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Crédit hypothécaire

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dette des ménages américains de 2003 à 2015

Depuis la crise de 2008, on nous affirme que les ménages américains jouent la carte du « deleveraging ». Si cette tendance a bel et bien eu lieu à partir de 2009, les ménages se sont mis à réemprunter à partir de 2013 si bien qu’aujourd’hui, nous ne sommes plus très loin des records de 2008 d’après les déclarations mêmes de la Fed, relayée dans cet article du Financial Times :

« La dette des ménages américains a dépassé la marque des 12 trillions de dollars durant le 3e trimestre 2015, se rapprochant à nouveau du pic de 2008 d’après les dernières statistiques de la Fed de New York.

La recrudescence de crédits hypothécaires, auto, de prêts étudiants et d’encours sur les cartes de crédit a augmenté la dette des Américains de 212 milliards de dollars par rapport au T2 pour un total de 12,07 trillions. Les balances des lignes de crédit ont quant à elles baissé.

La dette des ménages américains a culminé durant le 3e trimestre 2008 pour atteindre 12,68 trillions de dollars, soit un peu plus de 5 % au-dessus du niveau actuel, selon Kadhim Shubber à New York.

Les crédits auto, qui ont atteint le trillion au cours de cette année, ont augmenté pour le 18e trimestre d’affilée tandis que les crédits hypothécaires, qui représentent la majorité de la dette des ménages américains, ont continué d’augmenter après 5 trimestres d’affilée de progression.

Le taux de délinquance a baissé modestement pour toutes les catégories sauf pour celle des crédits auto, qui était stable à 3,4 % au T2 et celles des crédits étudiants, qui a augmenté modestement de 11,5 à 11,6 %. Le taux de délinquance global a baissé de 4 à 3,8 %. »

crédit auto usa

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euro

Rembourser moins d’argent que la somme empruntée ce qui semble être une absurdité sans nom est désormais une réalité dans 2 pays européens. Après le Danemark, c’est au tour de l’Espagne d’offrir de « l’argent gratuit » à certains emprunteurs grâce à la magie des taux d’intérêt négatifs et des taux variables.

C’était la banque danoise Nordea Credit qui avait ouvert le bal et comme le rapporte ZeroHedge, la banque espagnole Bankinter SA, la 7e du pays, paie à certains de ces emprunteurs des intérêts sur leur crédit hypothécaire en déduisant ces intérêts du principal dû.

L’article du média iconoclaste américain cite un papier du Wall Street Journal qui rapporte que certaines banques ont été poussées à modifier leurs programmes informatiques, à mettre à jour leurs clauses juridiques et leurs feuilles de calcul afin de prendre en compte les taux d’intérêt négatifs, preuve si besoin en était qu’il s’agit d’une anomalie économique pour ne pas dire une absurdité. Jugez-en plutôt, selon l’article du Wall Street Journal :

« Les banques définissent les taux d’intérêt de la plupart de leurs crédits sur la base d’indices de référence comme l’Euribor. Vu le déclin des taux, parfois au-dessous de zéro, certaines banques se sont retrouvées dans la situation paradoxale de devoir payer des intérêts à ceux qui leur ont emprunté de l’argent.

Les prêteurs dans l’espoir d’éviter de devoir payer les emprunteurs, se sont tournés vers les banques centrales pour conseil. Mais la réponse fournie est loin de les rassurer.

La banque centrale du Portugal a récemment décidé que les banques devraient payer des intérêts si l’Euribor, plus une petite marge, tombait sous 0. Cependant, elle a déclaré que les banques étaient libres de prévoir des « mesures de précaution » pour les crédits hypothécaires futurs. Plus de 90 % des 2,3 millions de crédits hypothécaires en cours au Portugal sont à taux variable et déterminés par l’Euribor.

En Espagne, un porte-parole de la banque centrale a déclaré que la question était en cours d’examen. (…) En Italie, on attend également des instructions car les contrats des prêts existants ne prennent pas en compte un taux de référence en territoire négatif. (…) »

De l’argent gratuit, voilà tout ce qu’ils ont trouvé pour maquiller la récession. La prochaine étape, le cours légal pour les billets de Monopoly ?

Les taux d’intérêt directeurs négatifs se multiplient dans les pays qui souhaitent affaiblir leur monnaie sans passer par un peg aux conséquences désatreuses (cfr la BNS). Cependant cette anomalie engendre des conséquences terribles, elle aussi. L’exemple du Danemark, via ZeroHedge :

Alors que les politiques de taux zéro sont à la mode dans la zone euro et que pour plus de 1,5 trillion d’obligations les taux sont négatifs, de nombreuses personnes se sont demandé quand cette générosité perverse allait être offerte à d’autres débiteurs, ne devenant ainsi plus l’apanage des gouvernements européens insolvables (dont la dette produit un intérêt négatif vu que la BCE est prête à acheter n’importe quelles obligations pourries de l’Union). En fait, pas plus tard qu’aujourd’hui, nous demandions sur Twitter qui sera le premier à offrir un crédit hypothécaire avec un taux négatif.

C’était sans savoir que quelques minutes seulement après notre Tweet, nous allions apprendre qu’il y a au moins un pays qui paie les candidats propriétaires s’ils contractent un crédit hypothécaire. Vous lisez bien : le crédit hypothécaire à taux négatif est désormais une réalité.

Grâce à la générosité de Mario Draghi, octroyée sur le compte des générations futures vouées à l’esclavage et suite à 3 baisses consécutives de taux par la banque centrale danoise, une banque locale Nordea Credit, offre aujourd’hui un crédit hypothécaire avec taux négatif ce qui signifie que la banque paie à ses clients un intérêt pour qu’ils empruntent de l’argent.

Il s’agit d’un taux variable de – 0,03 à 0,03 %. La plupart des clients doivent payer des intérêts très modestes mais certains reçoivent de l’argent pour avoir emprunté. Pas besoin d’avoir un doctorat en économie pour comprendre que cette situation est tout sauf saine.

Voilà que subitement, dans un premier temps au Danemark et bientôt partout en Europe, nous sommes dans une situation où les épargnants doivent payer leur banque pour simplement avoir de l’argent sur leur compte, tandis que ceux qui contractent un emprunt sont rémunérés. (…)

Le fait que tout ceci va se terminer dans un bain de sang et de larmes est clair pour tout un chacun sauf pour les économistes les plus en vue dans les médias. En attendant, nous sommes impatients de voir les nombreuses opportunités grotesques qui vont émerger en Europe (et bientôt au Japon et aux États-Unis) dans les mois qui viennent alors que les débauches de dépenses seront directement subsidiées et financées par notre système monétaire insolvable, tandis que les comportements responsables et le travail honnête seront punis.