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Crise financière

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pièces d'argent métal

Article de Chris Vermeulen, publié le 12 septembre 2016 sur SafeHaven.com :

Le discours tant attendu de Janet Yellen de Jackson Hole ainsi que la publication dans la foulée des chiffres de l’emploi américain n’ont pas réussi à faire grimper les attentes concernant  un éventuel relèvement des taux en septembre. Le marché évalue désormais les chances de cette perspective à 21 %, d’après le FedWatch Tool de CME. Les chances de voir le taux directeur être relevé en décembre 2016 sont légèrement supérieures à 50 %. (…)

J’ai déjà expliqué à de maintes reprises pourquoi la Fed ne pourra pas relever son taux en 2016. Contrairement à bien d’autres experts des marchés, les faits m’ont donné raison. Et en ce qui concerne décembre 2016, les chances de voir la Fed relever son taux directeur sont très faibles. Ce qui n’empêchera pas les décideurs de la Fed de poursuivre leurs boniments afin de soutenir le dollar, ce qu’ils ont fait depuis le début de cette année.

Durant la semaine qui vient, les banques centrales entrent en concurrence pour proposer des politiques monétaires accommodantes les plus séduisantes, comme s’il s’agissait de la panacée pour résoudre les problèmes économiques qui entravent la planète. Malgré les échecs de ces 7 dernières années, rien ne les dissuade de créer de l’argent comme un magicien sort un lapin de son chapeau.

Pour 180 milliards de dollars d’achats d’obligations, soit plus que 2009

La BCE et la Banque du Japon, ensemble, ont acheté mensuellement des obligations pour la somme incroyable de 180 milliards de dollars , comme indiqué sur le graphique ci-dessous. Si vous ajoutez à cela les achats de la banque d’Angleterre, le total grimpe encore plus. Ces 3 banques centrales devraient, à l’occasion de leur prochaine réunion, soit maintenir leurs achats d’obligations à leur niveau actuel, soit les augmenter.

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Ce qui a poussé le roi des obligations, Bill Gross, à alerter les investisseurs des conséquences dangereuses. Dans une lettre à l’attention de ses clients, il a écrit : « les investisseurs devraient savoir qu’ils marchent sur une fine pellicule de glace ».

« La montre tourne, en raison de la dette mondiale élevée et de politiques fiscales et monétaires dépassées qui font plus de tort que de bien à l’économie réelle. Plutôt tôt que tard, l’un des petits coups précis de Yellen sur le fairway va finir par se perdre dans la forêt, » a écrit CNBC.

L’argent à l’aube d’un marché haussier majeur

Lorsque les investisseurs se rendront compte qu’ils détiennent des devises sans valeur, de grandes quantités d’argent se précipiteront vers les métaux précieux. Considérez ceci : les investissements mondiaux dans l’argent métal s’élèvent à 50,8 misérables milliards, contre 3,04 trillions de dollars pour l’or, comme le montre le graphique ci-dessous.

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Saviez-vous que de cette somme, les hedge funds en possèdent 2,7 trillions, d’après les données de Barclay Hedge ? Même si une partie infime de ces trillions amassés sur le marché de l’or devaient se tourner vers le marché de l’argent, le cours du métal gris crèverait tous les plafonds.

Les traders commencent enfin à reconnaître l’importance de l’argent métal

Suite à la faiblesse des chiffres de l’emploi américain publiés le 2 septembre 2016, les traders se sont précipités sur l’argent pour faire grimper son cours, comme le montre le graphe ci-dessous. Comme expliqué précédemment, les investisseurs ne doivent pas uniquement envisager l’achat d’argent, mais aussi d’actions minières argent.

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Que dit l’analyse technique pour l’argent ?

L’argent a connu un marché haussier massif depuis son plus bas, de 15,83 dollars, pour passer à 21,22 dollars. Aucun actif ne grimpe de façon verticale, une correction de Fibonacci de 50 % est une norme saine et acceptée. Comme le montre le graphique ci-dessous, l’argent a également connu une correction de 50 % de sa hausse récente.

Les mains faibles ont abandonné leurs positions argent, tandis que les mains fortes ont acheté le métal gris moins cher. L’argent s’échange actuellement au-dessus de sa moyenne mobile exponentielle à 20 et à 50 jours. Il s’agit d’un signe montrant qu’il a repris sa tendance haussière et qu’il est prêt à poursuivre son marché haussier.

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L’argent atteindra son objectif de 25 $ l’once lorsqu’il se sera affranchi de la barre des 21 $. (…) »

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cds de Deutsche bank

Après un début d’année encourageant ayant fait des métaux précieux les actifs les plus performants de janvier, l’or et l’argent se sont littéralement envolés en raison du regain de faiblesse du dollar dans un premier temps, et, dans un second temps, du grand retour du risque bancaire matérialisé par les soucis de plus en plus inquiétants rencontrés par la Deutsche Bank.

Les difficultés du géant allemand ne datent pas d’hier. Le 11 juin 2015, nous publiions déjà la traduction d’un article de NotQuant.com que nous intitulions « Deutsche Bank : chronologie d’une mort annoncée ? ». Cet article dresse la liste des déboires de la banque, de ses problèmes de liquidités à la démission des 2 CEO de DB de juin 2015 tout en dressant des parallélismes avec la faillite aussi soudaine qu’inattendue de Lehman Brothers en 2008.

Aujourd’hui, les choses ont évolué de mal en pis pour la Deutsche Bank. Comme le rapporte le média financier indépendants Zero Hedge :

« Les échos de Bear (Stern) et Lehman se rapprochent chaque jour qui passe. Quelques heures seulement après l’effondrement du cours de l’action Deutsche Bank de 10 %, portant le titre à une valorisation plus vue depuis la crise financière, le géant allemand aux positions brutes notionnelles de plus de 50 trillions de dollars en produits dérivés se retrouve dans une énième situation de déjà vu, et quelque peu déplaisante, à devoir défendre sa liquidité et plus spécifiquement rassurer les investisseurs quant à sa capacité de rembourser des coupons pour 350 millions d’euros d’émissions de Tier 1 arrivant à échéance en avril. Soit l’une des nombreuses raisons ayant justifié la vaporisation de valeur de plusieurs milliards, en titres ainsi qu’en obligations convertibles qui ressemblent de plus en plus, au fil des jours qui passent, à des capitaux propres. »

De quoi rappeler de mauvais souvenirs à la communauté financière : la dernière fois que de grandes banques des « marchés développés » ont du faire des sorties publiques pour rassurer les investisseurs sur leur liquidité, un énorme plan de renflouement de plusieurs trillions de dollars ne tarda pas à suivre. Cependant, ce n’est probablement pas pour tout de suite, toujours selon Zero Hedge. Si le régulateur allemand interdit de shorter le titre DB, ce sera probablement le signe du début de la fin. En attendant, le risque Deutsche Bank est reflété par ses CDS, dont la courbe a adopté la formation tant redoutée du « Viagra », passant de 100 à 250 points de base en l’espace de quelques semaines.

egon von greyerz dans le keiser report

Interview d’Egon von Greyerz du 24 janvier 2016 (KWN) :

« L’implosion déflationniste actuelle des marchés et des matières premières va bientôt se transformer en explosion hyperinflationniste. Le chaos auquel on assiste en ce moment ne surprendra pas vos lecteurs.

Le risque augmente

Cette semaine, Draghi a donné un signal clair quant à la nécessité de réviser la politique monétaire de la BCE d’ici sa prochaine réunion, en mars. Comme Draghi l’a déclaré, le « risque que augmente alors que l’inflation est significativement plus basse qu’attendu».

La crise bancaire s’accélère en Europe, mais qui est en difficulté ?

Soyons honnêtes, les banques centrales se plantent toujours dans leurs prévisions. L’économie du sud de l’Europe s’effondre comme son système financier, et en particulier les banques privées d’Italie, de Grèce, du Portugal et d’Espagne. Les crédits non performants représentent 17 % du PIB en Italie. C’est un chiffre énorme qui n’est pas viable.

La Deutsche Bank !

Le système bancaire européen ne s’est jamais relevé de la crise de 2007-2009. La Deutsche Bank, par exemple, est exposée à hauteur de 97 trillions de dollars sur les produits dérivés, soit 20 fois le PIB allemand. Les marchés actions ont baissé de 20 % en Allemagne depuis novembre 2015, nous devons donc garder un œil sur la Deutsche Bank.

Le revers des marchés mondiaux aura un impact majeur sur la confiance alors que la peur fait son grand retour dans l’économie européenne. La tendance va s’accélérer. Je serai surpris si la BCE attend jusqu’à mars pour lancer un nouveau programme d’assouplissement monétaire. La déconnexion des banques centrales avec la réalité est absolument incroyable.

Mais les actions de la Fed prouvent encore mieux que les banques centrales ne saisissent pas ce qui se trame. Le timing de la hausse des taux américains ne pouvait être pire. La Fed aurait dû commencer il y a 2/3 ans afin d’étrangler la ruée sur les marchés. Au lieu de cela, la Fed a attendu que l’économie bascule pour se décider.

Comme je l’avais dit en décembre, juste après la hausse du taux directeur de la Fed, il n’y aura pas d’autres hausses dans les mois à venir. Bien au contraire, elle va à nouveau baisser ses taux très rapidement ainsi que lancer un nouveau QE. La Fed pourrait bien rejoindre la BCE dans les mois qui viennent dans le club des taux d’intérêt négatifs.

Le plus gros QE mondial de l’histoire

Bientôt, la BCE et la Fed rejoindront les banques centrales du Japon et de Chine dans leurs programmes massifs d’assouplissement quantitatif. Ne perdez pas de vue que depuis le début des années 90, la dette mondiale a été multipliée par 10 pour atteindre 230 trillions. Les QE, à partir de 2016 et au-delà, atteindront au moins cette somme tandis que la bulle d’actifs pesant 1,5 quadrillion de dollars explose.

Le problème est que cette fois, les QE n’auront pas d’effet durable. Rajouter quelques centaines de trillions de dette dans un monde incapable de financer ou de rembourser la dette existante ne peut qu’exacerber une implosion inévitable. Mais avant cela, le monde connaîtra son épisode d’hyperinflation le plus incroyable. Il n’aura évidemment rien à voir avec l’offre ou la demande pour les biens et les services : il sera provoqué par l’effondrement des devises.

La semaine dernière, j’ai montré que l’hyperinflation est déjà en marche dans de nombreux pays comme l’Argentine, le Brésil et la Russie. Lorsque le dollar s’effondrera bientôt, des événements similaires auront lieu aux États-Unis ainsi que dans bien d’autres nations. Durant les 5 dernières années, les banques centrales ont multiplié par 10 la taille de leur bilan en créant 20 trillions de dollars. Cependant, dans les années à venir, leur bilan explosera bien plus que ce facteur 10 et le monde coulera sous le poids de sa dette.

La panique arrive, mais il y a pire

La panique n’a pas encore véritablement gagné les marchés, mais cela devrait arriver cette année, dans une version bien pire que celle de 2007/2009. Ce qui est très inquiétant cette fois est que nous avons déjà des troubles sociaux massifs et des guerres civiles dans de nombreux pays.

La plupart des lecteurs savent que l’or et l’argent physique sont l’une des meilleures façons de protéger son patrimoine de la destruction totale. Savoir si l’or a atteint son plus bas ou pas n’a aucune espèce d’importance. Les métaux précieux sont l’assurance la plus cruciale à posséder durant la prochaine crise financière qui commence à se développer. »

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nuages noirs

Plus septembre se rapproche, plus les avertissements concernant l’imminence d’un crash boursier et de la prochaine crise financière se multiplient. Le dernier massacre des métaux précieux est déjà de l’histoire ancienne, l’or et l’argent ayant récupéré petit à petit ce qu’ils avaient perdu en quelques heures. Pourtant, d’après Michael Snyder, cette crise financière se développe actuellement, sous nos yeux, si nous prenons la peine d’observer ce qui se passe à travers le monde :

« N’essayez plus d’anticiper la date de la prochaine crise financière mondiale. La vérité, c’est que nous sommes en train de vivre un tel événement en ce moment même. À travers le monde, les bourses sont déjà en train de s’effondrer. La plupart de ces crashes ont lieu dans ce que l’on appelle les marchés émergents. Ces dernières années, les pays en voie de développement d’Asie, d’Amérique du Sud et d’ Afrique ont accumulé les crédits bon marché libellés en dollars. Mais vu le raffermissement du billet vert, ces emprunteurs se retrouvent désormais confrontés à d’onéreux remboursements en monnaie locale. Simultanément, le prix des matières premières qui sont justement exportées par ces nations s’effondre. Soit une situation de prise en étau qui fut la cause de la crise de la dette d’Amérique latine des années 80 et la crise financière asiatique des années 90.

En ce moment, quasi toutes les bourses du monde ont baissé significativement par rapport à leur niveau record du début de cette année ou de la fin 2014. Mais même si les actions ont faibli dans le monde occidental, elles ne se sont pas encore effondrées. Par contre, le monde en voie de développement vit une toute autre situation. Les marchés de ces pays ont violemment tangué, les récessions démarrent tandis que les actions souffrent. Voici ci-dessous la liste de 23 pays à travers le monde dont les marchés actions s’effondrent déjà. Vous pouvez mesurer l’effondrement en cliquant sur chaque lien.

1. Malaisie
2. Brésil
3. Égypte
4. Chine
5. Indonésie
6. Corée du Sud
7. Turquie
8. Chili
9. Colombie
10. Pérou
11. Bulgarie
12. Grèce
13. Pologne
14. Serbie
15. Slovénie
16. Ukraine
17. Ghana
18. Kenya
19. Maroc
20. Nigéria
21. Singapour
22. Taiwan
23. Thaïlande

Bien sûr, il ne s’agit que du début. Les pays occidentaux vont sentir ce genre de douleur très bientôt. À ce propos, je voudrais d’ailleurs partager avec vous l’extrait d’un article qui est paru récemment dans le Telegraph et intitulé « l’horloge de l’Apocalypse pour les marchés actions mondiaux est à minuit moins une alors que les banques centrales perdent le contrôle ». Voyez-vous, le Telegraph est non seulement l’un des journaux les plus importants du Royaume-Uni mais surtout le plus important de la planète. Lorsqu’il donne son avis sur des sujets financiers, des millions de gens l’écoutent très attentivement. Le fait que le Telegraph lance un tel avertissement est un signe qui ne trompe pas.

« Lorsque le la crise bancaire a dévasté les marchés actions mondiaux il y a 7 ans, les banquiers centraux sont intervenus en tant que prêteurs de la dernière chance. Des crédits douteux du secteur privé ont été transférés au secteur public et l’importante création monétaire qui débuta mit du baume au cœur de l’économie mondiale.

Aujourd’hui, le temps nous est compté. De la Chine au Brésil, les banques centrales ont perdu le contrôle tandis que l’économie mondiale est quasi à l’arrêt. Ce n’est qu’une question de temps avant que les marchés actions s’effondrent sous le poids de leurs valorisations records et de leurs attentes irréalistes. »

Je vous encourage à lire le reste de l’article qui propose de nombreux graphiques et aborde les mêmes sujets que j’évoque sans cesse depuis des mois. Lorsque l’un des journaux financiers les plus lus de la planète adopte un ton identique à celui d’un site comme The Economic Collapse Blog, alors il n’y a aucun doute que le moment de vérité approche à grands pas.

Ceux qui tirent la sonnette d’alarme sont nombreux. Récemment, Egon von Greyerz a déclaré à King World News :

« Eric, je crains que d’ici septembre/octobre, l’économie mondiale et les marchés se désintègrent. De nombreux facteurs évoluent dans ce sens, que ce soit aussi bien des indicateurs techniques ou des fondamentaux. (…) »

Septembre est un mois qui revient souvent dans les prédictions de crash financier. Ce n’est pas pour rien : la plupart des krachs boursiers américains ont eu lieu durant l’automne. Ce fut notamment le cas en 1929, en 1987, en 2001 et en 2008. (…)

Une crise financière a déjà débuté. Ceux qui avaient prédit que rien ne se passerait en 2015 ont donc déjà tort. Dans les mois à venir, nous allons découvrir son niveau de gravité.

Parfois, je suis critiqué pour parler de telles choses. Certaines personnes ne supportent pas les nouvelles pessimistes et moroses qui figurent sur mon site. Apparemment, il n’est pas bon de parler des sujets vraiment importants, nous devrions plutôt parler des Kardashian.

Je me considère simplement comme un guetteur sur une tour, parmi tant d’autres. Nous observons ce qui se passe et nous tirons la sonnette d’alarme lorsque nous voyons un danger approcher clairement. Si nous ne le faisions pas, nous serions coupables.   (…) »

Alors que tout semblait calme il y a encore 2 ou 3 semaines, de nombreux nuages noirs s’amoncellent. Les marchés chinois se sont effondrés de 25 % en 3 jours ce qui s’apparente à un véritable crash financier. La Grèce a fait défaut aujourd’hui sur sa dette du FMI, Porto Rico a proclamé un moratoire sur la sienne.

Les Européens se sont donc rués sur l’or et l’argent physique durant ces derniers jours (voir notre article consacré au sujet). Les déclarations de la BRI n’ont rien de rassurant : elle ne fait que répéter le constat dressé depuis des années par des sites alternatifs comme Zero Hedge. Dans un article publié sur le Telegraph on nous explique que la BRI, la banque centrale des banques centrales, affirme que le monde sera incapable de combattre le prochain crash financier global après avoir « usé et abusé » de son arsenal monétaire :

« La banque des règlements internationaux a lancé via son rapport annuel une critique en règle des politiques monétaires globales. La BRI affirme que les banques centrales se sont piégées elle-même après avoir baissé de façon répétée leurs taux d’intérêt afin de donner un coup de fouet à leur économie respective.

Ces taux d’intérêt plancher ont alimenté des reprises économiques et des prises de risques excessifs. Les relances se sont ensuite transformées en dépressions auxquels les banques centrales ont répondu avec de nouvelles baisses des taux.

Claudio Borio, responsable du département monétaire et économique de la banque, a déclaré : « ces taux plancher durant des périodes anormalement longues sont la réponse des banques centrales et des participants aux marchés à la reprise anormalement faible depuis la crise alors qu’ils tâtonnent dans le noir à la recherche de nouvelles certitudes ».

Les taux d’intérêt du G3 n’ont jamais été aussi bas pendant si longtemps

« Au lieu d’être emblématiques de la fragilité économique, ces taux ont contribué à l’alimentation de cycles d’expansion et de récession tout en retardant les ajustements naturels. Résultat des courses il y a trop de dette, trop peu de croissance et des taux d’intérêt trop bas. En bref, les taux bas ont engendré des taux encore plus bas. »

La BIS a averti que les taux d’intérêt ayant été aussi bas pendant aussi longtemps : les banques centrales seront désormais à court de munitions pour combattre les futures crises.

« Dans certaines juridictions, les politiques monétaires ont déjà testé leurs limites en les ayant repoussées jusqu’au domaine de l’impensable » a déclaré la BRI. Les banques centrales de la zone euro, du Danemark, de la Suède et de la Suisse ont poussé les taux en dessus de zéro afin de stimuler leur économie engendrant ainsi une baisse des taux obligataires. » (…)

La mauvaise gestion de l’économie freine la croissance de la productivité

Nos problèmes actuels sont aggravés par le vieillissement de la population qui rend le fardeau de la dette encore plus lourd. Les politiciens ont trop eu recours à des solutions à court terme, via de la dette, pour obtenir un peu de croissance au lieu de faire des choix douloureux, a déclaré la BRI. (…)

La banque des règlements internationaux a dit que les problèmes actuels de la Grèce incarnent les conséquences du mélange toxique de la dette privée et publique utilisée en tant que solutions aux problèmes économiques. (…) »

Le constat est correct mais la BRI qui appelle de ses vœux au relèvement des taux ne nous explique pas comment les Etats et les individus feront pour rembourser alors qui ne s’en sortent déjà pas avec des taux plancher…

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Quand ce sont des analystes indépendants qui clament qu’une nouvelle crise bancaire couve, il est très pratique de balayer ces craintes en remettant en cause leur crédibilité. Mais que faire quand c’est la Fed elle-même, et la FDIC, qui lance cet avertissement ?

 

Dans cet article du Telegraph, on apprend que la Fed a lancé un avertissement à de nombreuses banques : la version 2.0 de 2008 nous pend au nez, vu les risques pris par certains établissements financiers.

« La Federal Reserve dit aux banques : vous n’êtes pas préparées et vous pourriez provoquer une nouvelle crise.

La banque centrale américaine a averti certaines banques, dont Barclays, qu’elles pourraient provoquer une nouvelle crise financière internationale.

Les régulateurs américains ont lancé un avertissement à 11 banques géantes, qui ont communiqué des plans de résolution de crise irréalistes en cas de faillite, ce qui pourrait plonger le monde dans une nouvelle crise financière.

La Fed et la FDIC ont déclaré que ces 11 titans financiers, dont Barclays, doivent coucher sur papier de meilleurs plans pour restructurer leur société en cas de défaillance.

Le vice président de la FDIC, Thomas Hoenig, a déclaré que ces banques n’ont pas « montré comment, en cas de défaillance, ces banques pourraient surmonter les obstacles d’une faillite sans provoquer une crise financière.

Leurs plans ne proposent aucun mode de résolution de la faillite qui ne fasse pas appel à des suppositions irréalistes ou à un support direct ou indirect de l’argent public. »

Ce groupe de 11 banques mettant en danger la stabilité financière mondiale sont : JP Morgan Chase, Goldman Sachs, Deutsche Bank, Bank of America, Bank of New York Mellon, Barclays, Citigroup, Credit Suisse, Morgan Stanley, State Street et UBS. »

Voilà qui a le mérite d’être clair, et qui est dit par les « autorités compétentes » : vous ne pourrez pas dire que vous n’avez pas été prévenu.