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Dollar fort

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Aujourd’hui, nous faisons le grand saut. Nous laissons de côté le consensus et défendons une position très contrarienne.

Nous mettons en jeu ce qu’il nous reste de réputation, et défendons avec hésitation l’argument que les jours du marché haussier du dollar sont comptés.

En réalité, il est possible qu’il soit déjà bien mort…

Le terrible indicateur dit « de la couverture de magazine » qui fonctionne en fait plutôt bien…

Une image de George Washington figurait la semaine dernière en couverture de The Economist – qui devrait selon moi être rebaptisé The Dogmatist. Son visage était celui que l’on peut voir sur les billets en dollars, mais il était posé sur un corps d’haltérophile. Le titre était « The Mighty Dollar« , le puissant dollar.

Le dollar tout puissant - The Economist

Les choses tournent souvent au vinaigre quand l’on fait ce genre de déclaration, je suis bien placé pour le savoir. Je me suis moi-même souvent trompé, et un gros titre racoleur ne fait que rendre la situation encore plus embarrassante.

Parmi les blagues les plus réussies de The Economist, on compte notamment sa couverture de février 1999, « Marée noire », publiée alors que le pétrole coûtait 12 dollars le baril. Depuis, le pétrole n’a plus jamais atteint un prix aussi bas. Cette période a été suivie par un marché haussier de neuf ans, qui a fait vu le cours du baril bondir de 1 000% pour atteindre les 147 dollars.

Sans parler de sa couverture de 2009 : « le Brésil décolle »…On peut dire que l’atterrissage aura été douloureux.

Et puis il y a leur proposition de décembre 2012 : une décapotable aux couleurs du drapeau américain qui tombait d’une falaise, avec une plaque d’immatriculation sur laquelle on pouvait lire « DETTE 1 », conduite par un Oncle Sam ivre mort, la statue de la Liberté en train de fumer de l’herbe sur le siège passager. Les Etats-Unis – leur monnaie, leur Bourse et leurs obligations – ont plutôt prospéré après cela, je m’en souviens.

Après avoir étudié 44 couvertures de The Economist entre 1998 et 2016, Greg Marks et Brent Donnelly, analystes chez Citibank, ont déterminé que « 68,2% des Une se trompent après un an ». Un outil qui permet de prévoir avec exactitude ce que fera le marché dans 68,2% des cas est extrêmement précieux. Un fond spéculatif payerait des fortunes pour l’obtenir !

Si une couverture prédit une forte baisse et que vous achetez, Marks et Donnelly ont pu confirmer que vous encaisserez des bénéfices de 18% dès l’année suivante. Si la couverture prévoit une hausse et que vous vendez, le bénéfice est en moyenne de 7,5%.

Peut-être que le dicton qui affirme que « un économiste est un professionnel formé pour faire des prévisions inexactes sur l’économie » n’est pas entièrement faux.

Marks et Donnelly concluent que « les couvertures hyperboliques de The Economist fournissent un signal fort aux contrariens… La prochaine fois que vous verrez le magazine exagérer un thème du marché ou affirmer que XYZ va atteindre le fond du fond ou les étoiles, attention aux inversions… Vous avez des preuves empiriques solides qui indiquent que cette hyperbole est sans doute un signe que le thème en question touche à sa fin. »

Oubliez “The Dogmatist”, osons “The Proctologist”

Au vu de la couverture de The Economist, Charlie Morris a tweeté une photo avec les mots : « C’est officiel, le dollar va chuter ». Il se pourrait qu’il ait raison… avec une probabilité, semblerait-il, de 68,2%.

Combien d’économistes faut-il pour changer une ampoule ? Sept (à dix près.)

Mais revenons-en au dollar.

Il y a beaucoup de bonnes raisons d’acheter des dollars – donc ne le faite pas.

Tout le monde ou presque croit en la hausse.

La Fed va augmenter les taux d’intérêts ce mois-ci – ce qui devrait renforcer encore un peu plus le dollar. L’économie américaine est forte ; le cours de la livre est catastrophique, l’euro ne tient plus le coup, le yen est bon à jeter. Le dollar doit augmenter – c’est obligé. C’est la seule maison encore habitable dans le quartier.

Et puis il y a les nouveaux accords fiscaux de Donald Trump. L’argent détenu en off-shore par les entreprises américaines qui cherchent à minimiser le montant de leurs impôts sera rapatrié, ce qui va ramener de milliards en achats de dollars US.

Cela ne fait aucun doute : affirmer que le dollar va chuter est un pari contrarien.

Les arguments qui indiquent qu’il va augmenter sont nombreux et la liste est longue. Le marché haussier est à maturité : cet argumentaire a eu plusieurs années pour évoluer. L’argumentaire baissier, pour la même raison, est plus faible. Mais cela ne signifie pas qu’il soit faux.

Voici un graphique de l’indice du dollar US, qui le compare avec un panier de monnaies étrangères depuis 1980 (le fameux Dollar Index).

J’ai dessiné la ligne rouge pour illustrer une zone de soutien historique, une bande orange pour marquer la zone de résistance correspondante. C’est la gamme dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui, et nous avons atteint la partie haute.

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Le dollar s’est énormément renforcé face aux autres devises entre 1981 et 1985, pendant le premier mandat de Ronald Reagan. Cette reprise a pris fin avec les accords du Plaza en 1985, où les gouvernements des cinq plus grandes économies (l’Union Soviétique mise à part), ont convenu d’intervenir sur les marchés monétaires pour déprécier le dollar.

Les parallèles entre Trump et Reagan sont nombreux ; peut-être que celui-ci va venir s’ajouter à la liste. Peut-être que le dollar va continuer de progresser et que The Economist a raison.

Mais peut-être aussi que sa hausse va s’épuiser au niveau de la ligne orange que j’ai dessinée ci-dessus, et que le dollar va ensuite baisser.

Pour l’heure, je penche pour la deuxième option. Mon interprétation est que la hausse au-dessus de 101 suite à l’élection est trompeuse. Etant donné qu’un faux mouvement est souvent suivi par un mouvement rapide dans la direction opposée, c’est une théorie qui devrait se vérifier assez vite, dans un sens ou dans l’autre.

Je ne suis pas économiste, et je ne suis pas non plus forcé de répéter sans cesse la même théorie sur le marché pour vendre ma lettre d’information. Je joue mon propre argent – et je dois être capable de reconnaître mes erreurs, donc je surveille les signes comme le lait sur le feu (mais je mélange les métaphores…) S’il continue de grimper, on aura prouvé que j’ai tort, et je serai forcé de manger mes mots.

Un dollar faible serait avantageux pour Trump. Il rendrait les exportations américaines plus compétitives, ce qu’il souhaite, étant donné qu’il tente de donner un coup de fouet à l’industrie américaine. Il est possible qu’il réussisse à attirer de l’investissement étranger, ce qui rendra son plan de réflation et de dépenses d’autant plus simples à financer.

J’imagine donc que des mesures seront prises pour fabriquer un dollar faible. Les monnaies ne font pas toujours ce que souhaitent les présidents, mais Trump, par contre, semble toujours obtenir ce qu’il souhaite. Ne pariez pas contre lui.

Pour plus d’informations et de conseils de ce genre, c’est ici et c’est gratuit

Par Dominic Frisby, via les publications Agora.

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deflation ou inflation

Article de Clint Siegner, publié le 4 janvier 2016 sur SafeHaven.com :

« En ce début d’année 2016, les investisseurs des métaux précieux s’inquiètent de voir le dollar poursuivre sa marche en avant et ainsi pénaliser l’or et l’argent. La Fed suggère qu’elle relèvera ses taux au cours de l’année tandis que les matières premières, le pétrole en tête, continuent de chuter. Les plus grands bénéficiaires des largesses de la Fed, les marchés actions et l’immobilier américains, vacillent. L’éventualité d’une récession grandit aussi bien aux États-Unis qu’à travers le monde.

Des tas de raisons pourraient mener à une baisse des chiffres officiels de l’inflation et à un dollar encore plus fort en 2016 mais ne pensez pas une seule seconde que les prix à la consommation ou le coût de la vie vont baisser. Cela n’a jamais été le cas, cela n’a pas lieu en ce moment et cela n’arrivera jamais de façon prolongée grâce à la création de la Fed en 1913. C’est la raison pour laquelle les déflationnistes ont tort. (…)

Le scénario pessimiste pour les métaux précieux se base sur un raisonnement simple : si l’or et l’argent sont des matières premières, ils suivront la tendance générale. Si nous devions assister à une crise de la liquidité similaire à celle de 2008, quasi tout sera vendu alors que les investisseurs ont besoin de cash pour leurs appels de marge ou fuient le dollar en tant que valeur refuge. (…)

Aujourd’hui, la situation est différente qu’en 2008

Le scénario pessimiste part du principe que l’histoire et en particulier celle de 2008 se répétera. Ou que ceux qui poussent les métaux précieux à la baisse pourront continuer de le faire. Ou les deux peut-être, mais se fier à ces suppositions pourrait être une grossière erreur.

Tout d’abord, le dollar est déjà à un niveau record alors que les matières premières et les métaux précieux ont déjà été massacrés. Cette situation est totalement à l’opposé de celle de l’été 2008 et même si les actions et les matières premières ont été malmenées en 2008, l’or a terminé l’année sur une progression modeste grâce à son statut de valeur refuge contre la menace d’un effondrement économique.

Les bas cours de l’or et de l’argent ont déjà produit des déséquilibres entre l’offre et la demande de métal physique. La pénurie de l’offre en 2016 devrait exacerber les problèmes de stocks rencontrés au COMEX et dans d’autres bourses d’échange. Les stocks d’or fondent comme neige au soleil alors que les investisseurs sentent la bonne affaire surtout en Asie où ils prennent livraison. Les inventaires d’argent ne sont pas dans une meilleure situation. (…) Avec des prix en dessous des coûts de production, la production des mines devrait baisser significativement cette année.

Si les marchés des métaux précieux anticipent comme ils sont censés le faire, ils devraient se préparer à une réponse de la Fed au dollar fort ainsi qu’au malaise économique. En 2008, les investisseurs ignoraient combien de temps la Fed était prête à intervenir. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. La Fed noiera la déflation en créant de la nouvelle inflation.

Les marchés dépendent totalement des stimuli de la Fed. Les investisseurs s’attendent à une intervention encore plus massive lorsque le besoin s’en fera sentir. Soit tout ce qui sera nécessaire pour empêcher le grand nettoyage des forces correctrices pour assainir l’économie. (…)

Les investisseurs des métaux précieux devraient se réjouir du fait que l’or et l’argent ont montré une certaine résilience récemment, malgré les forces déflationnistes. L’année dernière : les deux métaux précieux se sont mieux comportés que le pétrole et la plupart des autres matières premières. Oui, les cours ont baissé d’environ 11 % mais cette chute s’est élevée à 36 % pour le pétrole et à 22 % pour le cuivre. (…)

En bref : ne pariez pas sur une déflation significative. La Fed ne le permettra pas vu qu’elle peut créer des dollars d’un simple claquement de doigts. Jusqu’à ce qu’elle mette le système au tapis. »

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hélicoptère monétaire

Article de Casey Research, publié le 25 septembre 2015 :

Les marchés émergents éprouvent des difficultés… l’ETF iShares MSCI Emerging Markets ETF (EEM), qui suit un panier d’environ 800 actions des émergents, a baissé de 23 % depuis septembre dernier. Et la situation s’est récemment empirée. EEM a décliné chaque jour durant les 7 dernières séances.

John Burbank pense que le dollar fort est le grand responsable… Burbank est le fondateur de Passport Capital, un hedge fund  qui gère 4,1 milliards de dollars. Il a gagné une fortune en pariant contre le marché immobilier américain en 2007. Le fonds principal de sa société a généré un rendement de 219 % l’année dernière. Cette année, ce fond est en positif de 15 % alors que le S&P 500 a perdu 3 %. C’est en raison de ses gros paris contre les marchés émergents que Burbank enregistre de tels résultats cette année.

Parmi ces marchés émergents on retrouve la Chine, le Brésil et la Russie, les pays principaux de cette catégorie. Burbank n’est pas optimiste pour ces pays car leurs sociétés ont emprunté des montants records en dollars, comme il l’a expliqué récemment. D’après le Wall Street Journal, le nombre de crédits libellés en dollars accordés à des emprunteurs des marchés émergents a quasi doublé depuis 2009.

Le dollar fort complique le remboursement de ces crédits

Les lecteurs assidus de Casey savent que le dollar américain s’est raffermi de 13 % par rapport aux autres devises majeures au cours de l’année dernière. Et face aux devises des pays émergents, le dollar s’est apprécié bien davantage. Le rouble russe a baissé de 41 % face au dollar au cours de l’année dernière. Le real brésilien a baissé de 36 % par rapport au dollar, tandis que la baisse du peso mexicain s’élève à 19 %.

Le dollar fort est un gros problème pour les sociétés étrangères qui ont emprunté en dollars

Un dollar plus fort complique le remboursement des crédits des sociétés étrangères libellés en dollars. Par exemple, une société russe qui a emprunté en dollars voit le poids de sa dette augmenter de 41 % par rapport à l’année dernière. Pire encore, les intérêts augmentent eux aussi.

Les sociétés des pays émergents à travers le monde connaissent cette difficulté. Bloomberg Business a rapporté que depuis de l’année, on a déjà connu plus de faillites à travers le monde que durant l’intégralité de l’année 2014.

Burbank craint la contagion aux États-Unis de la crise des émergents

Il a déclaré au Financial Times : « Tous ces troubles mondiaux finiront par revenir chez nous pour ralentir les investissements, les embauches et la consommation. Ce qui fera réaliser à la Fed qu’elle devrait assouplir davantage au lieu de raffermir sa politique monétaire. »

D’habitude, lorsque la Fed veut assouplir sa politique monétaire, elle baisse ses taux. Mais la Fed ne peut le faire car ils sont déjà proches de zéro (note : à vrai dire elle pourrait le faire, elle a déjà évoqué la possibilité de taux négatifs tandis que d’autres banques centrales les ont déjà mis en place, comme en Suède).

Burbank pense que la Fed va assouplir sa politique en lançant un nouveau round d’assouplissement quantitatif (QE).

QE est un terme de substitution à la création monétaire

Un QE n’est rien d’autre que des injections de liquidités dans le système financier par une banque centrale. Le QE1 fut lancé par la Fed en novembre 2008. Il a duré 17 mois pour des injections dans le système de 1,4 trillion de dollars.

Le QE1 n’a pas engendré de reprise économique. La Fed a donc enchaîné avec 2 QE supplémentaires, connus sous le nom de QE2 et QE3. Le dernier QE est censé avoir été arrêté en octobre 2014. À cette date, 3,5 trillions de dollars avaient été injectés. Ces QE n’ont eu que très peu d’impact sur l’économie réelle. Ils ont par contre gonflé les prix des actifs. Durant cette période, le S&P 500 a augmenté de 121 %. Depuis la fin du QE en octobre 2014, il a perdu 3 %.

Dans l’émission Closing Bell de CNBC, Burbank a expliqué comment les QE ont alimenté la frénésie des emprunts dans les marchés émergents : « Le QE a permis à de nombreuses sociétés et de pays émergents d’avoir un accès facile au crédit bon marché, chose qui était impossible sans QE. »

Les QE ont rendu l’argent bon marché. Mais maintenant qu’ils sont terminés, le dollar est devenu plus cher. Burbank poursuit :

« Alors que le dollar se raffermit, que la Chine ralentit, que le cours du brut s’effondre, tous ces événements resserrent les conditions du crédit. Les mouvements auxquels nous assistons ne sont que la recherche du prix véritable et de la réalité. Je ne vois pas pourquoi cette tendance devrait s’arrêter. Pour savoir jusqu’où ces marchés vont descendre, vous devez utiliser votre imagination… »

Si la Fed a déjà injecté 3,5 trillions de dollars, Burbank estime qu’elle devra faire bien plus pour éviter une nouvelle crise. C’est pourquoi il pense qu’elle lancera un QE4.

Nous sommes de son avis. L’économie mondiale est accro à l’argent bon marché comme un drogué l’est à l’héroïne. La crise des pays émergents est le signe que le retour même limité vers des politiques plus restrictives est susceptible de provoquer une catastrophe économique mondiale.

Historiquement, l’or évolue à l’inverse du dollar : quand le billet vert s’apprécie, le métal jaune baisse et vice versa. Cependant durant le dernier épisode de raffermissement du dollar, l’or n’a pas suivi totalement la corrélation inversée historique. Cela signifie-t-il que la fin de l’influence du dollar sur l’or est proche ? C’est la question que s’est posé Jerin Mathew sur ibtimes.com :

« La relation inverse entre le dollar et l’or s’est modifiée de façon dramatique durant les dernières décennies et il y a fort à parier que la divergence va s’accentuer alors que la demande pour l’or se déplace inexorablement vers l’Est et que le monde se dirige vers un système monétaire basé sur plusieurs devises, d’après le World Gold Council.

L’organisation responsable du développement de l’industrie de l’or a écrit dans l’un de ses rapports que le cours de l’or est dicté par de multiples facteurs interconnectés et que vouloir le résumer à des explications centrées sur le billet vert est risqué.

Le WGC estime que les commentateurs du marché de l’or, surtout aux États-Unis, expliquent les variations du cours de l’or en fonction de la situation du dollar et des taux américains. Si les paramètres américains sont importants, la grosse demande d’or physique en provenance des marchés émergents fausse les théories qui se concentrent sur l’environnement américain.

Historiquement, il y a une corrélation inversée entre l’or et le dollar. Cependant l’analyse du WGC montre qu’elle est asymétrique : le cours de l’or augmente plus vite lorsque le dollar faiblit, qu’il baisse lorsque le billet vert s’apprécie.

Si le World Gold Council s’accorde pour dire que la poursuite de l’appréciation du dollar mettrait l’or sous pression, il estime que la relation entre les deux est aujourd’hui beaucoup plus complexe que par le passé et risque bien de poursuivre son évolution.

« L’environnement macro-économique d’aujourd’hui est marqué par des politiques monétaires sans précédent : un environnement de taux bas, d’actions surévaluées et des craintes concernant la déflation dans de nombreux pays du monde développés » écrit le WGC.

« De plus, l’influence des marchés émergents a grandi. Lentement mais sûrement, nous nous dirigeons vers un système financier mondial à plusieurs devises. Si le dollar est un paramètre important pour l’or, nous estimons que son influence sur le métal jaune va baisser. »

Une vigueur prolongée du dollar ne signifie pas pour autant un avenir morose pour l’or, a-t-il précisé.

En parlant des taux américains le WGC affirme que le bon sens ferait dire que des taux d’intérêt plus élevés seraient mauvais pour l’or, ce qui est à la fois juste et faux.

« Les bijoux et l’électronique représentent environ 60 % de la demande annuelle d’or physique. Pour ces marchés, il y a une relation indirecte positive avec les taux d’intérêt – une montée des taux correspond typiquement à un cycle d’expansion économique, fait de croissance et de consommation à la hausse » explique le rapport.

« La demande d’or en provenance des pays développés a baissé pour totaliser moins de 30 % de la demande mondiale durant la dernière décennie alors qu’elle était de plus de 60 % dans les années 70. La demande des marchés émergents (qui pèse donc pour 70 % de la demande mondiale) est moins sensible à la hausse des taux américains et de façon plus générale la demande pour les bijoux et l’électronique est procyclique. »

D’après le World Gold Council, 7 facteurs clés déterminent en grande partie le cours de l’or : les devises, l’inflation ou la déflation, les taux, la consommation des ménages et l’augmentation de leurs revenus, les risques de perte extrême ou les risques systémiques ainsi que l’offre et la demande. Tous ces facteurs interagissent à travers différents canaux qui affectent le marché de l’or et son prix. »