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CPI

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Article de Profit Confidential, publié le 23 juin 2015 :

« L’inflation fait grimper le cours de l’or. Si les prix augmentent, le métal suit la même tendance, c’est aussi simple que cela. Observez cependant le graphique ci-dessus. Il affiche côte à côte le cours de l’or en jaune et le CPI, l’index des prix à la consommation des États-Unis, soit l’indicateur officiel mesurant l’inflation.

L’anomalie saute directement aux yeux : jusqu’en 2013, on pouvait observer une corrélation entre les 2. Depuis, nous assistons à une déconnexion du lien entre le CPI et le cours de l’or.

Pourquoi ? Les investisseurs ont accepté l’idée qu’il n’y a quasi pas d’inflation aux États-Unis. Ils ont cru que nous allions traverser une période de déflation, donc de baisse des prix. Ils se sont donc mis à vendre du métal jusqu’à ce que la panique s’installe. Malheureusement, ce sentiment prévaut toujours aujourd’hui. (…)

Mais il n’y a pas que le CPI qui suggère qu’il y a vraiment de l’inflation aux États-Unis. Le marché obligataire n’indique pas autre chose. Voici le taux des bons du Trésor à 10 ans :

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Vous devez bien comprendre que l’inflation est le pire ennemi des obligations. Leurs taux grimpent en même temps que l’inflation. Dans ce contexte, depuis février les taux des obligations ont augmenté de 40 %. Un événement qui ne doit pas être pris à la légère.

Quel futur pour l’inflation ?

Je l’ai déjà dit par le passé et je vais le répéter : l’inflation va s’accélérer aux États-Unis. Je me demande si ceux qui prédisent la déflation examinent les statistiques économiques. (…) Vu le taux d’inflation actuelle et celle que l’on peut anticiper dans le futur, l’or semble grossièrement sous-évalué. (…) »

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Article de Jeff Clark, publié sur CaseyResearch.com :

« Si vous êtes du genre à accueillir avec scepticisme les chiffres du gouvernement, le graphique ci-dessus va confirmer vos doutes. Et si vous aimez les bonnes affaires, il va vous intéresser fortement.

Les chiffres du CPI (index des prix à la consommation aux États-Unis) font l’objet d’énormément de critiques tout simplement parce qu’ ils ne donnent pas l’impression de refléter la réalité. Même si le prix des carburants a baissé, d’autres postes de dépenses ont vu la hausse des prix s’accélérer. Les soins de santé et de scolarité sont 2 exemples emblématiques, la hausse des prix de ces postes est bien plus élevée que les 0,2 % d’inflation officiels. De nombreux produits alimentaires voient également leur prix augmenter fortement, le haché de bœuf a par exemple plus que doublé depuis 2010.

Dans ce contexte, le cours de l’or est tombé d’environ 30 % durant les 40 derniers mois pour se stabiliser durant les 4 à 5 derniers mois. Mais au cours actuel, l’or est-il une bonne affaire ?

Depuis 1980, la formule de calcul du CPI a été modifiée au moins une douzaine de fois. Un nouveau mode de calcul a même été implémenté cette année. La plupart des économistes qui ne sont pas liés au gouvernement estiment que ces modifications rendent les calculs moins précis.

J’ai donc demandé à John Williams, de Shadow Stats, de calculer le cours de l’or en dollars de mars 2015 en se basant sur la formule du CPI qui était utilisée en 1980. Le résultat se trouve sur le graphique ci-dessus.

Ajusté en prenant en compte le mode de calcul de l’inflation utilisé en 1980, le cours de l’or actuel n’est pas loin du plus bas de son marché baissier de 2001. En fait, l’or est aujourd’hui moins cher qu’en 1975 lorsqu’il fut à nouveau légal d’en posséder.

Ce graphique montre clairement que lorsqu’il est mesuré à l’inflation réelle, l’or est grandement sous-évalué. Et alors que la dette mondiale a augmenté de 57 trillions de dollars depuis la fin 2007, la nécessité d’en posséder est plus grande que jamais. Ne vous souciez pas de l’immobilisme du cours actuel. Acheter maintenant permet de faire une excellente affaire et de se protéger de façon très efficace de la prochaine crise économique. »

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Inflation ou déflation ? La confusion règne souvent dans les esprits, car les personnes qui abordent ces sujets ont des définitions qui divergent. Parle-t-on de déflation économique, de déflation des prix ? Des prix de quels produits ? De biens de première nécessité ou de gadgets ?

Néanmoins, en ce qui concerne l’inflation des prix à la consommation, donc des choses que nous achetons au quotidien, l’inflation des prix est bien plus importante que les chiffres officiels. Mais comment les statisticiens parviennent-ils à tourner les chiffres de façon avantageuse ? En utilisant plusieurs stratagèmes. L’un d’entre eux, expliqué par PriceIllusion et relayé par ZeroHedge, est particulièrement tordu : les « ajustements qualitatifs hédonistes ».

Afin d’expliquer ce concept économique au nom une nouvelle fois barbare, l’auteur reprend l’exemple donné par le site officiel du BLS à qui l’on doit cette idée lumineuse :

« Admettons qu’un fabricant de télévisions retire un produit de sa gamme pour le remplacer par un nouveau produit, plus performant mais aussi plus cher. Comment faire pour obtenir une baisse du prix alors qu’il a en fait augmenté ? En utilisant les méthodes tordues de l’économétrie !

À en croire les commentaires des banquiers centraux, l’inflation que nous connaissons est trop basse ; en Europe, on craint même de voir les prix baisser (une véritable tragédie pour les possédants). La déflation des prix terrorise littéralement les banquiers centraux. Mais en mettant de côté ce qui semble être un mensonge grossier pour les consommateurs que nous sommes, victimes de façon presque quotidienne de l’augmentation du coût de la vie, voyons comment les économistes (américains) calculent le CPI, le Consumer Price Index (indice des prix à la consommation).

En théorie, le CPI est une combinaison linéaire des « prix » des choses que les consommateurs peuvent acheter, et qui sont intégrés dans un « panier moyen » acheté chaque mois par le citoyen lambda. Le problème, c’est que ces prix ne sont pas inclus dans ce panier afin de représenter ce que le consommateur a réellement payé. Ces prix sont ajustés via une formule baptisée « ajustement qualitatif hédoniste» (note : traduction libre de Hedonic Quality Adjustment ou HQA, un nouveau terme de novlangue économique). Cette formule a été créée pour résoudre un réel problème auquel sont confrontés les économistes, à savoir la vitesse à laquelle de nouveaux produits plus performants arrivent sur le marché. Mais en pratique, elle est utilisée pour réduire artificiellement les prix inclus dans le calcul de l’inflation des prix à la consommation.

Le HQA prend en compte toutes les caractéristiques qualitatives d’un produit afin de pouvoir faire une comparaison de prix à pied d’égalité entre 2 produits à la technologie fort différente. Cela signifie que dans le cadre du CPI, le prix peut « baisser » de 3 façons :

  1. Le prix baisse réellement pour un produit aux caractéristiques techniques identiques
  2. Le prix est stable, mais la qualité mesurée par le HQR augmente
  3. La qualité augmente plus vite que le prix

C’est ce dernier exemple qui nous intéresse, car il est très fréquent, notamment sur base de la loi de Moore (la puissance des ordinateurs double tous les 2 ans, cependant des prix qui doubleraient tous les 2 ans, ce serait trop). Voici l’exemple utilisé même par le site du BLS pour expliquer le concept de HQA :

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La télévision A n’est plus disponible et a été remplacée par un nouveau modèle, la télévision B. Les caractéristiques sont différentes, la qualité a été fortement augmentée, ainsi que le prix (400 %). Mais au lieu de rapporter cette augmentation de 400 % entre la télévision A et B, le prix de l’ancien produit est ajusté en extrapolant combien il aurait coûté s’il avait disposé des mêmes caractéristiques que le nouveau téléviseur. »

Nous vous passons toutes les formules mathématiques, que vous pourrez découvrir dans l’article original si cela vous intéresse. Voici le résultat :

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Ce qu’il est important de comprendre, c’est que si un simple téléphone portable à 100 € est remplacé par un modèle de genre smartphone à 200 €, et qu’il n’est plus possible de trouver un modèle de base à 100 €, les ajustements qualitatifs permettront de ne pas rapporter l’augmentation de 100 % du prix, probablement même d’obtenir une baisse.

Peu importe si le consommateur se moque d’avoir un smartphone. Si son ancien téléphone a rendu l’âme, il devra dépenser le double par rapport à son ancien modèle pour continuer à téléphoner. Idem pour un ordinateur. Les prix d’un ordinateur de base sont plutôt stables, tandis que leur puissance augmente chaque année. Cette puissance est nécessaire pour faire tourner les programmes les plus récents. Avec cet ajustement qualitatif et des prix stables, cela signifie que l’informatique sera toujours « moins chère » d’un point de vue statistique…

Il ne s’agit que l’une des astuces utilisées par le BLS pour faire baisser l’inflation des prix à la consommation. Pour l’alimentaire, ils font tout le contraire : si le steak de bœuf devient trop cher, ils vont prendre en compte le steak haché dans le panier de la ménagère, car les consommateurs sont censés s’être retranchés sur cette alternative moins chère…

Depuis les années 80, le BLS n’a cessé de revoir sa méthodologie. John Williams, de ShadowStats, publie les chiffres d’inflation aux États-Unis en utilisant les méthodes de calcul des années 80 et des années 90. Avec la première, l’inflation est presque à 10 %, tandis qu’avec la seconde, de plus de 5 %.

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Les analystes indépendants regardent avec de plus en plus de défiance des statistiques économiques officielles des pays développés. Et pour cause, on nous sert des bizarreries assez étonnantes. La dernière en date concerne la croissance américaine. Après la première révision à -1 % du chiffre original de -0,1 %, la seconde révision l‘a faite passer à -2,9 % !

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Ce chiffre se positionne en 17e place du classement des pires trimestres de l’histoire des États-Unis. C’est d’autant plus exceptionnel que l’on nous vend à longueur de journée la reprise. Pour Michael Snyder, il s’agit d’une nouvelle preuve que l’on ne peut pas faire confiance aux statistiques économiques des États-Unis :

« Comment le gouvernement des États-Unis voudrait-il que l’on fasse encore confiance à ses statistiques ? Cela fait longtemps que de nombreuses personnes suggèrent qu’elles sont manipulées, mais comme vous allez le voir ci-dessous nous en avons maintenant la preuve flagrante.

Mais avant de l’étaler, parlons de la révision de la croissance du PIB du premier trimestre 2014. D’une contraction de 0,1 %, ils ont révisé le chiffre à la baisse à -1,0 %, pour ensuite nous annoncer qu’au final, le PIB a reculé de 2,9 %. Que devons-nous penser exactement ? J’ai parfois l’impression que les bureaucrates du gouvernement choisissent leurs chiffres en lançant des fléchettes sur une cible. Ce n’est évidemment pas ainsi que cela se passe, mais comment pouvons-nous prendre ces chiffres au sérieux dans un tel contexte ?

Sur shadowstats.com, John Williams propose des chiffres économiques alternatifs qu’il pense être beaucoup plus réalistes que ceux du gouvernement. D’après ses calculs, l’économie américaine est en récession depuis 2005. Soit depuis 9 ans. Est-il possible qu’il ait raison et que les bureaucrates de Washington aient tort ?

Mais avant de répondre à la question, lisez la suite, cela pourrait changer votre opinion.

Un autre chiffre que l’on a largement accusé d’être manipulé, c’est celui de l’inflation. Il est cependant très facile de démontrer qu’il l’est. En analysant la littérature de la Fed, on peut découvrir les preuves de la manipulation.

Comme l’a récemment noté Robert Wenzel, Mike Bryan, vice-président et économiste senior du département de la recherche de la Fed d’Atlanta, a admis que la méthodologie utilisée pour calculer l’inflation est parfois modifiée chaque mois.

Dans cet article de The Economist (http://www.economist.com/node/4425575), on apprend via Stephen Roach, qui a travaillé à la Fed dans les années 70 sous Burns, que durant la crise pétrolière de 1973, Burns a demandé à ce que l’on supprime le cours du brut du CPI (consumer price index, prix à la consommation). Lorsque ce fut au tour de l’alimentation d’augmenter drastiquement, ils l’ont également supprimé du panier, comme ce fut le cas avec les voitures d’occasion, les jouets pour enfants, la bijouterie, l’immobilier, etc., jusqu’à ce que la moitié du panier de la ménagère ait été exclu car ces produits créaient des « distorsions ».

Aujourd’hui, la Fed nous dit que l’inflation est d’environ 2 %. Mais d’après John Williams, l’inflation calculée avec la méthodologie de 1990 s’élève à presque 6 %. Et avec la méthodologie de 1980, nous serions à presque 10 %. Alors, quel chiffre croire ? Celui qui nous arrange le mieux ?

D’un point de vue de la banque centrale, il est clair que 2 % est bien plus intéressant que 10 %. Mais quiconque fait ses courses au supermarché sait pertinemment bien que nous ne sommes pas dans un environnement d’inflation basse.

En ce qui concerne le chômage, les chiffres sont aussi manipulés. Voici ce que disait en gros un article du New York Post (http://nypost.com/2014/06/23/labor-acts-to-hide-older-data-in-job-surveys/) :

Si vous n’êtes pas au courant, le ministère du Travail paie le recensement afin de mener l’enquête mensuelle auprès des ménages, qui permet de fixer le taux de chômage national et qui, malgré ses nombreux défauts, reste inexplicablement très important pour la Fed.

Le problème est que les enquêteurs du recensement, les gens qui vont frapper aux portes pour rassembler les données, ainsi que leurs superviseurs, ont « accéléré » la procédure d’interviews.

Au lieu de collecter chaque mois des données fraîches comme ils sont censés le faire, ils remplissent également des formulaires vierges avec les données du mois précédent. Cela leur permet d’obtenir les quotas stricts d’interviews fixées par le Département du Travail. Il s’agit de l’une des méthodes utilisées pour falsifier les chiffres.

La Fed essaie de nous faire croire que le chômage est tombé à 6,3 % après avoir atteint un pic de 10 % durant la récession. Mais d’après ShadowStats.com, le calcul du taux de chômage le plus large donne un chiffre supérieur à 20 %, qui ne cesse de grimper depuis la dernière récession.

Et d’après les chiffres mêmes de la Fed, le pourcentage d’Américains en âge de travailler qui ont un boulot a à peine augmenté durant les 4 dernières années. Le graphique ci-dessous montre selon moi une augmentation du chômage à long terme. Mais ce n’est pas l’histoire que les bureaucrates du gouvernement nous vendent. »