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Europe

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règles enfreintes

Pas plus de 3 % de déficit annuel : l’Europe accepte volontiers que les États soient dans le rouge de 3 % chaque année (sans expliquer comment c’est financièrement viable). Il s’agit d’une limite qui fait partie des piliers des critères fiscaux de l’Union. Pourtant, comme le montre Constantin Gurdgiev dans ce billet, on dirait que cette règle a été créée uniquement pour être bafouée alors que certains pays l’ont enfreinte à répétition, voire systématiquement, tels de vulgaires multirécidivistes que l’on relâche larcin après larcin.

classement des pays ayant enfreint la règle européenne des 3 % de déficit

Les champions européens du déficit de plus de 3 %

Dans le tableau préparé par l’auteur, on retrouve le nombre de déficits supérieurs à 3 % enregistrés par pays, chiffre qui est ensuite décortiqué en faisant le compte des déficits « autorisés » (à savoir lorsqu’un pays est en récession), et les déficits non-autorisés… qui ont de toute façon lieu.

Si la Grèce trône sans surprise en tête du classement des nations qui ont accumulé le plus grand nombre de déficits annuels supérieurs à 3 % (18, soit un sans-faute vu que les statistiques remontent à 1999, ou à l’année d’accession de chaque pays), c’est la France, cocorico, qui accumule le plus grand nombre de « déficits non-autorisés ». Comme quoi, Bruxelles ne prend pas (encore) toutes les décisions en lieu et place du Parlement ! Autre intrus en tête du classement, mais pour qui cet honneur sera bientôt de l’histoire ancienne Brexit oblige, la Grande-Bretagne talonne la France en s’offrant le luxe d’égaler la Grèce (véritable référence-étalon en la matière vu sa régularité de métronome à être dans le rouge) en nombre de déficits non-autorisés.

Le cancre qui se cache bien derrière les trublions

L’Allemagne, toujours prompte à donner des leçons d’orthodoxie budgétaire à qui veut l’entendre (ou ne veut pas), ne fait pas mieux que le milieu de classement avec 7 déficits, dont 5 non-autorisés. On m’a toujours dit que, pour se permettre de donner des leçons aux autres, il fallait être irréprochable soi-même. Ce concept semble étranger à la classe politique allemande. À quand des remontrances du ministre des Finances bulgare ou estonien à l’adresse de la Germanie ? Avouez que ce serait cocasse.

Les bons élèves

Seuls trois pays peuvent se vanter d’avoir strictement suivi cette fameuse règle des 3 % : le Luxembourg, la Suède et l’Estonie. On peut aussi mettre dans le panier des bons élèves le Danemark et la Finlande en vertu de ce que l’on peut considérer comme un petit accident de parcours.

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production industrielle en Europe depuis l'adoption de l'euro

Certains disent que la monnaie commune empêche les économies moins productives de « tricher », en affaiblissant leur monnaie nationale, et ce notamment parce que cette même monnaie commune les oblige à devenir plus efficaces et concurrentielles. Les statistiques de la production industrielle montrent pourtant que ce n’est pas le cas. L’Italie, la France, la Grèce et le Portugal ont non seulement cessé de produire plus, mais de nos jours ils produisent même moins qu’en 1990 ! Notons, à ce propos, que le déclin a commencé immédiatement après l’introduction de l’euro en 2002 !

L’analyse des données de la production industrielle, réalisée par l’OCDE, conduit aux conclusions suivantes :

  1. Depuis 1990, la production industrielle (fabrication et construction incluses) a été en hausse de volume, de manière générale, et même dans les pays les plus développés ;
  2. La disproportion entre la production industrielle en Allemagne et les deux autres plus grandes économies de l’UE, à savoir l’Italie et la France, a eu lieu juste après la crise de 2001-2002 ;
  3. Les économies de l’Europe du Sud ont perdu leurs capacités à « rebondir » en termes de production industrielle, notamment après avoir adopté l’euro.

La production industrielle peut augmenter

Dans la plupart des pays les plus développés du monde, la production industrielle a augmenté en volume depuis 1990, même si une grande partie des capacités de fabrication ont été déplacées vers les marchés émergents. En outre, dans des pays comme les États-Unis, l’Israël, la Suisse, l’Autriche ou encore l’Allemagne, la production a dépassé les niveaux de pré-crise de 2008. Cependant, si nous jetions un coup d’œil à la zone euro ou au Groupe des Sept (G7), nous verrions que les chiffres se trouvent à des niveaux plus bas qu’en 2008, mais nettement supérieurs à ceux de 1990.

production-industrielle-europe-depuis-euro

La zone euro a un problème

Une lecture plus approfondie des chiffres européens, en termes de production industrielle, donnerait un signal clair : quelque chose d’étrange, de mauvais pourrait-on dire, est arrivé à l’issue de l’année 2000. Avant l’introduction de l’euro, les tendances de la production industrielle se dirigeaient plus ou moins dans la même direction. Entretemps, après la crise de 2001-2002, les productions française et italienne n’ont pas rebondi, tandis que la production en Allemagne a énormément progressé, et a été en mesure d’atteindre rapidement le niveau de 2008, après la dernière crise. Non seulement, les industries en France et en Italie n’ont pas rebondi, mais elles ont même aussi commencé à ralentir.

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L’Europe du Sud ne se relancera pas avec l’euro

Les pays ayant une monnaie souveraine peuvent facilement reconstruire leurs économies à l’issue d’une récession, grâce notamment à un mécanisme simple : la dépréciation. Une monnaie relativement forte (c’est-à-dire forte par rapport à la situation économique) ne devrait pas être un problème pour l’Italie ou pour la Grèce, du moins si ces pays possédaient encore des capacités leur permettant d’avoir recours à une plus grande dette. En outre, la consommation intérieure pourrait soutenir la production industrielle. Mais l’Espagne, la Grèce, l’Italie et le Portugal n’ont ni une monnaie souveraine faible, ni la possibilité de s’endetter davantage.

Production industrielle en Europe du Sud [1990=100]

graf_1005

L’industrie est très importante pour l’économie, car elle est génératrice d’emplois et d’innovations. La zone euro, du moins sous sa forme actuelle, empêche l’industrie de l’Europe du Sud de se développer ; en premier lieu, parce que les mesures qui y sont prises ne sont pas en adéquation avec le type des économies sur place. Les économies « romaines » ne sont pas pires que celle de l’Allemagne. Elles ont juste besoin d’autres outils. A ce propos, notons que si les efforts en matière de « restructuration » de ces économies à l’image du modèle allemand continuent, cela va détruire l’euro ainsi que l’unité européenne.

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Ernst Wolff

Article de SputnikNews.com, publié le 15 juillet 2016 :

La politique accommodante de la banque centrale européenne crée des risques pour l’ensemble du système financier européen, d’après l’économiste allemand Ernst Wolff

La BCE a acheté pour 85,1 milliards d’euros de dette en juin dans le cadre de son programme d’assouplissement quantitatif, d’après Bloomberg. (…) Ce programme prévoit pour 80 milliards d’euros d’achats mensuels. Avec celui-ci, la banque centrale investit directement dans l’économie européenne  sans passer par les banques.

Ce programme crée des risques significatifs tandis que ses avantages sont douteux, d’après l’expert financier Ernst Wolff. D’après lui, cette initiative pourrait déboucher sur un effondrement financier total.

D’après l’analyste, les politiques de la BCE créent des risques sérieux pour les pays les moins développés de la zone euro, comme la Grèce. Simultanément, les économies les plus avancées comme celles de l’Allemagne en retirent tous les avantages, la BCE travaillant au bénéfice des riches et des puissants.

En plus d’acheter des obligations d’entreprises, la BCE achète des obligations gouvernementales. Cependant, d’après les règles en vigueur, la banque ne peut acheter des obligations dont le taux est inférieur à son taux directeur, qui est actuellement de -0,4 %. Cependant, comme le note Wolff, la BCE enfreint régulièrement cette règle, notamment lorsqu’elle achète des Bunds.

« La BCE, ainsi que d’autres institutions importantes, ne suivent pas les règles. Le système financier est une véritable pagaille. Il y a 3 ans, personne n’aurait pu imaginer que l’on connaîtrait des taux négatifs ou que la BCE achèterait des obligations pourries. Aujourd’hui, l’intégralité du système est en roue libre, » a-t-il déclaré à Sputnik.

En théorie, la BCE ne peut acheter des actions de sociétés allemandes. Mais elle est probablement impliquée dans la stabilisation de la Deutsche Bank, d’après l’expert. Simultanément, si la banque centrale décide d’assouplir ses règles encadrant ses achats d’actifs, les leaders européens devraient s’y opposer.

« La BCE est une institution supranationale. Chaque pays européen poursuit ses propres intérêts. C’est pourquoi ils s’opposent à l’initiative. Par exemple, l’Italie souhaite sauver ses banques via l’entremise du Mécanisme Européen de Stabilité. Mais l’Allemagne est contre, car elle fournit des garanties financières du MES. Nous voyons bien que la crise financière ravive les conflits autrefois latents. Ceux-ci sont une menace pour l’Union européenne, » a déclaré Wolff.

L’expert a également critiqué la politique monétaire de la BCE. Selon lui, elle a pour objectif de reporter la faillite de la zone euro.  (…)

« Actuellement, il y a des bulles qui gonflent sur les marchés obligataires, actions et de l’immobilier. La tendance ne pourra être inversée. Nous sommes à la veille d’une grosse catastrophe, » a-t-il averti. Dans ce contexte, un effondrement économique serait probablement suivi par l’effondrement de l’ensemble de la politique d’intégration européenne, toujours selon lui :

« L’Union européenne va probablement se désintégrer. Mais il est impossible de prévoir comment. Le Brexit n’a fait qu’intensifier les tendances nationalistes à travers l’Europe. Le risque d’effondrement est en train de grimper, » a-t-il conclu.

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Tanguy

Vivre avec papa et maman en tant que jeune adulte est-il la nouvelle mode ? Ou le chômage et le pouvoir d’achat en berne, notamment en raison des bulles immobilières qui se sont développées aux 4 coins du monde, forcent-ils les jeunes à vivre chez leurs parents dans des proportions plus vues de puis… 1940 ? Vous vous ferez votre opinion, mais le constat du PewResearchCenter est sans appel, que ce soit aux États-Unis, en Europe ou ailleurs :

tangi-europe-jeunes-vivent-parents« Les jeunes adultes qui vivent chez leurs parents n’ont jamais été aussi nombreux, depuis 1940 environ, qu’aujourd’hui d’après une nouvelle étude du Pew Research Center sur base des chiffres officiels du recensement. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la Grande Récession de 2007-2009 n’est pas l’unique facteur de cette tendance, tout comme elle n’est pas confinée aux États-Unis. Dans la majorité du monde développé, les recherches montrent que de plus en plus de jeunes vivent de plus en plus longtemps avec leurs parents. Dans certains cas, ils n’ont d’ailleurs jamais quitté le domicile familial, tandis que dans d’autres ils ont été contraints d’y retourner, qu’ils soient étudiants ou entrés dans le monde du travail.

À travers les 28 pays membres de l’Union européenne, presque la moitié des 18 à 34 ans (48,1 %) vivaient avec leurs parents en 2014, d’après Eurostat. Même si ces statistiques européennes, compilées par chaque pays, ne sont pas toujours comparables aux chiffres américains, la plupart des pays européens semblent afficher des taux plus élevés de jeunes vivant avec leurs parents. Tout comme aux États-Unis, ce sont les jeunes hommes qui sont les plus susceptibles de vivre au domicile familial : ils sont 54,4 %, contre 41,7 % pour les jeunes femmes, d’après Eurostat. (…)

Sans surprise, les pays nordiques affichent les taux les plus bas tandis que les pays du Sud et de l’Est affichent les taux les plus élevés. C’est la Macédoine qui détient le record avec 72,5 % des 18 à 34 ans qui vivent chez leurs parents.

Depuis la crise de 2009-2013, cette cohabitation a augmenté dans de nombreux pays européens, mais pas tous. Dans les pays du Sud, ces changements furent négligeables tout simplement parce que la grande majorité des jeunes vivait déjà chez leurs parents. Pour les jeunes des autres pays, « les difficultés économiques sont devenues un frein à leur envol du nid familial, même lorsqu’ils décrochent un emploi ». (…)

Ces tendances lourdes se retrouvent ailleurs. D’après le dernier recensement canadien, datant de 2011, 42,3 % des adultes âgés de 20 à 29 ans vivaient chez leurs parents, alors que ce pourcentage s’élevait à 26,9 % en 1981 et à 32,1 % en 1991. En Australie, environ 29 % des 18 à 34 ans vivent encore chez leurs parents, alors que ce pourcentage était de 21 % 1976. Au Japon, les 20 à 34 ans qui vivent chez leurs parents sont passés de 29,5 % en 1980 à 48,9 % en 2012.

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Article de RT.com, publié le 5 avril 2016 : 

« Sur fond de crainte de ralentissement économique mondial et de sortie de l’Union européenne de la Grande-Bretagne, la plupart des indicateurs pointent vers une performance médiocre des économies majeures européennes durant le premier trimestre 2016.

L’objectif d’inflation de la BCE se trouve en dessous de 2 %, mais les dernières données pour mars font état d’une légère déflation, de -0,1 %.

« Sans les stimulations monétaires de la BCE, je pense que les choses auraient été bien pires. C’est très certainement la preuve que la zone euro se trouve toujours dans un environnement déflationniste, » a déclaré Jennifer McKeown, économiste senior Europe chez Capital Economics, dans un entretien accordé à Reuters, dans lequel elle a également précisé que les ménages pourraient reporter leurs achats.

Le PMI du bloc s’est à peine amélioré par rapport aux chiffres enregistrés en février, les plus bas depuis 13 mois, passant de 53 à 53,1 d’après Markit Economics.

Le PMI français a quant à lui baissé, passant de 51,2 à 49,9. Celui de l’Allemagne a baissé de 54,1 à 54 tandis que celui de l’Italie est passé de 53,9 à 51,2. Le PMI de la Grande-Bretagne suggère une croissance de 0,4 % durant le T1 2016, en baisse par rapport aux 0,6 % du T4 2015.

PMI-Europe

Les sociétés reportent leurs investissements en raison des incertitudes planant sur le Brexit, le ralentissement de l’économie chinoise ainsi que son rééquilibrage. (…)

La directrice du FMI, Christine Lagarde, a exhorté les gouvernements à se focaliser sur la croissance : toute inaction ne fera que renforcer le risque d’aggravation de la situation. »

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argent parqué à la BCE

Article de Mike Sheldock, publié le 11 janvier 2016 sur SafeHaven.com :

La peur est palpable !

Les sommes d’argent parquées à la BCE et soumises à un taux d’intérêt négatif de 0,3 % ont atteint un nouveau record au début de l’année 2016. Voir le graphique ci-dessus de Statista.

Explications possibles de cette fuite des capitaux

  1. Peur de pertes dans le système bancaire
  2. Déficit de demande de crédit
  3. Manque d’emprunteurs crédibles
  4. Situation de « capital impairment » dans les banques
  5. Echec des politiques de la BCE

Afin de doper le crédit, le président de la BCE Mario Draghi a baissé le taux sur les dépôts parqués à la BCE de  -0,2 % à -0,3 % le 3 décembre 2015. Manifestement, son action n’a pas porté ses fruits.

Observons désormais les déséquilibres Target2, un excellent indicateur des fuites de capitaux de pays de la zone euro vers d’autres pays de cette même zone euro.

Déséquilibres Target2 en milliards d’euros

Pays  Code Solde Target2 Commentaire
Espagne ES -241.8 record négatif depuis 2012
Italie IT -229.6 record négatif historique
Grèce GR -97.3 au mieux depuis le T1 2015
BCE ECB -73.8 record négatif
France FR -73.5 record négatif depuis 2011
Allemagne DE 592.5 record depuis 2012
Luxembourg LU 140.4 record historique
Pays-Bas NL 49.4 record depuis septembre 2015
Finlande FI 31.8 record depuis août 2015
Chypre CY 2.4 second record historique

Ce tableau a été créé avec les données des statistiques de la BCE.

Manque de confiance

Target2 est une mesure des fuites des capitaux entre les pays de la zone euro. Par exemple :  le déposant d’une banque grecque, espagnole ou italienne ne fait pas confiance à sa banque. Il ouvre alors un compte en Allemagne, aux Pays-Bas ou au Luxembourg pour y transférer son solde.

La banque receveuse parque ensuite l’argent à la BCE, soumis à un taux d’intérêt négatif, au lieu d’acheter des obligations grecques, espagnoles ou italiennes.

L’Europe craint les bails-in

Mais revenons au coeur du problème en posant une question clé : quel est le facteur qui pousse les épargnants à fuir leur banque ? La réponse est simple : la peur des renflouements internes, des confiscations, des contrôles des capitaux et des faillites bancaires. La suite de ce que l’on a pu voir en Grèce et à Chypre. Nous avons d’ailleurs des exemples récents au Portugal et en Italie (note : dont nous nous sommes fait l’écho par exemple avec la Banca Etruria).

Les nuages noirs s’amoncellent

La peur grandit de jour en jour. D’ailleurs, pourquoi devrions-nous avoir confiance ? (…)

Si le principe du renflouement interne est plutôt une bonne idée vu que prêter son argent à une banque basée sur le système de réserve fractionnaire est risqué, il crée un problème de confiance. Peut-on faire confiance aux banques espagnoles ? Italiennes ? Françaises ? Grecques ? Les déposants affirment clairement que non. (…)

Les banques allemandes sont-elles sûres ?

Voici une autre question importante pour conclure : les banques allemandes sont-elles sûres ? Si vous pensez que oui, vous vous fourvoyez. Repensez à ces déséquilibres Target2 : si l’Espagne, l’Italie, la Grèce ou tout autre pays quitte la zone euro, quelqu’un devra encaisser les pertes. Comment la BCE s’y prendrait-elle ?

Les contribuables, les épargnants ou les porteurs d’obligations seront directement mis à contribution. La BCE pourrait également choisir de violer le traité de Maastricht en créant l’argent nécessaire pour couvrir les pertes. Dans ce cas, l’euro serait touché.

En conclusion : plus rien n’est sûr en Europe ! »

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Alors que l’implication turque dans l’écoulement du pétrole de l’EI, et donc son financement, apparaît de plus en plus au grand jour et que la Russie a infligé des sanctions économiques à la Turquie suite à la destruction de son bombardier tactique, pour Paul Craig Roberts cet événement ne fait que consolider la Russie. C’est ce qu’il a déclaré dans sa dernière interview sur KWN :

Dr Roberts : « La situation est en train d’évoluer tellement favorablement pour la Russie que Poutine pourrait bien envoyer une lettre de remerciement au président turc disant : merci beaucoup, vous nous avez rendu un grand service. Certes, nous avons perdu un pilote et un soldat, mais nous avons gagné énormément en retour. Seulement 2 morts pour gagner une guerre.

C’est probablement le résultat que nous allons obtenir. Les conséquences involontaires de cet incident sont tellement positives pour la Russie que les États-Unis en frémissent alors que l’Europe se demande ce qu’elle fabrique dans l’OTAN.

Eric King : « Si je vous comprends bien, la Russie maîtrise la situation en Syrie. Les Russes ont pris le contrôle et Washington est impuissant. »

Dr Roberts : « Oui, tout ce qu’ils peuvent faire est se ridiculiser eux-mêmes en supportant l’EI. Nous avons implanté l’État islamique en Syrie, tout le monde le sait. Il y a quelques jours, l’ancien responsable du service de renseignements du Pentagone  a déclaré à la télévision « qu’ils ont créé l’EI et les ont utilisés pour renverser des gouvernements. »

En Europe, les sondages d’opinion montrent que le peuple est du côté de la Russie à propos de la destruction de l’avion. Il ne croit plus les bobards de l’Occident. C’est toute l’arrogance, la stupidité et l’orgueil démesuré du gouvernement américain qui s’étalent. Tout ce qu’ils font profite aux Russes.

Ce gouvernement américain est le plus incompétent de l’histoire politique du monde. Ses responsables font n’importent quoi. Contemplez leur bilan. En 14 ans ils ont détruit 7 pays, tué des millions de gens et déplacé des millions d’autres. Et où vont ces migrants ? Ils envahissent l’Europe.

Tout cela parce que les Européens ont été assez stupides pour se laisser entraîner dans nos guerres. Désormais, les partis politiques en Europe sont sous une pression énorme à cause de ces réfugiés et de leur électorat qui s’oppose à leur arrivée. Sans parler des partis dissidents qui ont le vent en poupe et qui disent : « regardez ce que les gens en qui vous aviez confiance ont fait. Ils ont changé votre pays. On n’est plus en Allemagne, on est en Syrie. »

C’est un désastre. Seuls des Américains stupides pouvaient produire une telle catastrophe. Poutine doit-il faire quoi que ce soit ? Non, nous lui facilitons la tâche. Il n’a besoin de rien faire. Pourquoi devrait-il attaquer quelqu’un ? Les imbéciles d’Américains se détruisent eux-mêmes ainsi que leurs alliés. Il s’agit d’un fiasco incroyable. »

Eric King : « Dr Roberts, certaines personnes craignent l’éclatement d’une 3e guerre mondiale mais malgré cela, l’or a atteint un plus bas de 5 ans et demi. Même si Washington a perdu le contrôle de la situation au Moyen-Orient, ils parviennent toujours à sauver les apparences. »

Dr Roberts : « L’or n’a pas atteint un plus bas, il a été poussé de façon artificielle à la baisse par les banques de lingots qui agissent pour la Fed. C’est ainsi qu’elle procède pour protéger la valeur du dollar. Cela se poursuit de plus belle depuis l’automne 2011. Régulièrement, aux moments les plus étranges du jour et de la nuit, sans aucune raison, on voit apparaître d’énormes positions short apparaître qui font chuter le cours (note : comme c’est encore arrivé vendredi dernier, un semi jour férié). (…) »

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BNP Paribas

Article du Guardian publié le 24 novembre 2015 :

« L’examen de 105 banques de l’ABE (autorité bancaire européenne) inquiète en raison du « handicap pour la profitabilité » engendré par les créances douteuses.

Les banques européennes sont assises sur des créances douteuses qui totalisent un trillion d’euros soit l’équivalent du PIB de l’Espagne. Elles handicapent la profitabilité des banques et leur capacité à prêter aux particuliers et aux entreprises.

D’après l’analyse détaillée, conduite par l’autorité bancaire européenne, de 105 banques disséminées dans 21 pays à travers l’Union européenne, les soucis engendrés par les clients en difficulté sont pires que ceux vécus par les banques américaines.

Les 1000 milliards de créances douteuses représentent environ 6 % de l’encours total du crédit et même 10 % si on exclut les prêts entre institutions financières. Le chiffre équivalent dans le secteur financier américain s’élève à environ 3 %.

Piers Haben (directeur de la supervision de l’ABE) a déclaré que malgré l’amélioration de la résilience du secteur financier en raison de l’accumulation de capitaux dans les banques, les créances douteuses restent un motif d’inquiétude. « Les banques européennes doivent continuer de s’attaquer au problème des créances douteuses qui restent un handicap à leur profitabilité » a déclaré Haben.

Les banques chypriotes ont la moitié de l’or en cours classés en tant que créances douteuses alors que cette proportion s’élève à 2,8 % en Grande-Bretagne.

Les ratios de capitaux, un indicateur de la stabilité financière suivi de près, ont atteint 12,8 % en juin 2015 soit des niveaux bien supérieurs aux minimums légaux alors que les banques se sont accrochées à leurs profits et ont également pris des mesures pour lever des capitaux notamment en faisant appel aux actionnaires. (…) »

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Au grand dam de l’Allemagne, la commission européenne vient de dévoiler un plan visant à mutualiser les fonds de garantie bancaire en un seul pot commun destiné à intervenir en cas de faillite bancaire dans n’importe quel pays de l’union.

Comme le rapporte le Financial Times, ce fonds de garantie pourrait ensuite servir n’importe où afin de garantir les dépôts des épargnants jusqu’à 100.000 €.

« La commission européenne a insisté sur le fait que les pays ne pourraient bénéficier de ce fonds avant d’avoir renforcé leurs propres plans de garantie. Cette déclaration était destinée à rassurer l’Allemagne, Berlin craignant que le contribuable allemand soit exposé aux faillites de banques dans des pays européens dotés de standards moins stricts. (…)

Malgré les garanties proposées par la Commission, Berlin a rejeté le plan avant même son annonce officielle. D’après l’Allemagne, la proposition de l’Europe ne fait que redistribuer le risque parmi les membres de la zone euro au lieu de le faire baisser. »

La proposition de l’Europe prévoit la mutualisation graduelle des fonds de garantie nationaux à partir de 2020, mutualisation qui aurait lieu à concurrence de 20 % par an pour être donc finalisée en 2024. La nouvelle a été accueillie avec scepticisme par les institutions financières et notamment par la Fédération Européenne des Banques qui s’est déclarée « surprise ». Le plan jouit par contre d’un soutien fort à Bruxelles et à la BCE qui le considèrent comme le « pilier final de la zone euro ».

D’un côté, on peut comprendre les réticences allemandes. De l’autre, quand on voit le leverage de Deutsche Bank, on ne peut qu’espérer que les Allemands finissent par imposer leur volonté.

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bail in

Article d’Examiner.com, publié le 27 octobre 2015 :

« Le 22 octobre 2015, la Commission européenne a inculpé six pays pour non-transposition des lois de renflouement interne (bail-in) qui ont été décidées par l’Europe et par une résolution du G20 plus tôt cette année qui prévoient la mise à contribution des déposants en cas de faillite bancaire.

L’objectif de cette méthode est de fournir une alternative aux renflouements du système bancaire qui ont été supportés par l’argent public après la crise de 2008 afin de sauver des banques américaines et européennes techniquement en faillite au moment de la crise. Ces sauvetages ont coûté des dizaines de trillions de dollars à la fois aux contribuables et aux banques centrales. (…) »

Les pays qui vont se retrouver devant la cour européenne de justice sont la Pologne, les Pays-Bas, le Luxembourg, la Suède, la Roumanie et la République tchèque. En mai, la Commission avait déjà averti 11 pays dont la France et l’Italie qui ont depuis pris les initiatives nécessaires pour se conformer au « droit européen ».

Ces règles de renflouement interne ont été officiellement mises en place pour éviter que le contribuable ait à mettre la main à la poche en cas de faillite bancaire. Dans les faits, ce sont pourtant également les contribuables qui devront payer les pots cassés, à la différence que seuls les clients de la banque en faillite devront passer à la caisse de façon forcée via la confiscation de leurs dépôts.