocations de capital et à une évaluation erronée du risque, avec d’éventuelles conséquences adverses pour la stabilité financière ». À ce propos, le stratégiste en chef crédit de Bank of America Hans Mikkelsen propose une réplique amusante :

« Nous sommes d’accord. Cependant, vu que nous sommes toujours à portée d’une phase de rendement, nous restons optimistes sur les écarts de rendement des obligations d’entreprises de haute qualité. »

Autrement dit, il y a une bulle. Tout le monde, même la Fed, le sait, comme une enquête récente de Bank of America l’a révélé. Mais tout le monde poursuit ses achats, tout bêtement car il n’y a pas d’autre alternative. Mais qui achète quoi, et pour combien ?

En réponse à la première question, Mikkelsen note que le marché obligataire corporate (obligations de haute qualité) a plus que doublé en taille depuis la crise financière. En effet, comme le montre le graphique ci-dessus, depuis la crise financière les obligations de sociétés solides ont grimpé, passant de plus de 2 trillions de dollars à un peu moins de 6 trillions de dollars.

Et concernant l’identité des acheteurs « de toute cette dette », la réponse est surprenante : il s’agit principalement d’investisseurs particuliers et étrangers.

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« Durant les années 2010-2013, la baisse des taux orchestrée par la Fed et les QE ont poussé les investisseurs individuels vers le marché obligataire d’entreprise. Puis, grâce à l’aide des banques centrales étrangères, les investisseurs étrangers sont entrés dans la danse. (…) »

Durant la bulle du crédit de 2006, ce furent principalement les investisseurs individuels (qui s’étaient précipité sur l’immobilier parce que comme Bernanke l’avait promis, l’immobilier ne baisse pas et ne baissera probablement jamais) qui se firent massacrer, ainsi que les gestionnaires étrangers qui avaient acheté tous les CDO, DCO et autres acronymes toxiques : ce furent eux qui se firent lessiver les premiers. Vu la bulle de crédit qui a empiré aujourd’hui, et qui ironiquement a été exploitée pour financer des rachats d’actions records, pousser à la hausse les marchés actions et faire exploser les bonus des dirigeants, ce sont à nouveau les mêmes victimes qui se feront rincer lorsque la prochaine bulle obligataire explosera. Gardez un œil sur la hausse des taux pour anticiper cet événement. »

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C’est Brian Barnier de ValueBridge Advisors qui  l’affirme : 93 % de la hausse des marchés actions depuis 2008 est le résultat des actions de la Fed. Ses analyses montrent également comment l’influence du PIB sur les mouvements boursiers a été remplacée à partir des années 70 par différents instruments de crédit, qui furent à leur tour effacés par les QE de la Fed. C’est ce que nous apprend cet article de Yahoo Finance publié le 11 mars 2016 :

« Le marché haussier vient de célébrer son 7e anniversaire. Mais les hausses de ces dernières années, ainsi que le recul récent, pourraient s’expliquer par un seul facteur : les politiques monétaires. Le graphique ci-dessus permet d’expliquer visuellement les bulles précédentes et actuelles.

Le S&P 500 a doublé entre novembre 2008 et octobre 2014, soit durant une période coïncidant avec les assouplissements quantitatifs de la Fed (achat d’actifs). Après 3 rounds de QE, durant lesquelles la Fed a déversé des milliards de dollars chaque mois sur le marché obligataire, son bilan est passé de 2,1 à 4,5 trillions de dollars.

Il ne s’agit pas d’une corrélation fallacieuse d’après l’économiste Brian Barnier, directeur de ValueBridge Advisors et fondateur de FedDashboard.com. De plus, il affirme que chaque marché haussier qui s’est prolongé durant plusieurs années peut à chaque fois être expliqués par un seul facteur.

Barnier a compilé dans un premier temps la valeur totale des titres cotés en bourse depuis 1950. Il a ensuite divisé cette valeur par d’autres facteurs économiques et mis les résultats en graphique. Si des lignes horizontales apparaissent, cela signifie que le numérateur (la valeur des actions) et le dénominateur (l’autre facteur) évoluent de concert.

« C’est tout l’intérêt de l’analyse visuelle, » a-t-il déclaré. « Nous savons que nous devons trouver des lignes droites, bien stables, pour savoir que nous avons un résultat positif. »

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En ayant joué avec des centaines et des centaines de facteurs, Barnier a fini par éliminer la plupart d’entre eux pour n’en conserver que 4 : les données du PIB pour les 5 années à venir, les dettes des ménages et des associations, les actifs d’open market et les actifs de la Fed. Durant 4 périodes distinctes, chacun de ces paramètres a dicté les mouvements du marché, ce qui est confirmé par des analyses de régression.

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Il a ensuite isolé chacun de ces facteurs, sur un graphique séparé, en les qualifiant d’ « ères » boursières :

  1. Entre la Seconde Guerre mondiale et la moitié des années 70, les perspectives de croissance du PIB expliquaient 90 % des mouvements des marchés actions, d’après l’analyse statistique de Barnier.
  2. L’influence du PIB a commencé à s’éroder au début des années 70 avec la montée en puissance des cartes de crédit et du crédit à la consommation. La dette des ménages s’est d’abord creusée via les cartes, par le crédit hypothécaire ensuite, jusqu’au crash immobilier du début des années 90. L’analyse de Barnier montre que la dette est derrière 95 % de la hausse totale du marché durant cette période.
  3. La période entre la moitié et la fin des années 90 jusque 2000 fut, bien entendu, marquée par la bulle Internet. Si la bourse fit la plupart des grands titres, ce fut également une période d’activité à la hausse pour le marché des billets de trésorerie. Les start-ups et les jeunes sociétés cherchaient à se financer bien au-delà de la valeur stratosphérique de leurs titres pour financer leurs opérations. L’analyse de régression de Barnier montre que la multiplication des billets de trésorerie peut expliquer jusqu’à 97 % de la bulle Internet.
  4. Peu de temps après l’explosion de la bulle Internet, une bulle s’est développée sur le marché immobilier, cette fois-ci dopée par le crédit immobilier et d’autres types de crédit. Ce facteur a engendré 94 % de la hausse des marchés durant les premières années de ce millénaire.
  5. Alors que la crise financière atteignait son paroxysme en 2008, la Fed décida d’inonder de dollars les marchés financiers via l’achat d’obligations. Simultanément, les taux d’intérêt chutèrent, les rendements obligataires évoluant dans le sens opposé du prix des obligations. Barnier estime que la Fed est responsable de 93 % de la hausse des marchés entre le début de son premier QE et aujourd’hui. Jusqu’au premier semestre 2013, la Fed était responsable de l’intégralité de la hausse, d’après lui.

Depuis que la Fed a mis fin à ses achats d’obligations fin 2014, le S&P 500 a reculé d’environ 16 % pour être plus ou moins au même niveau qu’à la fin du QE. D’après Barnier, les investisseurs doivent anticiper le prochain facteur qui déterminera les mouvements des marchés.

« L’assouplissement quantitatif de la Fed a pris fin, mais nous sommes désormais dans l’ère des taux d’intérêt, » a-t-il déclaré. « Cela signifie, pour tout investisseur qui se demande quoi faire aujourd’hui, que la première étape consiste à se doter d’une stratégie macroéconomique. »

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Résumé de l’étude de Peter Schiff par Addison Quale, publiée sur SafeHaven.com :

« ‘Pour réussir aux États-Unis vous avez besoin d’un diplôme d’études supérieures’. Cette idée est aujourd’hui tellement répandue que le droit à une formation supérieure est aujourd’hui l’un des points clés du programme de la plupart des plates-formes politiques. Quid des jeunes qui ne peuvent pas se permettre de telles études ? La réponse ‘logique’ des politiciens des 2 bords est que le gouvernement doit les subsidier. Mais très peu sont assez courageux pour poser la question suivante, à savoir ‘combien tout cela coûte-t-il ?’.

La réponse est simple : aujourd’hui, ce coût s’élève à 1,2 trillion. Il s’agit du montant accordé en prêts étudiants aux États-Unis. Ils sont désormais la seconde catégorie la plus importante du crédit privé derrière le crédit hypothécaire. Le prêt étudiant a littéralement explosé depuis la dernière crise financière de 2008 pour dépasser aujourd’hui les encours du crédit auto et des cartes de crédit.

Le Rêve Américain était simple : il représentait la capacité de chaque individu de tracer sa propre destinée et sa prospérité sans interférences de la part du roi, du gouvernement ou d’autres intérêts puissants ; le droit à la vie, à la liberté et à la propriété. Au fil des générations, ce rêve a été coopté par les politiciens et les banquiers pour que ceux-ci accaparent les votes et les richesses. Au 20e siècle, posséder son logement devint partie intégrante du rêve. Une idée qui déboucha sur l’opinion catastrophique que même les emprunteurs qui ne remplissent pas les conditions ont le droit d’acheter une maison. Nous en avons déjà subi les conséquences avec la crise des crédits subprime qui déboucha sur la grande récession.

Aujourd’hui, 10 ans plus tard, les politiciens affirment désormais qu’un diplôme d’enseignement supérieur fait partie intégrante du rêve américain et qu’il s’agit donc d’un droit qui doit être accessible à tou(te)s, peu importe vos moyens financiers ou intellectuels. Encouragée par des taux d’intérêt toujours plus bas et la promesse implicite que Mr Contribuable viendra encore une fois la rescousse en cas de défaut, la bulle du crédit étudiant n’a cessé de gonfler.

Depuis 2003, cette dette a plus que quadruplé, passant de 250 milliards à plus d’un trillion. Depuis le premier mandat du président Obama, elle a augmenté de plus de 500 milliards (une hausse de 75 %) alors qu’elle n’était encore qu’à 660 milliards avant son élection. De plus, fin 2008, le taux de défaut était de 7,9 % alors qu’il est aujourd’hui à 11,3 %, une énorme hausse d’un chiffre qui reste probablement sous-évalué.

Mais le facteur le plus alarmant de cette tendance est qu’aucune garantie n’est requise pour l’octroi d’un crédit étudiant. Les banques peuvent saisir et procéder à la vente publique d’une maison lorsque le propriétaire n’est plus en mesure de rembourser son crédit. Cependant, que peut faire une banque dans le cas d’un crédit étudiant ? Saisir le diplôme ? Le savoir ?  En bref, chaque dollar en défaut d’un crédit étudiant sera un nouveau coup de poignard dans l’économie.

Mais ne pensez pas un seul instant que les étudiants en réchapperont indemne. Les crédits étudiants ne sont pas effacés via la faillite personnelle (note : aux États-Unis, les individus ont le droit, comme une entreprise, de se déclarer en faillite et d’obtenir ainsi l’effacement total ou partiel de leurs dettes). Le gouvernement fédéral a le droit de saisir jusqu’à 15 % des revenus bruts des personnes qui ont fait défaut durant 25 ans.

Certains pourraient dire : et alors ? L’Amérique a déjà fait face à des niveaux massifs de dette, quelle est la différence aujourd’hui ? Le problème c’est que la bulle du crédit étudiant ne fait que s’ajouter au fardeau énorme de la dette nationale, qui à 102 % du PIB américain est clairement irremboursable et qui nous mènera inexorablement vers un effondrement financier.

De plus, le chiffre de 1,2 trillion n’est que le total actuel des crédits étudiants. On s’attend à ce que montant triple dans les 10 années à venir. (…) »

Note : de nombreux articles et reportages ont montré que les prêts étudiants sont utilisés par de nombreux ménages pour nouer les 2 bouts depuis la crise de 2008. Pour en bénéficier, il suffit de s’inscrire à une formation ou un cursus. Il n’y a aucune vérification quant à l’utilisation des montants prêtés.

De l’interview téléphonique de Marc Faber, accordée à CNBC le 30 avril 2015 :

« Cela fait 2 ans qu’une correction est due sur les marchés américains. Comme je le dis toujours, une bulle est une bulle et à défaut d’une correction, le marché continue de grimper jusqu’à ce qu’il explose.

La situation est telle que nous n’assisterons pas à une correction de 10 %. Ils vont peut-être continuer de grimper mais lorsque la correction arrivera, elle sera d’au moins 30 à 40 % minimum. (…)

Je ne veux pas être en cash à 100 % pour la bonne et simple raison que je ne fais pas confiance au gouvernement et aux banques. Je préfère me positionner sur l’immobilier et les métaux précieux. Pour parler des actions, le seul groupe qui sort du lot et qui représente une bonne affaire au niveau mondial ce sont les actions des sociétés minières spécialisées dans l’or. »

Pourquoi un tel positionnement alors que l’or stagne depuis un certain temps ?

Cette année, l’ETF GDX est en hausse de 12 %, Newmont Mining augmenté de 37 % et Barrick de 30 %. En ce qui concerne cette année, c’est donc loin d’être mauvais. En ce qui concerne l’année dernière et le cours de l’or, le métal jaune fut derrière le dollar la devise qui s’est comportée le mieux en limitant sa baisse à 1,4 % (face au billet vert). Par rapport à l’euro, au yen, au rouble et toutes les autres devises, il s’est bien comporté.

Je ne sais pas si le cours de l’or va augmenter dans les semaines à venir mais quand je vois les actions des banquiers centraux, leur création monétaire imprudente, de la Fed à la banque du Japon en passant par la BCE et la Bank of England, je veux posséder des métaux précieux. »

Le présentateur : « donc c’est votre stratégie, les métaux précieux car vous estimez que dans l’ensemble l’état de l’économie du moins aux États-Unis, ne justifie pas la valorisation actuelle des actifs.

Marc Faber : c’est exact. »

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Article de Michael Snyder, publié le 23 avril sur TheEconomicCollapseBlog.com :

« Le Nasdaq a enfin réussi. Il est remonté à son niveau d’avant l’éclatement de la bulle Internet en 2000. En mars de cette année, le Nasdaq atteignait son plus haut historique à 5048,62 points. Jeudi dernier, ce record a désormais été éclipsé lorsque l’index technologique a clôturé à 5056,06 points à la plus grande joie de Wall Street.

Ce qui signifie que si vous avez investi pendant la bulle, 15 ans plus tard vous avez enfin récupéré vos billes. Malheureusement, la vérité est que cette hausse n’est pas le fruit de la vigueur économique des États-Unis. Comme durant les deux derniers épisodes, nous assistons à une bulle financière irrationnelle. Parfois, ces bulles peuvent perdurer étonnamment longtemps mais tôt ou tard elles finissent toujours par exploser. D’ailleurs en ce moment, de nombreux signes annonçant des soucis économiques naissent autour de nous. Voici les 11 signes qui indiquent que nous sommes au seuil d’une nouvelle crise.

  1. D’ici la fin de l’année, les experts estiment que la moitié des sociétés américaines de fracturation hydraulique auront fait faillite ou auront été vendues.
  2. Le nombre de puits de pétrole aux États-Unis ne cesse de baisser alors que ce secteur est en train d’imploser. Cela fait d’ailleurs 19 semaines d’affilée que le nombre de puits en activité baisse.
  3. McDonald’s a annoncé la fermeture de 700 restaurants « à la performance décevante » en 2015. Pourquoi la chaîne de restaurants ferme-t-elle des points de vente si l’économie se redresse ?
  4. La Grèce est à nouveau au bord du précipice. On a d’ailleurs appris récemment via le sous-ministre des finances Dimitras Mardas que la Grèce racle les fonds de tiroir depuis février.
  5. L’électricité est fabriquée à l’échelle mondiale à 40 % par la combustion de charbon. Lorsque le prix du charbon baisse c’est un signe de la baisse de l’activité économique. Juste avant la crise financière de 2008, le cours du charbon avait explosé pour s’effondrer de façon dramatique. Et devinez quoi, le charbon a déjà fortement baissé, il est d’ailleurs moins cher que durant la dernière récession.
  6. Le prix du minerai de fer s’est aussi effondré. Il a baissé de 35 % durant les 9 derniers mois. David Stockman pense que cela est dû à la grosse crise déflationniste qui se prépare en Chine.
  7. Actuellement, la Chine est le plus gros acteur du commerce mondial. C’est pourquoi il est alarmant de voir les importations (-12,3 %) et les exportations (-14,6 %) de mars de ce pays s’effondrer totalement.
  8. Le nombre de sociétés cotées aux États-Unis qui ont déclaré faillite durant le premier trimestre 2015 a doublé par rapport au même trimestre de l’année dernière.
  9. Les ventes de nouvelles maisons aux États-Unis n’avaient plus décliné aussi fortement depuis 2 ans.
  10. Les indices manufacturiers des États-Unis ont été très faibles récemment.
  11. Le ratio entre le salaire moyen d’un ouvrier et le prix des actions américaines n’a jamais été aussi élevé. Dire que nous sommes dans une bulle financière est un euphémisme.

Depuis longtemps, j’affirme que 2015 sera une année pivot pour le système financier mondial, et je maintiens mes propos. Pourtant durant ces 4 premiers mois de l’année, les choses ont été étonnamment calmes en surface. Pourquoi ?

Je pense que, conformément au dicton, c’est le calme avant la tempête. Il y a tous ces signes visibles autour de nous mais pour la plupart des gens tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Malheureusement, cette période de calme apparent ne s’éternisera pas.

Les gens les mieux informés se préparent. Jugez-en par les mots du CEO de Snapchat, Evan Spiegel :

« La Fed a créé des conditions de marché anormales avec sa création monétaire et sa politique de taux zéro. Les investisseurs cherchent le rendement là où il est notamment dans les sociétés technologiques. Cependant sur ces valorisations toutes les sociétés technologiques sont chères même en partant du principe qu’elles enregistrent des bénéfices durant les 5 années à venir. Cela signifie que les investisseurs à la recherche de bonnes affaires ont quitté le marché qui est désormais animé par les opportunistes. A un moment donné, il n’y aura plus d’opportunistes pour acheter toujours plus cher, c’est à ce moment-là que le marché se mettra à vaciller. Pour une correction de 10 à 20 %, ou même plus, surtout pour les technologiques. »

Cela n’arrivera peut-être pas la semaine prochaine, ou le mois prochain, mais une crise pointe à l’horizon. Et lorsqu’elle se déclenchera, ce sera un véritable tremblement de terre même si toute personne dotée d’un peu de bon sens la voit arriver à des kilomètres.

Dans cette interview publiée sur The Daily Reckoning, Richard Duncan explique pourquoi il estime que la crise de 1929 est quasi identique à celle de 2008 tout en décrivant la réponse différente qui a été apportée par les instances dirigeantes durant ces 2 crises ainsi que les conséquences de la nouvelle approche. Il évoque également le rôle du standard or pour assurer la stabilité économique.

La Nouvelle Dépression

Je pense que cette Nouvelle Dépression, comme je l’appelle, a plus ou moins les mêmes origines que la grande dépression, elle a évolué de la même façon jusqu’à la mise en place de politiques de réaction (QE). Je m’explique.

Je pense que la grande dépression trouve ses origines dans la Première Guerre mondiale. Durant cet événement, toutes les nations européennes sont entrées en guerre. Mais elles n’avaient pas assez d’or pour se lancer dans un tel conflit.

Elles se sont alors détournées du standard or, les gouvernements se sont mis à émettre énormément de dette. Et au même moment, les banques centrales se sont mises à créer énormément d’argent papier pour financer la dette gouvernementale.

Tout ceci a débouché sur une bulle mondiale du crédit que nous appelons les Années Folles. On dit que ce fut une période plaisante mais durant les années 30 cette dette ne peut être remboursée, si bien que le système bancaire international s’est effondré ainsi que le commerce mondial et les instances dirigeantes ne surent pas comment réagir.

Ils croyaient au laissez-faire et aux ajustements naturels du marché. En gros, ils ont fait un pas en arrière et ont laissé les forces du marché se rééquilibrer.

Malheureusement, cet ajustement a débouché sur un PIB inférieur de 46 % à celui de 1929 et sur un taux de chômage de 15 à 25 % durant toute la décennie des années 30. Durant cette période, l’Allemagne s’est tournée vers le fascisme et a envahi l’Europe, le Japon est devenu militariste et a envahi l’Asie. Durant la Seconde Guerre mondiale, il y a eu 60 millions de victimes. Les États-Unis ont augmenté leurs dépenses de 900 %. Cette explosion de la dette américaine et des dépenses a finalement mis un terme à la dépression. Or, nous sommes confrontés à une situation similaire aujourd’hui.

Les choses ont démarré en 1971 avec la fin des accords de Bretton-Woods. Il s’agissait plus ou moins d’un standard or et après son abandon les gouvernements se sont mis à émettre de plus en plus de dettes et à se financer via la création monétaire.

Cela a débouché sur une longue période de boom économique, 5 décennies qui furent vraiment agréables. Mais en 2008, ce crédit ne peut plus être remboursé si bien que le système bancaire international et le commerce mondial ont commencé à s’effondrer.

À la grande différence que cette fois, au lieu de laisser les marchés se rééquilibrer, la réponse fut de faire tout ce qui était possible pour empêcher ces forces du marché de faire leur œuvre.

Les instances dirigeantes sont terrifiées d’un nouvel équilibre qui mènerait à un PIB inférieur de 40 à 50 % par rapport à celui de 2006 avec toutes les conséquences que l’on peut imaginer sur l’emploi et sur les crises géopolitiques.

Pour empêcher la nouvelle dépression, on a créé des trillions de dollars d’argent papier pour financer les déficits. Résultat des courses, nous n’avons pas basculé dans la nouvelle dépression dans laquelle nous serions si tout ceci n’avait pas été fait. (…)

Je pense que la Fed sera forcée de faire un nouvel assouplissement quantitatif massif, un QE4, afin de fournir la demande dont a besoin notre système économique pour faire de la croissance et en fait survivre. (…)

Sur le standard or qui limitait le crédit disponible

Je pense que la nature de notre système économique a changé de façon drastique lorsque nous avons brisé le lien entre le dollar et l’or en 1968.

Jusqu’à cette date, une loi imposait à la Fed de posséder pour chaque dollar émis sa contrepartie en or à hauteur de 25 %. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, ce n’était pas un problème vu que les États-Unis avaient amassé une énorme quantité d’or durant les années précédentes.

Mais en 1968, nous sommes arrivés à un point où les États-Unis n’avaient plus assez d’or et ne pouvaient donc plus émettre des dollars. Il était impossible de respecter la règle des 25 % d’or. La règle a alors été abandonnée par le président Johnson et le Congrès. (…)

Ce changement a bouleversé le mode de fonctionnement de notre système économique et plus particulièrement en termes de commerce international. (…) Le standard or permettait d’équilibrer la balance commerciale entre les pays, je m’explique.

Si l’Angleterre avait eu un énorme déficit commercial avec la France il y a 150 ans, l’or anglais aurait été mis sur un bateau et envoyé en France pour payement.

Cela signifie que la masse monétaire de l’Angleterre se serait fortement contractée ce qui aurait provoqué une récession sévère ainsi que la déflation. Le contraire se serait passé en France (…), si bien qu’à un moment, les Français se seraient mis à acheter des produits anglais bon marché provoquant un rééquilibrage. (…) C’est ainsi que cela marchait, mais ce n’est plus le cas aujourd’hui.

Lorsque les accords de Bretton-Woods furent annulés en 1971, il n’a pas fallu longtemps aux États-Unis pour réaliser qu’ils pouvaient acheter des biens à l’étranger en payant en dollars, son argent papier, au lieu d’or. C’est pourquoi au début des années 80, les États-Unis ont commencé pour la première fois à enregistrer un déficit commercial très important. (…) »

La suite demain

Robert Griffiths est l’un des meilleurs stratégistes de Cazenove Capital, société d’investissement qui a notamment la charge de gérer les actions de la reine d’Angleterre. Il a fait, pour KWN, l’état des lieux des marchés d’investissement.

Tendance-Or

Robert Griffiths : « je raisonne en termes de cycles. Un cycle normal dure environ 4 ans. Depuis 1945, nous vivons au rythme du cycle présidentiel des États-Unis. Cela fonctionne ainsi : après une récession, vous assistez à 3 très bonnes années, tandis qu’on assiste à une correction dans la 4e année.

Après les bas de 2009, on aurait pu s’attendre à une correction l’année dernière en octobre. Elle n’a pas eu lieu à cause du QE, dont l’objet était justement d’empêcher cet événement d’arriver.

Si on observe ce qui s’est passé durant ces 100 dernières années, certains de ces redressements boursiers ont duré plus longtemps que d’autres, mais celui-ci dur déjà depuis 60 mois. C’est beaucoup plus long que le cycle habituel. Il s’agit sans conteste d’une anomalie statistique, même s’il ne s’agit pas du record pour autant.

En fait, le record date de 1929, et vous savez comment cela s’est terminé : très, très mal. Il y a eu également une période d’euphorie entre 1982 et 1987. Cependant, si le rally actuel devait se poursuivent jusqu’à juillet, il s’agira du plus long rally de l’histoire après celui de 1929. Je ne pense pas que cela arrivera, nous devrions entre-temps assister à une correction significative, à mon avis entre 20 et 25 %. Certains appelleront ça le marché baissier cyclique. La question est de savoir quand il commencera.

Au niveau de la valorisation du marché, on sait déjà que le Schiller P/E (rapport cours/bénéfice) est d’environ 26. Les actions sont donc déjà chères. Mais en admettant qu’il y a une bulle, reste à savoir combien de temps elles vont encore gonfler. Tant qu’il y aura toujours quelqu’un de plus idiot pour acheter derrière, le petit jeu peut continuer.

Un spéculateur peut acheter une action surévaluée s’il sait qu’il pourra la revendre plus cher. Cela risque de continuer encore quelques semaines, mais après mars, lorsqu’on assiste à une faiblesse saisonnière, il sera temps de retirer ses billes, d’empocher ses profits et de faire attention aux risques.

En ce qui concerne l’or, les grands analystes nous répètent qu’il est « dans un marché baissier, que le métal jaune est fini, que le marché est brisé ». Je n’ai jamais été d’accord avec ces affirmations.

En ce moment, l’or suit des niveaux de Fibonacci (une méthode utilisée pour calculer les seuils de résistance et de support). Nous avons connu un épisode baissier dans un grand mouvement haussier. Lorsque celui-ci va reprendre, le métal jaune ne se contentera pas de retourner à 1900 $ l’once, mais atteindra un nouveau record sans forcer.

L’or devrait être bien au-dessus de 3000 $ l’once, et même 5000 $ n’est pas un chiffre fantaisiste. Car l’or sera nécessaire pour se protéger de la création monétaire des banques centrales. Certains pays, comme la Chine et l’Inde, s’y sont préparés. Je ne dis pas qu’il faut acheter de l’or maintenant, je ne vois pas de signal, mais je pense que nous sommes près du plus bas. Si le métal jaune devait passer le seuil des 1275 $, j’en serai certaine et j’en achetais plus. Mais on risque encore de connaître des hausses et des baisses.

Par contre, lorsque l’or reprendra sa marche en avant, ce sera un actif très recherché. Les actions minières devraient également connaître de très beaux jours. Je suis une liste d’actions minières, dans l’attente d’un signal d’achat, sauf pour Freeport McMoRan, qui semble incroyablement bon marché pour une société de qualité (moitié or, moitié cuivre). »

Source : KWN

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Greenspan-Livre-PrevisionsDans tout secteur normal, une personne qui a gaffé a la décence de prendre du recul et de se faire oublier. Le monde bancaire étant déconnecté de la réalité, quoi de plus étonnant de voir Alan Greenspan sortir un livre sur les prévisions économiques. Comme le note ZeroHedge, c’est comme si Lance Armstrong publiait un bouquin donnant des conseils sur la façon de remporter le tour de France sans se doper.

Même un site comme Bloomberg, en parlant de la parution de « The map and the territory », n’épargne pas l’ancien président de la Fed, qui n’avait rien vu venir. Écrire un livre donnant des conseils sur les prévisions économiques après la débâcle de 2008 quand on a été président de la Fed de 1987 à 2006 relève presque de la provocation, d’autant que l’auteur se garde bien de parler de son historique en la matière…

Durant les interviews de promotion de son livre, il a quand même fini par admettre que lui, ainsi que ses collègues du FOMC, savaient qu’il y avait une bulle immobilière en 2007, mais qu’ils ont mal calculé le timing. Ah zut alors…

Pourtant, tout le monde savait ce qu’il se passait. Le secteur de la construction prenait des proportions absurdes, on parlait à l’époque des « NINJA loans » (prêts ninja, ninja étant l’acronyme de no income no job no assets, soit sans revenus, sans travail et sans actifs).

Pourtant, comme le note Dean Baker, qui est quelque peu furax sur le bon vieux Greenspan, celui-ci avait loué la création de produits hypothécaires exotiques et hasardeux (http://www.federalreserve.gov/boarddocs/speeches/2004/20040223/), oubliant totalement son rôle à remplir dans la régulation des développement des produits financiers.

Mais ce n’est pas tout. Alan Greenspan n’a non seulement rien fait pour limiter le développement des produits dérivés, mais a même participé au torpillage d’une tentative de mise en place de régulation de la part de l’administration Clinton. Le plus gros de son héritage, en termes de conséquences, est encore à venir. Mais rassurez-vous : ce ne sera de toute façon pas de sa faute.