Tags Posts tagged with "Emploi américain"

Emploi américain

0
Egon von Greyerz

Interview d’Egon von Greyerz, publiée le 5 juin 2016 sur KWN :

« Vendredi dernier, de nouveaux chiffres ont été publiés. Ils ont choqué le microcosme financier malgré le fait qu’ils sont manipulés. Il n’y a eu que 38.000 emplois créés, soit bien moins qu’attendu. Si vous ajoutez à cela que dans ces emplois il y a 244.000 emplois fictifs et 484.000 travailleurs qui ont été forcés de passer d’un temps plein à un temps partiel, cela signifie une réduction de 690.000 postes à temps plein !

Depuis 2007, la population en âge de travailler a augmenté de 21 millions alors que durant la même période, 5 millions d’emplois furent créés dont seulement 2 millions à temps plein. La qualité de l’emploi baisse également dramatiquement. Depuis 2007, 1,5 million d’emplois ont été perdus dans l’industrie tandis que 1,5 million d’emplois ont été créés par les bars, restaurants, etc. Mais à cause du mode de calcul idiot qui est utilisé, le taux de chômage a baissé, passant de 5 à 4,7 %. Le fait que des gens capables de travailler quittent la population active est totalement ignoré. Il y a aujourd’hui 95 millions d’Américains capables de travailler qui sont dans l’incapacité de trouver un emploi. Et pour ceux qui travaillent, le salaire moyen baisse depuis les années 70.

Ces chiffres ne sont pas le signe d’une économie florissante. Pourtant, la planète entière se focalise ces chiffres mensuels manipulés, comme ceux de l’emploi. L’économie américaine, ainsi que celle de nombreux autres pays, et en faillite et ne doit son sursis qu’aux taux négatifs ou zéro et à la création monétaire. La dette fédérale américaine a plus que doublé depuis le début de la crise en 2007. Les crédits auto et étudiants ont augmenté exponentiellement pour dépasser aujourd’hui le trillion de dollars. Les bénéfices des entreprises baissent tandis que la plupart des chiffres concernant l’immobilier et les ventes de détail sont en baisse.

Les observateurs des marchés ignorent complètement la réalité des chiffres et les tendances à long terme pour se concentrer sur ce que la Fed fera. La plupart des gens ne comprennent pas que la Fed ne peut que nous mener en bateau. Le relèvement des taux en décembre fut effectué à contre-courant des tendances économiques domestiques et internationales, ainsi que des politiques monétaires mondiales. Alors que de plus en plus de nations recourent aux taux négatifs, il est tout à fait injustifiable pour la Fed de croire qu’elle peut faire le contraire. Il y a aujourd’hui plus de 10 trillions de dollars de dette gouvernementale dont les taux sont négatifs. Comme je l’ai dit en décembre, le relèvement des taux fut une anomalie ; je ne crois pas que la Fed puisse agir à nouveau dans les mois à venir, ni même cette année. (…) »

0
lingots d'argent

Interview de John Embry de KWN (5 avril 2016) :

« Les derniers chiffres de l’emploi américain sont un embarras pour leurs auteurs. Toute personne ayant examiné les statistiques des ventes de détail et l’activité dans le secteur de la restauration a du mal à percevoir un regain d’activité dans ces secteurs. Et pourtant, on nous affirme avoir enregistré de nombreuses créations d’emplois.

Et si on ajoute à cela les pertes reconnues de 29.000 emplois dans l’industrie et le nombre totalement factice d’emplois créés par le modèle des créations et disparitions d’entreprises, parler de 215.000 créations d’emplois est tout simplement idiot.

Cela n’a pas empêché les manipulateurs du marché de monter à nouveau au cric le Dow Jones tandis que l’or et l’argent étaient massacrés (ce vendredi). A un moment donné, l’argent était même en baisse de 60 centimes, soit de 4 %, au COMEX.

L’argent métal est l’actif le meilleur marché de la planète

Je pense que l’argent métal est actuellement l’actif le meilleur marché de la planète, le massacrer à l’occasion de la publication de chiffres de l’emploi bidons n’a donc aucun sens. Je pense qu’ils deviennent très nerveux par rapport à ce qui se passe en coulisse.

Comme vous le savez, cela fait des années que je dénonce vivement la manipulation des métaux précieux. Avec un associé, nous avons rédigé il y a plus de 10 ans un papier long de 60 pages sur le sujet. Après l’avoir relu récemment, je ne modifierais aucune allégation.

En fait, si j’avais l’énergie de le mettre à jour, il pourrait désormais excéder la longueur de l’épique « Guerre et Paix » de Tolstoï. J’ai dès lors été fasciné lorsqu’un agent bien connu du gouvernement a déclaré récemment (note : il s’agit de Jim Rickards) :

«  J’ai parlé avec un Docteur en statistiques qui travaille pour l’un des plus gros hedge funds du monde. Je ne peux pas mentionner son nom mais il s’agit d’une société bien connue. Il a analysé les cours d’ouverture et de fermeture du COMEX sur 10 ans. Il a été abasourdi par les résultats. Il a dit : il s’agit du cas de manipulation le plus flagrant que j’aie jamais vu. Si, sur l’open market, vous aviez acheté après la fermeture et vendu juste avant l’ouverture, chaque jour, vous auriez enregistré un profit. Statistiquement, c’est impossible à moins que le marché soit manipulé. »

Ce commentaire me conforte donc. J’ai été aussi frappé par la réponse très intéressante de Bill Dudley (qui fut président de la Fed de New York pendant 6 ans) face à une question posée, à l’occasion d’un débat public, lui demandant si la Fed ou le gouvernement américain avait réalisé des swaps d’or ou vendu du métal sur le marché physique durant les 20 dernières années. Il a répondu : « je ne répondrai pas à cette question ».

Je dois admettre que je l’admire pour avoir botté en touche au lieu de mentir ouvertement. En raison de tout ceci, je pense donc que nous nous rapprochons d’une explosion majeure de l’or et de l’argent. Pour en revenir à cet agent du gouvernement (Rickards), il est encourageant d’entendre qu’il dit qu’à la prochaine réinitialisation du système monétaire, proche, le cours de l’or serait de minimum 10.000 $ et pourrait grimper jusqu’à 50.000 $.

Les Chinois et les Russes le savent, c’est pourquoi ils achètent de l’or à tour de bras. Je ne peux que conseiller à vos lecteurs et à vos auditeurs de faire la même chose. À court terme, le prix est immatériel. L’important est d’acquérir un maximum d’or et d’argent physique tant qu’ils sont encore disponibles. »

2

Les chiffres de l’emploi américain ont surpris en décembre : 292.000 créations de postes alors que le consensus s’attendait à 200.000. John Crudele du NY Post s’est penché sur les chiffres du BLS pour découvrir avec stupeur que les chiffres non ajustés rapportent en réalité… 11.000 emplois créés !

Dans son article (source), Crudele commence par donner la marche à suivre pour vérifier ses dires sur le site du BLS et obtenir l’écran ci-dessus. Voici une méthode plus rapide :

  1. Cliquez sur http://data.bls.gov/cgi-bin/dsrv?ce
  2. Cochez « Not Seasonally Adjusted » et cliquez sur « Next Form »
  3. Cliquez sur Total Nonfarm
  4. Cliquez sur ALL EMPLOYEES, THOUSANDS et cliquez sur « Next Form »
  5. Cliquez 0000000Total nonfarm et sur « Next Form »
  6. Cliquez sur Retrieve Data

Voici ses commentaires :

« Vous obtenez ainsi les données brutes, avant la magie des ajustements saisonniers. Laissez-moi insister sur le fait qu’il s’agit des données du Département du travail. (…) Elles compilent l’ensemble des emplois disponibles aux États-Unis. Le total montre qu’en décembre 2015, les États-Unis offraient 144,191 millions d’emplois même s’il s’agit d’un chiffre préliminaire en raison du « (P) »qui se trouve à côté.

Observons désormais le chiffre qui se trouve à côté, qui correspond à celui du mois précédent. On peut lire 144,180(P) pour le mois de novembre 2015. Même un enfant de 8 ans est capable d’effectuer cette opération arithmétique : 144,191 millions – 144,180 millions = 11.000 emplois créés entre novembre et décembre 2015.

On est donc bien loin des 292.000 créations d’emplois annoncées par le département du travail. (…)

Cela dit, utiliser les ajustements saisonniers est normal en économie. Les ajustements permettent de lisser les déclins importants de juillet, lorsque certains emplois dans l’enseignement et dans l’automobile s’arrêtent, ainsi que les déclins de janvier, lorsque de nombreux emplois temporaires pour les fêtes prennent un terme.

Mais les ajustements saisonniers masquent également la réalité, soit que 2015 s’est terminée normalement et non sur un feu d’artifice. (…)

Cela dit, 11.000 créations d’emplois est une bonne performance en termes non ajustés. Il s’agit même de la meilleure performance de décembre de ces 10 dernières années. Depuis 2005, décembre a connu en moyenne 292 pertes d’emploi. (…)

En décembre 2014, les 6.000 emplois créés étaient passés à 252.000 après ajustement saisonnier. C’est toute leur magie. Le seul problème étant que ces emplois sont fictifs. (…)

La performance réelle de l’emploi aux USA en 2015

Pour rester dans les faits, les données brutes montrent que 2,7 millions d’emplois ont été créés entre décembre 2014 et décembre 2015. Il s’agit d’une performance décente, même si c’est insuffisant pour compenser les pertes d’emploi de la Grande Récession ainsi qu’embaucher les personnes qui rejoignent la population active. De plus, le secteur de la santé représente 20 % de ces 2,7 millions d’emplois créés, probablement une conséquence directe d’Obamacare plutôt qu’un signe d’une économie en pleine forme. (…) »

John Embry

Interview de John Embry du 11 novembre 2015 publiée sur KWN :

« Il s’agit probablement de l’attaque sur les métaux précieux la plus concertée de l’histoire. Pourtant, j’en ai vu beaucoup durant ces 40 années à observer les métaux précieux. La férocité de cette attaque a été très bien illustrée sur KWN par Jason Goepfert, qui a noté que pour la première fois de l’histoire l’or a clôturé en baisse durant 14 des 16 dernières sessions.

Cependant, je pourrais facilement démontrer que l’attaque sur l’argent fut encore pire vu que le métal a été poussé à des niveaux qui rendent quasi tous les producteurs d’argent pur non rentables. Mais vu que plus de 50 % de la production d’argent est un produit dérivé de la production de métaux de base, l’approvisionnement n’a pas encore été impacté.

D’innombrables fermetures de mines sont à anticiper

Mais les évolutions du secteur des mines des métaux de base indiquent qu’il faut s’attendre à d’innombrables fermetures dans le futur, ce qui impactera significativement la production d’argent. Alors qu’environ 75 % de la production d’argent est utilisée pour de nombreuses applications médicales et industrielles, il n’en restera plus beaucoup pour les investisseurs au moment même où on en aura le plus besoin.

Une rumeur circule à propos d’un nouveau processus de fabrication des panneaux solaires dans lequel l’aluminium remplacerait l’argent. Ce genre de rumeur a tendance à circuler lorsque le cours de l’argent touche le fond. Je suis donc très sceptique à propos de cette nouvelle.

Comme nous l’avons dit la semaine dernière, cette attaque sur les métaux précieux a été déclenchée par Janet Yellen et sa position soi-disant dure sur la hausse des taux d’intérêt avant la fin de l’année. Cela aurait pu être crédible si les marchés actions n’avaient pas augmenté tandis que l’or et l’argent étaient massacrés.

Jamais les marchés actions n’ont été autant surévalués

Ne vous y trompez pas, s’ils sont vraiment sérieux à propos de cette hausse des taux, les marchés actions sont extrêmement vulnérables car jamais ils n’ont été aussi surévalués depuis que j’ai débuté ma carrière, soit il y a plus de 52 ans. Les volumes et la profondeur des marchés sont atroces tandis que l’optimisme est excessif.

Cependant, on a connu encore pire idiotie vendredi dernier avec la publication des chiffres de l’emploi du BLS pour octobre, annonçant 271.000 créations de postes. Soit 80.000 de plus que la plus haute estimation. Le fait que plus de la moitié des créations d’emplois annoncées provient du modèle complètement discrédité des créations et fermetures d’entreprises, censé estimer la création d’emplois dans les PME, explique tout. Rien dans les données micro-économiques d’octobre ne permet de valider un chiffre qui s’approche de celui publié.

Que se passe-t-il vraiment en coulisse ?

Quoi qu’il en soit, cette publication a facilité un nouveau massacre de l’or et de l’argent sur le Comex, car les investisseurs en ont conclu que la hausse des taux de décembre était acquise. D’où la question suivante : que se passe-t-il vraiment en coulisse pour pousser les planificateurs centraux à agir ainsi ? On a assisté à une explosion des prises en pension (reverse repo) par la Fed il y a quelques mois, qui ont atteint des niveaux bien supérieurs à ceux de la crise de 2008, ce qui suggère que quelque chose a dérapé en coulisse.

Au lendemain de cet événement, les marchés actions mondiaux ont été dopés avec l’aide considérable des banques centrales tandis que l’or et l’argent, en pleine ascension, se sont retrouvés sous pression. Il y a aussi la problématique du dollar surévalué dans un contexte d’antagonisme grandissant du côté des plus gros porteurs d’obligations américaines, dont une grande partie a annoncé avoir vendu récemment des quantités non négligeables de Treasuries.

Il ne faut pas perdre de vue que l’or et l’argent sont les pires ennemis du dollar car ils représentent la véritable monnaie. Ils sont l’inverse du dollar, la monnaie de réserve mondiale émise par un pays de plus en plus en faillite chaque jour qui passe. Les mois prochains vont être très intéressants. Une exposition importante à l’or et l’argent physique est le meilleur antidote contre ce que l’avenir nous réserve. »

0

Interview de Robert Fitzwilson du 5 avril 2015 sur KWN :

« Cette semaine s’annonce particulièrement animée. Non seulement le spectre d’une catastrophe plane en Grèce mais les chiffres de l’emploi américain publié vendredi vont ajouter un peu de piment à la situation. Bien sûr, il y a toujours cette instabilité au Moyen-Orient où on est très proche d’un conflit militaire direct entre l’Arabie Saoudite et l’Iran.

Les chiffres de l’emploi américain devraient indiquer à tout le monde, à l’exception des groupies des banquiers centraux, qu’il n’y a pas de reprise économique globale. On avait vanté la résilience de l’économie américaine par rapport au reste du monde. Cependant petit à petit, les rustines perdent de leur efficacité et les astuces statistiques utilisées pour produire les chiffres économiques sont démasquées. Même les médias dominants ne parviennent plus à cacher le désastre derrière les chiffres rapportés.

Peu d’emploi créé et uniquement pour les personnes les plus âgées

En ce qui concerne les créations d’emplois (note : 126.000 seulement) , nous avons eu droit à seulement la moitié de ce qui est nécessaire pour faire face à la croissance démographique sans même parler de ce que nous aurions besoin pour sortir de cette dépression. Mais ce qui est encore plus inquiétant c’est que ces emplois ont été décrochés par les plus de 55 ans. Nous comprenons pourquoi cela se produit mais cela reflète une déconnexion tragique entre les différentes générations (voir ci-dessus).

Si cela devait se poursuivre cette déconnexion mènera inévitablement à des troubles et des conflits entre ceux qui ont du travail et les autres. (…)

La caisse d’assurance invalidité sera vide d’ici 2 ans

Les filets de la sécurité sociale ont fait beaucoup pour aider les chômeurs. Cependant l’un des programmes qui a connu la plus grosse augmentation de ces inscriptions, c’est la caisse d’assurance invalidité (SSDI). La dernière projection, publiée cette semaine, montre que cette caisse n’aura plus d’argent d’ici 2 ans (ci-dessous).

caisse-invalidite-etats-unis

Cette estimation est pourtant optimiste car ceux qui rentrent un dossier de handicap au lieu de s’inscrire au chômage, ne cessent d’augmenter (+ 49,7 % en dix ans, voir ci-dessous)). Nous pensons que le versement de ces allocations sociales se poursuivra donc que le déficit fédéral se creusera davantage. Vu que la Fed a mis fin à son QE de 85 milliards de dollars par mois, les manques pour couvrir les trous des caisses sociales devront être couverts. On peut donc s’attendre à une nouvelle forme d’assouplissement quantitatif qui pourrait servir à payer directement les allocataires sociaux.

handicapes-usa-tendance

Pour en revenir au Moyen-Orient, la situation se détériore rapidement dans une zone où la majorité du commerce mondial maritime transite. (…) Le cours du pétrole sera extrêmement volatile jusqu’à la stabilisation de la situation. (…)

Cela chauffe en Grèce

En Grèce, après la curiosité, c’est la nervosité qui domine. Alors que la BCE se positionne pour mettre la main sur les dépôts grecs, la stratégie du quitte ou double du gouvernement grec est sur le point de déboucher sur un feu d’artifice, nous allons bientôt connaître l’épilogue. Nous nous attendons à une résolution qui créera beaucoup d’animosité dans les deux camps. Les Grecs se retrouveront sans rien. Nous sommes certains qu’ils referont surface mais après une période de transition brutale. Du côté de la BCE, non seulement on veut récupérer son argent mais aussi envoyer un message fort aux autres pays qui seraient tentés par la stratégie de la confrontation totale ou la sortie de la zone euro en brandissant la menace de forcer le remboursement des dettes. (…) »

0

Interview du 8 mars sur KWN :

« Le rapport NFP (non farm payroll) de février est une énorme farce. Il ne reflète pas du tout la pléthore de chiffres négatifs enregistrés durant ce mois comme la chute du secteur de la construction, les commandes industrielles et de biens durables décevants, la consommation des ménages négative et les ventes au détail, la faiblesse de l’immobilier, etc.

De plus, les chiffres de la société privée ADP rapportent 212.000 créations d’emplois en février soit beaucoup moins que les 295.000 du BLS. De plus, l’enquête conduite par le BLS auprès des ménages parle de seulement 96.000 emplois créés. Mais plus significatif encore, le taux de participation à la population active a de nouveau chuté.

Dans ces conditions, il est impossible que près de 300.000 emplois nets aient été créés alors que tant d’Américains sont découragés au point de ne plus chercher de travail. (…) »

Et ZeroHedge de noter d’autres divergences par exemple au niveau des emplois perdus dans le secteur pétrolier et gazier. En février, d’après le BLS, le secteur avait perdu 1900 emplois alors que les sociétés du secteur parlaient de 18.000 emplois détruits et 21.300 d’après Challenger, Grays and Christmas.

Et dans la version de mars, le BLS parle de 2.900 pertes d’emploi dans le secteur énergétique américain pour 39.600 d’après Challenger, Grays and Christmas (graphique).

James Turk Argent« Je vais commencer avec les chiffres de l’emploi américain, qui ont été publiés vendredi dernier. Il a quelques enseignements importants à en tirer, alors que ce rapport fut choquant sur plusieurs aspects.

Mis à part le résultat global, à savoir le très peu de création d’emplois qui a eu lieu en décembre 2013, le taux de participation de la population active est désormais tombé à 62,8 %, du jamais vu depuis mars 1978. Le rapport de vendredi ne fait que poursuivre une tendance qui a démarré en 2000, lorsque le taux de participation culminait à 67,3 %. Depuis, des millions de travailleurs ont quitté la population active.

Ce qui nous amène au second point important : les chiffres du chômage de vendredi contredisent le discours des banquiers centraux, ainsi que ceux qui estiment que tout va bien. Ce n’est pas vrai. Une économie ne peut être saine que lorsque le taux d’emploi est bon, mais aussi que la qualité des emplois est présente, soit les critères nécessaires à la création de richesse. Après tout, l’économie, ce sont des gens qui échangent des biens et des services utiles.

S’il existe de moins en moins de gens employés de façon productive, cela signifie moins de commerce, donc une économie plus faible. Voici une autre conséquence cruciale : une économie plus faible fragilise les banques qui utilisent des effets de levier énormes, notamment sur les crédits.

De façon inquiétante, à chaque fois que la qualité du bilan des banques est mise en question, cela signifie qu’une crise bancaire n’est jamais loin, car les épargnants se font du souci pour la sécurité de leur argent déposé. Et ils ont bien raison de s’inquiéter, car les banques à travers le monde possèdent énormément d’obligations souveraines, dont la qualité ne cesse de se détériorer alors que les déficits publics ne cessent de se creuser.

Le cas des États-Unis est exemplatif. Depuis le relèvement du plafond de la dette d’octobre, sa dette directe a augmenté de 0,6 trillion, pour atteindre 17,3 trillions de dollars. Ce chiffre annualisé correspond à 2 trillions. Il existe bien une minorité au Congrès qui tente de contrôler les dépenses de l’État, mais ce groupe semble être en minorité.

Résultats des courses, les politiciens devront bientôt tout simplement abandonner le concept de plafond de la dette, afin d’éviter tous ces débats destinés à le relever. Ils pensent qu’ils peuvent continuer à l’infini cette politique fiscale et monétaire non pérenne. La réalité est toute autre. La dette actuelle est tellement énorme qu’il est déjà trop tard.

Tout ceci est évidemment extrêmement positif pour l’or et l’argent. Cette dette incontrôlée entraînera la dévaluation de la monnaie afin d’alléger le fardeau de la dette. Cela a déjà eu lieu plusieurs fois hier, l’histoire ne fait que se répéter. Il n’est donc pas étonnant que les métaux précieux aient bien démarré l’année 2014.

En ce moment, l’or teste la résistance du seuil des 1250 $, l’argent des 20 $ l’once. Ce sont des niveaux clés. Lorsque les métaux précieux les auront franchis, et je pense que cela devrait arriver bientôt, il sera encore plus clair que l’on n’ira pas plus bas que le niveau que nous avons rencontré récemment, ainsi qu’en juin (1180 dollars).

L’or et l’argent continuent donc de consolider leur base de support. Le métal physique est accumulé à des prix cassés par des acteurs solides. Cela fait 13 ans que les métaux précieux sont l’une des classes d’actifs les plus performantes. Et maintenant que la Fed est en train de perdre le contrôle des taux, la pérennité de la dette publique sera remise en question, dette qui est détenue par de nombreuses banques. Conséquence : le cours de l’or et de l’argent va exploser en 2014. »

Source : interview de James Turk sur KWN http://kingworldnews.com/kingworldnews/KWN_DailyWeb/Entries/2014/1/13_Turk_-_Global_Chaos%2C_Turmoil_%26_A_Gold_%26_Silver_Spike_In_2014.html

0

Emloi-Americain-Chiffres-ManipulesLes gouvernements occidentaux, acculés par des décennies de politiques économiques désastreuses, préfèrent cacher les problèmes plutôt que les affronter. C’est ainsi que, durant cette période, ils n’ont cessé de revoir les modes de calcul de l’inflation, du PIB et du taux de chômage. On moque souvent les statistiques publiées par la Chine, mais à ce niveau-là, les États-Unis ou les pays européens n’ont rien à envier à l’empire du Milieu.

En octobre 2012, le BLS (Bureau of Labour and Statistics, et non une forme condensée de « bullshit »), a publié des chiffres étonnamment roses en ce qui concerne le chômage, passant de 8,1 à 7,8 %, et ce juste avant la présidentielle. De nombreuses personnes furent littéralement choquées en découvrant ce chiffre, mais furent directement accusés d’être des adeptes de la théorie du complot, l’étiquette que l’on colle de façon si pratique à ceux qui ne gobent pas tout ce qu’on essaye de leur faire avaler. L’ancien CEO de General Electric, Jack Welsh, fut notamment accusé d’être un conspirationniste fou pour avoir ouvertement accusé Chicago d’avoir manipulé les chiffres.

Pourtant, des aberrations concernant ces chiffres circulaient déjà sur Internet dans la journée, notamment une explosion du nombre d’emplois à temps partiels créés. Mais aujourd’hui, la manipulation a été exposée via un article du New York Post, de John Crudele. Extraits importants :

« Les chiffres, d’après une source bien informée, ont été manipulés. Le bureau des statistiques, qui effectue les enquêtes, le savait. 2 ans avant les élections, le bureau avait attrapé la main dans le sac un employé qui fabriquait des chiffres utilisés pour produire les statistiques de l’emploi, l’un des indicateurs économiques les plus suivis du pays.

Cependant, cette source affirme que la tromperie concernait bien plus qu’un employé. Les manipulations ont même atteint leur paroxysme alors que le président Obama tentait de se faire réélire en 2012, et elles continuent aujourd’hui.

« Cet employé n’est pas le seul, » a déclaré l’informateur, qui a souhaité conserver l’anonymat pour le moment, mais qui est prêt à témoigner devant le congrès si besoin.

Par contre, il a cité l’employé en question : Julius Buckmon, en fournissant au journal des documents servant de preuves. Lorsque Mr Buckmon a été interrogé par le journaliste, il a déclaré qu’il avait reçu pour instruction de la part de ses supérieurs de manipuler les chiffres.

Il avait pour tâche d’appeler des ménages américains pour les interroger sur leur situation. Lorsqu’il ne recevait pas de réponse, il rapportait une conversation bidon dans laquelle la personne occupait automatiquement un emploi.

Alors que la direction était au courant de la situation, elle n’a jamais communiqué à ce sujet. »

0

Or-PapierDe John Hathaway, interviewé sur KWN :

“Les attaques du cours de l’or ont toujours lieu lorsque des chiffres importants doivent sortir, comme les statistiques de l’emploi américain de vendredi. 90 tonnes d’or papier ont été balancées sur le marché, événement qui a été suivi par énormément d’achats physiques.

C’est devenu une rengaine : une nouvelle sort, on vend du papier, le cours descend, les Chinois et les Indiens en profitent pour acheter du physique. Je ne sais pas quand cette guerre entre le marché de l’or papier de l’or physique va trouver son épilogue, mais pour le moment, c’est toujours le marché papier qui a la main.

0

Pologne-Pensions-ConfiscationRésumé des interviews d’Egon von Greyertz et de Michael Pento publiée ce week-end sur KWN (ici et ici).

Entre vendredi et le week-end, 2 événements importants ont eu lieu. Tout d’abord, la publication des chiffres de l’emploi américain vendredi dernier, qui furent catastrophiques (et qui explique la remontée brutale de l’or), avec des statistiques mauvaises pour le mois d’août, ainsi qu’une grosse révision à la baisse des chiffres de juillet. Malgré tout, ce n’est pas le point le plus remarquable, comme le note Michael Pento : les Américains qui font partie de la population active sont de moins en moins nombreux. La population active aux USA est de 63,2 %, soit le plus bas niveau depuis 1978. Il y a actuellement 90 millions d’Américains qui ne font pas partie de la population active. Si on prenait en compte le taux de population active du début du premier mandat d’Obama, le chômage serait déjà de plus de 11 % aux États-Unis, où le revenu réel ne cesse de baisser depuis 1970.

Cela signifie que les gens qui travaillent pour financer ceux qui ne travaillent pas sont de moins en moins, ce qui va évidemment rajouter un coup de pression sur les finances américaines. Aux États-Unis, comme le fait remarquer Egon von Greyerz (article publié aussi sur ZeroHedge sur le sujet), 7 Américains sur 10 reçoivent plus d’argent de l’État qu’ils n’en donnent.

Pensions en Pologne : 37 milliards confisqués

Mais l’autre bombe de ce week-end, c’est la décision prise en sur les pensions en Pologne. Ils ont décidé d’annuler 37 milliards de dollars de dettes qui étaient détenues par des fonds de pension, ce qui signifie que les retraités sont plus pauvres de 37 milliards de dollars. De nombreux gouvernements vont imiter la Pologne à l’avenir. Ils vont utiliser les épargnes pension afin de diminuer leur dette, affirme Egon von Greyerz. Cela arrivera en Europe et aux États-Unis, il en est certain. De son côté, Michael Pento estime que le hold-up se fait déjà via l’inflation, mais les États-Unis pourraient également recourir à la « méthode polonaise ».

En ce qui concerne la dette des pays européens, la plupart des nations du Vieux continent ont vu leur endettement progresser de 15 à 25 % par rapport au PIB. Il s’agit d’un désastre total pour le Portugal, l’Espagne, l’Irlande, la Grèce et l’Italie, toujours selon Egon von Greyerz.