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Création monétaire

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nuages noirs

Article d’Egon von Greyerz, publié le 17 avril 2016 sur KWN :

« L’économie mondiale a sérieusement piqué du nez en 2006, mais grâce à d’énormes programmes mondiaux de création monétaire et de crédit, nous avons pu connaître un sursis. Mais les effets de cette monnaie artificielle arrivent à leur terme.

À quoi les planificateurs centraux s’attendaient-ils ? Créer de l’argent sans valeur ou prêter de l’argent qui n’existe pas n’a jamais permis de créer de la richesse ou de sauver quelqu’un. La faiblesse va bientôt s’accélérer pour finir par mener par la destruction totale du système financier et par des défauts souverains.

Mais il ne faut pas croire que nous assisterons à une implosion soudaine ou à une réinitialisation qui résoudra ou changera tout. Au contraire, nous allons vivre un processus durant lequel la situation se détériora rapidement, mais sans événements clés pour changer les choses du jour au lendemain.

Tout ceci se déroule en ce moment, sous nos yeux. Parcourons les zones de tension sur le système.

Les faillites bancaires se multiplient en zone euro

La BCE fait face à des faillites bancaires dans quasi tous les pays membres. Une banque autrichienne vient tout juste d’être renflouée, l’intégralité du système bancaire italien est au bord du précipice. Les banques grecques sont déjà en faillite, même si personne n’ose le dire officiellement. La BCE sait qu’elle ne dispose que d’un outil pour reporter l’effondrement du système bancaire européen, à savoir la planche à billets.

Le bilan de la BCE a explosé de 45 % pour atteindre 3 trillions d’euros rien que durant les 15 derniers mois. La Bundesbank, la banque centrale allemande, connaît parfaitement la situation délicate des banques européennes. Mais elle sait également qu’elle sera responsable de la majorité de la création monétaire de la BCE. Elle a donc fait savoir qu’elle attaquera en justice la BCE si celle-ci accélère sa création monétaire.

Aux Etats-Unis ? Pas mieux

Actuellement, la Fed n’est pas engagée dans un QE, mais je pense que ce n’est qu’une question de temps en raison de la situation économique qui se détériore et des pressions sur le système financier. Aux États-Unis, les produits dérivés totalisent environ 500 trillions de dollars. Tout ceci implosera lorsque les contreparties s’effondreront. Ces craintes sont nourries par la Fed et la FDIC. C’est pourquoi elle vient d’avertir les banques américaines. Par exemple, elles ont indiqué à JP Morgan qu’elle n’est pas préparée à affronter une crise, qu’elle ne dispose d’aucune solution pour se débarrasser de ses produits dérivés (note : en posant une menace pour le système financier américain dans son intégralité). Pour JP Morgan, ceux-ci s’élèvent probablement à plus de 100 trillions de dollars.

Un autre problème américain est son marché obligataire. Le gouvernement américain doit 19 trillions de dollars. Sur cette somme, 6,2 trillions sont dus à des étrangers. La Chine et le Japon possèdent pour environ 4,5 trillions d’obligations américaines. Le 3e plus gros porteur est l’Arabie Saoudite. Ce pays vient d’ailleurs de menacer de liquider son portefeuille de Treasuries si les États-Unis enquêtent sur l’implication de l’Arabie Saoudite dans les attaques du 11 septembre. Mais l’Arabie Saoudite n’est pas le seul pays qui pourrait semer la pagaille sur le marché des obligations américaines.

Le Japon : au pays de Peter Pan

Le Japon devra bientôt vendre ses Treasuries pour survivre un peu plus longtemps. La pression sur la Chine afin qu’elle réduise sa dette de 30 trillions augmente également, alors que cette dette n’était que de 2 trillions en 2000. De nombreux observateurs affirment que ces pays se tireront une balle dans le pied s’ils vendent en masse leurs obligations américaines, vu que cela provoquera un effondrement industriel du marché des Treasuries. Il est tout à fait vrai que ce marché est l’une des plus grosses bulles financières, notamment parce que les États-Unis ne rembourseront jamais cette dette. (…)

Le Japon est également dans de sales draps. En 2017, la Banque du Japon possédera 50 % de toutes les émissions obligataires japonaises. Ce pourcentage passera à 60 % 2018. Comment ce pays peut-il croire que son économie survivra ? Ils émettent des quantités illimitées de papier sans valeur qui n’ont aucun effet bénéfique sur l’économie. Je l’ai déjà dit et je vais le répéter : l’économie japonaise coulera dans le Pacifique pour devenir la faillite la plus retentissante de l’histoire.

La plupart des banques centrales et des gouvernements sont en faillite virtuelle, tout comme les banques commerciales. Le cours de leurs actions l’indique. La valeur des titres des banques majeures a baissé de 75 à 90 % depuis 2007. Deutsche Bank a reculé de 87 % et Citi de 92 % alors que Crédit Suisse et Barclays ont seulement chuté de 78 %. Cet effondrement des cours des actions indique clairement que ces banques ont peu de chances de survivre.

Si on se tourne vers les bénéfices des entreprises à l’échelle mondiale, ils sont en baisse de 20 % dans les marchés matures et de 25 % dans les marchés émergents depuis 2014. Jusqu’à présent, les faillites d’entreprise totalisent 50 milliards en 2016, le pire que l’on ait connu depuis 2009.

Tout ceci se déroule en ce moment sous nos yeux. Vous ne devez pas attendre un événement majeur pour réagir, car (l’effondrement) se déroulera via toute une succession d’événements comme je viens de l’expliquer, et cela a déjà commencé. Jamais le besoin de souscrire une assurance contre ces risques n’a été aussi grand. Il est encore possible d’acheter de l’or physique à prix cassé, mais cela ne durera pas. »

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hélicoptère monétaire

Article de ZeroHedge, publié le 6 janvier 2016 :

« Il était une fois un débat sympathique et distrayant mais surtout déloyal auquel participaient des gens qui n’avaient jamais investi de leur vie mais qui prétendent connaître la finance, sur la véritable nature des QE et des « politiques non conventionnelles ». « Il s’agit d’un swaps d’actifs », disaient-ils ou encore « cela n’a rien à voir avec la création monétaire ».

Nous sommes heureux de pouvoir enfin clore ce débat une bonne fois pour toutes et mettre un terme à toutes ces manœuvres sophistiqués grâce à la confession évidente, même si elle est frappante de sincérité, de Peter Praet himself qui est tout de même membre du Directoire de la BCE et qui a déclaré aujourd’hui : « Si vous créez suffisamment de monnaie, vous finissez toujours par obtenir de l’inflation. Toujours. » (…)

Extrait de l’article de Reuters :

« J’admets que notre politique n’a pas encore été couronnée de succès : cela fait longtemps que l’inflation est très proche de zéro ou est nulle en Europe » a déclaré Praet au magazine belge Knack.

Praet a cité plusieurs facteurs comme les cours du pétrole en baisse et des économies émergentes moins en verve pour expliquer le retard dans l’atteinte de l’objectif d’une inflation proche de 2 %. (…)

Praet a déclaré que malgré l’allongement du délai, la BCE ne dispose pas d’autre alternative à sa politique de taux planchers et de QE d’un montant de 1,5 trillions d’euros.

« Il n’y a pas de plan B, juste celui que nous suivons. La BCE est prête à prendre toutes les mesures nécessaires pour obtenir une inflation proche de 2 %. Si vous créez suffisamment de monnaie, vous finissez toujours par obtenir de l’inflation. Toujours. Si comme c’est le cas en ce moment les cours du pétrole et des matières premières chutent, il est plus difficile d’atteindre cet objectif » a-t-il déclaré. Si de tels événements ont lieu, la matérialisation de l’inflation est alors reportée. » (…)

Pour terminer, voici notre petit post-scriptum à l’attention de M. Praet que nous répétons sans cesse depuis le début : « Si vous créez suffisamment de monnaie, vous finissez toujours par obtenir de l’hyperinflation. Toujours. »

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Egon von Greyerz

Article d’Egon von Greyerz, publié le 9 novembre 2015 sur KWN :

« Toute personne qui regarde la réalité en face et qui s’en tient aux faits réalise que la situation actuelle est bien différente de celle décrite par les médias et les gouvernements des pays développés. À regarder Danse avec les stars et les journaux télévisés, il est impossible de comprendre ce qui se passe. Malheureusement, c’est le genre d’émissions que les citoyens des pays développés regardent. Les gens ordinaires comme ceux des classes supérieures ne comprennent pas que les jours de notre société sont comptés.

Pendant 100 ans, l’économie mondiale a prospéré sur des mensonges grâce à un système financier corrompu reposant trop peu sur la valeur réelle, la substituant par la création monétaire et le système bancaire à réserve fractionnaire. La synthèse de ces deux éléments a créé une perception de la prospérité jamais vue dans l’histoire. Peu de gens comprennent que la fausse richesse et les niveaux de vie élevés obtenus n’ont rien à voir avec le travail honnête ou les investissements mais par la création monétaire et le crédit qui ont créé cette illusion de la prospérité.

De la création de la Fed à Bernanke en passant par Nixon et Greenspan

Lorsque la Federal Reserve fut créée en 1913 par et pour les banquiers, la dette mondiale était négligeable. Elle a cru lentement jusqu’à ce que Richard Nixon réalise en 1971 que l’économie américaine ne pouvait pas survivre sans l’argent créé sorti d’un chapeau. À partir de ce moment, les États-Unis commencèrent à tirer profit de leur statut d’émetteur de la devise de réserve mondiale en imprimant des bouts de papier appelés dollar ou monnaie. Il fallut attendre l’émergence du maître du charabia financier de la Fed pour que la planète entière abandonne toute notion d’argent sain et entre dans une nouvelle ère financière déconnectée de la réalité. Alan Greenspan utilisait son propre langage, un langage que personne ne comprenait mais que tout le monde adorait car il donnait de la crédibilité à cette fausse prospérité. Il était un maître de la répression financière, ses taux d’intérêt déconnectés des réalités économiques créèrent une explosion du crédit et l’euphorie des marchés actions.

Pourtant avant de devenir le président de la Fed, Greenspan était un partisan de l’argent sain, ce qui signifie qu’il comprenait parfaitement l’importance de l’or mais comme c’est le cas dès qu’une personne intelligente assume un rôle politique : ses valeurs ou ses principes disparaissent. Son rôle fut donc d’aider le gouvernement à acheter des voix et à passer le témoin sans accroc sérieux. Son successeur, Ben Bernanke, fut l’homme le plus productif de l’histoire. Durant son règne, la dette américaine est passée de 8 à 17 trillions alors qu’il avait fallu plus de 200 ans aux États-Unis pour atteindre les 8 trillions. En 8 ans, Bernanke est donc parvenu à doubler ce montant.

La planète entière a suivi le leadership américain entre 1990 et 2015, la dette mondiale passant de 35 trillions à 225 trillions (x 6). Sur la même période, le PIB mondial n’a même pas été multiplié par 3. C’est ce qu’on appelle la loi des rendements décroissants. La planète doit créer de plus en plus d’argent pour éviter de régresser. Mais nous sommes arrivés au point où même la création exponentielle de crédit engendre un retour négatif.

Où sont les bonnes nouvelles ?

Où que l’on regarde, les nouvelles réelles s’empirent. Oui, il y a bien sûr une exception : les investisseurs des marchés actions sont toujours en plein délire. Que les nouvelles économiques soient bonnes ou mauvaises, la bourse continue de grimper vers des sommets vertigineux. Comme en 1929, en 1973, en 1987 ou en 2000, les investisseurs béats ignorent ce qui les attend. Dans le monde réel, les mauvaises nouvelles s’accumulent. Voici quelques exemples.

Commerce mondial en chute libre

Quasi tous les indicateurs des échanges commerciaux indiquent une contraction substantielle. Le Baltic Dry est à un plus bas historique. Le China Container Freight Index a baissé de 50 % depuis son pic de 2011. En octobre, la Chine enregistrait sa 4e baisse mensuelle consécutive de ses exportations, cette fois de 7 %. Les conteneurs vides de Long Beach n’ont plus été aussi nombreux depuis 2006. Le fret ferroviaire aux États-Unis a connu sa plus grosse chute depuis 2009, tandis que le volume transporté par route a baissé de 60 % depuis 2014.

Toutes ces statistiques sont des indicateurs de l’état réel de l’économie. Elles sont aux antipodes des statistiques officielles manipulées comme le taux de chômage américain qui indique de fausses améliorations en ignorant les 94 millions d’Américains qui n’ont pas de travail ainsi que les pertes d’emplois chez les moins de 55 ans. Les emplois prétendument créés sont soit fabriqués par un modèle théorique qui se base sur la création éternelle d’emplois soit des emplois créés chez les plus de 55 ans.

Nous avons atteint le point de non-retour. Nous sommes au bout du chemin, proches du moment où tous les subterfuges des gouvernements et des banques centrales seront révélés pour ce qu’ils sont, à savoir des rustines pour retarder l’effondrement final. Comme l’a déclaré Mises :

« L’effondrement final d’un boum économique créé par l’expansion du crédit est inévitable. Il n’y a que deux issues possibles : soit provoquer la crise en abandonnant volontairement l’expansion du crédit, soit l’attente de son émergence via l’effondrement total du système monétaire de l’économie en question. »

Avant cet effondrement, les gouvernements feront tourner la planche à billets jusqu’à ce qu’elle explose.  De nombreux quadrillions de dollars seront probablement créés avant l’effondrement total du système monétaire. L’or physique ainsi qu’un peu d’argent sont les meilleures façons de préserver sa richesse et son pouvoir d’achat. »

BNP Paribas

Dans ce second épisode de Comment Les Banques Fonctionnent Vraiment, Positive Money nous explique que le Modèle Multiplicateur, parfois décrit par des analystes alternatifs, n’est plus en vigueur depuis longtemps, si bien que les dépôts n’influencent pas les niveaux de crédit accordés par les banques, et donc la création monétaire. Si vous avez raté la première partie : http://or-argent.eu/comment-fonctionnent-vraiment-les-banques/

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Article de Jeff Nielson, publié sur Sprott Money le 1er septembre 2015 :

« Une idée fausse continue d’être répandue dans les médias, qu’ils soient dominants ou alternatifs. Cette analyse erronée affirme que nous nous dirigeons vers un effondrement déflationniste. Elle reflète une incompréhension fondamentale des dynamiques économiques.

Cette erreur fondamentale et impardonnable découle d’une définition erronée de la déflation, dont la définition correcte est « lorsque la devise d’une juridiction donnée augmente en valeur ». C’est sur ce simple fait que nous pouvons examiner un exemple hypothétique simple qui clôt une fois pour toutes le faux débat sur l’inflation et la déflation.

Imaginez 2 économies semblables en tous points de vue, à l’exception d’une différence de taille. Elles ont toutes les 2 le même PIB, la même population, des paramètres économiques semblables (à l’exception de cette différence). Ces 2 économies décident de faire exploser leur base monétaire, disons de la même façon que sur le graphique « hypothétique » ci-dessus (note : qui montre donc la base monétaire ajustée des États-Unis).

Il ne s’agit pas d’un graphique à propos d’une possibilité d’hyperinflation. Il s’agit plutôt du graphique d’une devise qui a déjà succombé à l’hyperinflation. Pour les lecteurs qui sont incapables de déjà voir ce fait, imaginez simplement une courbe ascendante encore plus extrême demandant encore plus de place en hauteur.

L’économie A comme l’économie B ont gonflé leur masse monétaire (donc baissé la valeur de leur devise vers zéro). Abordons désormais la différence entre ces 2 économies, afin de mettre en évidence la sottise des déflationnistes : l’économie A est totalement solvable, sans un centime de dette, tandis que l’économie B dispose d’une dette de 50 trillions de dollars, ce qui signifie qu’elle est clairement en faillite.

D’après le raisonnement erroné des déflationnistes, la devise du pays A qui a « seulement » fait exploser sa masse monétaire verra la valeur de sa devise s’évaporer tandis que la devise de l’économie B qui a fait exploser sa masse monétaire et qui a fait défaut verra sa devise s’apprécier en raison du crash déflationniste dont ne cessent de parler les déflationnistes.

Nous arrivons donc désormais au « Principe Idiot de la Déflation » : un pays qui fait exploser sa masse monétaire voit la valeur de sa devise s’effondrer mais un pays qui fait défaut derrière voit sa devise s’apprécier. La faillite annulerait donc l’hyperinflation en la supplantant.

Dès maintenant, il devrait être évident pour quiconque disposant de 2 synapses en état de marche que le Principe Idiot de la Déflation n’a aucun sens lorsqu’on prend simplement en compte les dynamiques économiques et que l’on utilise les bonnes définitions dans leur contexte. Mais la bêtise des déflationnistes est encore plus évidente lorsqu’on contemple les preuves empiriques du monde réel.

Quels sont les facteurs qui rendent l’exemple hypothétique ci-dessus irréaliste ? L’économie A, le pays solvable, n’a aucun intérêt à s’engager dans la politique suicide de l’hyperinflation. Les pays solvables ne font jamais exploser leur masse monétaire. Donc les (nombreux) régimes à travers l’histoire dont la devise a explosé via l’hyperinflation étaient également insolvables. La solvabilité est la seule raison derrière la nécessité impérative et extrême pour un gouvernement de commettre un tel suicide économique. (…)

Jusqu’au démarrage de l’opération encore plus frauduleuse que sont les QE (la monétisation de la dette), nos gouvernements ont littéralement emprunté chaque sou en existence. Ce qui signifie que la monnaie est littéralement un « IOU » du gouvernement (I owe you, reconnaissance de dette), qui est insolvable.

Quelle est la valeur d’une reconnaissance de dette émise par une entité fauchée comme les blés ? Zéro. La devise de l’économie B était déjà sans valeur, même avant sa création monétaire inconsidérée menant à l’hyperinflation. La devise de l’économie A n’est devenue sans valeur qu’après la création monétaire. Autrement dit, la devise de l’économie A n’a aucune valeur. La devise de l’économie B est doublement sans valeur. (…)

Pour conclure en nous répétant : à travers l’histoire, toute nation qui s’est engagée dans la politique hyperinflationniste de la création monétaire industrielle l’a fait car elle était déjà tombée dans le piège de l’insolvabilité. Non seulement il est possible d’avoir simultanément un pays qui recourt à la création monétaire jusqu’à provoquer l’effondrement de sa devise et avoir ce que l’on appelle un défaut provoquant un crash déflationniste, mais il s’agit en fait du seul scénario qui provoque l’hyperinflation. (…) »

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Dans l’attente de la réunion de la Fed ce mercredi, James Turk a commenté sur KWN les élections en Grèce, la baisse de l’or qui a suivi dans la foulée, ainsi que les points communs entre le marché haussier des années 70 et d’aujourd’hui :

« Nous ne devrions pas être trop surpris par un début de semaine sous le signe d’une pression baissière pour l’or et l’argent. Les résultats des élections en Grèce sont connus : une certaine pression est apparue, découlant du mécanisme « d’achat de la rumeur et de la vente de la nouvelle ».

Il y a également les options de février qui expirent demain (lire aujourd’hui), tandis que les options OTC expireront plus tard cette semaine. De plus, il y a la réunion de la Fed qui démarre ce mardi, une réunion de 2 jours qui se clôturera par un communiqué de la Fed mercredi après-midi.

Par le passé, tous ces événements ont habituellement engendré une baisse des métaux précieux, lorsque les banques centrales et les bears s’allient pour faire baisser l’or et l’argent. Et vu qu’ils ont augmenté de respectivement 160 et 3,5 dollars depuis leur plus bas de novembre, certains traders ont peut-être choisi cette semaine en tant qu’opportunité pour prendre leurs profits avant l’expiration des options, ou en cas d’annonce surprise de la Fed.

Cependant, outre l’actualité, je voudrais me concentrer sur la situation d’ensemble afin que les lecteurs ne perdent pas de vue le potentiel des métaux précieux. Beaucoup de gens sont trop jeunes pour se souvenir du marché haussier des années 70, ou y avoir participé. C’est pourquoi je vous propose le graphique ci-dessus.

Entre la fin des années 60 et janvier 1980, l’or a explosé de 35 à 850 $. La ligne verte met en évidence la tendance haussière de l’époque, mais vous remarquerez que le mouvement s’est fait en 2 phases haussières, mis en évidence par les 2 ovales rouges.

Le pic de la première phase haussière a eu lieu en 1974 à 200 $, après quoi une correction de 2 ans et demi a eu lieu, qui ramena le métal jaune à 100 $. Ensuite, à partir d’août 1976, il reprit un mouvement aussi spectaculaire sur plusieurs années. Durant cette période, il n’a plus reculé, sans subir de correction.

Cette hausse a été provoquée par la création monétaire de la Fed. Bien sûr, elle avait commencé dès les années 60 lorsque le président Johnson explosa le budget fédéral avec ses dépenses inconsidérées, pour la guerre du Vietnam et les programmes sociaux. Je pense que le parallèle est intéressant avec la période d’aujourd’hui.

Il y a également eu beaucoup de création monétaire durant ces dernières années, l’or a ensuite grimpé comme jusqu’en 1974. Nous avons désormais eu la correction, comme dans les années 70.

La question est donc de savoir maintenant si nous allons vivre un remake de la seconde hausse de cette période. Je pense que oui. (…) Bien sûr, les circonstances d’aujourd’hui ne sont pas identiques à celles des années 70. Mais le moteur derrière la croissance de l’or d’aujourd’hui est le même que dans les années 70 : la création monétaire des banques centrales. (…) »