Tags Posts tagged with "Contrôle des capitaux"

Contrôle des capitaux

Nous allons bientôt arriver au point où ceux qui ont un peu d’argent regretteraient presque d’avoir des économies. S’il s’agit bien évidemment d’une boutade, force est de reconnaître que les gouvernements occidentaux mènent la vie dure à ceux qui ont des économies. En la matière,  la France se place en bon élève. Explications :

Commençons tout d’abord par la véritable chasse lancée en France par Michel Sapin selon les propres mots du journal Le Parisien dans cet article, contre l’argent liquide. Le gouvernement socialiste vient d’annoncer toute une série de mesures, par l’entremise de son Ministre des Finances, afin de limiter au maximum les transactions en liquide. La raison invoquée est devenue une ritournelle lorsqu’il s’agit de faire la guerre au cash : la lutte contre la fraude et badaboum,  contre le financement du terrorisme qui ne sert plus uniquement à réduire nos libertés individuelles mais aussi les moyens de paiement à notre disposition. Un comble lorsque François Hollande déclarait en 2009 que « l’État fabrique des terroristes » mais soit…

Revenons-en aux mesures :

  1. Les paiements de plus de 1.000 € en espèces seront désormais interdits. Auparavant ce plafond était fixé à 3.000 €. Les étrangers, qui pouvaient payer jusqu’à 15.000 € sont désormais limités à 10.000 € (allô Bruxelles, l’UE ne plaide-t-elle pas pour l’égalité entre les citoyens de l’Union ?). Motif invoqué : le paiement en liquide permet de recycler de l’argent louche. Ah bon, et les comptes dans les paradis fiscaux, les montages comptables qui permettent d’éluder l’impôt en toute légalité ou pas ? Pour ce combat-là (vous savez, contre cet ennemi sans visage qui allait voir ce qu’il allait voir) il faudra encore patienter… Par compte, ce plafond entrera en vigueur le 1er septembre 2015.
  2. Surveillance systématique des retraits supérieurs à 10.000 €. Les banques seront tenues de signaler tout mouvement ou comportement suspect à Tracfin. C’était déjà le cas par le passé mais aujourd’hui l’obligation devient systématique à partir de 10.000 € par mois (il ne s’agit donc même pas d’une obligation pour les transactions de 10.000 € mais d’un plafond mensuel !). Cette mesure entrera en vigueur au 1er janvier 2016. De facto, elle permettra aux banques de bloquer des transactions sur de simples présomptions. Une loi idéale pour empêcher un bank run sans devoir invoquer de problèmes techniques ou les excuses bidons habituelles.
  3. Obligation de présenter une pièce d’identité pour échanger des devises. Vous voulez échanger plus de 1.000 € en dollars ou autres ? Vous serez fiché à partir du 1er janvier 2016.
  4. Déclaration des capitaux, métaux précieux inclus, à la douane en cas d’envoi par la Poste ou par coursier.
  5. Inscription au fichier FICOBA des titulaires de comptes ouverts dans les bureaux de tabac.
  6. Les banques disposeront désormais du droit de geler la vente d’un bien immobilier pour les personnes « considérées comme dangereuses ».

En résumé, sous prétexte de combattre la fraude et le terrorisme, le gouvernement français lance une vaste offensive pour forcer la population à laisser son argent à la banque (pourquoi garder des milliers d’euros chez soi si on est juste autorisé à acheter son pain avec, du moins pour le moment) alors que les taux négatifs se répandent comme une traînée de poudre en Europe et que certains pays, comme l’Australie et l’Espagne envisagent sérieusement de mettre en place une taxe directe sur l’épargne. Le timing de ces contrôles des capitaux « soft » est trop suspect pour être innocent alors que flotte dans l’air un parfum de 2007/2008. Vous êtes prévenu. Et pour le plaisir :

Faites vos jeux, rien ne va plus… la situation en Grèce continue de se détériorer alors que le gouvernement vient de passer un décret forçant les collectivités locales à déposer leur argent à la banque centrale de Grèce pour financer l’Etat. Tout ceci n’annonce rien de bon alors qu’un blog alternatif a sorti des catacombes une vieille vidéo en grec dans laquelle l’ancien ministre des Finances (2009-2011) explique que le scénario du défaut en 2014-2015 avait été prévu.

Mais commençons tout d’abord par évoquer ce qui ressemble furieusement à une première étape de la mise en place d’un contrôle des capitaux en Grèce. Comme le rapporte Bloomberg, cette mesure a provoqué un tollé auprès des autorités locales :

Cet article est réservé aux abonnés. Merci de vous connecter ou de vous inscrire gratuitement en nous envoyant un email à contact@or-argent.eu.

0

Alors que lundi sera un jour férié en Grèce, il se chuchote que des mesures de contrôle des capitaux pourraient être prises durant le week-end tandis qu’aujourd’hui doit avoir lieu une 3e « réunion de la dernière chance » entre la Grèce et l’Eurogroupe. La rumeur a été renforcée lorsque Faz a affirmé que de hauts responsables de la BCE, sous le couvert de l’anonymat, avait reconnu que cette possibilité existe (source).

« Jeudi, un article publié dans la presse allemande a dévoilé que la BCE serait en train de discuter la mise en place de mesures de  contrôle des capitaux en Grèce. Le démenti de la BCE est révélateur des tensions profondes qui règnent dans l’institution bancaire européenne.

Un contrôle des capitaux signifie de facto des restrictions sévères sur les investissements et les dépôts dans les banques. Lorsque Chypre a pris ce genre de mesures en 2013, les citoyens lambda ne pouvaient plus retirer plus de 300 € par jour tandis que les entreprises ne pouvaient effectuer des virements de plus de 5000 € à l’étranger sans prouver qu’il s’agissait d’une opération de commerce international. (…)

La fuite de jeudi concernant le contrôle des capitaux illustre bien les combats internes qui ont lieu à la BCE (qui doit satisfaire les désirs de 19 gouvernements dont les intérêts divergents). Le journal allemand (Faz) qui a publié la nouvelle est considéré comme une source fiable qui a pour l’habitude de révéler les états d’âme de la Bundesbank. Si on ignore la source de la fuite, elle pourrait être la conséquence de grosses divergences de vue à la tête de l’institution. Peut-être aussi importantes que celles entre l’Union Européenne et le nouveau gouvernement de la Grèce. »

bail in

Jeff Clark, de Casey Research, expose dans cet article publié sur ZeroHedge pourquoi le risque que nous soyons bientôt soumis à des contrôles des capitaux, ou pire encore victimes de confiscations, est grand. De quoi nous inciter à diversifier la localisation géographique de nos avoirs.

 

Selon lui, la plupart des investisseurs estiment que cette diversification internationale n’est pas nécessaire, mais il s’agit d’une énorme erreur. Voici pourquoi (traduction synthétisée des grandes idées) :

1. Le FMI préconise les contrôles des capitaux

Ce fait a été rapporté par Bloomberg en 2012. Le média a écrit : « le FMI préconise les contrôles de capitaux dans certaines circonstances. » C’est important de le noter, car historiquement, cette organisation avait plutôt tendance à être contre. Pour que les gouvernements suivent, il n’y a qu’un pas à franchir.

2. Le contrôle des capitaux est validé par les économistes mainstream

C’est notamment le cas des fameux économistes de Harvard, Carmen Reinhart et Ken Rogoff, qui ont écrit dans un article publié cette année :

« Les gouvernements devraient considérer la prise de mesures économiques plus éclectiques que par le passé, qui furent la norme durant les 2 dernières générations. Les politiques mises en place jusqu’à présent, comme l’austérité budgétaire, sont insuffisantes par rapport aux problèmes qu’elles doivent régler, et pourraient en fait empirer les choses. Les gouvernements devraient prendre des mesures bien plus fortes, similaires à ce que les économies riches ont fait dans un passé plus ancien. »

Ce qui signifie qu’au lieu d’exiger des gouvernements qu’ils fassent un pas en arrière, Rogoff et Reinhart souhaitent encore plus d’interventionnisme étatique. Mais ce n’est pas tout : ils préconisent également des contraintes sur les flux des capitaux afin de réduire la dette.

3. Les confiscations des dépôts sont à la mode

Certains pourraient se dire : « et alors ? Je vis ici, je travaille ici, je fais mes achats ici, j’investis ici. Pourquoi détenir une partie de mes avoirs à l’étranger ? » Il est évident qu’en mettant tous ses œufs dans le même panier, aussi sûr ce panier puisse paraître, cela reste très risqué dans le climat financier actuel.

De plus, en ce qui concerne les contrôles de capitaux, garder un peu d’or en dehors de sa juridiction (par exemple en utilisant un service de garde hors système bancaire) pourrait vous sauver d’un désastre, alors que ce type de danger se rapproche partout à travers le monde : la confiscation pure et nette de vos économies.

Dans un rapport intitulé « Taxing Times », publié en octobre 2013, le FMI préconise de confisquer une partie de la richesse afin de ramener la dette à des niveaux gérables. Si vous vivez dans un pays fortement endetté, il est clair que vous êtes à terme en danger, vu que le FMI préconise noir sur blanc de régler le problème avec votre argent.

4. Les assurances vies sont populaires

Malheureusement, une assurance vie, ce n’est pas que de l’épargne. Carmen Reinhart (encore elle) et Belen Sbrancia ont proposé en 2011 de forcer les épargnants à prêter leur argent à leur gouvernement. Si cette décision devait être prise, vous ne pourriez y échapper en cas de mise en place de contrôle des capitaux…

5. La zone euro se prépare à la confiscation

La Bundesbank a fait savoir son opinion en janvier dernier :

« Les pays sur le point de tomber en faillite devront exploiter la richesse privée de leurs citoyens via un prélèvement ponctuel avant de demander l’aide d’autres états. »

Il est clair que les Allemands ne souhaitent pas payer pour les Italiens, les Grecs, les Chypriotes, etc., leur attitude est compréhensible, mais ce « prélèvement » n’en reste pas moins une brutale confiscation. Et si cela ne vous a pas fait froid dans le dos, lisez donc ceci :

« Un prélèvement sur les capitaux correspond au principe de responsabilité nationale, qui veut que les contribuables soient responsables des obligations de leur gouvernement, avant qu’il soit fait appel à la solidarité des autres états. »

Oui, désormais, vous êtes responsable de la dette contractée par votre gouvernement ! Mais il ne s’agit pas que de la posture de la Bundesbank. L’Union européenne ne dit pas autre chose. La Commission travaille sur une loi qui permettrait de « mobiliser davantage l’épargne de l’assurance-vie pour son financement à long terme ». L’argent de votre retraite pour financer l’Union, cela vous dit ? C’est pourtant ce qui est prévu, de nouveau écrit noir sur blanc.

L’Espagne a déjà ouvert le bal en l’introduisant une taxe de 0,03 % sur les dépôts. Si cela peut paraître ridicule, il s’agit d’un précédent dangereux, la boîte de Pandore étant désormais ouverte.

6. Le Canada a rejoint le club de la confiscation

Ce pays a proposé, dans son budget de l’année dernière, l’implémentation d’un régime de renflouement interne pour les banques qui présentent un risque systémique. Un « renflouement interne », cela signifie que l’argent des épargnants est confisqué pour combler les trous, exactement comme cela s’est passé à Chypre.

En conclusion : tout cela nous pend au nez, et peut-être pire. Il n’y aura aucun avertissement, pas le temps de se protéger,  ils utiliseront des termes alambiqués autres que contrôle des capitaux ou confiscations, il pourrait y avoir des effets rétroactifs, ou des solutions encore plus pernicieuses, comme l’imposition d’une taxe dissuasive sur tout mouvement de capitaux.

Si le gouvernement décide vous plumer, vous n’aurez pas les moyens de vous nous y opposer, ni aucun recours. Sauf si vous avez pris les devants.

1

controle-des-capitauxAlors que JP Morgan et cie paient des amendes record en raison de toutes leurs activités frauduleuses, Gerald Celente explique pourquoi le contrôle des capitaux va bientôt débarquer en Europe et aux États-Unis. L’interview démarre alors qu’Eric King l’interroge sur ce premier sujet :

Gerald Celente : « c’est du jamais vu. Il s’agit d’une activité criminelle qui a ruiné la vie de millions de gens. Pourtant, aucune tête n’a été coupée. Il faut pourtant admettre que ces montants sont conséquents. Et même si les banques peuvent créer de l’argent, que leurs bénéfices sont bons, cela leur fait mal. C’est pourquoi je pense qu’il va y avoir de plus en plus de restrictions quant aux montants que les gens peuvent retirer, faire des virements, en bref jouir comme bon leur semble de leur argent en banque.

Lorsque la panique commencera, ce sera très difficile pour ceux qui ont leur argent en banque. Comment allez-vous en disposer si un contrôle strict des capitaux est mis en place. Les banques ne vous le donneront pas. Il suffit d’observer ce qui s’est passé à Chypre. Cela fait déjà passer avant, et cela arrivera encore.

Eric King : « Gerald, vous parlez de contrôle des capitaux. Que risque-t-il d’arriver selon vous ? »

Gerald Celente : « pour moi, Chypre fut le canari dans la mine. Ils ont tenté l’expérience sur un petit pays, pour voir ce qui allait se passer. De toute façon, ils pourraient utiliser une attaque sous faux drapeau, ou un événement réel majeur, pour fermer les banques et trouver un prétexte pour vous empêcher d’accéder à votre argent.

« Ne vous tracassez pas, vous y aurez accès lorsque tout rentrera dans l’ordre ». C’est le message que j’ai reçu de Fleet Bank après le 11 septembre, j’avais pas mal d’argent dans cette banque. Si on devait revivre un tel événement, et vu la fragilité de l’économie, on assisterait probablement à un « bank holiday ».

Si vous pensez qu’il s’agit de spéculations folles… Ils ont bouclé 100 miles carrés autour de Boston pour mettre la main sur un gaillard de 19 ans. Ils ont arrêté les trains entre New York et Boston. Alors, si quelque chose de majeur arrivait…

Sinon, au niveau mondial, HSBC affirme que la demande pour l’or aux manteaux en Asie alors que l’inflation augmente. Ce phénomène se poursuit, ce qui augmente la demande pour l’or. La seule raison pour laquelle il n’y a pas d’inflation aux États-Unis, c’est parce que le gouvernement la dissimule.