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Article de Zero Hedge, publié le 21 février 2016 :

« Il semblerait que petit à petit, et désormais de plus en plus, la planète réalise qu’en définitive, Alan Greenspan avait raison : « l’or est une monnaie. Elle est toujours, sans l’ombre d’un doute, une monnaie de premier choix. Aucune devise papier, même le dollar, ne lui est supérieure. »

Comme Nick Laird le rappelle, les cours de l’or décollent tout d’abord dans les nations les plus faibles. »

En dollars, l’or est loin de son plus haut. En euro, la situation est déjà bien meilleure. Mais si on prend en compte la majorité des devises des nations du monde entier, force est de constater que l’or a atteint de nouveaux sommets. Nous n’avons pas reproduit l’intégralité des graphiques de la source originale, vous pouvez les consulter ici. Il est tout de même intéressant de noter que l’or atteint des records dans de grands pays comme la Russie, le Brésil, la Turquie, l’Afrique du Sud, etc.,  et qu’il n’est pas loin de son record dans des pays développés comme le Canada et l’Australie :

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Article de Frank Holmes, publié le 13 janvier 2016 sur MineWeb.com :

Qui a dit que l’or avait perdu de sa superbe en tant  que valeur refuge ?

« Après les cinq clôtures en hausse d’affilée de la semaine dernière, le métal jaune a franchi la barre des 1100 $ l’once son plus haut niveau depuis neuf mois, sur fond d’affaiblissement du dollar. Cette hausse prouve que l’or conserve son statut de valeur refuge auprès des investisseurs qui furent poussés vers le métal jaune en raison des turbulences de la bourse en Chine, de l’annonce de l’essai d’une bombe à hydrogène par la Corée du Nord et des tensions grandissantes entre l’Arabie Saoudite et l’Iran.

Aux États-Unis l’or a clôturé l’année 2015 en baisse de 10,42 %, enregistrant une 3e baisse annuelle consécutive. Jusqu’à la nouvelle année, l’humeur était maussade et de nombreux partisans de l’or avaient du mal à conserver leur optimisme.

Après la hausse de la semaine dernière, des ETF importants ont connu des afflux massifs confirmant le renversement de tendance des investisseurs envers le métal précieux.

Il est important de se remémorer qu’environ 90 % de la demande physique émane du reste du monde, principalement des marchés émergents comme la Chine et l’Inde. Dans de nombreuses économies qui ne reposent pas sur le dollar, les acheteurs font face à des prix stables, ou en hausse. Le cours de l’or progresse en Russie, au Pérou, en Afrique du Sud, au Canada, au Mexique, au Brésil et dans bien d’autres pays encore.

Voyez la différence de rendement de l’or en fonction de la devise de référence (Brésil, Turquie, Canada, Russie et Indonésie).

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Or : demande record en Chine

La demande pour l’or fut très soutenue l’année dernière en Chine. 2596,4 tonnes d’or : un chiffre record représentant 80 % de la production mondiale annuelle, ont quitté les coffres de la bourse d’échange de Shanghai (SGE). En ce qui concerne la banque centrale chinoise, elle a rapporté des acquisitions de 19 t supplémentaires en décembre pour porter ses réserves totales à plus de 1762 tonnes. (…)

Oubliez les taux ; les taux réels sont le véritable moteur de l’or

Malgré toutes les discussions tournant autour des taux d’intérêt et de l’or, les taux ne sont pas le moteur dominant du cours de l’or. Bien sûr, des taux nominaux en hausse ont tendance à être moins attractifs pour le métal jaune mais le véritable moteur est de loin les taux d’intérêt réels. Historiquement, l’or se comporte bien lorsque les taux réels sont en territoire négatif.

Pour rappel les taux réels, un facteur important dans les décisions d’investissement dictées par la peur, sont obtenus en soustrayant l’inflation du taux des obligations américaines à 10 ans. Au 6 janvier 2015, ces obligations offraient un rendement de 2,18 %, tandis que le CPI de novembre s’élevait à 0,5 %. Les taux réels sont donc à 1,68 %, un vent contraire pour l’or. Celui-ci aura plus tendance à grimper si l’inflation fait son grand retour.

Le statut de valeur refuge de l’or est toujours d’actualité

Quoi qu’il en soit, le World Gold Council écrit dans ses perspectives 2016 que le rôle d’actif de diversification de l’or reste « particulièrement pertinent ».

Des recherches récentes montrent qu’à long terme, posséder de 2 à 10 % de son portefeuille en or peut améliorer sa performance. Cela s’explique par le fait que l’or est peu corrélé à bien d’autres classes d’actifs, ce qui en fait un actif de diversification précieux. Durant les épisodes de contraction économique, par exemple, la corrélation entre l’or et les actions diminue si on analyse les données entre 1987 et 2015.

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Pendant les trois dernières années l’or a déçu du fait que bien d’autres actifs, surtout les actions, ont enregistré des gains énormes mais alors que les marchés mondiaux connaissent des turbulences, le métal jaune s’érige plus que jamais en tant qu’assurance contre les guerres des devises. (…) »

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Article de SrsRoccoReport.com, publié le 21 septembre 2015 :

« Choquant… Il n’y a pas d’autre mot pour décrire le changement radical qui a lieu depuis le début de l’année sur le marché de l’argent. S’il est vrai que certains analystes avaient annoncé une baisse de la production en 2015, je pense que personne n’avait envisagé les baisses illustrées sur le graphique ci-dessus.

Lorsque j’ai abordé pour la première fois ce sujet il y a un mois dans une interview, j’envisageai la possibilité qu’il y ait une erreur dans les chiffres, une faute de frappe ou quelque chose du genre. Cependant, les statistiques concernant le second trimestre, fraîchement publiées, ne font que confirmer à quel point la production d’argent a chuté dans 2 régions du monde.

Avec l’augmentation continue de la demande d’argent à des fins d’investissement et la chute rapide de l’argent enregistré des coffres du Comex, tout nouveau déclin de la production d’argent ne fera qu’exacerber les tensions existantes sur ce marché.

Habituellement, lorsque nous parlons de « baisse », cela correspond pour le marché à une diminution de 2 à 5 %. Cela peut sembler bénin, mais lorsqu’elle concerne des chiffres importants un tel pourcentage peut représenter beaucoup de métal. Cela dit, les chiffres dont nous parlons sont bien supérieurs.

D’après les statistiques publiées par les sources officielles, la production d’argent du Canada entre janvier et juin de cette année a baissé de presque 20 %, tandis que cette baisse s’élève à 30 % en Australie. S’il est vrai que le Canada n’est pas un gros producteur d’argent, un déclin de 20 % n’en reste pas moins impressionnant. La fermeture d’un ensemble de mines d’extraction de métaux de base est l’explication derrière cette baisse de la production canadienne (note : la majorité de l’argent extrait provient de l’exploitation de mines de métaux basiques en tant que sous-produit).

En ce qui concerne la baisse de la production australienne (30 % ou 9,5 millions d’onces) durant le premier semestre 2015, la baisse de productivité de la plus grosse mine d’argent du monde, la mine Cannington, est l’explication principale.

En tout, durant les 6 premiers mois de l’année, la production d’argent de l’Australie et du Canada a baissé de 28 % pour un total de 11 millions d’onces.

Si la production d’argent a également baissé chez d’autres producteurs importants, il est étonnant de voir la production de l’Australie (4e producteur mondial) s’effondrer de 30 %.

Voici la tendance affichée par les 5 producteurs les plus importants du monde durant le premier semestre 2015 :

  • Mexique = – 5,0 %
  • Pérou = + 3,8 %
  • Chine = statu quo
  • Australie = -30 %
  • Chili = -6 %

Malheureusement, cette baisse de la production intervient alors que la demande d’argent d’investissement explose. (…)

Lorsqu’on sait qu’il y a actuellement des délais de 2 mois pour recevoir certaines pièces d’argent… qui sait ce que nous réserve le futur. »

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Les Français qui suivent les médias alternatifs connaissent bien la loi de janvier 1973 sur la Banque de France, plus connue sous le nom de loi Pompidou-Giscard (par l’ « extrême-droite » selon le site plus neutre que la Suisse Wikipedia). Cette loi interdit notamment à l’État de se financer directement auprès de la Banque de France à des taux inférieurs à ceux du privé, ou tout simplement nuls, comme c’était le cas auparavant.

Si cette loi est vertement critiquée par un pan minoritaire de la population, aucun mouvement n’a tenté de la remettre en question, si ce n’est deux partis politiques, le FN et l’UPR, qui ont promis sa suppression en cas d’arrivée au pouvoir. De l’autre côté de l’Atlantique, au Canada, des citoyens se sont organisés afin de reprendre le contrôle de leur banque centrale via une organisation baptisée COMER, et ce depuis 1986 déjà. Cet acronyme de « Committee on Monetary and Economic Reform » (Comité sur les réformes économiques et monétaires) poursuit de nombreux objectifs, mais son but principal est et reste de forcer le gouvernement à rendre à la banque du Canada ses prérogatives d’antan.

La banque centrale du Canada fut créée en 1935 et nationalisée en 1938, contrairement à la Fed qui a toujours été depuis sa création en 1913 une société privée. L’un de ses mandats était de prêter de l’argent aux gouvernements provinciaux et fédéral à taux zéro ou minime ; les bénéfices étant reversés au peuple canadien via le Trésor. Une autre mission importante de la banque du Canada était de gérer la devise du pays.

Durant les 4 décennies qui ont suivi, considérées comme l’âge d’or du Canada, la banque remplit parfaitement sa mission. Mais, en 1974, le Canada rejoint à la demande de la Banque des Règlements Internationaux le « Groupe des 10 » chargé de garantir la stabilité financière mondiale. Depuis, le gouvernement canadien emprunte donc au privé, ce qui a engendré des déficits et a creusé la dette du pays. 12 ans plus tard, des Canadiens se levaient déjà contre cette injustice.

Avec comme figure de proue le célèbre avocat constitutionnaliste Rocco Galati (photo), le COMER multiplie les actions en justice afin de faire plier l’État. Pour ce faire, le comité s’appuie sur la constitution du Canada et les statuts de la banque, soit des arguments techniques dont nous vous passerons les détails.

Le dossier du COMER est tellement solide que les avocats représentant l’État canadien ont dû recourir à de nombreuses ficelles peu reluisantes afin d’empêcher la tenue d’un véritable procès, comme la contestation de la justiciabilité des revendications, de la compétence de la cour, etc. Mais finalement, en décembre 2013, la justice finissait par accepter la plainte du COMER, donc de statuer sur l’affaire, à savoir les manquements du gouvernement à assumer ses responsabilités constitutionnelles, ainsi que les manquements de la banque envers ses statuts. Le gouvernement fit appel, COMER gagna de nouveau en janvier 2015. Le Comité demanda à ce que l’affaire soit enfin jugée sur le fond en mars 2015. Aux dernières nouvelles, en mai 2015, Rocco Galati nous apprenait que l’État canadien allait de nouveau contester la justiciabilité…

Dans une interview accordée à CBC, Galati déclarait le 8 mai 2015 :

« Mon espoir est que la cour déclare que le gouvernement est tenu de respecter la loi et ne peut pas simplement décider de transférer les prises de décision à des banquiers privés étrangers. Chaque gouvernement est responsable de ses actes, mais il ne peut pas dire de façon arbitraire ‘non, plus jamais’ alors que la loi existe et que la raison historique de la création de la banque du Canada existe également. »

Lorsque le journaliste lui a demandé si cette affaire risquait de durer, il a répondu :

« La plupart des combats pour faire prévaloir la loi sont longs. Dans certaines de mes affaires, la procédure a duré plus de 12 ans, mais avec en bout de course une issue positive tout simplement parce que le gouvernement a décidé d’ignorer sciemment la loi. Nous vivons dans un tel système, seuls les tribunaux peuvent les forcer à respecter la législation. »

La date de la prochaine audience est fixée au 14 octobre 2015. Ces Canadiens feront-ils plier leur gouvernement grâce à la justice de leur pays ? Son indépendance nous le dira !

Sources : site du COMER et le bulletin d’infos de juillet-août du COMER