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Deutsche Bank

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lingots d'argent

Alors que les régulateurs de Wall Street et les méga banques qu’ils sont censés réguler affirmaient depuis longtemps qu’il n’y a pas de manipulation des marchés et que toute personne lançant cette accusation n’était rien d’autre qu’une adepte de la théorie du complot, les révélations récentes suggèrent que les institutions financières les plus connues du monde ont été activement impliquées dans la manipulation des prix des actifs.

Il suffit d’observer en surface le cas de Deutsche Bank, qui a admis l’année dernière avoir manipulé les marchés des métaux précieux et accepté de payer une amende de près de 100 millions de dollars pour avoir trafiqué le cours de l’or et de l’argent.

Maintenant que la boîte de pandore est ouverte et que Deutsche Bank a accepté de fournir des documents qui impliquent d’autres banques, des sociétés minières majeures envisagent des mesures pénales. Le CEO de First Majestic Silver, Keith Neumeyer, qui est bien connu pour ne pas pratiquer la langue de bois vu qu’il fut le premier responsable d’une société minière à communiquer publiquement sur la manipulation des métaux précieux, a déclaré que le département juridique de sa société suit de près ce dossier.

Citant la perte de chiffre d’affaires, d’emplois et de valeur pour les actionnaires, Neumeyer a déclaré à l’occasion d’une interview avec SGT Report que sa société va probablement attaquer en justice les banques de lingots impliquées dans la manipulation des métaux précieux :

« J’ai une connaissance approfondie de ce qui se passe dans les salles de trading… comment l’anticipation des ordres a lieu, le rinçage et lessivage, le spoofing… j’attendais l’opportunité pour m’impliquer. Je me suis beaucoup exprimé sur le sujet… je me suis beaucoup entretenu avec d’autres patrons de sociétés minières argent… Lorsque les révélations de Deutsche Bank sont sorties, j’ai contacté le cabinet d’avocats en charge du procès et je me suis entretenu par téléphone avec deux avocats de ce dossier… Je peux vous dire que quelques CEO d’importantes sociétés minières américaines spécialisées dans l’argent ne sont pas intéressés d’y participer. Mais d’autres CEO ont déclaré être intéressés de se joindre à First Majestic. »

Source

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pièces d'argent métal

8 mois après que Deutsche Bank ait accepté un arrangement suite à une plainte pour manipulation de l’or et de l’argent, les informations que la banque allemande a dévoilées, conformément à l’accord passé, fournissent des preuves accablantes qu’UBS Group AG, HSBC Holdings Plc, Bank of Nova Scotia et d’autres sociétés ont manipulé le marché de l’argent, d’après les plaintifs.

D’après ceux-ci, les informations dévoilées par la Deutsche Bank montrent des traders et des soumissionnaires coordonner leurs opérations à l’avance à l’occasion d’un appel quotidien visant à manipuler le cours spot de l’argent métal, en conspirant pour se mettre d’accord sur la marge offerte aux clients et en utilisant des stratégies illégales pour manipuler les prix.

« Les plaintifs sont désormais capables de plaider avec des preuves tangibles, accablantes, dont des conversations électroniques secrètes impliquant des traders argent de toute une série d’institutions financières. Il s’agit d’une conspiration ayant eu lieu sur plusieurs années, à portée étendue et bien coordonnée pour manipuler les prix, » ont déclaré les plaintifs. Ce qui a été découvert « va bien plus loin que ce qui avait été anticipé » au début de la plainte.

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« We smashed it good », « on l’a bien massacré », dit un trader d’UBS à un trader de Deutsche Bank, qui regrette ne pas avoir su pour pouvoir participer à la fête…

Une nouvelle plainte pour manipulation de l’argent en raison des révélations de Deutsche Bank

Grâce à ces informations, les plaintifs ont demandé la permission de déposer une nouvelle plainte afin d’ajouter de nouveaux chefs d’accusation. La proposition étend la portée de l’affaire au-delà des 4 banques initialement poursuivies en y ajoutant Barclays, BNP Paribas Fortis, Standard Chartered et Bank of America.

Les représentants d’UBS, de BNP Paribas Fortis, d’HSBC, de Standard Chartered et de Scotia Bank n’ont pas répondu immédiatement à nos demandes de commentaires envoyées en dehors des heures de bureau. (…)

Les informations dévoilées par Deutsche Bank montrent comment 2 traders d’UBS ont directement communiqué avec 2 traders de Deutsche Bank afin de discuter de moyens pour manipuler le marché, d’après les plaintifs. (…)

« UBS était le 3e faiseur de marchés sur le court spot de l’argent métal. À ce titre, il pouvait directement influencer les prix des instruments de l’argent financier sur base des volumes énormes que la banque échangeait », d’après les plaintifs. « La conspiration avec d’autres faiseurs de marchés importants, comme Deutsche Bank et HSBC, n’a fait qu’augmenter la capacité d’UBS d’influencer le marché. »

Source : Bloomberg

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pièces d'argent métal

Adeptes de la théorie du complot, vous pouvez crier victoire : Deutsche Bank, en acceptant de payer un arrangement de 38 millions de dollars aux plaignants qui l’accusaient d’avoir conspiré avec d’autres banques pour manipuler le cours de l’argent, a de ce fait reconnu sa culpabilité.

Comme le note Zero Hedge :

« 2016 se dessine comme étant l’année durant laquelle un nombre incalculable de théories du complot se sont révélées être des faits prouvés : des banques centrales qui manipulent les marchés des capitaux au trucage des élections (voir le scandale des votants démocrates aux USA) en passant par la manipulation de l’opinion par les médias, voici désormais une banque commerciale épinglée pour manipulation de l’argent.

En bref, les malades mentaux portant des chapeaux en aluminium qui vivent dans la cave de leurs parents avaient raison sur toute la ligne. (…) »

Si Deutsche Bank avait déjà reconnu sa responsabilité en acceptant de balancer ses partenaires de crime pour ne pas être poursuivie, fallait-il encore se mettre d’accord sur un montant pour indemniser les plaignants. C’est désormais chose faite alors que la banque allemande a accepté de leur verser 38 millions de dollars.

S’il ne s’agit pas d’une fortune, cela risque néanmoins d’encourager bien d’autres entités ou investisseurs privés floués de s’engager dans la brèche. C’est l’opinion de Zero Hedge, ainsi que de Turd Ferguson, de TF Metals Report, qui a écrit dans cet article :

« La plupart des réactions que je lis à cette affaire ressemblent à ceci :

  • Il s’agit seulement 38 millions de dollars. Où est mon argent ? J’ai perdu beaucoup d’argent en raison de la manipulation des métaux précieux, pourtant je ne recevrai pas un centime de cet arrangement, et vu la somme globale peu élevée cela veut dire que personne ne sera indemnisé comme il se doit.
  • Il s’agit d’une nouvelle réprimande, sans plus. 38 millions de dollars, c’est une goutte d’eau dans l’océan de Deutsche Bank.
  • Tous les adeptes de la théorie du complot ont complètement faux. Cette affaire est une simple interférence, Deutsche Bank a accepté l’arrangement pour qu’on n’en parle plus. C’est quelque chose qui arrive tout le temps dans le monde des multinationales, circulez il n’y a rien à voir.

Je vous dis de but en blanc que ces 3 opinions sont totalement erronées.

L’impact et les effets futurs de cette affaire sont significatifs et réels. Oui, 38 millions de dollars ce n’est pas beaucoup, et l’argent sera réparti uniquement entre les participants à l’action de groupe. (…) Mais il s’agit de la première fois qu’un accord est obtenu dans une plainte concernant la manipulation des métaux précieux. C’est aussi la première fois qu’une banque a accepté de fournir des preuves de l’implication d’autres banques de la manipulation. Cela signifie que le dossier contre HSBC et Scotia est en train d’être monté et que, bientôt, elles seront également forcées d’indemniser. Un juge new-yorkais a d’ores et déjà accepté d’instruire le dossier, ce qui est une première dans l’histoire.

Nous pourrons mesurer la portée de cet événement avec ce qui va venir… C’est virtuellement une avalanche d’actions de groupe similaires qui va déferler, toutes ces actions accusant de manipulation des cours et réclamant des millions de dollars. Maintenant que Deutsche Bank a vendu la mèche et que les découvertes judiciaires avancent, les vannes de l’enfer s’ouvrent.

Mettez-vous dans la peau d’une banque de lingots. Non seulement vous êtes étranglé par de faibles marges et la difficulté de vous fournir en métal physique à Londres, mais vous êtes également largement la tête sous l’eau sur la plupart de vos positions au COMEX que vous avez shorté à New York, et voici maintenant cela qui vous tombe sur la tête : un flot quasi infini d’actions pénales à venir d’investisseur des 4 coins du monde que vous avez floués durant les 20 dernières années. Que pensez-vous que ces banques de lingots vont faire ? Elles seront nombreuses à tout simplement quitter le marché des métaux précieux. Mesurez-vous la portée de ce changement monumental ?

Bien sûr, cela n’aura pas lieu dans les jours ou les semaines à venir. Un tel processus prendra des mois pour se mettre en place, d’où la nécessité de cet avertissement, qui est également un rappel : ne vous laissez pas piéger en pensant que ce sera un acte isolé et on vous laissant convaincre que tout ceci n’a pas d’importance.

Je peux vous garantir que dans le futur, lorsque nous contemplerons les décombres de ce qu’étaient les banques de lingots, la date du 13 avril 2016 restera à jamais gravée dans l’histoire. On considérera ce jour comme celui où l’annonce de la future indemnisation des plaignants fut le début de l’écroulement du château de cartes sous le poids de toutes ses fraudes, mensonges et tromperies accumulées. »

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L’or est passé sous 1 300 dollars l’once alors même que FMI alerte sur le niveau record d’endettement mondial et pense qu’il est responsable de la faible croissance. Le remède ? Plus de dette publique, préconise le FMI. Dans ces conditions, nous conservons notre bouée de sauvetage financière.

Cette dépêche de Bloomberg, datée d’hier, a déclenché un rire nerveux de ma part. Elle m’a rappelée cette célèbre réplique d’Audiard “Les cons, ça ose tout. C’est même à ça qu’on les reconnaît”.

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Donc, Deutsche Bank a des idées sur l’or et pense que l’or à moins de 1 300 dollars l’once est surévalué.

Deutsche Bank qui est sous le coup d’un litige concernant des malversations sur le fixing du cours de l’or.

Deutsche Bank qui n’arrive pas à livrer un de ses clients de son contrat d’or physique et ne donne aucune explication quant à son défaut.

Deutsche Bank qui, en sombrant, menace d’engloutir le système financier dans les remous de son naufrage.
Soyons sérieux.

L’argumentaire de Deutsche Bank est que la croissance mondiale ralentissant, il y aura moins de demande d’or physique en provenance de l’Inde et de la Chine. Les cours reflètent une pression de la demande et la Chine et l’Inde sont les gros demandeurs, la demande d’or d’investissement étant marginale. CQFD.

Dans le même temps, le Fonds monétaire international indique que la dette mondiale dépasse 152 000 milliards de dollars, deux fois la taille de l’économie mondiale. Elle dépasse le niveau de 2009.

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La dette brute est tout simplement la dette, par opposition à la dette nette qui est la dette diminuée des actifs financiers détenus par les gouvernements.

La plupart de cette dette est concentrée dans les pays riches, note le FMI, qui indique aussi que la dette privée freine la croissance.

“La dette privée excessive est un frein majeur à la reprise économique mondiale et un risque pour la stabilité financière a dit Vitor Gaspar du FMI, en présentant les chiffres collectés par le FMI et la Banque des règlements internationaux auprès de 113 pays pesant 94% de l’économie mondiale.

Hohoho, le FMI reconnaîtrait que la dette a brûlé l’argent du futur, ce qui explique que la croissance patine ? Face à cette clairvoyance, des larmes d’émotion coulent sur mon clavier…

Mais non, pas si vite. Plus loin, le FMI pousse les gouvernements à “agir pour doper la croissance. Il faut plus de dette. La dette est bonne, avait insisté l’universitaire économiste Paul Krugman sur son blog le 21 août.

C’est le miracle de la dette, cher lecteur. La dette privée n’est pas bonne mais la dette publique, elle, est bonne… Les gens qui gagnent de l’argent sont des crétins qui ne savent pas le réinvestir, mais ceux qui administrent l’argent des autres, l’argent public, celui des impôts, savent mieux que les premiers quoi en faire.

Question : quelle quantité de dette faut-il au monde ?

Plus, répond la Parasitocratie, sans vraiment avancer de chiffres.

Ce qui est, avouez-le cher lecteur, très inquiétant. Car voyez-vous, la dette publique n’est qu’un stock d’impôts en devenir et la Parasitocratie semble favoriser l’impôt infini.

Mais nous, nous savons que nos ressources sont finies, il va donc y avoir un problème.

La dette publique risque bien de ne pas être payée. C’est pour ça que nous avons de l’or : parce que c’est un actif financier qui n’est la dette de personne et parce qu’un jour il faudra bien apurer les comptes publics.

Mais pourquoi l’or baisse-t-il ? Parce que les investisseurs pensent que la Fed va relever son taux directeur en décembre, nous dit la presse spécialisée.

Parce que certaines banques commerciales européennes en auraient vendu, dit une rumeur non confirmée.

Est-ce vraiment important ?

Non. Tant que les dettes augmentent, que la croissance n’est pas là et que le FMI appelle à plus de tout ce qui n’a pas marché jusqu’à présent, l’or est une bouée de sauvetage. Il sera temps de vendre lorsque les rendements des emprunts d’Etat diminué de l’inflation seront honnêtes.

Nous en sommes loin.

Pour plus d’informations et de conseils de ce genre, c’est ici et c’est gratuit.

Article de Simone Wapler, via les Publications Agora.

simone_waplerSimone Wapler est directrice éditoriale des publications Agora, spécialisées dans les analyses et conseils financiers. Ingénieur de formation, elle a quitté les laboratoires pour les marchés financiers et vécu l’éclatement de la bulle internet. Grâce à son expertise, elle sert aujourd’hui, non pas la cause des multinationales ou des banquiers, mais celle des particuliers.

Elle a publié « Pourquoi la France va faire faillite » (2012), « Comment l’État va faire main basse sur votre argent » (2013), « Pouvez-vous faire confiance à votre banque ? » (2014) et “La fabrique de pauvres” (2015) aux Éditions Ixelles.

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Comparaison Deutsche Bank Lehman

Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, la Deutsche Bank était quelque peu sortie des radars médiatiques en raison des soucis rencontrés par sa concurrente, Commerzbank, qui a fini par confirmer la rumeur d’un plan de licenciement portant sur près de 10.000 postes, soit 20 % de ses effectifs, et la suspension de ses dividendes. Mais le répit fut de courte durée pour DB, qui commence à voir certains de ses clients « hedge funds » retirer leurs billes… Le risque d’assister à un nouveau « Lehman » est plus que jamais d’actualité.

Un plan de sauvetage se profile-t-il ? Peut-être. Dans cet article de Zero Hedge, on apprend que Jeffrey Gundlach se méfie comme de la peste de la Deutsche Bank, un dossier devenu « trop binaire » :

« Les marchés sont paralysés alors que les investisseurs atterrés se rappellent au bon souvenir de la crise de 2008 à cause de Deutsche Bank, un établissement financier dont la taille représente la moitié de son pays d’origine, qui semble être au bord du précipice et qu’Angela Merkel refuse d’aider avant les prochaines élections allemandes. Que faire, faut-il « acheter ce foutu dip » (BTFD) comme ils l’ont toujours fait durant ces 7 dernières années, ou vaut-il mieux attendre plus de clarté de la part des « renfloueurs-en-chef » avant d’allouer du capital à une nouvelle transaction risquée, qui pourrait bien devenir un nouveau Lehman ? Jeffrey Gundlach n’a pas arrangé les choses lorsqu’il a déclaré à Reuters que la prudence doit être de mise avec les titres de la Deutsche Bank vu qu’un plan de sauvetage gouvernemental n’est pas une impossibilité.

« Je préfère m’en tenir éloigné. C’est impossible à analyser, » a déclaré Gundlach à propos des titres Deutsche Bank et de sa dette. « C’est trop binaire. »

Pour ceux qui parient contre l’action Deutsche Bank, leur tentative pourrait être futile, à moins de couvrir leurs positions short (courtes) juste avant le plus bas à venir, une stratégie que le marché cherchera activement à mettre en oeuvre.

« Le marché va pousser à la baisse Deutsche Bank jusqu’à ce que les promesses de support soit faites. En cas de besoin, ils recevront de l’aide. » Et que se passera-t-il ensuite ? « Un jour, le titre Deutsche Bank bondira de 40 %, ce sera le jour du plan de sauvetage du gouvernement. Cette hausse pourrait avoir lieu en l’espace d’une minute, » a déclaré Gundlach. « Il s’agit d’un événement totalement imprévisible. »

À moins que le gouvernement décide de ne pas renflouer DB, comme l’a déclaré Merkel. Ce faisant, elle perd toute marge de manœuvre, pour des conséquences qui ne pourront être que néfastes. (…) »

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crise bancaire

Article de WolfStreet.com, publié le 28 septembre 2016 :

« La crise bancaire européenne n’en finit plus. Actuellement, ce sont les 2 géants bancaires allemands qui font les titres, plongeant dans l’ombre les banques italiennes en raison de leur taille et des dégâts qu’elles pourraient occasionner au système financier mondial. D’autres banques connaissent néanmoins des difficultés plus graves, certaines se sont déjà effondrées et des opérations de renflouements internes et externes se préparent.

Deutsche Bank a connu un lundi horrible après qu’une fuite nous ait appris vendredi que Merkel refuse d’entendre parler d’un plan de sauvetage de la banque avant les élections générales qui auront lieu dans un an. La popularité de Merkel a pris du plomb dans l’aile récemment ; le sauvetage des porteurs d’obligations de la banque avec de l’argent du contribuable n’arrangerait pas les choses.

Commerzbank, dans laquelle le gouvernement allemand dispose déjà d’une participation de 16 % suite à son intervention durant la crise financière, a fait la une des journaux après que l’information concernant le licenciement de 9.000 salariés ait fuité (environ 1/5 de ses effectifs). Cela lui coûtera environ 1 milliard. Pour payer la facture, la banque renoncera à payer tout dividende en 2016 afin de contenir l’hémorragie et de préserver ses capitaux dans un environnement infernal en raison des taux négatifs.

Cela fait un moment que nous évoquons la crise bancaire européenne. Elle traîne en longueur, se propage d’un pays à l’autre ; nous en parlons parfois de façon légère car il est important de garder le moral dans ce contexte morose.

Les investisseurs qui ont cru les promesses de Draghi, le sérieux de Merkel, leur volonté de faire tout ce qui sera nécessaire pour protéger les porteurs d’obligations et les actionnaires, qui ont cru au miracle de la reprise espagnole, dans le nouveau gouvernement italien ou que sais-je, c’est la soupe à la grimace.

Pour ces gens, c’est sanglant. La crise financière mondiale a été balayée sous le paillasson. Ensuite, la crise de la dette européenne a fait plonger quelques banques de la périphérie. Les contribuables ont dû payer la facture du renflouement des porteurs d’obligations tandis que bien d’autres soucis ont été dissimulés. Les problèmes n’ont pas été réglés. Et tandis que les actifs occultés, en décomposition, commencent à sentir franchement mauvais, les investisseurs se sont pincé le nez en continuant d’y croire.

Mais cela va de mal en pis. Les investisseurs se demandent ce qui se trouve vraiment sous ce paillasson, ou préfèrent ne pas le soulever de peur de ce qu’ils pourraient découvrir. Lorsque quelqu’un ose y regarder de plus près, par exemple du côté des banques italiennes, il découvre des problèmes grandissants qui commencent à se métastaser. (…)

Le souci n’est pas cantonné à quelques banques italiennes et allemandes. Il est généralisé et profond. Voici les 29 banques qui composent l’ESTX Banks Index, indice bancaire européen qui exclut donc les banques suisses et britanniques. Ce graphe indique la baisse en pourcentage par rapport à leur plus haut sur un an. Cependant, pour certaines de ces banques, notamment italiennes et portugaises, ce plus haut d’un an s’élève grosso modo à leur plus bas d’un an de l’année dernière, ce qui signifie que leur chute n’en finit plus. Certains de ces titres sont déjà devenus des actions cotées en centimes (penny stocks) il y a des années ; pour celles-ci, leur chute en euros a eu lieu à cette époque.

chute des titres bancaires européens

Si le titre d’une action plonge de 0,04 à 0,01 € sur une période de 52 semaines, comme c’est le cas pour la Banco Comercial Português, il est clair qu’elle est morte depuis bien longtemps. La chute de son titre, aussi vertigineuse soit-elle, n’est pas vraiment importante vu qu’au départ la valeur de l’action était déjà quasi nulle.

Le titre de 5 de ces banques s’échange à moins d’un euro. Le titre de 8 banques supplémentaires est en dessous de 3 €. Ces 29 banques représentent le plus gros du système financier européen. On y trouve certaines des plus grosses banques du monde, comme Deutsche Bank, Société Générale et BNP Paribas. Elles comprennent bon nombre d’ « institutions financières importantes d’un point de vue systémique » comme UniCredit, ING et Santander.

Elles sont toutes en difficulté, en même temps. Cela fait des années que leurs problèmes sont repoussés. Aujourd’hui, les taux négatifs semblent les avoir exacerbés. (…)»

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Article de Chris Vermeulen, publié le 16 septembre 2016 sur SafeHaven.com :

Deutsche Bank et Commerzbank sont actuellement en train de mener des négociations en vue d’une éventuelle fusion. On peut voir dans ces négociations un signe évident de l’accélération des problèmes des banques allemandes.

En effet, elles cherchent désespérément des moyens pour réduire leurs coûts et améliorer leur rentabilité, en général. Ces plans comprennent une restructuration et des suppressions d’emplois, et pour mettre cela en pratique, elles sont prêtes à employer des mesures non conventionnelles. En juin 2016, Reuters a cité des sources anonymes affirmant que Commerzbank étudiait la possibilité d’accumuler des milliards d’euros, dans des coffres forts, afin notamment d’éviter de payer une pénalité à la Banque centrale européenne en raison des taux d’intérêt négatifs.

Leurs problèmes proviennent principalement des taux d’intérêt bas et négatifs. Ces banques, qui sont par conséquent aussi des prêteurs, sont habituées à dépendre des marges des taux d’intérêt des revenus entrants,  tout en offrant des services aux déposants. Les services en question sont à coût faible, voire parfois à coût nul. Notons à ce propos que les faibles taux d’intérêt ont considérablement réduit les capacités des banques à produire réellement de l’argent. En effet, il devient de plus en plus difficile pour les banques allemandes d’inciter leurs clients à garder leur argent au sein des institutions financières. Ces inefficacités ainsi que la concurrence intense dans le secteur bancaire allemand, ont bel et bien donné lieu à de graves difficultés financières. Si l’on combine ces facteurs avec le nouveau défi de la baisse des taux d’intérêt, à quelles incidences positives pourrait-on s’attendre ?

Il est intéressant de noter que les taux ne sont pas seulement faibles dans le contexte de l’histoire américaine ; ils se trouvent actuellement à leur plus bas niveau depuis 5000 années de civilisation.

5000 ans de taux d’intérêt : les taux actuels plus bas que lors de la dépression de 1930

Deutsche Bank se trouve être la plus grande banque d’Allemagne, certes, mais notons aussi que son rôle politique dans le cadre de l’État n’a pas de semblable dans les autres pays. En guise d’exemple, l’importance de la Deutsche Bank en Allemagne est largement supérieure à celle que la banque d’investissement de Lehman Brothers avait aux États-Unis en 2008. Deutsche Bank est techniquement une banque privée. Cependant, elle est officieusement liée au gouvernement et formellement liée à la plupart des grandes entreprises allemandes. En d’autres termes, le sort de cette banque aura sans aucun doute un impact sur celui de toute l’Allemagne.

La crise bancaire italienne n’est pas un problème uniquement italien !

Les prêts non performants de l’Italie sont devenus désormais un sujet de notoriété publique. On peut dès lors se demander quels acteurs seront contraints de faire face aux répercussions induites par la nécessité de régler la dette italienne ? Il s’agit là d’une question politique, et avant de pouvoir y répondre, il faut se demander qui détient la dette de la banque italienne.

Les banques américaines ne sont pas à l’abri des problèmes bancaires européens. Aux États-Unis, il y a également une quantité importante d’incertitudes et de risques.

Les conséquences de ces échecs concernent également les régulations de l’Union européenne. En effet, la Banque centrale européenne (BCE) ainsi que les banques centrales des pays membres ne peuvent pas tout simplement sauver les banques en faillite en les recapitalisant. La stratégie de sauvetage se doit d’être, en théorie, un mécanisme capable d’assurer la concurrence loyale et la stabilité au sein du secteur financier de la zone euro.

Le processus de « bail-in » peut éventuellement s’appliquer aux engagements des institutions n’étant pas soutenues par des actifs ou par des garanties. Les premiers 100 000 euros, dans les dépôts, sont protégés dans le sens où ils ne peuvent pas être saisis, alors que des sommes au-dessus de ce montant peuvent l’être.

Notons que l’Allemagne a insisté que le processus de « bail-in » devrait prévaloir.

La Banque des Règlements Internationaux a déclaré que les banques allemandes sont les deuxièmes les plus exposées aux problèmes de l’Italie, après la France, avec une exposition totale notamment de 92,7 milliards de dollars. La demande d’or a augmenté !

La crise bancaire en cours en Italie représente encore une autre menace pour la stabilité de la BCE.

Les bilans financiers de la Commerzbank ont révélé que son exposition à la dette souveraine italienne était de 10,8 milliards d’euros.

L’exposition nette au risque de la Deutsche Bank, quand il est question du crédit italien, est de 13,3 milliards d’euros, à compter de la fin de décembre 2015. Sa position brute en Italie est de 35,4 milliards d’euros. La Deutsche Bank est assise sur des dérivés de 41 trillions de dollars.

Les conséquences de l’insolvabilité des grandes banques sont donc tout à fait significatives.

L’or demeure la seule valeur refuge du monde

Notons que l’or a été une forme de monnaie pendant de nombreux siècles. Chaque fois que les pays ont utilisé le standard or, donc l’ont utilisé comme monnaie, leurs économies furent dès lors très stables. Mais les gouvernements ont toujours dépassé les limites de leurs moyens, au travers notamment de dépenses coûteuses, et ont donc dû abandonner l’étalon-or afin de financer leurs inefficacités. À l’heure actuelle, l’or est la seule classe d’actifs capable de maintenir sa « réserve de valeur » au cours de la crise imminente. Un marché haussier de l’or à long terme est donc sur le point de démarrer. Effectivement, les banques centrales mondiales mettent actuellement en œuvre « des taux d’intérêt négatifs», et faut-il noter que cela représente le scénario parfait pour que l’or revienne en force dans le cadre de nos économies respectives.

L’or a fait montre de certaines caractéristiques de valeur historiques. Il est détenu par les banques et les institutions centrales comme une réserve. Elles ne veulent pas le vendre ; au contraire, beaucoup d’entre elles veulent en acheter davantage, afin de l’accumuler. Par conséquent, le rôle caractéristique de l’or, du moins concernant les réserves souveraines, demeure intact de nos jours, et ce même dans le cadre des évolutions fascinantes des banques centrales et de la finance institutionnelle en général, dont nous sommes actuellement témoins.

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or physique

Par Brian Maher via les Publications Agora.

La Deutsche Bank, l’une des plus grandes banques au monde, a refusé de livrer de l’or à l’un de ses clients : le signe d’une pénurie mondiale — et croissante — dans le secteur du Gold ?

Nous avons appris récemment que l’une des plus grandes banques au monde n’a pas respecté son engagement de fournir de l’or physique sur demande de ses clients.

La Deutsche Bank est la principale banque et agent pour les rachats derrière un réseau appelé Xetra-Gold, qui titrise des matières premières cotées sur le marché public. Elle affirme que “chaque gramme d’or acheté électroniquement est garanti par la même quantité d’or physique.” Elle s’engage en outre à ce que les investisseurs auront toujours “droit à une livraison d’or physique.”

Ce n’est apparemment plus le cas…

Dernièrement, un client de Xetra-Gold a décidé d’exercer son “droit à une livraison d’or physique” — et il fut désagréablement éconduit. Le chargé de clientèle de Deutsche Bank l’informa qu’ils n’offraient plus de livraison physique pour des raisons de… hum… “politique d’entreprise.”

Quelles sont les véritables raisons ?

Nous ne pouvons que spéculer. Peut-être la banque ne possède-t-elle plus l’or ? Celui qui a réclamé son or aurait dû lire Jim Rickards :

“[Les institutions financières] ont créé d’énormes volumes de ‘produits aurifères’ qui ne sont pas de l’or. Ce sont des contrats papier… Il y a de l’or quelque part dans la structure mais vous ne le possédez pas — vous possédez un titre. Même ce titre n’est pas physique, il est numérique.”

Et voici où le bât blesse :

“Si trop de clients demandent leur or physique en même temps, la banque peut résilier le contrat et fournir simplement la contrepartie en cash au cours de clôture à la date de la résiliation. Le client obtiendra un chèque à ce cours de clôture mais il n’aura pas son or physique. Les partenaires ou les bourses ou les banques, quels que soient ceux qui sont derrière, exerceront les clauses de résiliation et vous ne verrez pas votre or.”

Les investisseurs qui veulent de l’or physique devront liquider leurs actions et l’acheter ailleurs. A présent qu’un grand groupe comme Deutsche Bank refuse de répondre aux demandes assez limitées de ses clients pour de l’or physique… peut-on penser à une plus grande pénurie d’or ?

Selon le contact de Jim dans le secteur de l’or, la pénurie d’or est déjà une réalité. Cet homme est responsable de la plus grande raffinerie d’or au monde, en Suisse. Selon lui, il n’y a pas assez d’or pour répondre à la demande. Les placards sont vides.

Il a récemment avoué à Jim : “J’ai une liste d’attente de gens qui veulent acheter mon or mais je n’arrive pas à trouver l’or nécessaire pour le faire fondre et le raffiner, que ce soit chez les compagnies minières ou des lingots d’or existants qui n’ont pas tout à fait la qualité que les acheteurs exigent.”

Peut-être la Deutsche Bank — qui est l’agent de rachat de Xetra-Gold— a-t-elle suspendu le remboursement parce qu’elle a été submergée de demandes d’investisseurs en or papier voulant récupérer leur véritable bien ? Impossible à dire.

Mais il ne serait pas étonnant que la demande privée allemande d’or et de devises fortes augmente…

L’autre jour, le Wall Street Journal rapportait que les Allemands se ruent sur les coffres-forts pour y accumuler du cash, plutôt que de le laisser dans les banques. Pourquoi ? Parce qu’ils ont peur d’être terrassés par les taux d’intérêts négatifs. Les Japonais ont fait la même chose. Ils ont également acheté de l’or en grandes quantités.

Les taux d’intérêt négatifs ne suivent pas le scénario écrit par les élites. Les gens amassent du cash et achètent de l’or, ils ne le dépensent pas en babioles pour “stimuler l’économie.”

Toujours selon le Wall Street Journal : “les données économiques récentes montrent que les clients épargnent plus en Allemagne et au Japon, ainsi qu’au Danemark, en Suisse et en Suède, trois pays hors Zone euro ayant des taux négatifs.” Le journal ajoute que “l’épargne est à son plus haut depuis 1995, l’année où l’OCDE a commencé à collecter des données sur ces pays.”

De toute façon, les Allemands préfèrent les espèces. Selon une étude menée en 2014 par la Bundesbank, près de 80% des ventes au détail en Allemagne sont réglées en cash. C’est pratiquement le double du taux aux Etats-Unis, à 46%.

La leçon à tirer de tout ceci…

Beaucoup d’Allemands se souviennent de la période nazie et plus tard du régime totalitaire d’Allemagne de l’Est qui espionnait chaque aspect de leur vie. Le cash et les monnaies fortes comme l’or et l’argent-métal ont un attrait certain pour eux car ils sont anonymes. Ils ne laissent aucune trace.

Comme l’a déclaré une femme d’affaires allemande : “Je ne veux pas devenir totalement transparente. Je ne veux pas que tout le monde sache si j’achète du chocolat, des fraises ou des mangues au marché.”

Malgré le fisc, les Américains ne connaissent pas ce niveau de surveillance par l’Etat sur leurs finances privées. Mais les élites parviendront à leurs fins avec les taux d’intérêt négatifs et l’interdiction du cash très bientôt…

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lingot d'or

En pleine restructuration, et accablée de procès, le géant bancaire allemand avait déjà assez de soucis comme ça. A la demande d’un client, la Banque n’a pas pu honorer son obligation de «liquider» en or physique des titres d’or-papier.

Les banques auraient-elles perdu tout lien avec le monde réel ? Un client de Xetra-Gold, une joint-venture de Deutsche Bank, a en effet souhaité convertir en or physique ses titres Xetra, à savoir des titres purement dématérialisés mais appuyant leur valeur sur une certaine quantité d’or physique – c’est-à-dire réel et palpable –, ici, en l’occurrence, 1 gramme d’or fin. La banque a déclaré être dans l’impossibilité de satisfaire la demande de son client.

Plus inquiétant encore, au lieu d’annoncer que l’impossibilité de la livraison de l’or physique était une erreur qui serait vite réparée, la Deutsche Bank a préféré se justifier dans un style plutôt alambiqué :

«La Deutsche Bank accepte de tels ordres de la part de ses clients individuels mais ces derniers doivent endosser les coûts décrits dans nos brochures, par exemple l’assurance pour le transport vers le lieu de livraison choisi et le conditionnement de l’or. Aussi, nous attirons le client sur son obligation d’évaluer les coûts qu’une livraison physique engage. Dans le cas contraire, une solution individuelle devra être trouvée avec le client». En clair : il n’est pas facile de récupérer son or auprès de la Deutsche Bank. S’il y est.

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Les « top xx » sont des formats d’articles très à la mode, notamment pour faire le buzz. Au vu du sujet traité, on aurait pu se passer de ce petit artifice, qui semble bien dérisoire par rapport à la substance du contenu. Les analystes du FMI ont pris le temps d’analyser les banques à travers le monde qui présentent le plus gros risque systémique. Nos découvrons ainsi que la France a réussi à placer 3 de ses banques dans ce top 15 qui est mené, sans surprise, par la Deutsche Bank, championne toutes catégories du leverage (source).

Et les banques les plus risquées sont…

Si une banque présente un risque systémique, c’est qu’elle est par extension… risquée. Dur dur d’être épargnant français alors que BNP Paribas, Société Générale et Crédit Agricole se placent en bonne position dans ce classement des banques les plus risquées du monde. Et pour quoi, en définitive ? 0,75 % d’intérêt pour le Livret A alors que ce taux plancher pourrait être abaissé à 0,5 % à partir du 1er août 2016, d’après Mediapart. De quoi rendre le rapport gain/risque encore moins attractif que le jeux représentant la pire arnaque des fêtes foraines.

  1. Deutsche Bank : cela fait un bon moment que Deutsche Bank est sous le feu des projecteurs d’or-argent.eu. Désormais bien connue pour être la banque la plus leveragée du monde, le géant allemand est exposé à hauteur de près de 73 trillions de dollars sur le marché des produits dérivés, ou 55,6 trillions d’euros. Pour rappel, le PIB allemand est de 2,7 trillions d’euros tandis que les actifs de la banque s’élèvent à environ 575 milliards d’euros. Comme le note Zero Hedge, qui relaie ces chiffres, il faudra un peu plus que les nouvelles règles de renflouement interne de l’union européenne pour couvrir les pertes de la Deutsche Bank si elle devait couler.
  2. HSBC : c’est la britannique HSBC qui occupe la 2e marche du podium. Une banque d’ailleurs citée dans de nombreux dossiers de manipulation, à l’instar des autres membres de ce top 15.
  3. Crédit Suisse : la rigueur suisse, ce n’est plus ce que c’était. Crédit Suisse s’octroie la dernière place du podium des banques les plus risquées du monde, empêchant les banques américaines de s’y faire une place.
  4. JP Morgan : et voici la première banque américaine avec la JP Morgan, qui rassurez-vous étalonner par ses collègues.
  5. Goldman Sachs : la pieuvre est en 5e position. Pas mal, mais peut mieux faire.
  6. Bank of America
  7. BNP Paribas : non seulement BNP Paribas est la banque française qui présente le plus gros risque systémique selon le FMI, mais elle fait également partie de celles qui seraient la plus impactée par des soucis du côté de la Deutsche Bank. Cependant rassurez-vous, si cette dernière tombe, ce sera l’intégralité du système financier qui s’écroulera.
  8. Santander
  9. Bank of New-York Mellon
  10. Morgan Stanley
  11. Société Générale
  12. Crédit Agricole
  13. Wells Fargo
  14. Citigroup
  15. Nordea