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Dette américaine

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tempête qui approche

« On » nous annonçait, que ce soit les médias dominants, les politiciens des partis « bien comme il faut », en passant même par les analystes indépendants, de gros remous financiers en cas d’élection de Trump. Il n’en est rien, bien au contraire même : le pessimisme le plus noir a laissé la place à un optimisme presque béat. Dans cet article, Peter Schiff explique très clairement pourquoi Donald Trump ne devrait pas être l’homme de la situation, qu’on l’apprécie ou pas :

« Les analystes politiques, sous le choc, passent à côté de l’argument le plus plausible expliquant la victoire inattendue de Donald Trump. L’incompréhension de l’électorat américain découle de l’acceptation par la classe politique de dogmes économiques erronés (et de plus en plus fous), qui se sont imposés durant la dernière génération. Sur base de leur compréhension défectueuse de l’économie, les experts ne parviennent tout simplement pas à saisir pourquoi l’électorat est tant désillusionné.

D’après les idées économiques en vogue à Wall Street, au gouvernement et à la Fed, les Américains devraient se réjouir d’une situation économique relativement bonne. Le chômage est bas, les prix de l’immobilier et les marchés sont élevés, le crédit est bon marché et abondant, les ventes de voitures sont robustes, les soins de santé sont accessibles à toutes et tous et le PIB grimpe, même s’il n’est pas encore optimal. En théorie, ces conditions auraient du favoriser le parti au pouvoir, et donc décourager les électeurs d’envisager de voter pour un inconnu qui a promis de démanteler le système. C’est pourtant exactement ce qui s’est produit.

Il ne peut y avoir que 2 explications possibles : soit la haine des partisans de Trump était suffisamment grande pour les faire voter contre leurs propres intérêts économiques, soit ils ont mieux compris l’économie que les docteurs en sciences économiques. Je pense qu’il s’agit du 2e scénario.

Dans de nombreux commentaires, durant ces dernières années, j’ai affirmé que l’économie empirait au lieu de s’améliorer, depuis la Grande Récession de 2008. Mes arguments étaient simples. Je suggérais que les signaux économiques, engendrés par les dépenses à crédit du gouvernement et le programme de stimulation de la Fed, long de 8 ans, ne créaient pas de croissance, mais vidaient l’économie réelle de sa substance. J’affirmais que les prix grimpaient plus rapidement que ne l’admettait Washington, que l’inflation était un problème économique pour les Américains ordinaires et non un élixir magique de croissance. J’affirmais que le chômage baissait en raison de gens qui abandonnaient leur recherche d’emploi, ou qui prenaient plusieurs temps partiels, pour compenser les pertes d’emplois bien rémunérés à temps plein. (…) Je disais que la politique des taux zéro et les QE profitaient aux investisseurs, pour mettre en échec la création de croissance durable ou réelle. Je disais que cette politique allait gonfler les bulles de la dette dans les secteurs auto et étudiants, et préparer notre économie à des années de douleur, après l’explosion de ces bulles.

C’est pourquoi je prédisais une victoire de Trump, malgré les sondages. (…) Je pensais que les électeurs allaient exprimer leur mécontentement de la seule façon possible, c’est-à-dire en votant pour Trump. Obama a été président des États-Unis pendant 8 ans, sur la promesse d’un changement, mais a poursuivi les politiques du passé. Clinton faisait la promesse de perpétuer cet héritage, qui fut un échec : elle était donc perdante dès le départ. (…)

Mais le fait que l’électorat ait enfin réalisé que l’empereur est nu ne signifie pas que nous sommes sur le chemin de la reprise. Donald Trump s’est érigé en maître de l’identification des espoirs et des craintes de l’électorat, mais à savoir s’il est doté de la sagesse et du courage pour faire le nécessaire, afin de restaurer la santé économique du pays, reste ouverte. S’il est vrai que Trump a moins de chances de perpétuer le statu quo, personne ne sait ce qu’il fera vraiment. Son élection représente sans aucun doute la fin d’Obamacare, celle de toute une série de régulations environnementales et du marché du travail, imposés par ordres exécutifs d’Obama, mais au-delà de cela, c’est l’inconnu.

Il a déclaré qu’il voulait baisser la fiscalité et réduire les régulations, ce qui représente des objectifs importants, mais il n’a rien dit concernant la tâche immense qui consiste à réduire les dépenses, tandis que la dette de notre pays explose. Trump a admis ouvertement que le succès de ses affaires se basait sur sa capacité à s’endetter fortement pour ensuite émerger, tel un phénix, grâce à de bons accords, à un marketing efficace et à la vantardise. Il pense probablement qu’il peut faire la même chose au niveau national. Mais à ce niveau, les règles sont différentes.

Il est peu probable qu’il comprenne les produits chimiques avec lesquels il va jouer, tout comme il est peu probable qu’il écoute les opinions de ceux qui les maîtrisent. Il est clair que sa seule solution est de « sortir de la dette via la croissance ». Il s’agit d’une mentalité de joueur, qui est totalement intégrée dans l’ADN du personnage. Cela n’a pas marché pour lui à Atlantic City, il en sera de même aujourd’hui.

Notre meilleur espoir est de voir un Trump président, bien plus prudent que durant sa campagne. Le plus sage des leaders est impuissant, s’il n’est pas élu. Trump a réussi à se faire élire au poste. Il comprend peut-être mieux les problèmes qu’il ne l’a montré durant sa campagne. Il réalise peut-être qu’une dette excessive étranglera l’économie, que les aides sociales nous submergeront, si on ne réforme pas la sécurité sociale et Medicare, que des stimulations monétaires sans fin créeront une économie zombie de bulles et que les guerres commerciales feront plus de tort que de bien. Seul l’avenir le dira.

L’incompréhension de Trump concernant la subsidiation par le déficit commercial du niveau de vie américain est particulièrement préoccupante. Oui, le démantèlement du secteur manufacturier a débouché sur la perte de millions de bons emplois américains. Mais ce ne sont pas les accords commerciaux qui sont responsables de ces pertes. C’est le manque de compétitivité des usines américaines, dans un environnement cher et fort régulé, qui l’est. Si nous avons perdu des emplois, nous avons reçu, en retour, des produits importés très bon marché, sans devoir développer les ressources nécessaires pour les produire. Nous avons pu consommer ces produits, sans devoir les payer totalement. En ce moment, les déficits commerciaux sont un problème pour nos créditeurs, pas pour nous. Par contre, ils deviendront un problème si nos créditeurs décident de couper notre ligne. Une guerre commerciale ne nous rendra pas nécessairement des emplois manufacturiers, par contre elle augmentera les prix et réduira les choix des consommateurs américains.

À court terme, nous devons célébrer le fait que l’élection de 2016 a montré que la population américaine avait compris qu’elle avait été bernée, qu’elle est furieuse et qu’elle refuse de continuer ainsi. Même si Trump a dépeint l’économie de façon morose, il est encore loin de la réalité. Pour que les choses s’améliorent, nous devons passer par des moments encore plus durs. Les promesses de fournir à l’électorat des avantages sociaux doivent être rompues. (…)

Ronald Reagan fut le dernier président républicain à être élu sur la promesse d’un grand changement. Il a obtenu de bons résultats avec ses promesses du « Morning in America », visant à réduire les impôts et les régulations. Mais il a échoué dans sa promesse de réduire les dépenses. Or, Trump n’a même pas fait cette promesse. Et si l’échec de Reagan sur les déficits fut amorti par le déclin constant des taux d’intérêt, durant sa présidence, Trump ne pourra pas bénéficier de ce vent favorable. Sans compter que les problèmes économiques de 2016 sont bien plus prononcés que ceux de 1980. Pour Trump, le « matin » de Reagan ressemble plutôt à un « minuit ».

Trump n’est pas responsable de ce désastre, mais c’est lui qui devra le nettoyer. »

Source

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Article de Mike Shedlock, publié le 17 octobre 2016 sur son blog MishTalks.com (traduction condensée) :

« Le déficit américain a augmenté de 590 milliards de dollars (durant l’année fiscale précédente), donc on pourrait croire que la dette américaine a augmenté du même montant, ou du moins d’une somme similaire. Pourtant, la dette américaine a augmenté de 1,2 trillion de dollars. Que se passe-t-il ?

Pour faire bref, on parlera de mensonges sur le déficit. Pour être plus précis, on citera de nombreux postes hors budget comme « la sécurité sociale ne compte pas dans le déficit », mais qui pourtant creuse bel et bien la dette.

Lacy Hunt a couvert ce sujet en détail dans la revue trimestrielle 2016 de Hoisington Management :

« De 1956 jusqu’au milieu des années 80, les évolutions de la dette fédérale brute étaient toujours très proches du déficit (graphe 1). Cependant, durant les 30 dernières années le montant de la dette a excédé le déficit à 27 reprises, ce qui a permis de cacher à quel point la situation fiscale fédérale se détériorait. L’énorme différence entre le déficit et la dette de 2016 illustre la nature complexe de la comptabilité gouvernementale. »

Pour mieux comprendre cet écart, j’ai examiné une analyse récente du déficit du budget fédéral de Louis Crandall de Wrightson ICAP :

L’augmentation de la dette est supérieure à 1,2 trillion de dollars tandis que le déficit enregistré est de 524 milliards, ce qui correspond à une différence d’environ 700 milliards. Cet écart peut être expliqué ainsi :

  • 109 milliards de dollars s’expliquent par une modification de la balance du Trésor, une variable bien connue.
  • 270 milliards découlent de l’utilisation de diverses astuces comptables durant l’année fiscale 2015 afin de réduire artificiellement le montant de la dette pour ainsi postposer l’arrivée du plafond de la dette. Ces 270 milliards ne sont donc que la prise en compte de ces transactions, qui ont artificiellement fait baisser la dette en 2015 et qui sont désormais comptabilisées.
  • 93 milliards ont été empruntés par le Trésor pour accorder des crédits étudiants, ce qui est intéressant car les crédits étudiants étant considérés comme des investissements, ils ne sont pas inclus dans le calcul du déficit. Pourtant cet argent a bel et bien été emprunté et la dette augmente (note : et les impayés sur les crédits étudiants ne cessent de monter alors que le recouvrement est plus que laxiste, pour ne pas dire inexistant).
  • Dans la même veine, 70 milliards ont été empruntés par le Trésor pour augmenter les dépenses sur les autoroutes et les systèmes de transit de masse. Ils n’ont pas été inclus dans le déficit même s’ils ont fait augmenter la dette.
  • 75 milliards ont été empruntés pour la sécurité sociale afin de combler le trou entre les contributions et les dépenses de la sécurité sociale, de Medicare et d’Obamacare. Ce qui ne devrait qu’empirer au fil du temps.
  • Et pour conclure, les 82 milliards restants sont composés de dépenses variées et non identifiables.

Déficit et croissance : la théorie et la pratique

Historiquement, la théorie économique affirme que les dépenses publiques dopent la croissance économique par un effet multiplicateur. De ce fait, les dépenses à crédit ont toujours été considérées comme étant positives pour la croissance économique. Si la croissance dure suffisamment longtemps pour créer de l’inflation, les rendements obligataires doivent augmenter selon l’équation d’Irning Fisher.

La recherche académique a cependant démontré que les déficits publics ont un effet multiplicateur qui est en fait négatif, ce qui signifie qu’un dollar de dépense ralentit l’activité économique. L’explication rationnelle derrière ce fait est que le gouvernement doit trouver l’argent, que ce soit via la fiscalité ou le crédit. Ce dollar dépensé est donc retiré au privé.

Une croissance en perte de vitesse

D’un point de vue fiscal et keynésien, on aurait dû connaître en 2016 une accélération de la croissance économique. Aucune crise n’a impacté le budget 2016. Aucun accord majorité/opposition n’a débouché sur l’augmentation du budget militaire ou de dépenses civiles. Cela confirme à nouveau l’existence de ce multiplicateur négatif des dépenses publiques.

Malheureusement, l’horizon économique 2017 présente le risque de voir la dette et les déficits augmenter de concert. Le résultat inéluctable sera une croissance économique plus faible et des taux en baisse, sur base de ce que nous avons connu en 2016. »

« Stimulations fiscales » : entre la théorie et la réalité

Ce qui se passe dans les faits, lorsque l’État augmente ses dépenses, est exactement l’opposé de ce que Paul Krugman, Larry Summers et toutes les banques centrales croient. »

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dette américaine année fiscale 2016 et historique

L’année fiscale 2016 vient de se clôturer aux États-Unis. L’occasion de faire le point sur la dette de la première puissance économique mondiale. Elle s’est creusée à hauteur d’environ 7,5 % du PIB 2016, soit un peu plus de 1,4 trillion de dollars ! C’est ce que nous apprend Simon Black, ainsi que bien d’autres faits intéressants sur la solidité financière des USA, à travers cet article publié sur SovereignMan.com le 3 octobre 2016 :

« C’est officiel.

Le gouvernement américain a clôturé l’année fiscale 2016, qui a pris fin le vendredi 30 septembre, avec une dette totale s’élevant à 19.573.444.713.936,79 $.

Soit une hausse de 1.422.827.047.452.46 $ par rapport à la clôture de l’année fiscale précédente.

Incroyable. Cela correspond à grosso modo 7,5 % du PIB américain. À titre de comparaison, le plan Marshall, qui permit de reconstruire intégralement l’Europe de l’Ouest en 1948 après la Seconde Guerre mondiale, a coûté 12 milliards de dollars, soit 4,3 % du PIB américain de l’époque.

Le WPA, probablement le programme du New Deal de Roosevelt le plus ambitieux (qui employait des millions de personnes), avait coûté 6,7 % du PIB américain.

Plus récemment encore, le plan de sauvetage bancaire de 700 milliards de dollars déployé au début de la crise financière de 2008 fut l’équivalent de 4,8 % du PIB.

Donc, en bref, ces gens ont réussi à augmenter la dette nationale par un pourcentage du PIB plus élevé que celui du New Deal, du plan Marshall et du plan de sauvetage bancaire de 2008. Pour quels résultats ?

Ont-ils dépensé 1,4 trillion de dollars pour obtenir la paix mondiale, pour éradiquer la pauvreté, pour sauver la planète ou réaliser toute autre utopie ?

Ont-ils enfin réglé le problème des infrastructures américaines en décrépitude, qui attendent en vain d’être réparées ? Ont-ils accordé une réduction importante d’impôt à chaque homme, femme et enfant du pays ?

Non, ils n’ont rien fait de tout cela. Ils ont jeté l’argent par les fenêtres.

En fait, l’année fiscale 2016 consacre la 3e plus grosse augmentation de la dette américaine de l’histoire. Les 2 occurrences qui ont fait mieux ont eu lieu durant la crise financière. Pourtant, il n’y a pas eu de crise financière en 2016. Le gouvernement n’a pas dû sortir des centaines de milliards de dollars pour renflouer les banques.

En définitive, 2016 fut une année fiscale assez banale pour le gouvernement fédéral. Aucune urgence ne fut invoquée pour faire les poches des contribuables.

Malgré tout, ils ont réussi à claquer 1,4 trillion de dollars car ce niveau de gâchis et de dépenses fait désormais partie intégrante du système.

Même s’ils devaient réduire drastiquement les dépenses, s’ils se débarrassaient de pans entiers de départements du gouvernement fédéral, ils continueraient de dépenser bien plus d’argent que l’économie peut le supporter.

La sécurité sociale et Medicare sont les principaux responsables de ce puits sans fond, et d’après les propres projections de ces organismes, cela ira de mal en pis à l’avenir. Si vous additionnez toutes les autres dépenses du gouvernement, leur total est loin de celui de la sécurité sociale et de Medicare.

Ces programmes accaparent la grande majorité des revenus fiscaux américains, ce qui force l’État à emprunter des quantités astronomiques d’argent pour financer ces programmes, même lorsque tout va bien (imaginez ce que ce sera quand les choses tourneront à nouveau au vinaigre).

Mais ce qui est dingue, c’est que la sécurité sociale et Medicare ne sont même pas financées correctement. Ces 2 entités voient leurs réserves fondre comme neige au soleil. (…) Malgré le fait qu’ils engloutissent la majorité des rentrées fiscales américaines, ces 2 programmes auront bientôt besoin d’un énorme plan de renflouement. D’où viendra l’argent ?

Il est possible que le gouvernement tente d’emprunter ces 42 trillions de dollars, l’estimation jugée nécessaire pour rendre ces programmes à nouveau solvables. Mais cela semble extraordinairement peu probable.

En admettant que cette quantité d’argent soit empruntée ou créée, cela provoquerait une crise terminale pour le dollar, ou forcerait le gouvernement américain à faire défaut, jetant ainsi le système financier mondial dans le chaos.

L’autre option est de simplement « faire défaut sur les futurs bénéficiaires » en disant aux gens : « désolé, nous avons gaspillé tout l’argent disponible, il ne reste plus rien ».

Le gouvernement aurait donc 2 options : soit arnaquer les banques ou les contribuables. Je me demande vraiment bien ce qu’ils choisiront de faire…

fin du dollar

Article de MarketWatch.com, publié le 5 avril 2016 :

« Jim Rickards maintient que l’or reste la véritable pierre angulaire du système monétaire international. Les gouvernements ont beau le dénigrer, de nombreux pays s’accrochent à leur métal tandis que la Chine et la Russie ne cessent d’en acheter.

Rickards est l’auteur des livres « The death of money » et « Currency wars ». Son dernier ouvrage, « The new case for gold », est sorti aujourd’hui. Il a répondu à 2 questions que nous lui avons posées, les réponses ont été éditées afin d’être synthétisées.

Market Watch : vous affirmez que le prochain effondrement monétaire sera déclenché par la perte de confiance dans le dollar. Pourquoi anticipez-vous cet effondrement ?

Jim Rickards : l’économie et les marchés sont des systèmes complexes. L’effondrement de systèmes complexes est une fonction exponentielle de l’échelle systémique.

La crise de 2008 fut axée autour des banques « too big to fail ». Depuis 2008, ces mêmes banques ont continué de grandir, contrôlent un pourcentage encore plus important des actifs bancaires aux États-Unis et ont augmenté leurs positions sur les produits dérivés. Cela ne fait que renforcer le risque d’effondrement, et sa sévérité. Cet événement pourrait dépasser en ampleur la Grande dépression. Simultanément, les politiques de soutien implémentées en 2008 et 2009 sont, pour la plupart, toujours en place. Ce qui signifie que le risque d’effondrement est plus grand et que les moyens pour les juguler ont déjà été utilisés, si bien qu’ils sont caducs.

L’unique bilan propre et source de liquidités restante dans le monde est le FMI, qui peut émettre en urgence des droits de tirage spéciaux. La marginalisation du dollar sera la compensation dont bénéficiera la Chine. Cette baisse de confiance dégénérera rapidement en une grave crise de confiance.

Market Watch : selon vous le, le pouvoir d’un pays se mesure par le ratio entre les quantités d’or qu’il possède et son PIB lorsqu’il s’agit de redéfinir les règles du nouveau système monétaire. Pourquoi la Chine a-t-elle besoin de posséder beaucoup d’or afin d’obtenir un siège de choix à la table des négociations ? Pourquoi les obligations américaines qu’elle possède ne sont-elles pas suffisantes ?

Jim Rickards : voici l’une des plus vieilles blagues du secteur bancaire : si je vous dois 1 million, j’ai un problème, mais si je vous dois 1 milliard, vous avez un problème. Tout simplement parce que je peux toujours faire défaut et vous laisser vous débrouiller avec votre papier sans valeur. Vu que les États-Unis doivent 2 trillions de dollars à la Chine, il s’agit de leur problème et pas du nôtre.

Les États-Unis feront défaut sur leur dette via l’inflation (il s’agit de la méthode américaine). La Chine en est bien consciente et achète donc de l’or en tant qu’assurance contre l’inflation frappant ses actifs libellés en dollars. »

Chômage, croissance, stabilité des marchés… Si ces éléments jouent, un autre facteur bien plus important décide des actions de la Fed en ce qui concerne sa politique de taux, même si elle n’en parle pas : le poids de la dette américaine par rapport au PIB. Cet article limpide de Daniel Amerman, traduit de façon concise ci-dessous, l’explique et l’illustre à merveille. 

« Nous allons parcourir toute une série de graphiques pour comprendre ce qui se passe avec la Fed et ses taux, les conséquences de ses actions sur la dette américaine ainsi que sur les retraites.

Taux historiquement bas

Nous commençons avec une vue d’ensemble du taux directeur de la Fed depuis les années 50. On peut voir que durant cette période les taux étaient bas pour ensuite grimper au cours des années 60. Nous avons connu un pic entre 1978 et 1982 pour ensuite retrouver des taux moyens de 1985 jusqu’à la fin de la première décennie du millénaire.

Depuis la crise de 2008, les taux sont quasi à zéro. Ce n’est qu’en décembre 2015 que la Fed a relevé pour la première fois son taux d’un quart de pourcent. Son intention de relever 5 fois les taux de 0,25 %, une fois en 2015 et 4 fois en 2016, reste très modeste par rapport à ses actions antérieures. Par exemple, entre mai 2004 et juillet 2006, les taux sont passés de 1 % à 5,25 % (+4,25 % en un peu plus de 2 ans). Entre janvier 1994 et mars 1995, les taux ont grimpé de 3 %. Sans parler de ce que nous avons connu durant les années 70 des années 80.

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Malgré des ambitions modestes, la Fed hésite. Pourquoi ? Voici le graphique suivant, qui a de nombreux égards ressemble à l’inverse de celui ci-dessus, ce qui n’est pas une coïncidence selon Daniel Amerman.

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Dette historiquement élevée !

Ce graphique représente le ratio dette/PIB. Comme vous pouvez le voir la dette était très élevée en 1947, représentant quasi 100 % de l’économie américaine. Elle est retombée en dessous de 30 % dans les années 70 pour ensuite repartir à la hausse.

Nous avons ensuite connu la crise de 2008. Les déficits par rapport aux moyens de les rembourser ont explosé. Si on regarde le graphique du taux directeur de la Fed avec celui-ci, on constate une corrélation inverse. Les taux d’intérêt sont très bas lorsque la dette est très élevée en termes réels. Les taux ne peuvent grimper que lorsque la dette baisse par rapport à la taille de l’économie.

Examinons désormais la dette fédérale, en dollars. On voit qu’elle explose. Cela signifie que le service de la dette devrait aussi augmenter, n’est-ce pas ?

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Lorsque vous regardez le graphique ci-dessous, on voit que ce n’est pas du tout le cas. Le service de la dette est stable, et baisse même durant certaines années. L’explication est simple : comme montré plus haut, lorsque la dette explose, les intérêts chutent.

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Sans la baisse des taux, le déficit annuel aurait pu atteindre jusqu’à 2 trillions de dollars au début des années 2010. La Fed est donc intervenue pour éviter ce massacre !

Et en cas de normalisation des taux américains ?

Mais que se passerait-il en cas de normalisation des taux ? Ce qu’il faut bien comprendre, c’est qu’en ce moment le gouvernement des États-Unis ne dispose pas de rentrées fiscales suffisantes pour payer le service de sa dette. Après avoir payé ses factures (fonctionnaires, sécurité sociale, armée, etc.), il ne lui reste pas suffisamment de fonds pour payer les intérêts. Donc, chaque année, le gouvernement emprunte pour rembourser les intérêts. Récemment, le service de la dette est devenu l’élément qui creuse le plus le déficit annuel du gouvernement américain, qui paye des intérêts sur une dette énorme.

projection-dette-americaine

Sur le graphique ci-dessus, nous pouvons voir les conséquences de 2 taux d’intérêt, 2,4 % et 7,4 %. En bleu, nous pouvons voir l’évolution de la dette si les taux restent stables à 2,4 % : nous en serions à plus de 30 trillions de dette d’ici 20 ans, ce qui reste gérable. Par contre, sur base d’intérêts conformes à la moyenne historique, disons 7,4 %, nous en serions à plus de 80 trillions dans 20 ans au lieu de 30 trillions. Une situation intenable bien avant cette échéance.

Nous sommes pourtant loin du pire des scénarios. Que se passera-t-il si le gouvernement perd vraiment le contrôle des taux obligataires et que nous vivons un épisode similaire à celui des années 70 et des années 80 ?

projection-dette-americaine-12

Si les taux obligataires devaient passer en moyenne à 12,4 %, cela signifie que la dette exploserait à plus de 200 trillions d’ici 20 ans. Comment faire pour éviter ce genre de catastrophe ? Faire ce que la Fed est en train de faire en ce moment. Soit maintenir les taux directeurs à des niveaux très bas pour empêcher la dette d’exploser. Bien sûr, ils peuvent parler de croissance économique, et cela joue, mais c’est loin d’être le seul critère.

Conséquence des taux américains sur les retraites

Cependant, cela a un impact très important sur les retraites, car les intérêts payés par le gouvernement américain déterminent le rendement de bien d’autres investissements, aux États-Unis et à l’étranger.

rendement-taux

Comme nous pouvons le voir sur le graphique ci-dessus, quelqu’un qui investit 10.000 $ pour un rendement de 5 % disposera de 33.000 $ de revenus en 30 ans, pour un total donc de 43.000 $. Si ce taux passe à 6 %, le revenu grimpe à 47.000 $, etc. Cependant, on est loin du compte aujourd’hui, on doit plutôt regarder à la gauche du graphique pour évaluer les rendements que nous connaissons. Pour un taux d’intérêt de 1 %, ce qui est bien supérieur à ce qu’offre un livret aux États-Unis, un investisseur ne récolte que 3478 $ sur ses 10.000 $ en 30 ans. »

taux de la Bank of America

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ratio pib debt held by the public

Article de Martin Feldstein (professeur d’économie à Harvard et ancien conseiller économique de Reagan de 82 à 84), publié le 27 février 2016 sur Project Syndicate :

« Le Bureau du Budget du Congrès américain (CBO, US Congressional Budget Office) vient juste d’annoncer la mauvaise nouvelle : la dette nationale augmente plus vite que le PIB pour se diriger vers des ratios que l’on associe habituellement à des pays comme l’Italie ou l’Espagne. Cela confirme mon opinion que le déficit fiscal est le problème économique à long terme le plus sérieux de la classe politique américaine.

Il y a une décennie, la dette fédérale (note : l’auteur prend en compte la « debt held by the general public », qui ne prend pas en compte la dette détenue par les caisses de retraite, les trusts et autres organismes publics américains) était de seulement 35 % du PIB. Aujourd’hui, ce chiffre a plus que doublé et devrait atteindre 86 % d’ici 2026. Mais ce n’est que le début. Le déficit budgétaire annuel projeté pour 2026 s’élève à 5 % du PIB. S’il reste à ce niveau, le ratio de la dette pourrait augmenter jusqu’à 125 %.

Cette projection part pourtant du principe que les taux d’intérêt sur la dette nationale augmenteront lentement pour atteindre une moyenne inférieure à 3,5 % en 2026. Mais si le ratio dette PIB des États-Unis est vraiment bien en marche pour dépasser les 100 %, les investisseurs aux États-Unis à l’étranger pourraient commencer à craindre, à juste titre, que le gouvernement a vraiment perdu le contrôle de son budget.

Confrontés à cette explosion de la dette, les porteurs d’obligations étrangers pourraient commencer à se demander si les États-Unis ne chercheront pas à utiliser une astuce pour réduire leur valeur réelle en dopant l’inflation ou en taxant les intérêts générés par les Treasuries. Dans ce cas, les investisseurs exigeront une prime de risque, soit des taux plus élevés. Ce qui ne ferait que creuser davantage le déficit, et donc le ratio d’endettement.

Cette dette nationale élevée et grandissante handicape l’économie américaine de nombreuses façons. Le paiement des intérêts exige des impôts plus élevés ou un déficit budgétaire plus important. En 2016, les intérêts sur la dette nationale s’élèveront à presque 16 % des rentrées fiscales émanant de l’impôt sur le revenu. D’ici 2026, les projections concernant les intérêts de la dette nationale évoquent un ratio de  31 %, même dans un scénario de hausse modeste des taux tel qu’envisagé par le CBO.

Les investisseurs étrangers possèdent aujourd’hui plus de 50 % de la dette gouvernementale, et ce pourcentage devrait continuer d’augmenter. Même s’ils sont aujourd’hui prêts à accepter de nouvelles émissions obligataires lorsque le principal et les intérêts d’obligations existantes arrivent à échéance, le jour viendra où les États-Unis devront rembourser leurs intérêts en exportant plus de biens et de services qu’ils en importent. Doper les exportations nettes exigera un dollar plus faible afin d’améliorer la compétitivité des produits américains, tandis que les biens importés seront plus chers pour les consommateurs, ce qui signifie une baisse du niveau de vie des Américains. (…)

Il est important de trouver des solutions pour réduire le déficit budgétaire et minimiser le ratio futur de dette. La bonne nouvelle est qu’une réduction relativement modeste du déficit pourrait remettre ce ratio sur les bons rails, vers des niveaux bien plus bas. Par exemple, réduire le déficit à 2 % du PIB permettrait d’obtenir un ratio de dette de 50 % à terme.

Réduire les déficits exige la baisse des dépenses gouvernementales ou l’augmentation des revenus, ou les 2. Aucune de ces options n’est politiquement aisée, mais elles ne sont pas impossibles. (…)

Aucune décision concernant la baisse des déficits n’aura lieu avant l’élection présidentielle. Mais cette problématique devrait être l’une des priorités de l’agenda du nouveau président qui prendra possession de la Maison-Blanche l’année prochaine. »

calcul du cours de l'or en dollars

Article de Michael Pento publié le 25 novembre 2015 sur CNBC.com :

« Le président de la BCE Mario Draghi a promis de partir à la chasse de l’inflation. Il s’est récemment engagé à « faire tout ce qui est nécessaire pour augmenter aussi vite que possible l’inflation. »

Les efforts de Draghi, qui ont fait baisser l’euro, ont été en quelque sorte pris par Wall Street comme un conseil de vendre l’or. C’est ridicule.

La plupart des commentateurs vous diront que l’élément qui joue une plus grosse influence sur le cours de l’or est le Dollar Index (DXY). Donc, la seule chose que Wall Street fait en ce qui concerne l’or est de jeter rapidement un coup d’œil sur le DXY et d’appuyer sur la touche VENDRE lorsque l’index s’apprécie. S’il est vrai que le pouvoir d’achat du dollar est un indicateur clé pour anticiper les variations du prix de l’or, le DXY ne fait que refléter la santé du dollar par rapport à un panier de six autres devises imparfaites.

La principale composante de ce panier est l’euro. La monnaie unique représente presque 58 % du DXY. Donc, si l’euro chute, le Dollar Index augmente quasi dans tous les cas, quel que soit l’état de santé réel du dollar. En ce qui concerne la valorisation de l’or, les investisseurs doivent tout d’abord jauger la valeur intrinsèque du dollar. Pour ce faire, vous devez déterminer :

  1. Le niveau des taux d’intérêt réels ;
  2. La croissance de la masse monétaire ;
  3. La santé fiscale du gouvernement américain.

En analysant le dollar à travers ces indicateurs, il est clair que la valeur du dollar s’érode et que, donc, la valeur de l’or par rapport au dollar devrait augmenter quel que soit le sort des autres devises papier.

Taux réels négatifs

Le bon du Trésor américain à 1 an offre aujourd’hui un rendement de 0,49 % alors que l’inflation des prix à la consommation est à 1,9 % sur un an. Cela signifie que les taux d’intérêt réels sont négatifs, ce qui devrait baisser l’appétit des investisseurs pour le dollar et augmenter leur désir de posséder de l’or.

Les taux d’intérêt négatifs poussent également les consommateurs, les entreprises et les gouvernements à emprunter plus d’argent. Lorsque le crédit est créé, la masse monétaire augmente. Augmenter la masse monétaire abaisse la valeur des dollars déjà en circulation, d’autant que les nouveaux dollars apparaissent plus vite que l’or fraîchement extrait des mines. La masse monétaire de l’or augmente historiquement de 1 à 2 % par an alors qu’actuellement, la croissance sur un an de M2 est de 6 %.

Vu que la production américaine est en hausse d’environ 2 % cela signifie que la croissance des biens et des services disponibles est bien inférieure à celle de la masse monétaire. Cela provoque la hausse des prix tout en réduisant la valeur intrinsèque du dollar et en augmentant la valeur de l’or.

Dette américaine qui se creuse inexorablement

Enfin, notre gouvernement vient juste de s’accorder pour suspendre le plafond de la dette jusqu’à la mi-mars 2017. Aujourd’hui, la dette du gouvernement américain s’élève à plus de 18,6 trillions soit plus que le PIB annuel du pays.

Plus important encore, la dette américaine représente environ 600 % de ses rentrées fiscales annuelles et malgré l’autocongratulation de nos politiques concernant la baisse des déficits qui avaient explosé durant la crise, le déficit d’octobre qui sonne le coup d’envoi de l’année fiscale 2016 s’est élevé à 136,5 milliards soit +12,2 % par rapport au mois d’octobre 2014. La triste vérité est que la dette et les déficits augmentent bien plus vite que les recettes fiscales et devront donc être massivement monétisés (payés par de la création monétaire) dans les années à venir.

Le dollar américain se trouve sous une pression grandissante de la part des taux d’intérêt négatifs, d’années de création monétaire de la Fed et d’une dette nationale dont le gouvernement tente de se débarrasser via l’inflation. Ces faits ne doivent pas être occultés par l’Europe qui s’est engagée dans une opération de destruction de sa monnaie. L’annonce de Draghi de remuer ciel et terre afin d’obtenir immédiatement de l’inflation devrait faire paniquer l’ensemble des citoyens qui utilisent la monnaie unique. Les banquiers centraux poussent les détenteurs d’argent papier à se tourner vers l’or.

Aujourd’hui dans notre monde de gestionnaires abrutis et de robots traders, les algorithmes sont programmés pour vendre les ETF or dès que le DXY est dans le vert. Cependant, lorsqu’il deviendra clair que les économies d’Europe et des États-Unis ne sont pas bien différentes, que la BCE et la Fed suivent des politiques similaires… À ce moment la tendance dollar euro se retournera, ce qui poussera Wall Street à acheter de l’or sur les ETF alors que la valeur intrinsèque du dollar effectue un nouveau plongeon.

Les banques centrales majeures créent de la monnaie papier à des cadences record afin de maintenir les coûts du crédit à des plus bas historiques. En fait, toutes les devises papier de l’histoire ont fini par mourir. Ces programmes massifs de création monétaire à l’échelle mondiale ne changeront pas leur sort. »

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Lorsqu’on évoque la dette américaine, on songe souvent par arc réflexe à la dette du gouvernement américain, qui s’élève désormais à 17,5 trillions de dollars. Ce n’est pourtant que la partie visible de l’iceberg : si on ajoute la dette privée, les États-Unis ont une dette de presque 60 trillions de dollars.

Dette globale USA
Dette globale USA

Les États-Unis, à savoir son gouvernement, ses entreprises et ses individus, sont endettés à concurrence de presque 60 trillions de dollars, d’après les dernières données publiées par la Fed de Saint-Louis. Et c’est la dette privée qui représente le plus gros de cet énorme déficit.

Au 31 mars 2014, ce sont 59,4 trillions de dollars de dette qui doivent être remboursés, soit une augmentation de 500 milliards sur le premier trimestre 2014. Il y a 40 ans, cette dette était de 2,2 trillions de dollars.

« En seulement 50 ans, la dette est passée de luxe pour une minorité à un outil facile pour beaucoup, à une drogue pour une grande majorité et à une maladie pour tout le monde, » a déclaré James Butler. « Il s’agit d’un virus qui a contaminé tous les aspects de l’économie, du consommateur qui achète une barre chocolatée à moins d’un dollar avec sa carte de crédit au gouvernement qui emprunte 17 trillions afin de ne pas devoir mettre la clé sous le paillasson. »

D’après une étude publiée en 2012 par the Economist, la croissance rapide de la dette privée est un meilleur indicateur de récession que la dette publique, la croissance de la masse monétaire ou une balance commerciale déficitaire. Durant les 3 dernières années, le crédit à la consommation a augmenté de 22 % aux États-Unis pour atteindre le montant record de 3,18 trillions en avril, d’après les chiffres publiés vendredi dernier par la Fed.

Dette privée USA
Dette privée USA

L’utilisation des cartes de crédit a augmenté de 8,8 milliards, tandis que les crédits classiques (comme les crédits auto ou les prêts étudiants) ont augmenté de 18 milliards en avril. Pour cette seconde catégorie, il s’agit d’une croissance de 8,2 % sur un an, de 2,2 % pour la première.

« Après 2008, il devint tendance de ne plus utiliser sa carte de crédit et de tenter d’apurer ses dettes, » a déclaré Michael Snyder sur InfoWars.com. « Mais cette mode s’est très vite éteinte, n’est-ce pas ? »

Snyder pointe le fait que 56 % des Américains ont un rating subprime (personnes à qui on prête mais à des taux exorbitants, pouvant approcher les 20 %), et que la mensualité du crédit auto des Américains est en moyenne de 474 $. Il ajoute que 52 % des propriétaires ont dû allonger la durée de leur crédit hypothécaire ; la plupart « n’ont pas les moyens d’acheter la maison dans laquelle ils vivent. »

Ce sont les jeunes adultes qui sont frappés le plus par la dette. Cette catégorie de la population dépense au moins la moitié de son salaire pour payer ses crédits, d’après une étude récente de Welles Fargo. Deux ans après la fin de leurs études supérieures, la moitié des diplômés compte toujours sur leurs parents ou d’autres membres de la famille pour leur fournir une assistance financière, d’après une étude de l’Université de l’Arizona, qui a également mis en évidence que seulement 49 % des diplômés occupent un emploi à temps plein.

Le rapport affirme que « de nombreux jeunes adultes aujourd’hui ne gagnent pas assez que pour subvenir à leurs besoins, même lorsqu’ils travaillent à temps plein. » Ce sont surtout les prêts étudiants qui étranglent financièrement ces jeunes adultes, qui doivent rembourser ensemble 1,2 trillion de dollars. Sur ce montant, environ 124 milliards présentent des retards de paiement de plus de 90 jours.

« Ce que nous avons fait à notre jeunesse est honteux. Nous les avons encouragés à devenir des esclaves de la dette durant toute leur vie avant même qu’ils aient eu l’opportunité de comprendre en quoi elle consiste, » écrit Snyder.

Cet article de rt.com montre qu’aux États-Unis, la baisse des revenus a été compensée plus que jamais par le crédit. Or, c’est justement cette mauvaise habitude qui a mené à la crise de 2008. Il ne faut donc pas être docteur en économie pour prévoir que nous assisterons bientôt à un remake.