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Coûts

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extraction de pétrole au texas

Même si les cours du brut se sont redressés, le pétrole reste bien en dessous des 100 dollars le baril, ce qui était censé mettre à genoux les sociétés de production de pétrole de schiste aux États-Unis. Pourtant, après une faillite par-ci, par-là, le secteur est toujours debout. S’il est plus résilient qu’attendu, cela ne signifie pas pour autant que l’avenir s’annonce radieux, comme l’explique cet article de Nick Cunningham, publié sur OilPrice.com :

« L’effondrement des cours du brut a forcé le secteur américain du pétrole de schiste à fortement réduire ses coûts. Afin de faire descendre le prix requis pour atteindre l’équilibre d’un puits, le secteur a déployé trois grandes stratégies :

  1. Amélioration des techniques et de la technologie (creusement de puits latéraux plus profonds, ou utilisation d’une plus grande quantité de sable pour la fracturation) ;
  2. Forages dans les lieux offrant le meilleur potentiel de production ;
  3. Mise à contribution des sociétés de forage à qui on a demandé de baisser leurs prix.

Ces trois stratégies ont permis de faire baisser le coût de production d’un baril de pétrole de schiste.

Mais si le secteur parle beaucoup de ses progrès en efficacité, mettant l’accent sur l’amélioration de la technologie et de la gestion, l’exploitation des lieux offrant le meilleur potentiel de production a contribué deux fois plus que la technologie à la baisse des coûts, comme l’a indiqué le Post Carbon Institute dans un rapport publié ce lundi, intitulé « 2016 Titgh Oil Reality Check ». Ce processus est connu sous le nom de « high-grading ». En fait, les soi-disant gains de productivité de ces deux dernières années sont bien moins impressionnants lorsqu’on les observe à la loupe.

À l’occasion d’une allocution prononcée devant le NOMADS, Reed Olmstead, d’IHS Markit, a tordu le cou à la notion que le secteur a bouleversé les coûts de production du pétrole de schiste. Il a réparti la diminution des coûts en plusieurs catégories : « L’un de ces facteurs est le high-grading, soit lorsque les opérateurs forent au meilleur endroit », a déclaré Olmstead. « Cela a contribué pour environ 35 % de la baisse du coût d’équilibre. » La bataille pour les parts de marché entre les sociétés spécialisées dans les services pétroliers a permis de réduire de 40 % supplémentaires les coûts. Les gains de productivité opérationnels, soit ce qui permet de garantir la pérennité des baisses des coûts, ne représentent que 20 % du total, tandis que les acquis d’expérience ont permis de réduire les coûts d’environ 6 % supplémentaires.

Autrement dit, environ 75 % de la baisse des coûts proviennent de tendances qui n’amélioreront pas à terme le redressement du pétrole. Tout d’abord, les sociétés de services pétroliers demanderont des prix plus élevés lorsque le cours du brut rebondira, ce qui engendrera des coûts de forage revus à la hausse.

Mais plus important encore, même les avancées technologiques annoncées avec fracas sont un mirage, tout du moins lorsqu’il s’agit des quantités de pétrole récupéré dans un bassin, affirme PCI dans son rapport. En effet, les sociétés de pétrole de schiste ont développé des techniques innovantes pour augmenter la productivité d’un puits ; mais si forer des puits latéraux plus longs et améliorer la quantité de pétrole extraite est une bonne nouvelle pour une société individuelle, cela ne signifie pas pour autant que davantage de pétrole sera extrait de l’intégralité du bassin.

« Des puits latéraux plus longs, qui permettent de traiter de plus gros volumes, s’étendent sur des superficies plus grandes, ce qui réduit le nombre de puits pouvant être forés sans créer d’interférences », conclut le rapport. Cette technique ne fait qu’augmenter la production à court terme, aux dépens de la production future, comme c’est le cas avec le high-grading. (…)

Même si la production continue à augmenter, elle exigera des prix du pétrole brut toujours plus élevés. Non seulement les réserves s’épuisent plus rapidement, mais l’exploitation des meilleurs gisements signifie que des cours en hausse seront nécessaires pour faire face à l’accroissement des coûts d’exploitation de gisements moins riches, ou plus compliqués d’accès. (…)

L’EIA anticipe une croissance de la production du pétrole de schiste pour les décennies à venir. Selon elle, elle devrait atteindre 11,3 millions de barils par jour en 2040, contre 8,6 millions de barils par jour aujourd’hui. Et il s’agit du scénario de base de l’EIA.

Pour le PCI, ces projections sont fantaisistes. Pour les atteindre, le champ de Backen devrait plus que doubler sa production, un scénario « manquant de crédibilité », d’après PCI. (…) L’idée que la production de pétrole de schiste peut continuer à grimper dans les 25 ans à venir, comme le suggère l’EIA, est douteuse. Et vu que les décisions politiques sont prises sur la base de telles suppositions (l’administration Trump à venir estime qu’elle peut atteindre l’indépendance énergétique en forant), les erreurs de l’EIA pourraient avoir des conséquences sérieuses pour les États-Unis. »

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mine d'or

La société de conseil Metals Focus s’attend à une baisse de l’offre d’or alors que les mines non rentables vont devoir fermer si le cours du métal jaune se maintient à ce bas niveau. Article de MineWeb, publié le 5 août 2015 :

«  En prenant en compte les coûts de production tout-inclus (AISC), la société de conseil spécialisé dans les métaux précieux Metals Focus affirme que presque 25 % de la production mondiale d’or (minière) se fait à perte à 1100 dollars l’once. Une nouvelle baisse ferait évidemment augmenter le tonnage de métal jaune produit à perte.

Metals Focus examine les activités des mines d’or qui fournissent environ la moitié des 1650 tonnes de métal produites annuellement. Elle estime qu’environ la moitié de cette production qu’elle a examinée donc environ 400 t, ne sera pas rentable au cours actuel. En extrapolant ces chiffres avec la production mondiale cela signifie qu’environ 800 tonnes seraient produites à perte.

Cependant, cela ne signifie pas que l’offre en or diminuera de cette amplitude. Pour ce faire, il faudra encore attendre soit la prolongation de ces bas niveaux soit une nouvelle baisse du cours. Metals Focus explique également que fermer une mine coûte de l’argent, ce qui signifie qu’il est parfois plus économique de poursuivre les activités à pertes ou d’exploiter les filons les plus riches afin d’augmenter la productivité. (…)

En conclusion, Metals Focus estime que les mines qui disposent des coûts de production les plus élevés font face à un avenir très sombre. Pour la société de conseil, des fermetures semblent inévitables. En termes de volume, la société de conseil s’attend à une baisse de la production d’environ 75 tonnes sur les 12 prochains mois. Pas encore de quoi bouleverser les marchés. (…) »