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Coût de production

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Afrique-du-Sud-Mines-Or-PertesAlors que le cours de l’or vivote autour des 1220 dollars l’once, c’est toute une industrie qui est menacée en Afrique du Sud. Malgré le fait que la main-d’œuvre soit très bon marché, et que la dépréciation du rand, la monnaie locale, ait permis d’amortir le choc, 60 % des mines d’or sud-africaines sont actuellement en pertes.

D’après Roger Baxter, chef économiste de la chambre des mines d’Afrique du Sud, on n’avait plus connu un tel déclin depuis les années 20. Durant le dernier trimestre 2012, l’or se vendait 509.000 rands le kilo. Aujourd’hui, les mines ne retirent plus que 400.000 rands.

À son âge d’or, la production aurifère de l’Afrique du Sud représente 79 % du total mondial. En 2012, cette production a chuté à 6 %. Malgré cela, cela reste la première exportation minière du pays, l’or représentant 10 % des exportations de l’Afrique du Sud.

À ces problèmes s’ajoutent les mouvements des mineurs, qui manifestent pour obtenir des salaires plus élevés. Avec un cours aussi bas, l’avenir du secteur est lourdement menacé.

Mines d’or d’Afrique du Sud : explosion des coûts de production de l’or

Les mines d’or d’Afrique du Sud parvenaient à dégager un petit profit en 2008 et 2009, lorsque le métal jaune était à environ 1000 $ l’once. Mais depuis, les coûts ont explosé, passant de 575 à 1166 dollars l’once entre 2009 faits aujourd’hui chez AngloGold Ashanti.

Cet article de Reuters cite l’ « économiste » de la Société Générale, Robin Bhar, affirme ensuite à la lumière de tout ceci que « la bulle de l’or est en train de dégonfler ». On a beau lui dire que l’or physique n’a aucun problème pour trouver acheteur, que les mines parviennent à peine à couvrir leurs frais au cours actuel : non, c’est une bulle.

S’il parle du COMEX et du marché papier de l’or, alors oui, nous sommes d’accord, il s’agit d’une bulle vue les effets de levier utilisés. Mais il ferait bien de le préciser !

Source : Reuters

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Produits-Derives-Or-Egon-von-GreyerzEgon von Greyerz : « il y a quelques années, lorsque le problème grec est apparu, on s’est rendu compte que Goldman Sachs avait aidé la Grèce à maquiller l’état réel de ses finances à l’aide de produits dérivés.

Aujourd’hui, nous venons de découvrir que l’Italie a fait exactement la même chose. Ils ont fait l’acquisition de produits dérivés à la fin des années 90 pour satisfaire aux critères de l’euro. Cette position s’élevait à 31 milliards de dollars. Aujourd’hui, le pays est en perte de 8 milliards sur ces produits dérivés, soit 30 % de leur position.

Ceci ne fait qu’illustrer ce que je n’arrête pas de répéter, qu’une grande partie des produits dérivés du monde, qui s’élèvent à plus d’un quadrillion de dollars, ne vaut presque plus rien. Si on applique le cas de l’Italie à l’ensemble du marché, cela signifie qu’il y a des pertes pour 300 trillions de dollars. Ce chiffre ne me surprendrait pas du tout. Si c’est vrai, cela signifie qu’aucun acteur ne peut couvrir ces pertes. Cela signifie que le système financier dans son ensemble est en faillite.

Egon von Greyerz : QE à volonté pour couvrir les pertes des produits dérivés

C’est la raison pour laquelle on voit tous ces assouplissements monétaires avoir lieu. Malgré la propagande sur leur fin, ou sur leur diminution. Les banques centrales mentent donc à la population et cachent la vérité.

Pour continuer avec l’Italie, en ce moment 160 grandes entreprises sont en concordat judiciaire. L’Italie a une dette de 238 % de son PIB, mais c’est probablement plus à cause des pertes cachées sur ses produits dérivés.

Cela signifie que nous ne pouvons pas croire les chiffres du gouvernement. Cela signifie aussi que les banques sont virtuellement en faillite. Personne ne pourra rembourser tous ces montants. Les banques centrales, qui ont acheté énormément d’obligations, sont donc également aussi virtuellement en faillite.

Le bilan de la BCE a augmenté de 200 % sur les 11 dernières années. Celui de la Fed de 400 %. Celui de la banque centrale chinoise de 660 %, tandis que la banque d’Angleterre décroche la timbale avec 800 %. Son bilan est passé de 2 à 9 trillions de dollars. Cette dette ne pourra jamais être remboursée.

Il n’y a pas que les banques commerciales qui abusent de l’effet de levier, les banques centrales le font aussi. En France, c’est aussi le foutoir. Le Crédit Agricole utilise un effet de levier de 46 ! Il suffit donc de 2 % de prêts non remboursés pour voir tout le capital de la banque s’évaporer. Crédit Suisse utilise un effet de levier de 40, Deutsche Bank de 30.

Il suffit que ces banques aient des impayés de 2 à 5 % et c’est terminé. Il ne faut pas oublier qu’elles peuvent également évaluer leurs actifs sur une valeur fictive. Si les règles comptables étaient prudentes, la plupart des banques seraient probablement déjà en faillite.

En Chine, il y a de gros problèmes de liquidités. Cela va causer d’énormes problèmes à l’économie chinoise, car les banques ont arrêté de prêter. Tous ces problèmes vont entraîner davantage d’assouplissements monétaires, et non l’inverse.

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Il y a quelques jours, nous vous avons parlé du coût réel de la production de l’or afin de prouver que le cours de celui-ci est sous-évalué (en fait, manipulé). Aujourd’hui, nous vous proposons de faire le point sur le coût de production de l’argent, grâce à l’excellent article publié sur le site SRSrocco report. Voici la traduction des éléments clés :

Il semblerait qu’il y ait encore beaucoup d’incompréhension à propos du coût réel de l’extraction de l’argent. Beaucoup d’analystes et de particuliers pensent que l’argent est actuellement trop cher car sa production est très bon marché. L’explication de ce mythe est due, en grande partie, aux coûts en espèces, un élément du bilan comptable qui ne prend pas en compte tous les frais d’exploitation, et qui est utilisé par les ennemis du métal.

Peu importe le bilan de la société minière que vous consultez, vous pouvez y trouver les coûts en espèces de production du métal principal qu’elle produit. Le Silver Institute compile d’ailleurs ces chiffres sur leur site web. Il a notamment publié : « les coûts en espèces des principaux producteurs d’argent ont augmenté à 8,88 dollars l’once, en raison de l’augmentation des prix de la main-d’oeuvre, de l’électricité et des frais de maintenance ».

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or-argent-cout-reelDernièrement, nous avons assisté à des attaques du cours de l’or.  Ces attaques ont été perpétrées via des ventes à découvert nues. Ces manipulations ont lieu principalement sur les marchés à terme (futures), ayant pour conséquence d’effrayer de nombreux traders et de provoquer des ventes massives de leurs positions papier.

Néanmoins, si de puissantes entités (la Fed via JP Morgan ?) ont la possibilité, grâce à leurs ressources et aux effets de levier monstres mis à leur disposition, de se livrer à ces manipulations, il y a des lois physiques qu’elles ne peuvent influer, à savoir le coût réel de la production de l’or.

Les mines d’or bientôt non rentables ?

Comme le montre cette infographie de Visual Capitalist, le coût de production d’une once est en moyenne de 919 $ (même s’il existe des variations entre les différentes mines). Par exemple, Goldcorp, l’un des principaux producteurs d’or du monde, dépense 1135 $ pour extraire une once. Veuillez noter que ce prix ne comprend pas les frais de transformation en pièces ou lingots !

Si les récentes chutes du cours de l’or ont essayé d’effrayer les masses, c’est tout le contraire qui s’est produit. Des baisses abruptes ont engendrés une véritable frénésie d’achats, principalement en Asie, au Moyen-Orient et en Amérique du Nord.

Si ce mouvement devait se poursuivre, de nombreuses sociétés minières seraient tout simplement en danger de mort, le cours « officiel » s’approchant dangereusement des coûts de production réels. Quelle société opérerait sans avoir la capacité de faire des bénéfices ou, pire, de travailler à perte ?

Ce fait semble suggérer que la tendance baissière a quasi atteint son seuil. Il s’agit donc d’une superbe opportunité pour entrer sur le marché en tant que possesseur d’or ou d’argent physique, vu les prix cassés et le marché du métal jaune et de l’argent papier qui montre des premiers signes d’explosion.

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