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Epargne

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Pshhhh !

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Je ne sais pas pour vous, mais en ce qui me concerne, mon « pifomètre » frétille, que dis-je, il s’affole… Bon, je vous l’accorde bien volontiers, le « pifomètre » n’est pas un instrument très « scientifique », pourtant c’est comme le « louchomètre », c’est parfois très efficace. Bref, et vous, que vous disent vos « pifomètres » ?

Je sens que les marchés ont beaucoup monté, trop monté même. Depuis quelques jours, l’or qui consolidait repart à la hausse avec une belle dynamique… une dynamique trop belle pour être « honnête », et mon « pifomètre » me souffle que quelques « grosses mains » (comprendre « des riches qui ont les bonnes informations parce qu’ils connaissent les bonnes personnes ») sont en train de vendre des actions pour acheter de l’or.

Mon pifomètre me susurre également aux oreilles que le combat de titan qui se joue entre les nationalistes à la Trump et les mondialistes à la Clinton est une bataille à mort et qu’elle ne va pas tarder à dégénérer sur le front économique sans doute lorsque Trump aura été investi et sera le locataire officiel de la Maison Blanche.

Voilà donc ce que me souffle l’instinct, rien de scientifique donc, pourtant les raisons pour une grande secousse ne manquent pas, et aujourd’hui je voulais revenir sur le dernier rapport accablant du FMI concernant la dette mondiale.

Au pays merveilleux du « tout va très bien », vous penserez donc à prendre quelques précautions et à sortir couverts par quelques actifs tangibles et onces de métaux précieux.

Rapport alarmiste du FMI…

Quand je dis à ma femme que le monde croule sous les dettes et que l’épargne, c’est la dette et la contrepartie à l’endettement généralisé – ce qui veut dire peu ou prou que si l’on ne rembourse pas les dettes, on ne rembourse pas l’épargne –, elle a du mal à me croire. Quand c’est le FMI qui le dit, cela va mieux. C’est sérieux le FMI. Ce sont des « zexperts » aux FMI. Tenez, regardez donc leurs résultats en Grèce. C’est brillant n’est-ce pas !

« Le 4 janvier 2017, le rapport semestriel alarmiste du FMI (Fiscal Monitor) fait froid dans le dos : huit ans après la détonation de la bulle immobilière qui avait enfanté la pire crise financière depuis la Grande Dépression du Jeudi Noir 1929, la dette n’a fait que continuer de s’enfler. En effet, la dette du secteur non-financier de l’économie mondiale (dette mondiale) a doublé (à prix courants) et atteint son apogée avec le montant record de 152 000 milliards de dollars, soit plus du double (2,25) de la richesse mondiale.

Ce phénomène a été facilité par les taux d’intérêt très bas, voire négatifs, imposés par plusieurs grandes banques centrales. Beaucoup de gouvernements se sont en effet endettés à travers des programmes de relance via des politiques d’assouplissement monétaire des grandes banques centrales pour tenter de relancer les économies nationales atones.

La plus grande partie de la dette est polarisée dans les pays nantis, mais la Chine demeure le pays qui a le plus emprunté qu’auparavant sur les dernières années. En effet, la dette chinoise a quadruplé depuis 2007 : alimentée par le secteur de l’immobilier et le shadow banking, la dette totale de la Chine est passée de 7 000 milliards de dollars en 2007 à 28 000 milliards de dollars à la mi-2014. À 282 % du PIB, la part de la dette chinoise, par rapport au PIB mondial, est plus importante que peut représenter celle des États-Unis ou de l’Allemagne.

La dette du Japon devrait atteindre 250 % de son PIB, celle de la Grèce 183 % tandis que celle de la France devrait frôler les 100 %, selon les nouveaux pronostics du FMI.

En outre, même si les pays les plus pauvres sont relativement moins endettés, beaucoup ont eu tendance à augmenter fortement leur recours au crédit.

Au niveau de la répartition sectorielle, les deux tiers de cette dette émanent du secteur privé, mais la dette publique de moult pays s’est aussi beaucoup développée depuis la crise financière.

Pour le FMI, cette envolée de l’endettement pose 4 problèmes différents

  • Le premier problème est le remboursement d’une telle dette : Comment rembourser une dette qui est plus de deux fois plus importante que la richesse de l’économie mondiale ?
  • Le deuxième problème est le remboursement, par les pays riches, d’une telle dette au regard d’une croissance économique anémique.
  • Le troisième problème tient au remboursement de la dette par les pays du Sud : pour rembourser leurs dettes, les pays du Sud doivent puiser fortement dans les réserves de change qu’ils ont accumulées au cours des dernières années en raison de la hausse des prix de leurs exportations. Ces réserves menacent de fondre à un rythme plus ou moins rapide (c’était notamment le cas de la République démocratique du Congo, de l’Équateur, du Pakistan, du Sri Lanka, du Bangladesh).
  • Le quatrième problème est le remboursement d’une telle dette au regard du scénario fort probable d’une reprise de la hausse des taux d’intérêt. L’épargne présente dans le secteur bancaire, au lieu de servir à l’investissement productif, que ce soit sous la responsabilité des pouvoirs publics ou celle des acteurs privés, est systématiquement déviée vers un comportement parasitaire de rentier. »

Si vous avez bien suivi jusqu’ici les raisonnements du FMI auxquels j’adhère pour une fois sans trop de réserve, ils peuvent donc se résumer à un seul énorme problème : comment va-t-on rembourser ces dettes. Vous noterez également que l’épargnant est qualifié de « rentier parasite ».

Vous connaissez la suite ?

Vous savez comment on traite les parasites ?

Il y a la méthode écolo, et puis la méthode industrielle. Au FMI, on ne joue pas les danseuses. Alors dans leur esprit, c’est assez simple : c’est toujours cette histoire du grand « reset », le grand « baygonnage » des parasites d’épargnants que vous êtes tous. Pour payer les dettes, il suffit de prendre votre épargne. Cela couinera dans les chaumières, mais les épargnants n’ont jamais fait de révolution.

Il est déjà trop tard. Préparez-vous !

Charles SANNAT

Source : Insolentiae.com

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épargne aux usa

L’épargne est sans aucun doute un des éléments centraux de nos économies et marchés particulièrement dynamiques. En effet, mettre de côté une certaine somme d’argent, c’est en quelque sorte investir dans sa propre sécurité ultérieure.

Néanmoins, il s’avère que malgré cette évidence – du moins à première vue –, selon une étude réalisée par Bargainfox en mai 2016, un Américain sur trois dispose de moins de 500 dollars dans son compte d’épargne, tandis qu’en Grande-Bretagne, les statistiques ont montré qu’un Britannique sur trois en a moins de 100 livres sterling. Ce sont là des données pour le moins inquiétantes.

Et comment pourrait-il être autrement lorsqu’on sait que ces deux pays sont estimés comme parmi les plus prospères sur la planète ? Pour autant, l’on se rend compte, finalement, que leurs populations respectives ne semblent pas vraiment à l’« abri » en cas d’imprévus graves. En effet, force est de constater qu’avec 500 dollars ou 100 livres sterling, on ne peut pas faire grand-chose à part payer une ou deux factures supplémentaires. Mais en cas d’accident grave, ces sommes paraissent tout simplement dérisoires.

Qui plus est, les chiffres de cette enquête réalisée auprès de 3560 Américains et Britanniques, sont d’autant plus inquiétants quand on voit que seulement  35,72 % des Américains ont plus de 3000 dollars économisés, tandis que chez les Britanniques, seulement 24,8 % en ont plus de 3000 livres sterling. De l’autre côté de l’extrémité, 45 % des Américains interrogés ont affirmé avoir moins de 1000 dollars épargnés  – 20,29 % de ces 45 % ayant même moins de 100 dollars. Côté britannique, les choses ne sont guère si différentes, puisque 45 % ont affirmé avoir moins de 500 livres sterling économisées – 32,98 % de ceux-ci ayant moins de 100.

Se posent ainsi quelques questions particulièrement intrigantes autour de cette tendance évidente des Américains et des Britanniques à ne pas économiser – ou en tout cas à économiser moins. S’agit-il là de la preuve que ces deux populations vivent encore plus sous l’emprise des crédits bancaires qu’auparavant ? Ou faut-il en chercher les causes dans les revenus en baisse nette ?

Certains seraient peut-être même tentés de percevoir ici des logiques culturelles des classes populaires versus celles des classes moyennes. Quoi qu’il en soit, le fait est qu’aux États-Unis et en Grande-Bretagne, les populations se divisent distinctement entre ceux qui économisent et ceux qui le font pas. Voyons, à ce propos, quelques détails supplémentaires et relatifs à ces populations.

Les inégalités hommes/femmes toujours d’actualité

Un premier point qui, malheureusement, n’est pas si surprenant que cela, concerne la persistance des inégalités socioéconomiques entre hommes et femmes, y compris lorsqu’il s’agit d’économies personnelles. En effet, aux États-Unis, les femmes sont presque deux fois plus nombreuses que les hommes à avoir moins de 100 dollars économisés sur leur compte (27 % de femmes contre 15 % d’hommes). Dans le même état d’esprit, elles sont deux fois moins nombreuses à avoir plus de 10 000 dollars d’économies. Ainsi, en prenant ces deux données extrêmes, l’on peut clairement apercevoir que la sécurité financière des femmes est bien plus fragile que celle des hommes.

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L’âge et les économies

L’enquête a démontré que les jeunes (tranche d’âge entre 18 et 34 ans) sont ceux qui économisent le moins. Ainsi, 50,99 % d’entre eux avaient moins de 1000 dollars d’économies au moment de l’enquête. La tranche d’âge de ceux entre 35 et 54 ans semble se débrouiller mieux, mais ce sont clairement les seigneurs ceux qui économisent le plus. En effet, seulement 28 % d’entre eux avaient moins de 1000 dollars économisés sur leurs comptes.

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Éducation, revenus et économies

En termes d’éducation, il n’y a pas non plus de surprise. La tendance est que plus le diplôme des interrogés est élevé, plus leurs économies sont importantes. En guise d’exemple, 50 % de ceux qui ont un diplôme de doctorat, disposent de plus de 10 000 dollars d’économies, tandis que, de l’autre côté du trottoir, 55 % des non qualifiés en ont moins de 100 dollars. La logique ici – ce que démontre également l’enquête –, c’est que les diplômes plus élevés assurent des revenus parallèlement plus élevés.

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Et le niveau des revenus est, bien naturellement, un facteur décisif en matière d’épargne. Ainsi, 85 % de ceux qui perçoivent un salaire annuel de 20 000 dollars ont moins de 1000 dollars d’économies. De l’autre côté, 68 % de ceux qui gagnent entre 100 000 et 150 000 dollars à l’année, ont plus de 3000 dollars d’économies. Il va donc sans dire que plus les revenus sont élevés, plus les bénéficiaires s’avèrent protégés financièrement contre toutes sortes d’imprévus.

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Le profil type de l’Américain précaire en matière d’épargne

Cette enquête dessine clairement le profil de l’Américain précaire en matière d’économies. Il s’agit des jeunes personnes non qualifiées, avec un faible revenu annuel et vivant seules (les femmes en sont particulièrement touchées).

Ainsi, au risque de nous répéter, nous avons pu nous rendre compte que même dans un pays comme les États-Unis, qui profite de la réputation d’un des pays les plus riches sur la planète, un profil plus ou moins variable de la population reste très précaire face à l’avenir. Le conseil à donner à nos lecteurs français, c’est de commencer par économiser des petites sommes tous les mois, transférables sur un compte d’épargne. Au fur et à mesure, même avec un revenu modeste, des économies pourront voir le jour sur le jour, sans que votre standard de vie actuel en souffre.

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épargne us

Les Américains vivent sur le fil du rasoir, du moins en ce qui concerne leur planification financière. Environ 62 % des Américains ont moins de 1000 $ sur leur compte d’épargne tandis que 21 % d’entre eux n’ont tout simplement pas de livret, d’après une nouvelle étude conduite ce mois par Google Consumer Survey pour le compte du site GOBankingRates.com ayant interrogé sur plus de 5.000 adultes.

« Il est inquiétant de constater qu’un tel pourcentage de la population américaine dispose d’une épargne si modeste » a déclaré Cameron Huddleston, un conseiller « finances personnelles » de la société. « Ces gens ne disposent probablement pas des réserves nécessaires pour faire face à une urgence et devront se reposer sur le crédit, des amis ou la famille, voire même puiser dans leur assurance-vie pour couvrir des dépenses imprévues. »

Ces résultats sont confirmés par une étude similaire du site Bankrate.com conduite plus tôt cette année et portant sur 1.000 adultes. Elle a également déterminé que 62 % des Américains ne disposent pas de l’épargne nécessaire pour faire face a une facture d’hôpital de 1000 $ ou de réparation de 500 $. En cas d’urgence, ces personnes affirment qu’elles trouveraient l’argent en réduisant leurs dépenses (26 %), en empruntant de l’argent à des amis ou à la famille (16 %) ou en utilisant leur carte de crédit (12 %). Parmi ceux qui possédaient une épargne avant 2008 : 57 % des répondants ont affirmé avoir utilisé une partie ou l’intégralité de leur bas de laine durant la Grande Récession d’après une étude de la Fed conduite l’année dernière auprès de 4.000 adultes. Il faut dire également que les faibles taux d’intérêt n’encouragent pas non plus à l’épargne.

D’après cette étude Google Consumer Survey, 29 % des répondants ont affirmé posséder plus de 1000 $ d’épargne. Ceux-ci possèdent en moyenne plus de 10.000 $ (14 %) tandis que 5 % d’entre eux possèdent entre 5 et 10.000 $ d’épargne. 9 % de l’échantillon affirme conserver le minimum requis pour éviter les pénalités. Cependant, ce montant varie grandement en fonction des banques (de 300 à 1500 $).

Certaines tranches d’âge sont plus fragiles que d’autres. Environ 31 % de la génération X  (35 à 54 ans dans le cadre de cette enquête) malgré leur âge plus élevé censé leur donner un avantage en termes de gestion de leur argent par rapport aux plus jeunes, déclarent un solde nul alors qu’ils sont 29 % chez les millenials (18 à 34 ans) et 28 % chez les baby-boomers (55 à 64 ans) à affirmer qu’ils n’ont pas d’économies. Ce sont les baby-boomers (17 %) et les seniors de plus de 65 ans (20 %) qui disposent de l’épargne la plus confortable tandis que moins de 10 % des millenials et environ 16 % de la génération X ont plus de 10.000 $ de côté.

Source en anglais : MarketWatch.com

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Article du 2 avril 2015 de KWN :

« La confiscation de l’argent des épargnants et des investisseurs se poursuit à un rythme alarmant. La dernière proposition en la matière a été faite en Australie via une taxe sur les dépôts. Ce n’est que le début parce que les gouvernements désespérés du monde entier continuent d’augmenter leur déficit et ont besoin d’argent pour se financer. Ils annonceront donc des mesures encore plus draconiennes contre les épargnants.

Je m’attends à ce que les gouvernements des États-Unis, de l’Europe et du Japon forcent les épargnants à investir dans les obligations d’État. La même obligation frappera les caisses de retraite et les assurances. Tout surplus disponible dans le système financier sera utilisé pour financer la dette toujours grandissante des états.

Non seulement vous allez voir apparaître des taxes sur les dépôts mais également l’achat obligatoire de la dette des Etats. Tout cela dans un environnement de rendements nuls pour ces obligations. Les épargnants sont aujourd’hui malmenés et devraient sérieusement penser à la petite phrase de Mark Twain, qui a dit : « je suis plus inquiet du retour de mon argent que du retour sur investissement de mon argent ».

Actuellement en Europe, 3 trillions de dette génèrent un taux négatif. Non seulement cela pénalise les épargnants mais c’est aussi un désastre pour les assureurs (assurance vie) et les fonds de pension. Assez tôt il y aura des déficits majeurs, ce qui débouchera sur des pensions sans fonds ou sous financées et peut-être la faillite de sociétés d’assurances ou de fonds de pension.

Les épargnants sont plumés

Entre-temps, les banques profitent de ces taux zéro ou négatifs pour emprunter. Dans le système bancaire américain qui pèse 15 trillions de dollars, les coûts en intérêts ont chuté de 500 milliards à 50 milliards. Soit une réduction du paiement des intérêts de 450 milliards, une perte encaissée par les épargnants. Cela signifie également que leur revenu et leur pouvoir d’achat ont été réduits en conséquence.

On voit bien que les QE et les taux négatifs n’ont pas d’effet positif sur l’économie mondiale. La plupart des chiffres économiques qui sortent aux 4 coins du monde sont en dessous des attentes. Je pense fermement que de nombreux pays seront en récession en 2015, y compris les États-Unis. (…)

Les marchés financiers et en particulier les actions ont été les principaux bénéficiaires de toute cette création monétaire. De plus, les sociétés du S&P 500 ont dépensé de trillions de dollars depuis 2009 pour racheter leurs propres actions, ce qui n’a fait qu’amplifier la bulle.

L’inflation a frappé les actifs et surtout les actions

En 2007, la valorisation des marchés actions était de 60 trillions de dollars pour ensuite plonger à 25 trillions. Aujourd’hui, ces marchés ont plus que triplé pour être valorisés à 80 trillions de dollars. Lorsque les gens disent qu’il n’y a pas eu d’inflation, ils ont tort. Durant les 6 dernières années, nous avons assisté à une inflation massive des actifs financiers. (…) Mais tandis que les gouvernements continuent de faire tourner la planche à billets et que les devises poursuivent leur chute ont a vue également apparaître cette hyperinflation dans l’économie réelle. (…) »

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Malgré des taux d’intérêt au raz des pâquerettes, le gouvernement australien envisage une taxe sur l’épargne. Ironie du sort, la proposition avait déjà été faite par l’opposition actuelle alors au pouvoir en 2013 afin d’alimenter un fonds d’indemnisation en cas de faillite bancaire. Elle avait été très critiquée mais risque bien d’être implémentée cette fois par ces mêmes critiqueurs… Vive l’alternance !

Article d’ABC Australie :

« Dans son budget de mai, le gouvernement fédéral envisage l’introduction d’une taxe sur les dépôts bancaires.

L’idée d’une telle taxe avait été proposée par le parti travailliste en 2013 et fut critiquée par Tony Abbot à l’époque.

L’assistant au Trésor Josh Frydenberg a indiqué qu’un communiqué sur la nouvelle taxe pourrait être publié avant le budget.

Le gouvernement australien se dirige vers un combat avec le secteur bancaire. Celui-ci a averti que les coûts devraient être répercutés sur les clients. M. Frydenberg est membre du comité de surveillance du budget mais a refusé de fournir de plus amples détails.

« Tout communiqué ou décision à propos de cette proposition, que nous avons discutée durant la dernière élection, sera communiqué juste avant ou durant la soirée du vote du budget » a-t-il déclaré. (…)

« Des décisions difficiles devront être prises en ce qui concerne le budget de cette année, nous n’avons pas le choix, mais il y aura aussi de bonnes nouvelles, » a-t-il dit dans un meeting. (…)

Steven Munchenberg, de l’association australienne des banquiers a déclaré que cette décision serait très dommageable.

« Ce sera plus difficile pour les banques de collecter des dépôts, la source principale de fonds des banques et donc de financer l’économie » a-t-il déclaré.

« Nous nous opposons également à cette décision, particulièrement dans ce contexte de taux d’intérêt bas alors que beaucoup de gens comptent sur leurs intérêts en tant que revenus. Le rendement est déjà très bas, cette taxe signifie qu’ils recevront encore moins d’argent. » (…)

L’ancien gouvernement travailliste avait avancé cette proposition en 2013 afin de financer un fonds de protection des clients en cas d’effondrement bancaire. (…) »

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Agriculteurs, retraités ou chômeurs, ils ont fait confiance à leur banque et investi l’épargne de toute une vie. Aujourd’hui, ces anciens clients de Banco Espirito Santo (BES), dont la chute a fait trembler le secteur financier portugais, risquent de tout perdre.

Battue par les vents, la plantation de laitues d’Albino Gomes, à Silveira, une bourgade au nord de Lisbonne, tombe en décrépitude, faute d’argent. « Ma conseillère bancaire m’a assuré que c’était un placement sans risque, à rendement garanti. Maintenant, je n’ai quasiment plus rien », dit-il.

A leur insu, environ 5.000 clients de BES ont troqué leur épargne contre des créances toxiques de Rioforte et Espirito Santo International, deux holdings luxembourgeoises du groupe Espirito Santo qui ont entre-temps fait faillite. En tout, ils ont placé plus de 500 millions d’euros.

Bâches plastiques déchirées, routes de terre défoncées, la parcelle agricole de deux hectares d’Albino Gomes manque d’argent frais pour semer des engrais. « Je ne dors plus, j’y pense en permanence », confie l’exploitant, 73 ans, la voix étranglée par l’émotion.

Pour entretenir ses serres, le maraîcher, qui n’a qu’une maigre retraite de 410 euros par mois, a besoin d’un emprunt. Ironie du sort, il compte faire la requête auprès de Novo Banco, né des décombres de Banco Espirito Santo.

L’histoire commence le 3 août, le jour où l’Etat portugais sauve de la faillite Banco Espirito Santo, en y injectant 3,9 milliards d’euros, montant auquel les banques ajoutent un milliard. Les actifs jugés sains sont regroupés au sein de Novo Banco.

Placements à haut risque

Les petits porteurs sont les premiers à se voir appliquer le nouveau système de sauvetage des banques adopté par l’Union européenne. Idée principale: faire payer les actionnaires et créanciers non prioritaires, pour éviter aux contribuables de mettre la main à la poche.

Ils ont tous investi entre 50.000 et 100.000 euros, parfois plus, à des taux d’intérêt oscillant entre 3 et 4%. Le placement d’Albino Gomes est arrivé à échéance le 31 octobre. Depuis, pas de nouvelles. Son extrait de compte bancaire reste désespérément vide, tout a été remis à zéro.

La garantie de remboursement par l’Etat de 100.000 euros, valable pour des comptes bancaires en Europe, ne joue pas dans son cas, car il a investi dans un produit financier à haut risque.

Inquiète, la Banque du Portugal avait obligé BES l’an dernier à inscrire dans ses comptes une provision de 1,25 milliard d’euros pour protéger les petits détenteurs de titres. Mais aujourd’hui, elle assure que cette réserve « ne constitue pas une garantie de remboursement ».

Si Novo Banco s’était dans un premier temps engagé à racheter les mauvaises créances, son patron Eduardo Stock da Cunha botte désormais en touche. « Il ne revient pas à Novo Banco de payer », mais « on travaille à une solution ».

Lire la suite sur Boursorama (article AFP)

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Durant le week-end du 16 novembre 2014, les leaders du G20 ont convergé vers Brisbane, ont posé pour la traditionnelle photo, se sont mis d’accord sur quelques propositions, ont critiqué Poutine puis sont rentrés chez eux. D’habitude, il ne se passe pas grand-chose durant ces sommets. La dernière édition fut une exception.

Lorsqu’ils ont approuvé la résolution du conseil de la stabilité financière intitulée « Adequacy of Loss-Absorbing Capacity of Global Systemically Important Banks in Resolution », ils ont validé un changement profond des règles bancaires.

Russell Napier, sur ZeroHedge, a appelé ce jour « le jour où l’argent est mort ». Ce qui est sûr, c’est que désormais, les dépôts, ou plutôt la sécurité des dépôts, n’est plus de ce monde. En vertu des nouvelles règles, votre argent déposé à la banque fait partie de la structure du capital de celle-ci, ce qui signifie qu’il peut être utilisé pour renflouer la banque, ou confisqué.

Au lieu de mettre de l’ordre dans le casino des produits dérivés, cette nouvelle règle fait de ces produits dérivés le premier actif qui doit être honoré par une banque défaillante, avant tout le reste. Les épargnants viennent donc après, qu’ils soient publics ou privés, mais aussi les fonds de pension (assurance-vie). Ce qui signifie que les obligations passent aussi après les produits dérivés.

Ces nouvelles règles ont été vendues en tant qu’outil pour éviter les futurs renflouements publics, et donc pour permettre d’éliminer certaines banques « Too Big To Fail » (trop importantes pour faire faillite). Mais en fait, cela ne fait que les institutionnaliser, vu que les grandes banques pourront poursuivre leurs activités en expropriant l’argent de leurs clients.

La solution est belle pour les banquiers et les politiciens. Cependant, du point de vue des citoyens, cette confiscation pourrait être pire qu’un renflouement public. Si les impôts montent, vous avez encore des chances de vous en sortir. Par contre, si votre compte en banque est vidé, ou que votre assurance-vie est dépecée, vous pourriez vous retrouver à la rue.

En théorie, il existe une garantie des dépôts, de 250.000 $ aux États-Unis et de 100.000 € dans la plupart des pays européens, mais les fonds de protection sont très loin d’être suffisamment provisionnés, surtout face à l’ampleur des produits dérivés.

Nous prenons le pari qu’il ne s’agit qu’une question de temps avant que des épargnants européens, de France, de Belgique, d’Italie, d’Espagne ou d’Allemagne, ne soient victimes de cette nouvelle règle. Pour rappel, peu de temps avant l’expérience pilote de la confiscation à Chypre, Jeroen Dijsselbloem avait ouvertement évoqué dans les médias cette possibilité, quelques mois avant son implémentation. La plupart des épargnants concernés qui avaient eu vent de cette information n’ont pas jugé utile de prendre les mesures de protection nécessaires. La suite, vous la connaissez. Si cette règle a été décidée, c’est qu’elle risque d’être nécessaire.

Il est d’autant plus suicidaire de laisser de grosses sommes d’argent sur un compte en banque aujourd’hui alors que les taux d’intérêt ne cessent de baisser; on parle même d’une nouvelle baisse du taux du livret A en France début 2015. Moins d’un pourcent d’intérêts pour un dépôt considéré techniquement comme une action de la banque, avec tous les risques que cela comporte, cela vous tente ? Pas nous.

Inspiré de l’article d’Ellen Brown, publié sur son site le 1er décembre 2014

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Chypre, il y a un an, fut un laboratoire : l’opération de saisie d’une partie des dépôts ayant été un succès, les Chypriotes ayant accepté leur sort sans broncher, ce n’est qu’une question de temps avant que l’opération ne soit réitérée. Les préparatifs vont bon train, on attend juste le prochain incident.

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Si vous en doutiez encore, sachez que le journal allemand Die Welt à de nouveau publié un article fin juin faisant état des intentions du FMI, dans lequel il affirme que la réorganisation de la dette des pays sera à l’avenir bien plus radicale, et que les premiers impactés seront les détenteurs d’assurance-vie.

Et, histoire de forcer la main aux plus récalcitrants, le FMI conditionnerait ses « aides financières » à l’obligation d’aller taper dans les comptes des épargnants. En bref, que ce soit sur un compte en banque ou dans des produits d’investissement tels que des actions ou des plans d’assurance-vie, vos économies sont en danger à moyen et long terme. Une seule solution pour vous protéger de ce risque qui devient de plus en plus concret : investir vos économies dans des actifs tangibles, tels que les métaux précieux ou, dans une certaine mesure, de l’immobilier.

Source : Solidarité et Progrès

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Les choses se mettent en place petite à petit. Le hold-up sur l’épargne des Chypriotes s’étant déjà dissipé dans la mémoire de la plupart des Européens, la mainmise des gouvernements sur l’épargne des contribuables reprend. Après que la BCE ait annoncé son taux négatif, voici que l’Espagne annonce la mise en place d’une taxe sur l’épargne !

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ZeroHedge, comme souvent, avait anticipé le 3 mars 2013 en annonçant qu’un changement constitutionnel avait été effectué afin de permettre la mise en place d’un tel dispositif, qui devrait donc logiquement faire son apparition dans un futur proche. Évidemment, comme le note le site d’informations financières d’avant-garde, il eut été impossible de mettre en place ce genre de taxe à l’époque : avec l’actualité de Chypre, cela aurait provoqué un bank run qui aurait provoqué l’effondrement immédiat d’un secteur bancaire espagnol déjà insolvable.

Aujourd’hui, alors que les médias continuent de nous vendre l’embellie économique, que Chypre et une lointaine et longue histoire (quand on n’est pas concerné). La BCE a ouvert le bal avec son taux d’intérêt négatif. Le timing était donc parfait pour l’Espagne afin de mettre en place son projet : une taxe sur l’épargne.

L’Espagne a ouvert le bal, mais les autres pays européens suivront à n’en pas douter.

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GoldCore-Banque-Renflouement-DeposantsLe 2 décembre dernier, une grande conférence sur le futur du secteur bancaire a abordé le sujet de l’union bancaire européenne, projet actuellement en cours de négociation par les ministres des finances de l’Eurozone. Cette union prévoit notamment la confiscation de l’argent des déposants en cas de défaillance de la banque. Cette information a d’ailleurs été confirmée par le ministre des finances irlandais, Michael Noonan.