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Déflation

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océan d'argent

Article de Frank Shostak, publié le 8 août 2016 sur mises.org :

Pour la plupart des experts, la déflation – qu’ils définissent comme un déclin général des prix des biens ainsi que des services – est une mauvaise chose en ce qu’elle génère des prévisions d’un ultérieur déclin plus ou moins continu de ces mêmes prix.

Par conséquent, ils estiment que dans un tel cas de figure, les consommateurs reporteront leur consommation – c’est-à-dire leurs achats de biens et de services –, car ils attendront d’acheter ces produits à des prix inférieurs à l’avenir. Cela affaiblirait donc le flux global des dépenses et, à son tour, l’économie en général.

En d’autres termes, ces experts soutiennent que les politiques publiques qui ont vocation à lutter contre la déflation, luttent aussi contre la crise.

À ce propos, si la déflation conduit à une crise économique, la lutte contre la déflation devrait-elle être forcément bonne pour l’économie ?

Inverser la déflation impliquerait l’introduction de politiques publiques qui soutiennent l’augmentation générale des prix des produits et des services, c’est-à-dire des politiques qui soutiennent l’inflation. Cela revient à affirmer que l’inflation est en réalité un agent de la croissance économique.

Selon la plupart des experts, un peu d’inflation peut être en réalité une bonne chose. Ainsi, une idée se faufile : à savoir qu’une inflation de 2 % n’est pas nuisible à la croissance économique mais que, en revanche, 10 % peuvent causer des dégâts – la cible du gouvernement fédéral est en effet 2 % d’inflation.

Ainsi, l’on peut conclure qu’à un taux d’inflation de 10 %, il est probable que les consommateurs émettront eux-mêmes des prévisions d’une inflation ultérieure encore davantage ascendante.

Selon la façon populaire de penser l’économie, en réponse à un taux d’inflation élevé, les consommateurs devraient hausser leur consommation actuelle de biens et de services. Par conséquent, cela devrait booster la croissance économique.

Dans ce cas, pourquoi un taux d’inflation de 10 % – ou plus – est considéré comme une mauvaise chose par les experts ?

Il y a clairement un problème avec les définitions communément acceptées de ce que sont l’inflation et la déflation.

L’inflation n’induit pas forcément une hausse des prix

En réalité, l’inflation n’induit pas une hausse générale des prix en tant que tels ; elle induit une hausse de la masse monétaire. En ce sens, et en règle générale, la hausse en matière d’approvisionnement monétaire mène à une augmentation générale des prix. Cela n’est toutefois pas toujours le cas !

Le prix d’un bien est le montant d’argent demandé par unité en échange de celui-ci. Pour une quantité constante d’argent et une quantité croissante de marchandises, les prix vont effectivement baisser.

Les prix vont également baisser lorsque le taux de hausse de l’offre de biens dépasse le taux de hausse de la masse monétaire. En guise d’exemple, si l’offre monétaire augmente de 5 %, et la quantité de biens augmente de 10%, les prix vont baisser de 5%, toutes choses étant égales par ailleurs.

Dans cet exemple, une baisse des prix ne peut pas dissimuler le fait que nous ayons ici une inflation de 5 %, en raison notamment de la hausse de la masse monétaire.

La hausse des prix n’est pas le problème dans le cadre de l’inflation

Somme toute, la raison qui fait que l’inflation est une mauvaise nouvelle, n’est pas le fait que les prix – en tant que tels – augmentent ; il s’agit d’une mauvaise nouvelle en ce qu’elle inflige des dommages au(x) processus de formation des richesses. Voici pourquoi :

la fonction principale de l’argent est de jouer le rôle de moyen d’échange. L’argent nous permet d’échanger quelque chose que nous possédons pour quelque chose que nous voulons posséder.

Avant que cet échange ne se produise, un individu doit posséder quelque chose d’utile qu’il peut échanger contre de l’argent. Une fois qu’il a obtenu la somme d’argent en question, il peut l’échanger à son tour pour un ou plusieurs biens qu’il veut avoir en sa possession. Notez que par le biais de l’argent, nous avons ici un échange de quelque chose pour quelque chose d’autre.

Cela étant dit, envisagez à présent une situation où l’argent est créé à partir du néant – c’est précisément ce que fait le contrefacteur. Ce type d’argent induit une plate-forme où un échange de « rien » se fait en contrepartie de « quelque chose ». Le contrefacteur échange de l’argent imprimé pour des produits, sans pour autant produire quelque chose d’utile à son tour.

L’effet économique émanant de l’argent qui a été créé à partir de l’« air mince », est exactement le même que celui induit par la fausse monnaie : il appauvrit les générateurs de richesses.

A terme, ce processus mène à un affaiblissement de la croissance économique. Notez que seules les activités génératrices de richesses peuvent générer de la richesse et, partant, développer une économie.

Notez aussi que, en conséquence de l’augmentation de la masse monétaire que nous avons ici, nous avons également plus d’argent par unité de produits, et donc des prix plus élevés. Ce qui importe toutefois, ce n’est pas tant la hausse des prix en tant que tels, mais la hausse de la masse monétaire qui implique des échanges « de rien pour quelque chose » : mouvement que l’on peut définir comme « l’effet de contrefaçon ».

Comme nous avons pu le voir, l’« échange de quelque chose pour rien » affaiblit le processus de création de richesses réelles. Par conséquent, tout ce qui favorise la hausse de l’offre monétaire ne peut qu’empirer les choses. Ainsi, l’inflation étant une augmentation de la masse monétaire, la déflation est exactement le contraire : une diminution de la masse monétaire.

Nous avons vu que l’augmentation de la masse monétaire – en d’autres termes : l’inflation – donne lieu à diverses activités non productives, que nous pouvons également appeler des « activités à bulles » ou « à ballons ».

Les politiques publiques « accomodantes » détournent les ressources en direction d’activités non productives

C’est justement parce que ces activités ne peuvent pas tenir debout sur leurs propres pieds – ils exigent le détournement de richesses en provenance des générateurs de richesses –, que l’augmentation des activités « à bulles » – due notamment à l’augmentation de la masse monétaire – affaiblit la capacité des générateurs de richesses à générer… justement de la richesse.

Par conséquent, les politiques monétaires visant à contrer une baisse des prix (c’est-à-dire les politiques publiques qui luttent contre la déflation), ne font que soutenir les activités non productives. De telles politiques peuvent produire l’illusion d’un succès aussi longtemps qu’il y a suffisamment de générateurs de richesses pour financer ces mêmes activités non productives.

En guise d’exemple, supposons que dans une société lambda, séparée en 10 unités, 8 réalisent des profits et 2 autres enregistrent des pertes. Le responsable peut décider de fermer ou de restructurer les 2 unités non rentables. À défaut de le faire, ce même responsable pourrait détourner des fonds à partir des générateurs de richesses, en direction des départements déficitaires. En ce faisant, il affaiblirait le fondement de l’ensemble de l’entreprise. Sans une suppression ou une restructuration des départements déficitaires, le risque que l’ensemble de l’entreprise fasse faillite est bel et bien réel.

De cet exemple simple, nous pouvons déduire que lorsque le pourcentage d’activités génératrices de richesses diminue fortement, il n’y a dès lors pas assez de richesses pour soutenir une expansion de l’activité économique. L’économie tombe alors dans une stagnation et/ou dépression prolongée(s). Dans ces conditions, plus la banque centrale tentera de corriger les symptômes, plus les choses empireront.

Toutefois, une fois que les activités non productives sont « autorisées » à aller de l’avant, et que les sources nécessaires à la hausse de la masse monétaire sont mobilisées, l’on pourrait prochainement espérer une véritable expansion de la production de richesses. À ce propos, avec une expansion de la richesse réelle, accompagnée d’un stock constant d’argent, nous aurons logiquement une baisse des prix. Notez que si les prix baissent en raison de la liquidation des activités non productives, ou alors à cause de l’expansion réelle des richesses, ce sera toujours une bonne nouvelle. Dans le premier cas, cela signifierait que davantage de financements seront à disposition pour la production de richesses, tandis que dans le second cas, cela signifierait que plus de richesses seront effectivement générées.

Somme toute, il en découle que la principale menace pour l’économie n’est pas tant la déflation, mais les politiques qui visent à la contrer.

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acier

Pourquoi, malgré les politiques monétaires accommodantes des grandes banques centrales mondiales, les prix des matières premières et des produits de base baissent ? L’explication peut être résumée en 6 mots : argent facile = surcapacité = guerre commerciale = déflation. Article de John Rubino, publié le 27 mai 2016 sur SafeHaven.com :

« On ne sait pas trop ce qui est passé par la tête de la Chine lorsqu’elle a emprunté ces trillions afin de quadrupler sa capacité de production d’acier, de ciment et d’autres matières industrielles de base. Elle n’a apparemment pas demandé l’avis des autres pays qui possèdent de telles industries, n’a pas cherché à savoir si une soudaine augmentation des importations bon marché leur conviendrait.

Apparemment, ces pays ne sont pas vraiment satisfaits de la situation. C’est notamment le cas aux États-Unis, où le secteur de l’acier pourrait ne pas y survivre. De CNBC :

« L’US Department of Commerce vient d’augmenter les droits de douane sur les importations d’acier inoxydable en provenance de Chine afin de protéger son industrie locale alors que ce secteur à travers le monde est saturé. (…)

Désormais, l’acier inoxydable chinois sera sujet à des droits de douane anti-dumping de 210 % et des droits de douane anti-subsides s’élevant de 39 à 241 %. Les producteurs chinois de métal à bas coûts ont été largement cités en tant que principaux responsables de la saturation du marché mondial de l’acier, qui a fait chuter les prix. La semaine dernière, les États-Unis ont augmenté de 500 % les droits de douane sur l’acier laminé à froid chinois, principalement utilisé dans la fabrication de voitures et d’appareils.

La Chine a été accusée par les États-Unis, ainsi que par des figures proéminentes du secteur de l’acier, d’inonder le marché avec de l’acier bon marché pour contrecarrer les conséquences du ralentissement de la demande locale et de gagner des parts de marché mondial à tout prix. Les experts affirment qu’il ne s’agit plus de commerce, mais de guerre. (…)

« La Chine va prendre toutes les mesures nécessaires afin d’obtenir un traitement juste et protéger les droits de ces sociétés, » a déclaré le ministre du Commerce chinois, très mécontent par une décision qu’il qualifie d’« irrationnelle ».

Même son de cloche du côté de l’Europe :

« L’UE a averti la Chine qu’elle pourrait faire l’objet de mesures anti-dumping sur l’acier. »

Guerres commerciales = déflation bien sûr

Que va-t-il se passer avec tout cet acier chinois qui était en route pour les États-Unis et l’Europe avant d’être l’objet de ces droits de douane prohibitifs ? Soit il sera vendu ailleurs, à des prix encore inférieurs, ce qui signifie que l’acier américain ou européen ne sera pas compétitif sur ces marchés. Soit il sera stocké en Chine pour utilisation ultérieure, donc réduira la demande future d’acier en garantissant des prix bas à l’avenir. Soit de nombreuses usines d’acier chinoises récemment construites fermeront, et la Chine devra supporter les conséquences financières de ces mauvais investissements.

Quel que soit le scénario, des pertes financières et des prix inférieurs s’annoncent. Autrement dit, en ce qui concerne l’acier la valeur des monnaies fiduciaires augmente, ce qui est la définition usuelle de la déflation. Et vu que l’acier n’est que l’un des nombreux produits industriels de base sujet à une énorme surcapacité, on peut dire sans trop s’avancer que le processus qui a démarré avec le pétrole et qui s’est ensuite propagé à l’acier va continuer de métastaser à travers le monde développé et en voie de développement. Quel est le prochain sur la liste ? L’immobilier. Voir la situation à Miami, où la frénésie des condos s’arrête avec de gros stocks d’appartements vides dans de nouvelles tours.

Les politiques monétaires « modernes », qui avaient pour objectif l’inverse des effets que nous connaissons, à savoir l’augmentation des prix, seront en réponse poussée à des niveaux encore plus extrêmes. Ce qui équivaut à vouloir éteindre un incendie en l’aspergeant d’essence. Dans un monde où les surinvestissements du passé engendrent une faible croissance et des prix en baisse tandis que des politiques monétaires toujours plus agressives faussent les marchés comme jamais et encouragent la poursuite de cette politique du surinvestissement, les autres secteurs ne peuvent que suivre la trajectoire du pétrole et de l’acier vers un abysse déflationniste. Le système s’effondrera sous le poids de sa propre absurdité.

PS : l’or et l’argent ne peuvent subir le sort de l’acier et du pétrole parce que les êtres humains ont toujours cherché ces métaux depuis l’aube de l’humanité et qu’ils n’ont jamais été en mesure d’extraire plus que quelques pourcents de métal additionnel chaque année. En fait, il est toujours plus difficile de trouver des filons, donc aucune création monétaire ne sera en mesure d’engendrer une suroffre. Ce déséquilibre entre le rythme de la création monétaire et la découverte des métaux précieux explique pourquoi ceux-ci augmenteront tant que ces politiques monétaires seront en place. »

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PMI France

Article d’Ambrose Evans Pritchard publié sur le site du Telegraph le 10 mai 2016 :

« La reprise de la zone euro, qui aura fait long feu, est déjà en perte de vitesse alors que les effets des stimulations se dissipent et que ses gros problèmes structurels refont surface, faisant craindre qu’on a assisté à de nouveaux faux espoirs et que l’on fait désormais face à un piège déflationniste si aucun choc extérieur n’a lieu dans les mois à venir.

La production industrielle a chuté de 1,3 % en Allemagne et de 0,3 % en France en mars, faisant mentir les prévisions d’expansion robuste. Cette rechute dans toute une série de pays suggère que les estimations instantanées annonçant 0,6 % de croissance au premier trimestre étaient trop optimistes et devront être revues à la baisse.

« La reprise ne gagne pas en traction. Je m’inquiète vraiment d’un nouveau spasme de la crise de la dette durant l’été, » a déclaré Lars Christensen de Markets and Money Advisory.

« Les marchés commencent à ne plus croire en la capacité de la BCE de stimuler l’économie . De plus, nous voyons le retour des problèmes des finances publiques du Portugal, de l’Espagne et de l’Italie. Ce facteur commence à devenir clé, » a-t-il ajouté.

La zone euro a bénéficié de conditions favorables durant ces 12 derniers mois, profitant du pétrole bon marché, d’un euro plus faible, des achats obligataires de la BCE et de la fin de l’austérité fiscale, tous ces facteurs s’étant coordonnés pour former « une tempête parfaite positive ». « Si cela n’est pas suffisant pour créer de la croissance, alors rien n’y parviendra », a déclaré Nouriel Roubini de l’université de New York.

Chacun de ces facteurs s’affaiblit ou est en train de se retourner. Depuis le début février, les cours du pétrole ont explosé de 75 %. L’euro s’est apprécié de 5 % durant les 6 derniers mois pour être aujourd’hui plus haut que lorsque la BCE a lancé son assouplissement quantitatif afin de le faire baisser. (…)»

euro-index

Pour résumer la suite de l’article :

  1. Le système bancaire européen est plus fragile que jamais, notamment en Italie, où les créances douteuses s’accumulent.
  2. Les états endettés, qui accumulent les déficits comme le Portugal et l’Espagne, n’ont pas les moyens de renflouer ce système bancaire. La Grèce est de nouveau au bord du précipice.
  3. La dette des entreprises reste élevée, par exemple en Espagne ; aucune reprise durable n’est donc possible.
  4. Le risque déflationniste est plus grand que jamais, malgré les stimulations de la BCE. Par exemple, durant les 6 derniers mois, l’inflation des services s’est élevée à seulement 0,2 %, soit à un fifrelin de la déflation.

creances-douteuses

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crise années 30 usa

Article de Doug Casey, publié le 8 avril 2016 sur The International Man (traduction condensée) : 

« L’histoire se répète. Vous avez déjà entendu cet axiome. C’est vrai, mais jamais de façon identique. Pour tirer les leçons du passé, nous devons être en mesure de comprendre les différences du présent.

Pendant la révolution américaine, les Britanniques arrivèrent fin prêts pour gagner une guerre, mais face à une armée européenne. Leurs formations, dotées d’une puissance de feu remarquable, et leurs uniformes rouges, qui mettaient en évidence leur nombre, furent exactement l’opposé de ce qui était nécessaire pour gagner une guerre de guérilla.

Avant la Première Guerre mondiale, la cavalerie était pour les généraux leur arme maîtresse. Mais dans les tranchées, les cavaliers se révélèrent plus qu’inutiles.

Avant la Seconde Guerre mondiale, dans l’anticipation d’une attaque allemande, les Français battirent « l’infranchissable » ligne Maginot. L’histoire s’est répétée et l’attaque eut lieu, mais pas comme anticipé. Les préparatifs furent inutiles car les Allemands n’ont pas tenté de la franchir ; ils l’ont simplement contournée et la France fut vaincue.

Les généraux ne se préparent en fonction de la dernière guerre par stupidité, mais tout simplement car cette expérience est la seule chose sur laquelle ils peuvent se reposer. La plupart d’entre eux ne savent pas comment interpréter cette expérience. Ils ont raison de se préparer pour une nouvelle guerre, mais ont tort de se reposer sur ce qui a marché auparavant.

Les investisseurs semblent faire la même erreur. Si nous avons connu la prospérité durant les 30 dernières années, ils prennent leurs décisions en vue d’une prospérité à venir. Leur parler de dépression aujourd’hui ne les touche pas vu que la situation actuelle est tellement différente de celle des années 30. Vu qu’ils ne voient pas les symptômes des années 30, ils ne peuvent concevoir une dépression. Simplement parce qu’ils savent à quoi ressemble une dépression du passé, mais pas du présent. Il est difficile de visualiser quelque chose que vous ne comprenez pas. (…)

Pour définir les différences probables entre cette dépression et la dernière, il est utile de comparer la situation d’aujourd’hui et du début des années 30. L’exercice est tout sauf rassurant.

Faillites d’entreprises

Durant les années 30, les banques, les sociétés d’assurances et les grandes entreprises finirent en nombre au tapis. Les institutions ont payé les conséquences de leur erreurs, aucun filet de sécurité n’existant pour venir à leur rescousse. Seules les sociétés préparées et efficaces survécurent, les autres disparurent.

Aujourd’hui, les institutions financières du monde sont dans une situation pire que durant les années 30, mais aujourd’hui les règles du jeu ont changé. Tout le monde s’attend à ce que le gouvernement « intervienne ». De nombreuses lois sont déjà en place qui non seulement autorisent, mais obligent le gouvernement à intervenir dans de nombreux cas. Cette fois, les erreurs seront mutualisées. Les sociétés fortes, productives et efficaces seront obligées de subsidier leur antithèse. Il est ironique de noter que les sociétés qui tombèrent en faillite durant la dernière dépression le furent en raison de prix trop bas ; cette fois, ce sera parce qu’ils sont devenus trop élevés.

Chômage

Si un travailleur perdait son travail dans les années 30, il devait en trouver un autre le plus vite possible pour manger. Beaucoup de salariés étaient en concurrence pour obtenir les quelques postes disponibles. Les travailleurs étaient donc prêts à travailler plus dur, et pour moins cher, par rapport à avant. Cette baisse des salaires a permis aux employeurs d’embaucher et de ne pas faire faillite.

Aujourd’hui, la plupart des travailleurs disposent d’allocations de chômage durant quelques mois. Après quoi ils peuvent bénéficier d’autres aides sociales lorsqu’ils ne trouvent pas un emploi qui leur convient. Au lieu de prendre le premier emploi qui se présente, beaucoup de travailleurs préfèrent bénéficier des allocations sociales. Pourtant, le salaire minimum empêche l’exploitation des travailleurs. Résultat des courses, le chômage ne baisse pas et les entreprises tombent en faillite.

Allocations sociales

Dans les années 30, en cas de coup dur le travailleur avait très peu d’alternatives si ce n’est compter sur l’aide de sa famille, d’amis ou d’un organisme local (paroisse, Armée du Salut, etc.). Il y avait une certaine honte à demander une telle aide, elle se faisait uniquement en cas de nécessité. Les soupes populaires furent plus des mesures cosmétiques pour calmer la populace. Très peu de gens ont bénéficié d’allocations sociales durant la dernière dépression.

Aujourd’hui, il est difficile de concevoir comment ceux qui travaillent encore vont payer pour les chômeurs. Même aux États-Unis, 50 % de la population bénéficie d’une façon ou d’une autre d’une aide sociale. Mais les food stamps, les allocations familiales, la sécurité sociale et les programmes locaux s’effondrent déjà en temps de prospérité. Lorsque la lame de fond arrivera, ils seront complètement submergés. Il n’y aura pas de soupes populaires parce que les gens qui bénéficieront d’une aide alimentaire iront faire leurs courses au supermarché comme tous ceux qui ont gagné leur argent. (…)

Régulations

Depuis les années 1900, la plupart des économies sont assez lourdement régulées. Ces régulations provoquent des distorsions qui ont exacerbé la gravité de la dernière dépression. Au lieu de favoriser la liquidation de l’économie, le régime Roosevelt a rajouté des tas de règles, déterminant les prix, les salaires, etc. C’est notamment en raison de ces régulations que les problèmes ont perduré jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, qui a sauvé l’économie américaine à travers la réévaluation massive de sa devise. (…)

Le nombre de nouvelles agences gouvernementales créées depuis la dernière dépression a engendré encore plus de distorsions. (…)

Fiscalité

L’impôt sur le revenu a fait son apparition en 1913. En 1929, le taux maximum était de 23,1 % pour les revenus qui dépassaient le million de dollars. Le revenu moyen des familles étaie de 2335 $, ce qui découlait sur une imposition d’un 10e de 1 %. À l’époque, il n’y avait pas de prélèvements pour la sécurité sociale, pas de taxes d’État, pas de TVA, pas de taxes foncières. La plupart des gens ne payaient pas l’impôt sur le revenu car ils gagnaient moins que le minimum requis, ou ils ne prenaient tout simplement pas la peine de les déclarer. Sous Roosevelt, le taux d’imposition moyen est passé de 1,35 à 16,56 %, une augmentation de 1100 %.

Aujourd’hui, tout le monde paye des impôts sur le revenu, ainsi que bien d’autres taxes. Dans la plupart des pays occidentaux, les taxes, directes et indirectes, s’élèvent à plus de 50 %. Pour cette raison, il semble difficile de concevoir une fiscalité beaucoup plus élevée. Mais en raison de l’inflation, on se retrouve plus facilement dans les tranches d’imposition plus élevées. La sévérité de la dépression pourrait être atténuée par l’évasion fiscale grandissante.

Prix

Durant les années 30, les prix chutèrent lourdement car des milliards de dollars se volatilisèrent. Le gouvernement tenta tout de même de faire baisser les prix en massacrant du bétail, en jetant du lait, etc.  (…) La dépression des années 30 fut un effondrement déflationniste. C’est probablement ce qui déstabilise le plus les Américains, qui pensent que dépression = déflation. C’est probablement la plus grosse différence entre la dernière dépression et celle d’aujourd’hui.

Aujourd’hui les prix pourraient baisser, mais le gouvernement dispose de bien plus d’armes pour soutenir l’économie. Il peut renflouer les banques, favoriser le crédit hypothécaire pour doper l’immobilier, etc. Des trillions seront créés pour éviter la déflation. Mais si vous trouvez des pommes à vendre, elles ne seront pas à 5 centimes mais plutôt à 5 $. Les vendeurs de pomme ne seront pas nombreux à cause de la sécurité sociale, tout comme les pommes ne seront pas nombreuses en raison des contrôles des prix instaurés.

Les prix finiront probablement par exploser pour déboucher sur une dépression inflationniste. Dans les années 30, ceux qui possédaient des dollars étaient les rois. Cette fois-ci, ceux qui en possèdent seront laminés.

Société

Le monde rural et les petites villes prédominaient. Les communications étaient lentes, les gens avaient tendance à faire confiance aux médias. Le gouvernement exerçait de fortes pressions morales et les gens avaient tendance à l’écouter. Les gens qui avaient réussi étaient respectés. C’était un environnement plus calme qu’aujourd’hui, ce qui n’a pas empêché des émeutes et des troubles sociaux.

Aujourd’hui, la vie urbaine domine. Même si les communications sont rapides, les contacts sociaux se sont réduits. Les médias sont regardés avec suspicion. Le gouvernement est plus perçu en tant qu’un adversaire qu’un arbitre accepté par la population. Les hommes d’affaires sont perçus en tant que prédateurs sans scrupules qui abusent des faibles.

Une crise financière dans l’environnement actuel pourrait avoir des conséquences explosives dans certains pans de la société. (…)

Marchés financiers

On identifie la dernière dépression à l’effondrement de 90 % de la bourse entre 1929 et 1933. Une obligation sûre était le meilleur investissement possible vu que les taux baissèrent radicalement. Les matières premières chutèrent, laissant des millions de fermiers au stade de la subsistance. L’immobilier fut stable en raison des taxes foncières faibles et de l’absence de crédit hypothécaire sur les propriétés.

Cette fois-ci, les actions et surtout les matières premières devraient exploser alors que les gens tenteront de se débarrasser du dollar qui se déprécie, et surtout de leurs obligations. L’immobilier, avec celles-ci, sera le secteur économique le plus dévasté car personne ne souhaitera prêter de l’argent à long terme alors que l’immobilier dépend des crédits hypothécaires.

Ceux qui investissent comme il avait fallu le faire dans les années 30 seront déçus des résultats. La plus grande similarité, par contre, et que le niveau de vie va baisser spectaculairement. La grande dépression 2.0 a commencé, même si la plupart des gens l’ignorent. (…) »

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Article de David Stockman, publié le 11 mars 2016 sur DailyReckoning.com :

« Oui, cet homme est fou à lier, tout comme l’ensemble de la classe politique de la zone euro. Comme la plupart des officiels du monde entier, la BCE essaie de combattre la faible croissance et l’inflation basse avec de la nitroglycérine monétaire. Ce n’est qu’une question de temps avant qu’ils provoquent l’explosion du système financier.

Ce n’est pas le taux d’intérêt de référence de la BCE à -0,3 ou – 0,4 % qui va remédier au problème de la basse croissance réelle du PIB de la zone euro ou de la faible inflation. Ni non plus un QE de 80 milliards d’euros au lieu de 60. Le seul motif de ces interventions financières lourdes est de faire baisser le coût du crédit pour les ménages et les entreprises.

Le cycle d’expansion du crédit en bout de course

Mais voici ce que notre idiot de Mario ne comprend pas : le secteur privé européen ne souhaite pas s’endetter davantage. Il est déjà embourbé dans le crédit jusqu’à la garde, cela dure en fait depuis près de 10 ans.

Le problème de la croissance en Europe est provoqué par les excès d’aides sociales, de taxes et de règlements, pas par la faiblesse du crédit privé. Ces problèmes doivent être résolus par la politique fiscale des politiciens élus, pas par les apparatchiks de la banque centrale.

Comme indiqué sur le graphique ci-dessous, le secteur privé de la zone euro a connu son dernier round de frénésie d’emprunt entre l’arrivée de la monnaie unique et 2008. Les dettes dues ont progressé annuellement de 7,5 %. Mais depuis, le secteur privé européen a décidé volontairement de stopper son ascension du Pic de la Dette.

Les montants dus se sont stabilisés durant les 8 dernières années, et ce malgré les mesures allant crescendo de répression des taux de la BCE qui ont fini par pousser les taux de marché dans l’enfer des taux négatifs.

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Ce ne sont pas non plus les achats obligataires d’environ 700 milliards d’euros des QE qui y ont changé quoi que ce soit. Les crédits bancaires en cours du secteur privé s’élevaient à 10,24 trillions d’euros fin janvier, soit exactement la même somme qu’en mars 2015, lorsque Draghi et sa joyeuse bande de créateurs de monnaie décidèrent d’y aller plein pot.

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De même, il est évident que la basse inflation n’est pas un problème, et qu’en tout état de cause elle n’est pas provoquée par un déficit de création monétaire, ou des taux insuffisamment baissés par la BCE. Le répit dont bénéficie la BCE par rapport à son taux annuel normal d’inflation de 1-2 % s’explique par la conjonction de la baisse des prix du pétrole, des matières premières, de l’acier, etc.

Cette vague bienvenue de déflation importée, par contre, améliore la balance commerciale de la zone euro tout en augmentant le niveau de vie des citoyens. Ces améliorations n’ont cependant rien à voir avec ce que la BCE a fait l’année dernière, ou durant ces 4 dernières années.

En fait, la déflation mondiale est la conséquence de mauvais investissements massifs dans les secteurs minier, de l’énergie, de l’industrie, des transports et de la distribution. Ceux-ci ont été causés par la frénésie de crédit de ces 20 dernières années, rendue possible par les assouplissements monétaires à répétition des banques centrales. Une dette incrémentale de 185 trillions de dollars, équivalant à presque 4 fois la croissance que nous avons connue durant cette période, a détruit la capacité du monde d’investir et de créer de la croissance organique.

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L’excès de capacité que l’on retrouve aux 4 coins de la planète compresse également les prix, les marges et les profits. Ce sont la Chine et les marchés émergeant qui sont touchés le plus, tandis que les machines perfectionnées, la haute technologie et les produits de luxe sont également affectés, ce qui impacte l’Allemagne et d’autres bastions des exportations européennes.

Il va cependant sans dire que le nouveau round de charlatanisme monétaire de la BCE n’aura aucun impact sur les importations de produits européens de la Chine et des émergents. Draghi n’est pas parvenu à affaiblir l’euro, mais cela n’aurait eu de toute façon aucune importance. Le taux de change n’est pas le frein, la saturation des investissements sur les marchés étrangers qui n’ont plus la capacité d’emprunter est le vrai problème.

Quoi qu’il arrive, la déflation mondiale est une véritable aubaine pour les salariés de la zone euro et les consommateurs vu que l’Europe importe énormément d’énergie et de matières premières. (…)

2 % d’inflation… Pourquoi ?

La vérité est que l’intégralité du gambit anti-déflation des banques centrales repose sur un épouvantail qu’ils ont créé. À savoir le principe complètement bidon qu’une inflation de 2 % est l’élixir magique de la performance économique. Pourtant, rien ne le prouve. Malgré tout, c’est devenu une norme suivie religieusement.

De plus, depuis la création de l’euro en 1999, l’indice harmonisé des prix à la consommation sans l’énergie a augmenté de 1,57 % par an. Pendant les 8 années qui ont suivi la crise de 2008, il a augmenté de 1,21 %. Et, suite à la baisse des prix des matières premières et des autres importations autres qu’énergétiques, l’index est en hausse de 1,01 % sur l’année se terminant en janvier.

Soyons sérieux. Y a-t-il un iota de logique économique ou de bon sens qui pourrait suggérer que 36 points de base, ou même une déviation de 56 points de base dans le second cas, d’une tendance lourde pourrait provoquer la chute de l’économie de la zone euro, pesant 13 trillions de dollars, dans une espèce de trou noir macro-économique ? Une catastrophe telle que le seul remède consiste en un assaut criminel sur les épargnants et en une aubaine pour les spéculateurs ?

On peut aujourd’hui clamer haut et fort que la BCE et les autres banquiers centraux se sont tellement enfoncés dans le terrier du lapin qu’ils ont perdu tout contact avec le bon sens. Ils se prennent la tête avec des décimales microscopiques de taux d’inflation qui n’ont strictement rien à voir avec la prospérité économique de la zone euro. (…) »

deflation ou inflation

Article de Clint Siegner, publié le 4 janvier 2016 sur SafeHaven.com :

« En ce début d’année 2016, les investisseurs des métaux précieux s’inquiètent de voir le dollar poursuivre sa marche en avant et ainsi pénaliser l’or et l’argent. La Fed suggère qu’elle relèvera ses taux au cours de l’année tandis que les matières premières, le pétrole en tête, continuent de chuter. Les plus grands bénéficiaires des largesses de la Fed, les marchés actions et l’immobilier américains, vacillent. L’éventualité d’une récession grandit aussi bien aux États-Unis qu’à travers le monde.

Des tas de raisons pourraient mener à une baisse des chiffres officiels de l’inflation et à un dollar encore plus fort en 2016 mais ne pensez pas une seule seconde que les prix à la consommation ou le coût de la vie vont baisser. Cela n’a jamais été le cas, cela n’a pas lieu en ce moment et cela n’arrivera jamais de façon prolongée grâce à la création de la Fed en 1913. C’est la raison pour laquelle les déflationnistes ont tort. (…)

Le scénario pessimiste pour les métaux précieux se base sur un raisonnement simple : si l’or et l’argent sont des matières premières, ils suivront la tendance générale. Si nous devions assister à une crise de la liquidité similaire à celle de 2008, quasi tout sera vendu alors que les investisseurs ont besoin de cash pour leurs appels de marge ou fuient le dollar en tant que valeur refuge. (…)

Aujourd’hui, la situation est différente qu’en 2008

Le scénario pessimiste part du principe que l’histoire et en particulier celle de 2008 se répétera. Ou que ceux qui poussent les métaux précieux à la baisse pourront continuer de le faire. Ou les deux peut-être, mais se fier à ces suppositions pourrait être une grossière erreur.

Tout d’abord, le dollar est déjà à un niveau record alors que les matières premières et les métaux précieux ont déjà été massacrés. Cette situation est totalement à l’opposé de celle de l’été 2008 et même si les actions et les matières premières ont été malmenées en 2008, l’or a terminé l’année sur une progression modeste grâce à son statut de valeur refuge contre la menace d’un effondrement économique.

Les bas cours de l’or et de l’argent ont déjà produit des déséquilibres entre l’offre et la demande de métal physique. La pénurie de l’offre en 2016 devrait exacerber les problèmes de stocks rencontrés au COMEX et dans d’autres bourses d’échange. Les stocks d’or fondent comme neige au soleil alors que les investisseurs sentent la bonne affaire surtout en Asie où ils prennent livraison. Les inventaires d’argent ne sont pas dans une meilleure situation. (…) Avec des prix en dessous des coûts de production, la production des mines devrait baisser significativement cette année.

Si les marchés des métaux précieux anticipent comme ils sont censés le faire, ils devraient se préparer à une réponse de la Fed au dollar fort ainsi qu’au malaise économique. En 2008, les investisseurs ignoraient combien de temps la Fed était prête à intervenir. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. La Fed noiera la déflation en créant de la nouvelle inflation.

Les marchés dépendent totalement des stimuli de la Fed. Les investisseurs s’attendent à une intervention encore plus massive lorsque le besoin s’en fera sentir. Soit tout ce qui sera nécessaire pour empêcher le grand nettoyage des forces correctrices pour assainir l’économie. (…)

Les investisseurs des métaux précieux devraient se réjouir du fait que l’or et l’argent ont montré une certaine résilience récemment, malgré les forces déflationnistes. L’année dernière : les deux métaux précieux se sont mieux comportés que le pétrole et la plupart des autres matières premières. Oui, les cours ont baissé d’environ 11 % mais cette chute s’est élevée à 36 % pour le pétrole et à 22 % pour le cuivre. (…)

En bref : ne pariez pas sur une déflation significative. La Fed ne le permettra pas vu qu’elle peut créer des dollars d’un simple claquement de doigts. Jusqu’à ce qu’elle mette le système au tapis. »

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Extraits de l’article de Mike Sheldock, publié le 7 décembre 2015 sur SafeHaven.com :

« La situation démographique de la zone euro est difficile avec une natalité en baisse et une population vieillissante, Mario Draghi aura des difficultés à créer de l’inflation dans un contexte démographique en baisse.

L’Espagne vient de rejoindre l’Allemagne dans le rang des pays dont la population baisse structurellement tandis que l’Italie stagne. (…)

Durant les six premiers mois de l’année, l’Espagne a enregistré 225.924 décès et 206.656 naissances d’après son institut national des statistiques. Ce n’était plus arrivé depuis la guerre civile de 1936-1939. (…)

Dans près de la moitié des provinces espagnoles, 1/3 de la population est âgée de plus de 65 ans (…) alors que la moyenne nationale est de 16,7 %. (…)

L’Italie est quant à elle en sursis. La natalité italienne en 2014 fut la plus basse depuis la formation de son état moderne en 1861, d’après les dernières statistiques. (…)

Les conséquences économiques des tendances démographiques européennes

Les plus grand pays de la zone euro l’Allemagne et le 4e l’Espagne, voient leur population décliner alors que le 3e est en ballottage.

Les économistes exhortent les politiques à agir. Pour ce faire, il faudrait pouvoir identifier les causes. Malheureusement, ce n’est pas ainsi que les économistes et les politiciens travaillent.

Les problèmes sont évidents mais les économistes ne les voient pas. Oubliez leurs études pour contempler les facteurs clés :

  1. Chômage des jeunes
  2. Promesses concernant les retraites qui ne seront pas tenues
  3. Législation du travail
  4. Changements sociétaux
  5. Actions des banques centrales

Chômage des jeunes

Comment voulez-vous vous marier ou vous mettre en ménage, acheter une maison et construire une famille lorsque le taux de chômage des jeunes est de plus de 40 %, un record historique dans plusieurs pays ?

Promesses concernant les retraites ne seront pas tenues

La sécurité sociale, telle que conçue, n’est pas viable. Les jeunes sont censés payer les retraites des pensionnés. Comment cela pourrait-il fonctionner si les jeunes n’ont pas de travail ? La plupart des moins de 30 ans comprennent que les filets de la sécurité sociale qu’ils financent pour leurs aînés ne seront pas disponibles pour eux ou pour leurs enfants.

Législation du travail

Les travailleurs comme les pensionnés ne souhaitent pas faciliter les licenciements. Cependant, s’il est difficile de licencier quelqu’un, les entreprises hésiteront à engager du personnel.

Changements sociétaux

Il est indubitable que les jeunes ne cessent de repousser la date du mariage ou la création d’une famille même dans des pays comme l’Allemagne où le marché du travail est relativement bon. Pourquoi ? De nombreuses raisons peuvent expliquer comme : le besoin de prendre soin de leurs aînés empêche ou décourage la création d’un nouveau ménage, l’État-providence qui taxe de plus en plus, le déclin des revenus réels et la cherté de l’immobilier.

Actions des banques centrales

Dans leur tentative imprudente de dompter la déflation, les prix des actifs et surtout de l’immobilier sont passés au-dessus de ce qui est abordable pour les jeunes ménages. Autrement dit, la tentative des banques centrales pour créer de l’inflation dans un monde démographiquement et technologiquement déflationniste est grandement contre-productive. »

En conclusion : les politiques et les banques centrales tentent de résoudre la crise que nous vivons en appliquant au contexte d’aujourd’hui, radicalement différent de celui que nous avons connu entre la Seconde Guerre mondiale et les années 80, des recettes périmées. Toutes les grandes tendances sociétales du 21e siècle à savoir la baisse de la natalité, la mondialisation, les révolutions technologiques (commerce en ligne, automatisation du travail, e-services, etc.) sont déflationnistes. Il est donc vain de vouloir créer de l’inflation dans un tel environnement.

La déflation en soi n’est pas mauvaise ; dans le contexte global de surendettement, elle devient par contre mortifère. Deux solutions sont possibles pour repartir sur des bases pérennes : remettre le système à plat via un choc provoqué ou attendre que la prochaine crise force les choses.

Voici un nouvel article magistral de Jim Rickards, publié le 1er octobre 2015 sur DailyReckoning.com, qui parvient à expliquer en 1500 mots pourquoi les QE de la Fed n’ont pas créé d’inflation, pourquoi elle finira par en produire et comment elle pourrait se retrouver contrainte à réévaluer fortement le cours de l’or pour y parvenir : 

« L’incapacité de la Fed à créer de l’inflation est l’une des énigmes de sa politique monétaire des 8 dernières années. Pour la plupart d’entre nous, ce fait est étrange. Les gens associent l’inflation aux politiques monétaires erronées des banques centrales, et plus particulièrement de la Fed.

Pourquoi les QE n’ont pas créé d’inflation ?

La « création monétaire » est perçue comme menant tout droit à l’inflation. La Fed a créé presque 4 trillions de dollars depuis 2008. Pourtant, l’inflation (telle que rapportée par les statistiques officielles en tout cas) est à peine perceptible. Alors que tant d’argent a été créé, où est l’inflation ?

Il y a plusieurs réponses à cette énigme. La première est que la Fed a créé de l’argent mais que celui-ci n’est pas prêté ou dépensé. Les banques sont réticentes à octroyer des crédits tandis que les consommateurs ne souhaitent pas emprunter.

En fait, le secteur privé dans l’ensemble a réduit sa voilure en vendant des actifs et en remboursant de la dette même si la dette publique augmente. La vitesse à laquelle les consommateurs dépensent de l’argent (la vélocité de la monnaie, en jargon technique) a coulé comme une pierre.

La divergence entre la création monétaire et son utilisation est observable clairement sur le graphique ci-dessus et ci-dessous.

En en-tête, le graphique montre l’augmentation de la base monétaire de la Fed depuis 1996. De 1996 à 2008, elle a augmenté de façon régulière, exactement comme l’avaient préconisé Milton Friedman et d’autres monétaristes à partir des années 70.

À partir de 2008, la masse monétaire « a bondi à la verticale » suite aux 3 programmes d’assouplissement quantitatif (QE) de création monétaire de la Fed.

Le graphique ci-dessous montre le déclin de la vélocité de la monnaie durant la même période. En fait, la création monétaire de 2008-2015 fut annulée par le déclin de la vélocité qui a eu lieu simultanément. Résultat des courses, nous n’avons quasi pas eu d’inflation.

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La base monétaire américaine du premier graphique a augmenté de 800 milliards en 2008 à plus de 4 trillions aujourd’hui tandis que la vélocité de la monnaie s’est effondrée.

Une simple augmentation de la masse monétaire ne génère pas d’inflation. Pour qu’elle se manifeste, l’argent doit être emprunté et dépensé. L’absence de crédit et de consommation (illustrée par le déclin de la vélocité) est l’une des raisons qui expliquent pourquoi la désinflation et la déflation ont pris le dessus sur l’inflation.

Les lourdes tendances déflationnistes plombent la croissance mondiale

Les lourdes tendances déflationnistes qui pèsent sur la planète sont la seconde raison qui explique l’absence d’inflation. Ces tendances sont principalement d’ordres démographique et technologique. Le rythme d’accroissement de la population mondiale a atteint un pic en 1995. Aujourd’hui, les populations du Japon, de la Russie et de l’Europe sont en déclin (note : ce qui explique en grande partie pourquoi l’Europe souhaite accueillir à bras ouverts les « migrants »). Les populations d’autres pays hors Afrique et Moyen-Orient stagnent également.

Une population en berne signifie moins de demande globale pour les biens et des services. Les progrès technologiques et les hausses de productivité découlant de l’analyse prédictive ont réduit les coûts de tout, de la gestion des inventaires à la logistique. Cette combinaison de demande en baisse et de productivité supérieure fait baisser les prix.

La dernière raison est la globalisation. La capacité des sociétés multinationales à implanter leurs usines et à obtenir des ressources n’importe où dans le monde ont augmenté le réservoir de main-d’œuvre disponible.

Les chaînes logistiques mondiales et autres techniques avancées signifient que des produits comme les smartphones sont créés avec une technologie américaine, des écrans allemands, des semi-conducteurs coréens et un assemblage chinois. Ces produits sont ensuite vendus partout dans le monde, de l’Inde à l’Islande. Pourtant, la plupart des travailleurs de la chaîne logistique sont peu rémunérés par rapport à la valeur qu’ils ajoutent à la chaîne.

Ces tendances déflationnistes créent un problème majeur pour la Fed. Les gouvernements doivent créer de l’inflation afin de réduire le poids réel de leur dette. L’inflation créée également des revenus nominaux, si pas réels. Ces augmentations nominales peuvent être taxées.

Une déflation persistante augmente la valeur de la dette et diminue les revenus fiscaux de telle façon qu’elle pourrait mettre les gouvernements en faillite. Les gouvernements sont donc de fervents partisans de l’inflation et ils comptent sur les banques centrales pour en créer.

Inflation : pour l’instant, la Fed est impuissante

Durant les 8 dernières années, la Fed a exploité toutes les ficelles à sa disposition pour créer de l’inflation. Elle a baissé ses taux, créé de la monnaie, s’est engagée dans la guerre des devises, a promis de ne pas augmenter les taux à l’avenir, a implémenté l’opération Twist et s’est fixé des objectifs de PIB nominaux. Toutes ces méthodes ont échoué. (…)

Je m’attends à ce que la Fed fasse demi-tour pour proposer à nouveau une politique accommodante, probablement avec de nouvelles promesses de ne pas augmenter les taux et un dollar meilleur marché. Si je me trompe et que la Fed finit par augmenter ses taux, la déflation s’empirera et une récession mondiale apparaîtra.

Vouloir créer de l’inflation et ne pas y parvenir est le pire cauchemar d’une banque centrale. Toutes les tentatives de la Fed ont échoué. Lui reste-t-elle un lapin à sortir de son chapeau ?

En fait, oui. La Fed peut provoquer une inflation massive en 15 minutes. Il lui suffit d’organiser une réunion de son comité, de voter une nouvelle politique et de sortir de la pièce en annonçant au monde entier qu’avec effet immédiat, le cours de l’or est désormais de 5000 $ par once.

La Fed peut imposer ce nouveau prix en utilisant l’or du Trésor de Fort Knox et des grandes banques américaines afin de conduire des opérations sur les marchés ouverts en devenant acheteur à 4950 $ l’once ou moins et vendeur à 5050 $ ou plus.

Les achats peuvent être financés par de la création monétaire tandis que celle-ci peut être réduite durant les ventes. C’est exactement ce que fait la Fed aujourd’hui sur le marché obligataire avec un QE. La Fed ne ferait que substituer les obligations par l’or. La Fed fixerait un objectif de valorisation de l’or au lieu d’un objectif de taux.

Bien sûr, l’objectif du cours de l’or à 5000 $ n’est pas de récompenser les investisseurs du métal jaune. L’objectif est de créer une hausse généralisée des prix. Une augmentation du cours de l’or de 1.000 à 5.000 $ représentant une dévaluation du dollar de 80 %.

Cette dévaluation provoquerait une hausse des prix en dollars. Le baril de pétrole serait à 400 $, l’essence à 10 $ le gallon à la pompe etc. Et voilà, une inflation massive en 15 minutes, le temps nécessaire pour un vote.

Les USA ont réévalué l’or par rapport au dollar 2 fois durant ce siècle

Vous pensez que la Fed ne fera jamais une chose pareille ? Durant les 80 dernières années, c’est pourtant arrivé 2 fois.

La première fut en 1933 lorsque le président Roosevelt réévalua le cours de l’or de 20,67 dollars à 35 $, soit une augmentation de presque 75 % du cours de l’or en dollars. Il le fit pour casser la déflation de la Grande Dépression, et cela a marché. La croissance de l’économie fut soutenue entre 1934 et 1936.

La seconde fois fut dans les années 70 lorsque le président Nixon mit fin à la convertibilité du dollar en or. Nixon ne souhaitait pas créer de l’inflation, mais cela est quand même arrivé : l’or est passé de 35 à 800 $ en moins de 8 ans, soit une augmentation de 2200 %. L’inflation en dollars fut de plus de 50 % entre 1977 et 1981. La valeur du dollar fut divisée par 2 durant ces 5 années.

L’histoire montre qu’augmenter le cours de l’or en dollars est la façon la plus rapide de créer de l’inflation généralisée. Si les marchés ne le font pas, le gouvernement peut le faire. Cela marche à tous les coups.

L’histoire montre aussi que l’or augmente aussi bien durant les périodes d’inflation (dans les années 70) que de déflation (les années 30). Lorsque la déflation part en vrille, comme ce fut le cas dans les années 30 et comme cela pourrait se reproduire, le gouvernement augmente le prix de l’or afin de casser la dynamique déflationniste. Ils n’ont pas le choix sinon la déflation met le pays en faillite.

M’attends-je  à ce que la déflation dégénère sous peu ? En fait, non. Les forces déflationnistes sont fortes en ce moment, mais je m’attends à ce que la Fed finisse par obtenir l’inflation souhaitée, probablement avec la promesse de ne pas bouger les taux, la guerre des devises et les taux négatifs.

Lorsque ces politiques seront mises en place, l’or augmentera. Cependant, si la déflation devait toujours l’emporter, l’or finirait tout de même par grimper si la Fed décidait de le réévaluer après que toutes ses tentatives aient échoué.

Ce qui fait de l’or l’actif « toute saison » ultime. L’or augmente durant les épisodes d’inflation et de déflation extrêmes. Très peu de classes d’actifs se comportent bien dans ces 2 scénarios opposés. Vu qu’ils sont tous les 2 possibles aujourd’hui, l’or est indispensable dans tout portefeuille pour se protéger de ces extrêmes. »

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Article de Jeff Nielson, publié sur Sprott Money le 1er septembre 2015 :

« Une idée fausse continue d’être répandue dans les médias, qu’ils soient dominants ou alternatifs. Cette analyse erronée affirme que nous nous dirigeons vers un effondrement déflationniste. Elle reflète une incompréhension fondamentale des dynamiques économiques.

Cette erreur fondamentale et impardonnable découle d’une définition erronée de la déflation, dont la définition correcte est « lorsque la devise d’une juridiction donnée augmente en valeur ». C’est sur ce simple fait que nous pouvons examiner un exemple hypothétique simple qui clôt une fois pour toutes le faux débat sur l’inflation et la déflation.

Imaginez 2 économies semblables en tous points de vue, à l’exception d’une différence de taille. Elles ont toutes les 2 le même PIB, la même population, des paramètres économiques semblables (à l’exception de cette différence). Ces 2 économies décident de faire exploser leur base monétaire, disons de la même façon que sur le graphique « hypothétique » ci-dessus (note : qui montre donc la base monétaire ajustée des États-Unis).

Il ne s’agit pas d’un graphique à propos d’une possibilité d’hyperinflation. Il s’agit plutôt du graphique d’une devise qui a déjà succombé à l’hyperinflation. Pour les lecteurs qui sont incapables de déjà voir ce fait, imaginez simplement une courbe ascendante encore plus extrême demandant encore plus de place en hauteur.

L’économie A comme l’économie B ont gonflé leur masse monétaire (donc baissé la valeur de leur devise vers zéro). Abordons désormais la différence entre ces 2 économies, afin de mettre en évidence la sottise des déflationnistes : l’économie A est totalement solvable, sans un centime de dette, tandis que l’économie B dispose d’une dette de 50 trillions de dollars, ce qui signifie qu’elle est clairement en faillite.

D’après le raisonnement erroné des déflationnistes, la devise du pays A qui a « seulement » fait exploser sa masse monétaire verra la valeur de sa devise s’évaporer tandis que la devise de l’économie B qui a fait exploser sa masse monétaire et qui a fait défaut verra sa devise s’apprécier en raison du crash déflationniste dont ne cessent de parler les déflationnistes.

Nous arrivons donc désormais au « Principe Idiot de la Déflation » : un pays qui fait exploser sa masse monétaire voit la valeur de sa devise s’effondrer mais un pays qui fait défaut derrière voit sa devise s’apprécier. La faillite annulerait donc l’hyperinflation en la supplantant.

Dès maintenant, il devrait être évident pour quiconque disposant de 2 synapses en état de marche que le Principe Idiot de la Déflation n’a aucun sens lorsqu’on prend simplement en compte les dynamiques économiques et que l’on utilise les bonnes définitions dans leur contexte. Mais la bêtise des déflationnistes est encore plus évidente lorsqu’on contemple les preuves empiriques du monde réel.

Quels sont les facteurs qui rendent l’exemple hypothétique ci-dessus irréaliste ? L’économie A, le pays solvable, n’a aucun intérêt à s’engager dans la politique suicide de l’hyperinflation. Les pays solvables ne font jamais exploser leur masse monétaire. Donc les (nombreux) régimes à travers l’histoire dont la devise a explosé via l’hyperinflation étaient également insolvables. La solvabilité est la seule raison derrière la nécessité impérative et extrême pour un gouvernement de commettre un tel suicide économique. (…)

Jusqu’au démarrage de l’opération encore plus frauduleuse que sont les QE (la monétisation de la dette), nos gouvernements ont littéralement emprunté chaque sou en existence. Ce qui signifie que la monnaie est littéralement un « IOU » du gouvernement (I owe you, reconnaissance de dette), qui est insolvable.

Quelle est la valeur d’une reconnaissance de dette émise par une entité fauchée comme les blés ? Zéro. La devise de l’économie B était déjà sans valeur, même avant sa création monétaire inconsidérée menant à l’hyperinflation. La devise de l’économie A n’est devenue sans valeur qu’après la création monétaire. Autrement dit, la devise de l’économie A n’a aucune valeur. La devise de l’économie B est doublement sans valeur. (…)

Pour conclure en nous répétant : à travers l’histoire, toute nation qui s’est engagée dans la politique hyperinflationniste de la création monétaire industrielle l’a fait car elle était déjà tombée dans le piège de l’insolvabilité. Non seulement il est possible d’avoir simultanément un pays qui recourt à la création monétaire jusqu’à provoquer l’effondrement de sa devise et avoir ce que l’on appelle un défaut provoquant un crash déflationniste, mais il s’agit en fait du seul scénario qui provoque l’hyperinflation. (…) »

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Inflation ou déflation ? C’est la question à 1000 francs que se posent les analystes économiques depuis quelques années. La majorité de ceux que nous relayons (Stoferle, Celente, etc.) prédisait un épisode déflationniste suivi d’une flambée d’hyperinflation soudaine qui sera la conséquence des interventions folles des banques centrales pour empêcher la déflation. La santé branlante du marché des matières premières semble confirmer ce scénario.

Comme nous l’avons expliqué à maintes reprises, dans un système financier basé sur la dette la déflation est mortelle vu qu’elle rend impossible son remboursement. Seule une inflation contrôlée permet au système de tenir… jusqu’au jour où, malgré un environnement économique qui jouit d’une inflation annuelle de 2 à 3 %, le fardeau de la dette devient trop élevé. Nous sommes arrivés à ce point d’inflexion qui a débouché sur la crise de 2008 et les actions insensées des banques centrales depuis.

Les craintes de voir le QE créer de l’inflation se sont avérées infondées pour la simple raison que cette monnaie créée a simplement servi à soutenir les marchés en entrant de façon confidentielle dans l’économie réelle. Dans un tel contexte, il n’est donc pas étonnant que le scénario de la déflation ait pris le dessus sur l’inflation. Pour être plus exact, l’économie réelle est en déflation tandis que les actifs financiers sont en inflation. Avec leurs QE, les banques centrales ont obtenu l’effet inverse de ce qui était leurs objectifs affichés. En soutenant les cours des matières premières à des niveaux artificiels et en fournissant du crédit bon marché pour les produire, elle a encouragé la surproduction qui couplée à la baisse de la demande ne fait bien entendu qu’augmenter les pressions déflationnistes.

Celles-ci sont particulièrement visibles lorsque l’on observe le Bloomberg Commodity Index (ci-dessus, un indice qui rassemble 22 matières premières et qui reflète donc la tendance générale de ce secteur) : il est au plus bas depuis 2002 malgré les trillions de dollars de monnaie créée par les banques centrales du monde entier. Les nations productrices de matières premières comme l’Australie, le Canada et le Brésil, déjà en difficulté, n’ont encore rien vu de ce qui les attend.

Le scénario déflationniste est donc clairement en train de s’imposer. Dans ce contexte, on voit mal comment la Fed pourrait augmenter ses taux. Certes, les chiffres (trompeurs) du chômage laissent penser que la situation économique américaine le permet mais c’est oublier que la Fed avait déjà promis de remonter son taux directeur lorsque le chômage passerait en dessous de la barre des 6 %, ce qui fut déjà le cas en 2014. C’est la preuve que malgré son discours rassurant, elle se rend bien compte que le contexte économique ne lui permet pas d’agir et au cas où elle agirait, des remous sur les marchés sont garantis… de quoi lui donner le justificatif pour le lancement du QE4 ? Nous prenons les paris !!!