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Confiscation

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banca etruria

La législation mettant en place la règle du renflouement interne en cas de faillite bancaire, connue aussi sous son terme anglo-saxon de « bail-in » et qui exige que les investisseurs et les épargnants mettent la main à la poche pour sauver la banque ou indemniser ses créanciers, est en place dans quasi tous les pays de l’Union pour être effective dès l’année prochaine.

Les clients de petites banques en ont déjà fait les frais en qualité de porteur d’obligations notamment au Portugal et plus récemment en Italie avec la Banca Etruria mais d’ici quelques semaines, des particuliers pourraient se retrouver dans la même position pour avoir simplement déposé de l’argent sur un compte en banque. Le Financial Times a consacré un article à ce sujet :

« En 2013 Sergio Picinotti, chômeur de 63 ans vivant avec sa mère, a investi la majorité de leurs économies (40.000 €) dans une obligation émise par Banca Etruria, leur banque locale située dans la ville médiévale toscane d’Arezzo.

« Ils m’ont dit : pourquoi garder tout cet argent sur votre compte à vue ? Mettez-le ici, il vous rapportera 4 % » se souvient M. Picinotti. « Un ami qui travaille à la banque m’a dit : fais-moi confiance, il faudrait une 3e guerre mondiale pour provoquer la fermeture de Banca Etruria. »

Aujourd’hui, M. Picinotti a perdu tout son argent mais la Banca Etruria n’a pas cessé ses activités : en fait, elle a été sauvée de la faillite le mois dernier en compagnie de trois autres petites banques dans le cadre d’une opération de sauvetage dramatique orchestrée par le gouvernement italien de centre-gauche de Matteo Renzi.

Le problème est que ce plan coûte cher : sous les termes de l’accord, quelques milliers de porteurs d’obligations subordonnées comme M. Picinotti se sont faits plumer à l’instar des actionnaires de la banque tandis que les épargnants et les porteurs de dette senior ont été épargnés.

« Ils m’ont tout volé, je vis désormais sur la corde raide » a déclaré M. Picinotti.

Les répercussions du sauvetage de la banque ont dépassé les frontières de la Toscane : alors que l’Europe se prépare à instaurer de nouvelles règles à partir de l’année prochaine qui imposeront aux créditeurs des banques et à leurs déposants importants d’encaisser des pertes en cas d’insolvabilité, la saga de la Banca Etruria doit servir d’avertissement aux politiciens en prévision de la fronde populaire qui pourrait résulter de tout « renflouement interne » futur.

En Italie, la colère ne cesse de grimper envers M. Renzi en raison de sa gestion du dossier. Il a créé un foyer de mécontentement envers lui alors que la Toscane est plutôt favorable à son parti (il fut d’ailleurs le maire de Florence) et que sa popularité est déjà en baisse.

Le cas de la Banca Etruria ne fait également que raviver les inquiétudes à propos de la santé du secteur bancaire italien qui est toujours plombé par plus de 200 milliards d’euros de créances douteuses et qui vient à peine de se remettre à prêter après la fin d’une récession douloureuse à trois dips.  Elle remet aussi en question l’efficacité des régulateurs de la banque d’Italie et de Consob, le régulateur boursier. Les officiels italiens ont défendu la solidité des banques et le travail des régulateurs en insistant sur les nouvelles réformes sur la gouvernance des petites banques mais Francesco Galietti, analyste de Policy Sonar à Rome, se demande : « si le sauvetage de quatre banques régionales a créé autant de remous, que se passera-t-il en cas d’événement majeur ? »

Pour finir, voici la conclusion de Mike Shedlock :

« L’objectif est de toujours sauver les banques, quel que soit le prix, et tant pis pour les contribuables. Les renflouements internes de décembre sont un avertissement sans frais sur ce qui pourrait bien nous attendre en 2016.

Si vous avez encore de l’argent dans une banque fragile après ce cirque, vous êtes fou. Chypre, la Grèce et l’Italie : les avertissements ne manquent pas. Cela fait des années que je tire la sonnette d’alarme. D’ici 2016, les banques pourront en toute légalité se servir sur le compte des épargnants si nécessaire. (…) »

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bail in

Article d’Examiner.com, publié le 27 octobre 2015 :

« Le 22 octobre 2015, la Commission européenne a inculpé six pays pour non-transposition des lois de renflouement interne (bail-in) qui ont été décidées par l’Europe et par une résolution du G20 plus tôt cette année qui prévoient la mise à contribution des déposants en cas de faillite bancaire.

L’objectif de cette méthode est de fournir une alternative aux renflouements du système bancaire qui ont été supportés par l’argent public après la crise de 2008 afin de sauver des banques américaines et européennes techniquement en faillite au moment de la crise. Ces sauvetages ont coûté des dizaines de trillions de dollars à la fois aux contribuables et aux banques centrales. (…) »

Les pays qui vont se retrouver devant la cour européenne de justice sont la Pologne, les Pays-Bas, le Luxembourg, la Suède, la Roumanie et la République tchèque. En mai, la Commission avait déjà averti 11 pays dont la France et l’Italie qui ont depuis pris les initiatives nécessaires pour se conformer au « droit européen ».

Ces règles de renflouement interne ont été officiellement mises en place pour éviter que le contribuable ait à mettre la main à la poche en cas de faillite bancaire. Dans les faits, ce sont pourtant également les contribuables qui devront payer les pots cassés, à la différence que seuls les clients de la banque en faillite devront passer à la caisse de façon forcée via la confiscation de leurs dépôts.

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Article de Stefan Gleason, publié le 16 septembre sur SafeHaven.com :

« La plupart des citoyens qui possèdent de l’or sont familiers avec le risque de confiscation gouvernementale de leur or, par la crainte de voir débarquer chez eux les forces spéciales afin de mettre la main sur leur précieux métal.

Le seul précédent historique moderne qui existe est la « confiscation » de 1933 ordonnée par le président Roosevelt aux États-Unis via l’Executive Order 6102 ordonnant aux Américains de « cracher » leur or au beau milieu de la Grande Dépression.

Mais une lecture attentive de l’ordre exécutif de Roosevelt offre une perspective bien différente des idées reçues. Voici quelques faits qui pourraient calmer vos appréhensions :

L’Executive Order 6102 ne fut pas une grande confiscation de type « vol en règle ». Ce fut plutôt une expropriation avec dédommagement financier. En cédant vos pièces Double Eagle à dénomination de 20 $, vous receviez un billet de 20 $. Si l’objectif de Roosevelt était de voler le pouvoir économique de l’or, les citoyens n’ont pas perdu leur pouvoir d’achat après l’échange même si cela a rapidement changé lorsque le dollar fut dévalué par rapport à l’or (note : en janvier 1934, passant de 20 à 35 dollars l’once).

Roosevelt n’a pas interdit la possession d’or. Il a interdit son accumulation. La distinction n’est pas anecdotique. L’objectif de Roosevelt était de détruire l’or en tant que monnaie de tous les jours. Il voulait s’attaquer aux grandes concentrations d’or qui servaient aux transactions commerciales du quotidien. Son objectif n’était pas de mettre des millions d’Américains en prison.

Les citoyens n’ont pas dû remettre tout leur or. Chacun pouvait conserver 100 $ en pièces, donc 5 Double Eagle. En 1933, la population américaine dépassait les 120 millions, ce qui signifie que théoriquement, des centaines de millions de pièces étaient exemptées (soit davantage que les pièces en circulation). (…)

D’autres exemptions étaient prévues, comme pour les bijoutiers, les exportateurs d’or, les pièces rares de collection (sans définir précisément ce qui est considéré comme une pièce rare de collection).

Il était quasi impossible d’imposer dans les faits l’Executive Order, qui fut d’ailleurs largement ignoré. L’économiste Milton Friedman avait découvert qu’un an après la publication de l’ordre exécutif, 78 % de l’or américain se trouvaient toujours dans les mains des particuliers. (…) Ces pièces furent rapidement expédiées vers l’Europe ou l’Amérique du Sud pour être gardées dans un lieu sûr, ou enterrées dans des boîtes métalliques. (…)

Les poursuites furent rarissimes. Le cas le plus connu est celui d’un avocat de New York qui mit publiquement au défi Roosevelt de prendre son or. Il fut poursuivi en vertu de l’ordre exécutif et fut… acquitté !

Au fil des ans, les faits se sont mués en légende urbaine

Si Roosevelt n’a pas su dans les faits confisqués lors des Américains, les dégâts de son ordre exécutif ont été faits. (…)

Ce n’est pas parce que vous possédez de l’or et de l’argent que vous êtes nécessairement une cible. Chaque gouvernement estime pouvoir confisquer à ses citoyens ce qui lui chante, à tout moment et sans compensation.

En 2007, Chris Powell de GATA a publié sa correspondance avec le Département du Trésor de George Bush, qui lui révéla que le gouvernement pouvait réclamer « l’or et l’argent mais aussi toute satanée chose que le gouvernement souhaite confisquer. »

Pour illustrer ce fait par un exemple récent, la Californie a mis la main sur des sources d’eau, annulant sans forme de procès des contrats en bonne et due forme, afin de combattre la sécheresse qui sévit depuis maintenant 4 ans.

Si vous ne payez pas votre taxe foncière, le gouvernement peut saisir votre maison sans compensation. Déposez votre argent à la banque et il peut être confisqué en vertu des règles de bail-in. Depuis 2008, le Congrès lorgne sur les assurances-vie des Américains et leur éventuelle confiscation. (…) »

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Les experts en vue qui interviennent dans les médias financiers alternatifs sont unanimes : si vous décidez d’acheter de l’or et de l’argent ou de retirer votre argent en dépôt et que vous ne désirez pas le conserver chez vous pour des raisons de sécurité compréhensibles, il ne faut surtout pas le placer dans un coffre à la banque. Car si le cambriolage en règle est très improbable, la confiscation (temporaire ou définitive) ou le vol ne sont pas à exclure. Et si vous en doutez, le cas grec vous fera vite changer d’avis.

Si la presse lambda a amplement parlé des mesures de contrôle des capitaux qui ont été mises en place voilà maintenant plus de 2 semaines, elle n’a pas évoqué le fait que depuis cette date, les Grecs qui louent un coffre à leur banque non plus l’accès à celui-ci (article de GoldCore) :

« Un contrôle des capitaux a été mis en place en Grèce depuis le début du mois afin de protéger les banques de retraits massifs de la part de Grecs de plus en plus nerveux. Ceux-ci avaient raison de se faire du mouron pour leurs économies de crainte d’un effondrement bancaire engendrant la perte de leur épargne via des confiscations ou une opération de renflouement interne.

De nombreux Grecs ont également retiré leur argent de peur d’un retour forcé à la drachme. Cependant, beaucoup de gens ignorent que ceux qui avaient retiré leur argent papier pour le convertir en or et en argent physique ou le stocker dans un coffre à la banque ont également été pris dans le contrôle des capitaux draconien qui a été instauré.

Cela fait des années que nous soulevons ce risque. Pas plus tard qu’en avril dernier nous avions expliqué pourquoi les gens doivent éviter d’utiliser les coffres bancaires.

« Les Grecs ne pourront pas retirer l’argent qui se trouve dans leur coffre à la banque tant que les restrictions sur les mouvements des capitaux seront en place » a expliqué Nadia Valavani du ministère des Finances grecques à une télévision locale et dont Reuters s’est fait l’écho.

L’article n’a pas reçu beaucoup d’attention alors qu’il été publié dans la section « Obligations » de Reuters, qui n’est pas la plus populaire et qui plus est un dimanche après-midi. (…)

Cette interdiction soulève le risque de la confiscation

Il est difficilement compréhensible que l’argent liquide situé dans un coffre, aussi largement utilisé pour entreposer de l’or et de l’argent physique ainsi que d’autres objets précieux, fasse l’objet des mesures de contrôle des capitaux dont l’objectif est d’éviter un bank run.

Cet argent ne se trouve pas dans le système bancaire, son utilisation n’aurait donc aucun impact négatif sur celui-ci. En fait, la mise en circulation de cet argent dans le circuit économique serait bénéfique pour l’ensemble du système.

La seule raison qui explique pourquoi l’argent liquide des coffres est également soumis au contrôle des capitaux, des mesures prises en concertation entre le gouvernement et les banques, s’explique par le fait que ces entités se réservent le droit de confisquer le contenu de ces coffres en cas d’aggravation de la crise.

La guerre à petite échelle qui est menée contre l’argent liquide et l’or semble s’intensifier. Les gouvernements vont probablement prendre des mesures pour empêcher les épargnants et les investisseurs de retirer leur argent de la banque pour le mettre en coffre. Cette décision a peut-être cet objectif en vue.

Les coffres que les banques louent sont très pratiques pour conserver une petite quantité de métal. Cependant, comme le cas grec l’illustre, l’aspect pratique et l’accessibilité en théorie aisée d’un coffre à votre agence bancaire peuvent s’avérer être une illusion : le gouvernement et les banques peuvent s’approprier son contenu d’une simple signature.

Croire que la Grèce est un cas exceptionnel serait naïf. C’est en tout cas l’opinion de Marc Faber, qui a d’ailleurs averti récemment Bloomberg que nous allions bientôt vivre une expérience similaire en raison du surendettement massif de la planète. Ce même avis a été émis durant ces derniers mois par des observateurs bien placés de HSBC, Goldman Sachs et Fidelity. (…)

La BCE, qui a désormais droit de vie et de mort sur la Grèce, a placé SYRIZA dans une situation intenable. Mais il ne faut pas oublier que Mario Draghi, avant d’arriver à la tête de la BCE, venait de Goldman Sachs malgré le fait que cette banque ait aidé le gouvernement grec à trafiquer ses comptes pour que le pays puisse rejoindre l’Union européenne. Certains affirment même que c’est Draghi lui-même qui s’est chargé de cette opération même s’il a démenti. (…)

Comme nous le répétons régulièrement, l’or, l’argent métal et l’argent liquide avec garde dans le système bancaire n’offre aucune sécurité en cas de crise. Les investisseurs doivent garder leurs métaux précieux dans des coffres en dehors du système bancaire. (…) »

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crise bancaire

Toujours pas de fumée blanche dans le dossier de la Grèce, toujours plus étranglée financièrement alors qu’Athènes va bientôt devoir payer les traitements des fonctionnaires et les pensions sans parler des échéances de ses remboursements obligataires qui vont se succéder dans les semaines à venir.

La semaine dernière, la Grèce a ordonné aux municipalités et collectivités locales de transférer tout leur argent à la banque centrale dans une tentative désespérée de trouver l’argent nécessaire à sa survie. Mais désormais, le gouvernement « d’extrême gauche » a passé la vitesse supérieure, en passant à la phase de confiscation.

Comme le rapporte Ekhaterimini.com dans un article intitulé « le fisc grec se tourne vers les petits débiteurs pour trouver de l’argent », le ministère des Finances a décidé de geler les comptes de certains citoyens qui doivent de l’argent à l’État. L’article précise :

« Alors que les finances du pays sont arrivées à un seuil critique, le fisc a commencé à saisir les dépôts de petits débiteurs d’après les informations de Kathimerini.

Aucun chiffre n’est disponible à propos de ces nouvelles mesures répressives mais des cas ont été rapportés dont celui d’un citoyen qui ne devait que 200 € à l’État, d’après les informations de Kathimerini.

Le compte en banque de l’homme en question a été gelé jusqu’à ce qu’il puisse prouver qu’il avait payé son dû. Dans certains cas, par exemple dans celui d’un citoyen qui devait 24.000 € à l’État, les huissiers auraient eu recours à des menaces pour obtenir le paiement. Cette initiative arrive alors que les efforts pour forcer les Grecs fortunés à payer leurs impôts donnent peu de résultats.

Ce fut décidément un mauvais week-end pour la Grèce, comme le note ZeroHedge, un de plus. La rhétorique allemande et européenne s’est encore durcie alors qu’Athènes tentait pour la énième fois d’obtenir une partie de la prochaine tranche d’aide en échange de réformes partielles. Pour la première fois depuis le début de la crise, un ministre de la zone euro a déclaré qu’il était temps pour les gouvernements européens de se préparer un plan B, ou à un défaut grec.

En cas de défaut, la Grèce perdra son or

En parlant de défaut, une petite clause du second plan de renflouement de la Grèce conclu en 2012 vient à nouveau d’être rappelée par ZeroHedge : si Athènes était dans l’impossibilité de rembourser sa dette, ses créditeurs auront le droit de saisir l’or du pays. Selon les chiffres officiels du FMI, la Grèce possède 112,5 tonnes de métal. La moitié est stockée à Athènes, le reste à la Bank of England, en Suisse et à la Fed de New York (source).

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Durant le week-end du 16 novembre 2014, les leaders du G20 ont convergé vers Brisbane, ont posé pour la traditionnelle photo, se sont mis d’accord sur quelques propositions, ont critiqué Poutine puis sont rentrés chez eux. D’habitude, il ne se passe pas grand-chose durant ces sommets. La dernière édition fut une exception.

Lorsqu’ils ont approuvé la résolution du conseil de la stabilité financière intitulée « Adequacy of Loss-Absorbing Capacity of Global Systemically Important Banks in Resolution », ils ont validé un changement profond des règles bancaires.

Russell Napier, sur ZeroHedge, a appelé ce jour « le jour où l’argent est mort ». Ce qui est sûr, c’est que désormais, les dépôts, ou plutôt la sécurité des dépôts, n’est plus de ce monde. En vertu des nouvelles règles, votre argent déposé à la banque fait partie de la structure du capital de celle-ci, ce qui signifie qu’il peut être utilisé pour renflouer la banque, ou confisqué.

Au lieu de mettre de l’ordre dans le casino des produits dérivés, cette nouvelle règle fait de ces produits dérivés le premier actif qui doit être honoré par une banque défaillante, avant tout le reste. Les épargnants viennent donc après, qu’ils soient publics ou privés, mais aussi les fonds de pension (assurance-vie). Ce qui signifie que les obligations passent aussi après les produits dérivés.

Ces nouvelles règles ont été vendues en tant qu’outil pour éviter les futurs renflouements publics, et donc pour permettre d’éliminer certaines banques « Too Big To Fail » (trop importantes pour faire faillite). Mais en fait, cela ne fait que les institutionnaliser, vu que les grandes banques pourront poursuivre leurs activités en expropriant l’argent de leurs clients.

La solution est belle pour les banquiers et les politiciens. Cependant, du point de vue des citoyens, cette confiscation pourrait être pire qu’un renflouement public. Si les impôts montent, vous avez encore des chances de vous en sortir. Par contre, si votre compte en banque est vidé, ou que votre assurance-vie est dépecée, vous pourriez vous retrouver à la rue.

En théorie, il existe une garantie des dépôts, de 250.000 $ aux États-Unis et de 100.000 € dans la plupart des pays européens, mais les fonds de protection sont très loin d’être suffisamment provisionnés, surtout face à l’ampleur des produits dérivés.

Nous prenons le pari qu’il ne s’agit qu’une question de temps avant que des épargnants européens, de France, de Belgique, d’Italie, d’Espagne ou d’Allemagne, ne soient victimes de cette nouvelle règle. Pour rappel, peu de temps avant l’expérience pilote de la confiscation à Chypre, Jeroen Dijsselbloem avait ouvertement évoqué dans les médias cette possibilité, quelques mois avant son implémentation. La plupart des épargnants concernés qui avaient eu vent de cette information n’ont pas jugé utile de prendre les mesures de protection nécessaires. La suite, vous la connaissez. Si cette règle a été décidée, c’est qu’elle risque d’être nécessaire.

Il est d’autant plus suicidaire de laisser de grosses sommes d’argent sur un compte en banque aujourd’hui alors que les taux d’intérêt ne cessent de baisser; on parle même d’une nouvelle baisse du taux du livret A en France début 2015. Moins d’un pourcent d’intérêts pour un dépôt considéré techniquement comme une action de la banque, avec tous les risques que cela comporte, cela vous tente ? Pas nous.

Inspiré de l’article d’Ellen Brown, publié sur son site le 1er décembre 2014

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Jeff Clark, de Casey Research, expose dans cet article publié sur ZeroHedge pourquoi le risque que nous soyons bientôt soumis à des contrôles des capitaux, ou pire encore victimes de confiscations, est grand. De quoi nous inciter à diversifier la localisation géographique de nos avoirs.

 

Selon lui, la plupart des investisseurs estiment que cette diversification internationale n’est pas nécessaire, mais il s’agit d’une énorme erreur. Voici pourquoi (traduction synthétisée des grandes idées) :

1. Le FMI préconise les contrôles des capitaux

Ce fait a été rapporté par Bloomberg en 2012. Le média a écrit : « le FMI préconise les contrôles de capitaux dans certaines circonstances. » C’est important de le noter, car historiquement, cette organisation avait plutôt tendance à être contre. Pour que les gouvernements suivent, il n’y a qu’un pas à franchir.

2. Le contrôle des capitaux est validé par les économistes mainstream

C’est notamment le cas des fameux économistes de Harvard, Carmen Reinhart et Ken Rogoff, qui ont écrit dans un article publié cette année :

« Les gouvernements devraient considérer la prise de mesures économiques plus éclectiques que par le passé, qui furent la norme durant les 2 dernières générations. Les politiques mises en place jusqu’à présent, comme l’austérité budgétaire, sont insuffisantes par rapport aux problèmes qu’elles doivent régler, et pourraient en fait empirer les choses. Les gouvernements devraient prendre des mesures bien plus fortes, similaires à ce que les économies riches ont fait dans un passé plus ancien. »

Ce qui signifie qu’au lieu d’exiger des gouvernements qu’ils fassent un pas en arrière, Rogoff et Reinhart souhaitent encore plus d’interventionnisme étatique. Mais ce n’est pas tout : ils préconisent également des contraintes sur les flux des capitaux afin de réduire la dette.

3. Les confiscations des dépôts sont à la mode

Certains pourraient se dire : « et alors ? Je vis ici, je travaille ici, je fais mes achats ici, j’investis ici. Pourquoi détenir une partie de mes avoirs à l’étranger ? » Il est évident qu’en mettant tous ses œufs dans le même panier, aussi sûr ce panier puisse paraître, cela reste très risqué dans le climat financier actuel.

De plus, en ce qui concerne les contrôles de capitaux, garder un peu d’or en dehors de sa juridiction (par exemple en utilisant un service de garde hors système bancaire) pourrait vous sauver d’un désastre, alors que ce type de danger se rapproche partout à travers le monde : la confiscation pure et nette de vos économies.

Dans un rapport intitulé « Taxing Times », publié en octobre 2013, le FMI préconise de confisquer une partie de la richesse afin de ramener la dette à des niveaux gérables. Si vous vivez dans un pays fortement endetté, il est clair que vous êtes à terme en danger, vu que le FMI préconise noir sur blanc de régler le problème avec votre argent.

4. Les assurances vies sont populaires

Malheureusement, une assurance vie, ce n’est pas que de l’épargne. Carmen Reinhart (encore elle) et Belen Sbrancia ont proposé en 2011 de forcer les épargnants à prêter leur argent à leur gouvernement. Si cette décision devait être prise, vous ne pourriez y échapper en cas de mise en place de contrôle des capitaux…

5. La zone euro se prépare à la confiscation

La Bundesbank a fait savoir son opinion en janvier dernier :

« Les pays sur le point de tomber en faillite devront exploiter la richesse privée de leurs citoyens via un prélèvement ponctuel avant de demander l’aide d’autres états. »

Il est clair que les Allemands ne souhaitent pas payer pour les Italiens, les Grecs, les Chypriotes, etc., leur attitude est compréhensible, mais ce « prélèvement » n’en reste pas moins une brutale confiscation. Et si cela ne vous a pas fait froid dans le dos, lisez donc ceci :

« Un prélèvement sur les capitaux correspond au principe de responsabilité nationale, qui veut que les contribuables soient responsables des obligations de leur gouvernement, avant qu’il soit fait appel à la solidarité des autres états. »

Oui, désormais, vous êtes responsable de la dette contractée par votre gouvernement ! Mais il ne s’agit pas que de la posture de la Bundesbank. L’Union européenne ne dit pas autre chose. La Commission travaille sur une loi qui permettrait de « mobiliser davantage l’épargne de l’assurance-vie pour son financement à long terme ». L’argent de votre retraite pour financer l’Union, cela vous dit ? C’est pourtant ce qui est prévu, de nouveau écrit noir sur blanc.

L’Espagne a déjà ouvert le bal en l’introduisant une taxe de 0,03 % sur les dépôts. Si cela peut paraître ridicule, il s’agit d’un précédent dangereux, la boîte de Pandore étant désormais ouverte.

6. Le Canada a rejoint le club de la confiscation

Ce pays a proposé, dans son budget de l’année dernière, l’implémentation d’un régime de renflouement interne pour les banques qui présentent un risque systémique. Un « renflouement interne », cela signifie que l’argent des épargnants est confisqué pour combler les trous, exactement comme cela s’est passé à Chypre.

En conclusion : tout cela nous pend au nez, et peut-être pire. Il n’y aura aucun avertissement, pas le temps de se protéger,  ils utiliseront des termes alambiqués autres que contrôle des capitaux ou confiscations, il pourrait y avoir des effets rétroactifs, ou des solutions encore plus pernicieuses, comme l’imposition d’une taxe dissuasive sur tout mouvement de capitaux.

Si le gouvernement décide vous plumer, vous n’aurez pas les moyens de vous nous y opposer, ni aucun recours. Sauf si vous avez pris les devants.

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Ces dernières semaines, 2 grandes banques se sont retrouvées en difficulté en Europe. C’est pourquoi le vieux continent s’active afin de définir, en s’inspirant de l’exemple chypriote, les modalités qui seront utilisées pour sauver les banques.

Compte En Banque ConfiscationEt comme ce fut le cas avec Chypre, les épargnants seront mis à contribution. Le système bancaire reste très fragile en Europe. Nous en avons eu encore la preuve ces derniers jours avec Erste Bank (source), la plus grosse banque autrichienne (oui, dans l’une des rares dernières Nations à être notées AAA) qui a dû augmenter de 40 % ses provisions à causes de remboursements de prêts qui risquent de ne pas être honorés, ainsi que la banque portugaise Banco Espirito Santo SA, qui a été incapable de payer les porteurs de ses obligations à court terme (source).

Dans ce contexte, il n’est pas étonnant que nos gouvernants préparent le cadre qui leur permettra de taper dans vos économies pour renflouer le secteur bancaire. L’Allemagne, dernier pays européen solide, avait tout intérêt à pousser pour mettre en place ce genre de résolution des crises bancaires si elle ne veut pas mettre la main au portefeuille pour toute l’Europe. Et c’est exactement ce qu’elle est en train de faire, comme expliqué dans ce papier du Wall Street Journal :

« Mercredi dernier, le cabinet allemand a approuvé le plan qui forcera les créditeurs à sauver les banques de la faillite à partir de 2015, soit un an plus tôt que le délai imposé par l’Europe, qui a concocté un plan similaire. (…) »

Cet article rapporte les propos du Ministre des Finances allemand qui, de façon très hypocrite, indique dans le document que s’est procuré le  WSJ : « Cela permettra de s’assurer qu’en temps de crise, ce sont surtout les propriétaires et les créditeurs (de la banque en difficulté) qui devront contribuer pour résoudre la crise, et non les contribuables. »

Hypocrisie car créditeur = tout possesseur d’un compte dans cette banque… soit les contribuables. En fait, ce ne sont pas les contribuables qui devront mettre la main à la poche (ou plutôt à qui on fera les poches), mais ceux qui auront  eu la malchance d’être client d’une banque en difficulté !

D’où nos conseils : évitez de garder trop d’argent à la banque, essayez de ventiler vos économies dans plusieurs banques pour réduire les risques et conservez une partie de votre patrimoine en métaux précieux. Ceux-ci doivent absolument se trouver en dehors du système bancaire, donc soit chez vous, soit via un service de garde indépendant des banques, par exemple celui offert par Pièces d’Or.

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Chypre, il y a un an, fut un laboratoire : l’opération de saisie d’une partie des dépôts ayant été un succès, les Chypriotes ayant accepté leur sort sans broncher, ce n’est qu’une question de temps avant que l’opération ne soit réitérée. Les préparatifs vont bon train, on attend juste le prochain incident.

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Si vous en doutiez encore, sachez que le journal allemand Die Welt à de nouveau publié un article fin juin faisant état des intentions du FMI, dans lequel il affirme que la réorganisation de la dette des pays sera à l’avenir bien plus radicale, et que les premiers impactés seront les détenteurs d’assurance-vie.

Et, histoire de forcer la main aux plus récalcitrants, le FMI conditionnerait ses « aides financières » à l’obligation d’aller taper dans les comptes des épargnants. En bref, que ce soit sur un compte en banque ou dans des produits d’investissement tels que des actions ou des plans d’assurance-vie, vos économies sont en danger à moyen et long terme. Une seule solution pour vous protéger de ce risque qui devient de plus en plus concret : investir vos économies dans des actifs tangibles, tels que les métaux précieux ou, dans une certaine mesure, de l’immobilier.

Source : Solidarité et Progrès

Depuis la confiscation des dépôts à Chypre, les citoyens peu informés ont eu la preuve par 9 que les gouvernements ne se priveront pas d’aller taper dans leurs économies pour se sauver, ou pour venir à la rescousse du système financier. Si cela n’a pas suffi, voyez plutôt ce qu’il se passe en Australie et ailleurs, où le gouvernement saisit de l’argent se trouvant sur des comptes soi-disant dormants, ainsi que le contenu de coffres.

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Une nouvelle surréaliste qu’il convient d’évoquer afin de vous rappeler qu’il faut éviter à tout prix de conserver son or dans le système bancaire, ainsi que de surveiller régulièrement l’état de vos comptes en banque. Inspiré de l’article de Michael Snyder, du site The Economic Collapse :

« Avez-vous un compte en banque que vous n’utilisez pas régulièrement, ou un coffre en agence que vous n’avez pas visité depuis un moment ? Si c’est le cas, il serait peut-être bon de vérifier si le gouvernement n’a pas volé votre argent.

Cela semble complètement dingue, mais cela s’est passé et se passe encore. Aux 4 coins de la planète, les gouvernements raccourcissent les délais légaux pour pouvoir saisir « les comptes en banque dormants » et les « biens non réclamés ».

Par exemple, l’année dernière, l’Australie a saisi 360 millions de dollars à partir de « comptes en banque dormants ». Cela se passe également dans les 50 États des États-Unis, qui paient des sous-traitants privés pour identifier ses comptes en banque et saisir leur contenu. Dans certains états, aucun effort n’est fait pour contacter le propriétaire. (…)

En cette période troublée, les gouvernements en faillite du monde entier sont à la recherche de « méthodes créatives » pour augmenter leurs rentrées. En Australie, le délai légal pour pouvoir saisir un compte dormant est passé de 7 à 3 ans, ce qui signifie que l’année dernière, le gouvernement a touché un beau petit jackpot.

360 millions ont été saisis, déposés sur 80.000 comptes inactifs. Certains retraités se sont ainsi fait ni plus ni moins voler leur argent.

Mais il n’y a pas qu’en Australie que cela se passe : en Californie, le délai de saisie des comptes dormants est passé de 15 ans à 3 ans. La loi californienne permet également de s’approprier le contenu des coffres, mais aussi des titres, des propriétés immobilières, etc.

C’est ainsi que des particuliers se sont fait dévaliser leur coffre « en toute légalité ». Comme l’a rapporté ABC news il y a quelques années, une habitante de San Francisco, Carla Ruff, a découvert un beau jour que son coffre avait été ouvert à la perceuse, alors que la banque disposait de ses coordonnées à jour : elle habitait d’ailleurs à 6 pâtés de maisons son agence de la Noe Valley Bank !

La pauvre dame a découvert le larcin alors qu’elle était venue chercher dans son coffre des documents importants concernant son mari, qui venait de décéder. Le gouvernement s’était servi sans lui avoir demandé son avis… «