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Droits de tirage spéciaux

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FMI

Depuis le 30 septembre, le yuan fait désormais partie du panier de devises des droits de tirages spéciaux, la monnaie de réserve émise par le FMI. Quelles seront les conséquences de ce changement sur le dollar, l’or ? Jim Rickards A répondu à ces questions en 7 points dans cet article publié sur DailyReckoning.com le 29 septembre 2016 :

1.) Le dollar est-il officiellement « mort » et remplacé par une nouvelle monnaie internationale ?

Le 30 septembre 2016 fut le jour où le Fonds monétaire international (FMI) a officiellement ajouté le yuan chinois à son panier de monnaies constituant les droits de tirage spéciaux (DTS). Cette décision aura bien évidemment d’énormes implications à long terme pour le dollar américain.

Cela signifie-t-il pour autant que le dollar est devenu une monnaie oubliée et sans valeur ? Bien sûr que non. Il se peut même que la décision du FMI disparaisse très vite du débat public. Vous n’en avez d’ailleurs certainement pas entendu parler dans les journaux télévisés. Et, à ce propos, notons aussi que tout cela ne causera pas le crash du dollar immédiatement. Il est plutôt question ici d’un processus en voie de développement, qui aura des implications à long terme, certes, mais force est de constater que la décision internationale immédiate ne fera pas le buzz en soi. Cela vient d’ailleurs appuyer notre hypothèse : le dollar va effectivement mourir – mais à l’issue d’un long processus, et non pas suite à un « bang » immédiat.

Le dollar a remplacé la livre sterling comme monnaie mondiale dominante durant le siècle dernier. Mais ce fut un processus graduel qui a eu lieu entre 1914 et 1944. Tout cela ne s’est pas produit en une nuit, tout comme les DTS (droits de tirage spéciaux) ne vont pas remplacer le dollar en un seul instant, comme par magie.

En effet, depuis le premier octobre 2016, vous n’avez pas dû remarquer quoi que ce soit de sensiblement différent en cette matière. Vous avez toujours des dollars dans votre portemonnaie, vous êtes encore payé en dollars : cette devise continue effectivement de valoir quelque chose.

Mais le premier octobre fut néanmoins un tournant très important. Notons que le tableau des membres du club des monnaies constituant les droits de tirage spéciaux (DTS), n’a changé qu’une seule fois au cours des 30 dernières années. Les DTS ont été effectivement dominés par le « Big Four » (les États-Unis, le R.-U., le Japon et l’Europe) depuis que le FMI a abandonné les DTS d’or en 1973. Cela explique d’ailleurs pourquoi l’inclusion du yuan chinois dans ce club privé est si importante.

2.) Dois-je me débarrasser de mes dollars, actions et autres investissements, pour tout reconvertir en or ?

Non. Nous croyons que vous devriez posséder de l’or, certes (notons que celui celui-ci vaut actuellement 10.000 de dollars l’once), mais nous ne vous recommandons pas d’investir plus de 10 % de votre argent investissable en or, ou en tout autre actif inhérent. Certaines personnes vous diront que « Jim Rickards recommande de vendre tout et de le convertir en or ». Ce n’est pourtant pas le cas. L’on ne met jamais tous ses œufs dans le même panier, n’est-ce pas ?

Nous vous recommandons plutôt de disposer d’un portefeuille diversifié qui comprend de l’or ; des investissements en objets d’art et dans des biens immobiliers ; de la trésorerie ; des obligations et des actions, ainsi que certaines alternatives stratégiques à l’instar de fonds de couverture et de capitaux-risque au niveau macroéconomique. Vous devez effectivement être agile, d’autant plus dans le cadre macroéconomique contemporain de plus en plus imprévisible. Nous fournissons des conseils en cette matière dans la newsletter « Jim Rickards’ Strategic Intelligence ».

3) Qu’entendez-vous lorsque vous dites que le « nouvel ordre monétaire » est arrivé le premier octobre 2016, alors que les DTS existent depuis 1969 ?

Il est vrai que les DTS ont effectivement été mis en place en 1969. Et, bien évidemment, un certain nombre d’enjeux liés à ces derniers ont vu le jour lors des années 1970. En effet, le FMI a revu le fonctionnement des DTS à trois reprises depuis leur création, il y a maintenant plus de 40 ans de cela. Chacune de ces reprises étaient en réalité liée à une crise de confiance dans le dollar américain…

En 1969, les Français parmi d’autres ont pointé le fait que les États-Unis imprimaient des dollars en trop grande quantité. A l’époque, les étrangers pouvaient encore échanger des dollars contre de l’or et il y avait effectivement une course relative à l’acquisition de l’or. Le FMI a donc créé les DTS afin notamment de lisser les capitaux monétaires bruts, en émettant 9,3 milliards de DTS en 1972.

En 1979, l’inflation à travers les Etats-Unis a grimpé à des taux incontrôlables, en dépassant les 14 %. Les réserves en dollars des pays producteurs de pétrole plongeaient à toute allure. Le FMI a alors émis 12,1 milliards de DTS en 1981.

En 2009, en réponse à la panique de 2008, le FMI a émis 182,7 milliards de DTS au cours de la période entre août et septembre. Ce fut la première fois depuis près de 30 ans que le FMI émettait des DTS. Et ce fut, notons-le encore une fois, la réponse de l’institution face à la crise de liquidité mondiale, d’autant plus sachant que le FMI s’est vite rendu compte que les banques centrales mondiales ne pouvaient pas agir assez vite. Ainsi, le FMI a émis plus de 100 milliards de dollars de DTS.

Mais la panique de 2008 a tout changé. Les banques centrales du monde entier ont considérablement élargi leurs bilans pour faire face à la crise. Cela dit, elles ne seront pas en mesure de répondre de la même manière lorsque la prochaine crise frappera, ce qui arrivera certainement plus tôt qu’on ne le croie. Les banques seront alors en manque d’armes.

La seule institution financière avec un bilan assez robuste pour répondre à la crise sera le FMI, et notons qu’il agit déjà d’une sorte de « banque centrale du monde ». En ce sens, il devra émettre des quantités massives de DTS pour maintenir le système monétaire international en état fonctionnel. Cela dit, le résultat généré sera la fin du dollar dans sa qualité de monnaie principale de réserve mondiale. Voilà pourquoi les évolutions d’aujourd’hui représentent en réalité un changement radical par rapport au passé.

4.) Devons-nous nous attendre à un grand mouvement de marché suite à l’adhésion du yuan chinois aux DTS ?

Nous ne sommes pas en train de le prévoir, mais nous ne serions pas non plus surpris si cela arrivait. L’économie est au bord de la récession. Nous avons eu une année complète – 4 trimestres consécutifs – avec une croissance moyenne d’environ 1,2 % et avec quelques révisions qui ont été même en dessous. Il s’agit là d’une croissance extrêmement faible et dangereusement proche de la récession.

Le commerce mondial a chuté de façon spectaculaire. Les stocks sont caractérisés par une volatilité pointue. Vous ne savez jamais quel événement va provoquer un accident, mais cela peut littéralement arriver à tout moment.

La crise peut donc refrapper demain ou bien dans six mois, on ne peut pas le savoir avec exactitude. La vraie question à se poser, c’est : qu’est-ce qu’on attend vraiment ? Et force est de noter encore une fois que personne ne peut prévoir ces choses dans le temps. En ce sens, lorsque cela arrivera, il sera trop tard pour prendre les mesures adéquates. De combien d’avertissements avons-nous encore besoin ?

5.) Est-ce que les DTS reconfigurés auront un impact positif sur le prix de l’or ?

Les DTS sont inflationnistes. Si vous inondez le marché en dollars de DTS, l’or va faire montre d’une pointe spectaculaire, en atteignant sans doute les 10,000 dollars. Cela va-t-il arriver de suite ? Encore une fois, probablement non. Mais la tendance est en cours. L’on peut donc s’attendre à ce que le dollar soit dévalué de 50-80% dans les années à venir.

6.) « Puis-je acheter des DTS ? »

Officiellement, non, vous ne pouvez pas. Le FMI est la seule institution qui peut imprimer et distribuer la devise mondiale. Seuls ses Etats membres qui sont dans son « panier » d’élite peuvent échanger librement des DTS. En règle générale, les DTS sont utilisés pour des prêts ou des remboursements effectués par le FMI. Ils sont également utilisés par les banques centrales des Etats membres, afin notamment de vendre et ainsi d’aider les réserves de change en période de crise économique.

Après, il est également vrai qu’un « secteur privé » version DTS sera disponible : il sera appelé M-DTS. Le FMI a publié un document technique introduisant le concept d’un marché de DTS privé. Dans la vision du FMI, les entreprises privées et les corporations pourront émettre des obligations libellées en DTS. Qui seront les émetteurs logiques de ces obligations ?

Probablement les organisations multinationales ou multilatérales comme la Banque asiatique de développement, et peut-être certaines grandes entreprises comme IBM ou General Electric. Qui achèterait ces obligations libellées en DTS ? Principalement des fonds souverains. La Chine sera certainement un des acheteurs importants.

Mais le seul recours principal pour les investisseurs de tous les jours sera de posséder des DTS « synthétiques ». Nous avons conceptualisé un moyen permettant de procéder à une participation « non officielle » en termes de DTS. Cette participation « non officielle » est non seulement parfaitement légale, mais elle est la seule façon que l’on connaisse permettant à un citoyen lambda d’y avoir accès.

7) Quelle est la prochaine étape importante dans le développement de la nouvelle monnaie mondiale ?

Le 7 octobre, le FMI tiendra sa réunion annuelle à Washington, afin notamment d’envisager des mesures supplémentaires pour élargir le rôle des DTS et de faire de la Chine une partie intégrante du nouvel ordre monétaire mondial. Mais il y a un autre développement imminent qui a des implications pour l’adoption des DTS … à savoir le retour des BRICS.

« BRICS » est un acronyme pour Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud, qui sont parmi les plus grandes économies en matière de marchés émergents, et représentent environ 22 % du PIB mondial. Il y a cinq ans, la discussion dans les milieux monétaires internationaux tournait autour de la montée des BRICS. Il s’est avéré que les BRICS pourraient représenter un sérieux défi à l’hégémonie du dollar américain. Puis l’histoire autour de BRICS a perdu de l’ampleur en 2014-15. Mais cela change actuellement.

Lors du Sommet des dirigeants du G20 à Hangzhou, en Chine lors du mois de septembre 2016, BRICS a fait une demande très intéressante. Les membres de cet organisme ont beau atteindre 22% de l’économie mondiale, mais ils ne détiennent que 14,89 % des voix au FMI.

Tout pays ou groupe de pays possédant 15 % des voix a un pouvoir de veto sur certaines décisions importantes du FMI, y compris l’émission de DTS. Un seul pays a plus de 15% aujourd’hui : il s’agit des États-Unis. Les BRICS demandent maintenant que leur vote au FMI se rapproche de leur part de l’économie mondiale, c’est-à-dire au-delà du seuil des 15%.

Si cela se produisait, le FMI ne serait en mesure d’inonder le monde de DTS – dans l’hypothèse d’une crise de liquidité – qu’à condition que les BRICS donnent leur accord. Nul ne doute que les BRICS seront d’accord, mais seulement si d’autres mesures sont simultanément prises, afin notamment de détruire la position privilégiée du dollar américain dans les paiements et dans les réserves mondiales. Les BRICS sont donc bel et bien de retour et cela aura des implications importantes sur l’adoption des DTS… mais aussi sur le dollar.

or

Dans sa dernière interview sur KWN, Stephen Leeb a expliqué que le déclin de l’or de ces deux dernières années a été causé en grande partie par la BRI (la banque centrale des banques centrales)  qui avait décidé en 2013 que l’or ne faisait pas partie des sources de liquidités de référence. Cependant les choses pourraient bien changer avec l’inclusion de l’or dans les DTS du FMI, ce qui aurait d’énormes conséquences positives pour le métal jaune :

« Durant le week-end dernier, une réunion à laquelle ont participé différent ministre et économiste s’est tenue à Dubaï. L’un des plus grands économistes de Grande-Bretagne y a fait un commentaire qui a retenu toute mon attention. En bref, il a dit que l’inclusion de l’or dans les droits de tirage spéciaux (DTS) était inévitable. Il a également déclaré que cette inclusion serait facilitée si la Chine déclarait la quantité d’or qu’elle possède.

Pour mesurer la portée de ces déclarations, il faut remonter à 2013 lorsque l’or s’est effondré d’environ 30 %. À l’époque, tout le monde s’attendait à ce que la BRI confère à l’or le statut de source de liquidités de référence dans le cas d’un nouvel événement de type 2008-2009. À vrai dire le déclin du métal jaune en 2013 a eu lieu à cause de cette exclusion, la BRI n’ayant fait aucune mention de l’or lorsqu’elle a évoqué les sources de liquidités de référence.

À partir de ce moment, le métal jaune a commencé à se comporter de façon contre-intuitive. Alors que l’Europe tanguait, le marché de l’or n’est pas parti à la hausse comme il aurait dû. Et lorsque la crise de Chypre a éclaté, nous avons même assisté à une nouvelle baisse.

À l’époque, la BRI était désespérée

La Banque des Règlements Internationaux, en prenant cette décision, a simplement dit qu’elle ne considérait pas l’or comme une monnaie. Je pense qu’ils l’ont prise par désespoir parce que l’or était l’un des actifs les plus performants depuis la catastrophe de 2008-2009.

Si la BRI avait intégré l’or dans les monnaies acceptables tout le monde se serait mis à en acheter car il s’agit de la monnaie la plus sûre à long terme, bien plus sure que le dollar ou que sais-je. Si la BRI avait agi ainsi le cours de l’or aurait décollé.

L’or va faire son grand retour officiel en tant que monnaie

Les déclarations de l’économiste britannique sont importantes car elles suggèrent que l’or va faire son grand retour officiel en tant que monnaie dans le cadre des droits de tirage spéciaux du FMI. Si l’or est ajouté au panier de devises qui inclut pour le moment le dollar, le yen, l’euro, la livre et peut-être le yuan (note : en septembre prochain, lorsque le FMI révisera le panier de devises qui composent les DTS) cela signifiera que le métal jaune est à nouveau considéré comme une monnaie.

Lorsque l’or sera mis à parité avec les autres monnaies papier tout le monde voudra posséder du métal jaune car il s’agit de la monnaie ultime. (…)

La BRI n’a fait que retarder l’envolée de l’or

Les conséquences de tout ceci sont profondes. Il se peut que le cours de l’or ne s’envole pas immédiatement parce que les Chinois et d’autres nations orientales souhaitent en accumuler davantage. Mais même si la BRI n’a fait que retarder l’inévitable lorsque l’or retrouvera sa place, il ne pourra qu’être radicalement réévalué à la hausse. (…)

En bref : nous nous dirigeons vers un système monétaire dans lequel l’or jouera un rôle prépondérant. Et quand on compare la valeur actuelle du métal par rapport à l’économie cela signifie que son cours devra être multiplié de plusieurs fois. Il pourrait dépasser la valeur actuelle du Dow Jones, soit 18.000. »

Dans l’interview de James Turk que nous avons sous-titrée, il affirmait qu’il faudrait surveiller de près septembre 2015, le FMI ayant prévu de discuter la composition des fameux droits de tirage spéciaux, ou DTS (SDR en anglais), ce qui pourrait déboucher sur l’inclusion du yuan. À quoi servent les DTS, pourquoi les Chinois souhaitent que leur monnaie y soit intégrée, et pourquoi est-ce important ?

Les DTS, c’est quoi ?

Les droits de tirage spéciaux sont une unité monétaire utilisée par le FMI. Ils ont été créés en 1969 pour, en gros, remplacer l’or. Il ne s’agit pas d’une devise en tant que tel, mais ils sont utilisés de cette façon entre les pays. Tous les membres du FMI payent une contribution pour être membres ; chaque pays reçoit alors une certaine quantité de DTS en fonction de la taille de son économie. Ces DTS peuvent ensuite être prêtés, convertis en devises, empruntés, etc.

Actuellement, les DTS sont composées d’un panier de 4 devises : le dollar américain, la livre sterling, le yen et l’euro. Pour qu’une devise puisse intégrer le panier des droits de tirage spéciaux, elle doit satisfaire à certains critères. La Chine s’est donné beaucoup de mal pour y satisfaire, notamment en travaillant sur l’internationalisation du yuan, la possibilité de l’échanger aux 4 coins du monde, en augmentant ses réserves en or, etc.

Cela dit, en quoi l’inclusion du Yuan dans les DTS est-elle importante ? Si cela arrive, il s’agira d’un signal fort montrant que le système monétaire international est en train de changer, que l’influence, la puissance et le prestige de la Chine grandissent, ce qui signifie que l’aura de l’occident diminue. Actuellement, le dollar américain représente 42 % du panier. Si le yuan est inclus, cela signifie que la quote-part des autres devises devra baisser pour faire de la place à la monnaie chinoise.

Mais nous, citoyens, n’utilisons pas les DTS. En quoi cela nous concerne-t-il ?

Il est clair que vous n’utilisez pas les DTS pour faire vos courses au supermarché. Mais le pouvoir d’achat du dollar, et de l’euro dans une autre mesure, dépend en partie de la quote-part que la devise occupe dans les DTS. Directement, ils ne sont pas importants pour nous, mais ils le sont pour les pays et les banques centrales, qui émettent l’argent que nous utilisons.

Si Jim Rickards devait avoir raison, si la prochaine crise financière devait déboucher sur le FMI devenant la nouvelle banque centrale mondiale, les DTS auront une importance cruciale. La réinitialisation de la valeur des devises principales du monde, en fonction de leur importance dans les DTS, aura un impact direct sur votre pouvoir d’achat.

Ceci dit, la raison pour laquelle la Chine souhaite avoir sa monnaie intégrée dans les droits de tirage spéciaux doit être désormais évidente. Cependant, les États-Unis disposent d’un droit de veto au FMI, et ils pourraient l’utiliser. Cependant, des rumeurs font état de la volonté du FMI de supprimer ce droit de veto aux États-Unis, alors que les BRICS font de plus en plus pression pour que leur poids économique soit mieux pris en compte dans les instances internationales, et notamment au FMI. Mais il ne s’agit pas que les pays émergents : en 2010, l’Allemagne avait déjà demandé aux États-Unis d’abandonner de leur propre chef ce privilège.

Pour certains analystes (dont celui de la seconde source qui a servi de base à la rédaction de cet article), la fin du droit de veto américain au FMI pourrait être décidée durant les premiers mois de 2015 ; il s’agirait de la grande « réinitialisation économique » que n’a cessé d’évoquer Christine Lagarde dans de multiples interviews et discours durant les 6 derniers mois.

La fin du veto américain aurait donc lieu juste avant la fameuse réunion sur les DTS, qui n’est programmée que tous les 5 ans. Ce ne serait donc pas une coïncidence. Et si les Américains devaient conserver leur droit de veto, cela signifie-t-il qu’ils l’utiliseront pour bloquer l’entrée du yuan ? Pas nécessairement, car les Chinois pourraient, comme Turk l’a suggéré, décider de faire cavalier seul en annonçant la convertibilité du yuan en or après avoir annoncé leurs réserves officielles. Et rien que cette menace (parmi tant d’autres : la Chine pourrait vendre tous ses bons du Trésor, prendre des positions au Comex et demander la livraison, etc.) pourrait obliger les États-Unis à ne pas faire obstruction.

Sources : alt-market.com et lonestarwhitehouse

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Paul-volcker-Or-DTSLes adversaires bien-pensants des « adeptes de la théorie du complot » (soit de gens lucides obligés de recourir à des explications gênantes lorsque rien d’autre ne permet d’expliquer un événement tordu) ont toujours de quoi réfuter les théories complotistes jusqu’à ce que la vérité finisse par éclater au grand jour, de l’empoisonnement de Yasser Arafat au polonium au scandale du Libor en passant par les révélations de Snowden sur les agissements de la NSA avec la complicité de géants de l’Internet comme Facebook ou Google.

En ce qui concerne l’or, un télégramme top secret déclassifié de 1968 prouvait que les Américains se battaient bel et bien pour garder la main sur l’or. ZeroHedge avait craché le morceau il y a déjà 4 ans.

Voici ce que dit le télégramme dans son passage le plus important :

« Si nous voulons disposer de la possibilité de rester les maîtres de l’or, un accord international sur les règles du jeu semble être une urgence. Ce serait se fourvoyer que d’attendre et voir comment les droits de tirages spéciaux (http://fr.wikipedia.org/wiki/Droits_de_tirage_sp%C3%A9ciaux) vont se développer. Enfin, notre challenge consiste à obtenir très rapidement un accord international au lieu que celui-ci s’obtienne après de longues années. »

Les droits de tirages spéciaux sont une monnaie de réserve de substitut créés afin de remplacer l’or. De nombreux pays ont converti leur or en DTS, tandis que les États-Unis en profitaient pour conserver le leur.

Mais désormais, dans un mémo de 1974, on apprend non seulement pourquoi l’or doit être contrôlé, mais aussi à quoi sert réellement une institution comme le FMI (pour rappel, son objectif est soi-disant de favoriser le développement économique). De quoi donner raison une fois de plus aux conspirationnistes fous qui disent que le FMI est le bras financier des Etats-Unis. À croire que la folie est un ingrédient indispensable à la vérité !

Voici le passage le plus important du mémo gouvernemental envoyé à Paul Volcker, ancien président de la Fed :

« Les objectifs américains pour le système monétaire international, un système durable, stable, avec les DTS (soit le dollar) en tant que pierre angulaire, sont incompatibles avec un système de réserves dans lequel l’or joue un rôle important…  Toute augmentation du cours de l’or renforcerait son pouvoir, pour diminuer celui des DTS. »

« Afin d’encourager et de faciliter l’éventuelle démonétisation de l’or, notre position est de contrôler le cours actuel de l’or, de maintenir l’accord actuel de Bretton-Woods pour interdire l’achat d’or à un prix supérieur à celui du cours et d’encourager la vente progressive d’or sur les marchés privés. Une route alternative à cette démonétisation pourrait impliquer une substitution des DTS par de l’or au fonds monétaire international, ce dernier vendant ensuite petit à petit l’or sur les marchés privés, en allouant les bénéfices aux détenteurs de cet or… Toute redéfinition du rôle de l’or doit être basée sur le principe stipulé ci-dessus : les DTS doit devenir le nouveau centre du système, utiliser l’or sous une forme ou sous une autre est hors de question, par exemple un système double papier et métal, avec les 2 actifs en concurrence. »

Après quoi Bernanke dira qu’il ne sait pas à quoi sert l’or…