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Chris Powell

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« Plus nous exposons et nous documentons la manipulation des marchés des métaux monétaires par les gouvernements, les banques centrales et leurs agents du secteur financier, plus GATA fait l’objet de rancœurs par ceux qui recommandent les actions minières.

Tout simplement parce que GATA prévient les gens de ce qui les attend lorsqu’ils investissent dans les métaux précieux alors qu’ils sont à la recherche de marchés libres et transparents, ainsi que de liberté pour eux-mêmes.

Les informations fétides qui sont ressorties du tribunal fédéral de New York, et plus particulièrement des données électroniques de Deutsche Bank concernant la manipulation du marché par ses traders et les traders d’autres banques, n’ont pas fait que du bien : dans l’ensemble, ces révélations ont été une défaite pour le secteur minier.

L’analyste et courtier de Toronto Michael Ballanger l’a expliqué dans son bulletin financier hebdomadaire de cette semaine :

« Tant que les régulateurs ne mettront pas fin à ce processus horrible dans le cadre duquel les banques de lingots ont carte blanche pour émettre autant de contrats à terme qu’elles le souhaitent en utilisant l’alibi du hedging, les investisseurs potentiels de l’or diront « non merci, je ne joue pas ». Les interventions, la collusion et les attaques coordonnées des banques comme celles qui ont eu lieu et qui sont détaillées dans les informations communiquées par Deutsche Bank ont eu un effet négatif sur le sentiment. Car si ces révélations créent de la transparence, elles effraient également les investisseurs potentiels. Le raisonnement est le suivant : « waouh, s’ils peuvent s’en sortir en faisant ça, pourquoi investir dans l’or ou l’argent ? »

Les révélations de Deutsche Bank ne la remettent pas uniquement en cause, mais aussi tous les participants récents du « fixing » or et argent de Londres, à savoir HSBC, Bank of Nova Scotia, UBS, Barclays et Société Générale. Mais, apparemment, aucune de ces banques ne fait l’objet d’une enquête pour manipulation de l’or et de l’argent de la part des agences censées faire respecter la loi. Par exemple, il y a trois ans, la CFTC a fermé une enquête longue de cinq ans portant sur la manipulation de l’argent sans trouver de raisons pour intenter une action judiciaire.

Alors que la CFTC peut citer à comparaître et dispose de dizaines d’enquêteurs, elle fut apparemment incapable de découvrir ce que la plainte antitrust de New York a mis au jour.

Il n’est pas difficile de comprendre pourquoi la CFTC a failli, ou plutôt pourquoi elle n’a pas déployé de gros efforts pour réussir. Après tout, toutes les banques accusées dans les plaintes concernant la manipulation de l’or et de l’argent sont des « primary dealers » des obligations américaines, les associées les plus proches de la FED de New York.

Ce n’est sûrement pas une coïncidence. D’après la FED de New York :

« Les primary dealers » sont des contreparties de trading de la FED de New York dans l’implémentation de ses politiques monétaires. Elles sont également censées faire les marchés pour la FED de New York au nom de ses titulaires en fonction des besoins, et faire des offres au prorata durant toutes les émissions du Trésor à des prix raisonnablement compétitifs. »

L’or et l’argent sont la monnaie. Comme le travail de GATA la montré, les gouvernements les considèrent toujours en tant que tel. Les métaux précieux font l’objet d’un grand intérêt pour les politiques monétaires, avec pour objectif de ne pas les laisser concurrencer efficacement l’argent émis par les gouvernements. Les gouvernements et les banques centrales se moquent bien de voir leurs « primary dealers » faire baisser ces cours, puisque c’est ce qu’ils souhaitent, et qu’ils constituent un écran de fumée pour les interventions des gouvernements et des banques centrales.

Mais si cela explique pourquoi les gouvernements ne poursuivent pas les manipulateurs, comment expliquer le silence de l’industrie minière et de ses représentants, comme le World Gold Council, et ce malgré les preuves de l’affaire Deutsche Bank ? Un niveau suffisant de clameurs et d’expositions devrait pousser les gouvernements et les banques centrales à soit arrêter les manipulations, soit de les faire au moins ouvertement, ce qui détruirait rapidement leur efficacité, comme ce fut le cas avec le London Gold Pool en 1968.

Cependant, les compagnies minières et le World Gold Council agissent comme s’ils étaient la chose des gouvernements qui les détruisent. Les sociétés minières ne se comportent pas comme si elles comprenaient la nature monétaire de leurs produits.

L’absence de défense du secteur minier contre ses prédateurs va même au-delà. Le secteur ne défend même pas les sociétés, comme Seabridge Gold, qui sont systématiquement la cible d’attaques. (…)

Le fait que les produits dérivés peuvent être utilisés pour contrôler les cours des métaux précieux signifie qu’il existe un potentiel haussier énorme lorsque ces manipulations cesseront et que le marché physique prendra le dessus sur le marché papier. Mais tant que les investisseurs accepteront de simples certificats émis par les banques de lingots au lieu du métal physique et que les gouvernements, les banques centrales et leurs agents sont prêts à émettre autant de papier que nécessaire, représentant de l’or imaginaire, les manipulations ne prendront jamais fin. Comme c’est le cas de toute problématique, c’est simplement une question de savoir si les gens sont prêts à unir leurs forces pour agir.

Chris Powell, secrétaire de GATA (Gold Anti-Trust Committee)

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La manipulation du cours de l’or est un sujet dont les médias dominants commencent à faire l’écho. Pourquoi, alors que cela dur depuis si longtemps ? Voici l’avis de Chris Powell, qui a fait de ce dossier son dada depuis 15 ans.

Attaque-Or-Hathaway

Eric King : « Chris, la semaine dernière, on a vu ici et là des articles être publiés dans les médias dominants concernant la manipulation du cours de l’or. Quand on connaît le caractère criminel des gouvernements occidentaux, qui utilisent les médias comme leur outil de propagande, tout ceci doit nous rendre circonspects. Qu’en pensez-vous ? »

Chris Powell : « je suis méfiant, car on parle principalement du rôle des banques commerciales dans la manipulation des métaux précieux, tout en occultant le facteur le plus important, c’est-à-dire les banques centrales. Cela fait des années que j’encourage les journalistes de Bloomberg et du Financial Times d’écrire sur le sujet. Je leur ai fourni des tas de documents, parfois même des documents officiels sensibles, qui prouvent la manipulation subreptice du cours de l’or.

Le rôle des banques centrales est bien plus important que celui du fixing de Londres, ou que celui que jouent les banques de lingots. La vérité, c’est que celles-ci agissent en tant qu’agent des banques centrales. En dernière instance, ce sont donc les banques centrales qui sont responsables des méfaits, les banques de lingots ne sont que leurs agents (note or-argent.eu : sur ce point, nous ne sommes pas d’accord, vu que les actionnaires des banques centrales sont ces mêmes banques privées…).

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Chris Powell est un chercheur qui a passé une grande partie des 15 dernières années à exposer les manipulations du marché de l’or. Dans sa dernière interview sur KWN, il révèle des preuves montrant que dès les années 70, Henry Kissinger était déjà impliqué dans des manœuvres visant à faire baisser le métal jaune.

Kissinger-Chine-Or

Chris Powell : « il existe toute une série de documents officiels du State Department qui montre que Kissinger, en tant que secrétaire d’État, fut impliqué dans la politique américaine de manipulation du cours de l’or dans les années 70. Des comptes-rendus de réunions très intéressants expliquent dans de nombreux détails comment leur était manipulé.

Kissinger était donc au courant de ce qu’il se passait. Lorsqu’il s’est rendu avec Paulson en avril dernier en Chine, le cours de l’or a été massacré peu de temps avant son arrivée.

À la fin des années 90, des rumeurs faisaient état d’un accord passé entre les États-Unis et les monarchies du Moyen-Orient pour un échange « pétrole bon marché » contre « or bon marché ». Cet événement a coïncidé avec le plus bas des marchés de l’or et du pétrole. Les producteurs d’or noir savaient qu’ils avaient une richesse limitée à extraire et voulaient recevoir quelque chose de tangible en échange, quelque chose qui conserverait sa valeur.

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London-Gold-Pool-1968En 1961, le London Gold Pool est créé sous l’impulsion du plan Kennedy. Il s’agissait de la mise en commun des stocks d’or des plus grandes banques centrales du monde dans un Pool (piscine, ou plutôt pot commun) afin de maintenir un cours fixe de l’or, à 35 $ l’once. En 1968, celui-ci fut fermé, alors qu’il était pris d’assaut et menaçait de manquer d’or physique pour maintenir la parité or. Chris Powell nous rappelle cet épisode. Le marché de l’or aujourd’hui pourrait définir comme le London Gold Pool en 1968 ?

Eric King : « William Kaye a déclaré à KWN que cela va prendre bientôt fin, car l’Occident manque d’or physique afin de continuer cette mise sous contrôle »

Chris Powell : « Nous voyons d’énormes volumes transiter d’Occident en Orient, parfois via la Suisse. Nous avons vu l’écart des stocks entre février et juin à la banque d’Angleterre, lorsque 1200 tonnes d’or ont subitement disparu des écrans radars. Lorsque j’ai demandé à la banque d’Angleterre où se trouvait cet or,  ils ont refusé de faire de plus amples commentaires.

Tout ceci confirme ce que Kaye affirme. On sait que de l’or quitte l’Occident et qu’il arrive en Orient. Difficile de dire quand l’or physique sera à sec, par contre on a déjà entendu cette chanson. C’est exactement ce qu’il s’est passé lorsque le London Gold Pool a été vidé.

London Gold Pool : annulé car les stocks menaçaient de disparaître

Le Pool s’est effondré, les États-Unis avaient même affrété des vols assurés par l’US Air Force pour acheminer en catastrophe de l’or à Londres en 1968. À l’époque, la banque d’Angleterre avançait son propre or au marché, au nom des États-Unis, afin de maintenir son cours à 35 $ l’once.

En mars 1968, l’or se vendait à raison de plusieurs centaines de tonnes par semaine. Les pays qui contribuaient au London Gold Pool ont réalisé qu’il ne leur restait plus que quelque semaines de stock avant que celui-ci soit à sec. Ils ont donc décidé de fermer le London Gold Pool.

Le prix de l’or s’est alors littéralement crashé. Alors qu’il était à 35 $ l’once la veille, le lendemain aucun cours ne fut publié, car le marché officiel de l’or physique avait tout simplement disparu vu qu’il n’y avait plus d’or disponible. Il s’agit de l’un des scénarios possibles pour la suite des événements. Mais plus vraisemblablement, les banquiers centraux, en voyant la pénurie totale venir, arrangeront une réévaluation internationale des devises. Lorsque ce moment viendra, ce sera le chaos sur les marchés des devises et de l’or. Mais en définitive, nous assisterons à une réinitialisation du cours de l’or, qui sera évidemment substantiellement plus élevé. »

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Chris-Powell-GATAAujourd’hui, nous vous proposons l’interview de Chris Powell, de l’organisation GATA (Gold Anti Trust Comittee), qui tente de dénoncer la supercherie qu’est le marché de l’or actuel. Il dévoile de nombreuses informations intéressantes, comme les déclarations informelles de banquiers centraux.

Chris Powell : « récemment, j’ai donné des présentations très détaillées au siège de 2 banques centrales asiatiques. À cette occasion, je voudrais partager des informations absolument incroyables que 2 banquiers centraux m’ont dévoilées en aparté.

L’un de ces 2 banquiers centraux m’a avoué que la plupart des banquiers centraux occidentaux connaissent très bien la nature fractionnelle du marché de l’or de l’Ouest, ainsi que de ses vulnérabilités.

Chris Powell : les banquiers centraux sont conscients des dangers du système fractionnel du marché de l’or

Il a clairement dit qu’ils comprennent très bien qu’il n’y a rien derrière de nombreux certificats or qui circulent dans le système financier. Évidemment, un banquier central ne fera jamais ce genre de commentaires en public, mais c’est exactement ce qu’il m’a dit en privé.

Cela prouve que les Asiatiques savent ce qu’il se passe. Ce n’est pas pour rien que l’or transite vers eux. Les banques centrales occidentales sont au courant de la situation – ce n’est pas pour rien qu’elles ont éludé la grande majorité de mes questions dérangeantes. Je mets ma main à couper que, malgré l’acrimonie de façade entre les États-Unis et la Chine, la Fed et la Banque de Chine sont en communication journalière afin de discuter du marché de l’or.

Ils font de la corde raide alors que la Chine tente de se débarrasser de ses réserves en dollars, disproportionnées, pour les échanger contre de l’or et d’autres actifs tangibles, tout en prenant garde de ne pas faire exploser en plein vol ces marchés (de l’or et du dollar). Je doute que quoi que ce soit d’important ait lieu sur le marché de l’or sans le consentement de la Chine. La Chine pourrait exploser le marché de l’or si elle le voulait. Tout comme elle pourrait exploser le dollar, les taux d’intérêt américain et le marché obligataire si elle le voulait.

Après avoir parlé à ce banquier central, et après avoir entendu sa confession candide, il est clair que toutes les banques centrales majeures savent très bien ce qu’il se passe. Cela ne signifie pas qu’elles sont toutes impliquées dans les manipulations des États-Unis, de la Chine de la Grande-Bretagne, mais ils sont au courant des vulnérabilités du système. Cela signifie qu’ils doivent agir prudemment, car toute erreur pourrait entraîner une catastrophe.

L’autre banquier central m’a dit en privé que « les banques centrales sont très intéressée par le cours de l’or ». Cela ne fait que confirmer la première déclaration. Je ne veux pas en dire plus afin de ne pas compromettre mes contacts à travers le monde. Mais la réalité est que le marché de l’or et géré par une poignée d’entités, malgré les nombreux dénis incessants. »

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Manipulation-Argent-CFTC-Enquete-PowellLa CTFC avait annoncé qu’elle rendrait son verdict concernant les manipulations présumées du marché de l’argent en septembre. Celui-ci vient de tomber, et c’est sans étonnement que la CFTC a déclaré n’avoir rien trouvé de probant. Voici ce qu’en pense Chris Powell, dans son interview donnée à KWN sur la manipulation de l’argent :

Eric King : « Chris, la CFTC vient d’annoncer qu’elle abandonnait son enquête sur la manipulation de l’argent »

Chris Powell : « la plupart des plaintes concernant les manipulations de l’argent visaient JP Morgan. Récemment, la banque a souvent déclaré qu’elle n’était coupable de rien sur les marchés des métaux, car elle ne passe pas des ordres en son propre nom, mais pour ses clients.

Sur ce point, je suis prêt à les croire, car parmi ses clients, il y a probablement le gouvernement américain. Je ne serais pas étonné que le gouvernement américain soit actif sur le marché des métaux précieux tous les jours, via des agents ou la Banque des règlements internationaux. N’oubliez pas que la BIS est une banque de lingots dont les seuls clients sont les gouvernements.