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Fed

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lingot d'or

« Le dollar a grimpé en flèche après l’élection, tout comme le Dow Jones et le S&P 500. Ce mouvement n’est basé sur aucun facteur fondamental. Ce fut plutôt un petit effet de mode alimenté par la promesse vide de l’espoir. Si l’espoir est une émotion valide pour ceux qui croient à la vie après la mort, l’espoir en l’absence de raisons concrètes peut rapidement se muer en peur, la peur de perdre de l’argent.

Bank of America a publié un sondage, fait auprès de « professionnels » de Wall Street, dans lequel les interrogés ont indiqué que la hausse du dollar est de loin l’investissement le plus encombré. Le Dollar Index a déjà reculé d’environ 3,5 % depuis le 1er janvier. Si l’Index passe en dessous de la barre des 100, l’exode actuel du dollar pourrait rapidement se muer en sauve-qui-peut vers la sortie.

Côté face on retrouve l’or, qui a augmenté de presque 6 % depuis la fin décembre, et l’argent, qui a grimpé de 7,8 % depuis son plus bas de la fin décembre. Les facteurs fondamentaux qui alimentent la hausse de l’or par rapport au dollar est :

  • l’augmentation continue de l’émission d’obligations américaines, qui ont doublé durant les huit dernières années ;
  • la contraction de l’activité économique malgré la pléthore de « fausses nouvelles économiques » ;
  • le déficit du gouvernement qui ne cesse de se creuser, ainsi que le déficit commercial.

La solution rapide, de fortune, que Trump va implémenter sera une politique visant à faire baisser le dollar. Il l’a tweeté pas plus tard qu’aujourd’hui. Le bond de l’or est attribué à ce tweet.

Ce qui alimente vraiment la hausse récente de l’or

Mais minute papillon, vous qui appréciez les « fausses nouvelles ». 50 % de cette hausse de l’or a eu lieu ce lundi, alors que c’était jour férié aux États-Unis, bien avant le tweet de Trump. Les actions minières au Canada ont largement grimpé hier. Cela nous dit qu’il y a d’autres facteurs derrière la hausse de l’or que la simple attente d’une baisse du dollar.

Lael Brainard, un des gouverneurs de la FED, a donné un discours aujourd’hui dans lequel elle a en quelque sorte fait marche arrière par rapport à la menace de la FED de relever quatre fois son taux directeur en 2017. Nous savions que cela allait se produire. L’or va commencer à anticiper la posture plus mesurée de la FED sur sa politique monétaire, qui deviendra probablement officielle à l’occasion de sa prochaine réunion, surtout au vu des chiffres des ventes de détail et de la consommation de décembre qui furent catastrophiques.

Alors que le Dollar Index passe en dessous de 100, les algorithmes des hedge funds passeront de l’achat à la vente de dollars, et de la vente d’or à l’achat. Mais il ne s’agit que de zakouski. L’initiative de démonétisation de Modi n’a pas réussi à entraver les importations d’or en Inde, alors que la Chine et les États-Unis continuent d’engloutir de grandes quantités d’or physique. Ces facteurs permettront de donner de la substance aux actions des hedge funds sur les marchés papier or et argent. »

Interview de Dave Kranzler, ancien collaborateur de Paul Craig Roberts au Trésor américain, publiée le 17 janvier 2017 sur KWN

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Fed taux

Tout le monde ou presque s’accordait sur le fait que la FED allait remonter d’un quart de pour cent son taux directeur hier. Yellen et cie n’ont pas déçu. Il faut dire que la FED a reporté autant que possible l’inéluctable en se réfugiant derrière un discours formaté désormais habituel. En revanche, les marchés ont été surpris par le rythme auquel la banque centrale américaine souhaite poursuivre la hausse de son taux directeur pour 2017 : en effet, elle prévoit 3 relèvements de ses taux l’année prochaine.

Le dollar grimpe et tout le reste baisse

Prisonnière de ses statistiques « discutables » (comme un taux de chômage officiel à 4,6 %), la FED n’a donc eu d’autre choix que d’enfin relever son taux directeur après des palabres interminables. L’élection présidentielle derrière elle, elle disposait également d’une plus grande marge de manœuvre, son dernier relèvement des taux ne s’étant pas spécialement bien passé… Maintenant que Trump a été élu, le risque politique qu’elle provoque un minikrach boursier est écarté.

Le dollar s’est bien entendu « apprécié » peu de temps après l’officialisation de la nouvelle. En revanche, les autres classes d’actifs n’ont pas vraiment « apprécié » : ce fut le cas pour les obligations, le pétrole, les actions et bien entendu l’or. Reste à voir comment toutes ces classes d’actifs vont évoluer après avoir digéré la nouvelle, dans l’attente de voir Donald Trump prendre ses quartiers à la Maison-Blanche. L’or se rapproche à nouveau de son coût de production moyen ; à moins de connaître un effondrement de la demande physique, qui fixe une barre sous laquelle le métal ne peut descendre, la baisse ne devrait pas excéder durablement les 1080 dollars l’once.

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manip or

Affirmer que le cours de l’or est manipulé vous fait courir le risque, souvent de façon péremptoire, d’être accusé de propager une « théorie du complot ». Ce PDF de MoneyInsights.org, traduit de façon synthétique ci-dessous, fournit toute une série de preuves documentées et irréfutables concernant l’implication et la collusion des plus grandes institutions financières internationales telles que la BRI, la FED, le FMI, etc. Bien plus qu’un complot, c’est une véritable guerre qui est menée depuis des décennies contre le métal jaune, du London Gold Pool jusqu’à nos jours. Voyez plutôt :

« Cet article concerne les abus commis sur le marché de l’or. Sur base de notre analyse, nous avons créé notre diagramme du circuit des interventions sur le marché de l’or. L’objectif de ces interventions secrètes est la stabilisation de la valeur du dollar. De nombreux acteurs sont impliqués, allant des politiciens à des banquiers centraux en passant par des institutions telles que la BRI, le FMI et le LBMA ou encore les acteurs du marché OTC (les banques commerciales). Nous estimons qu’une intervention est secrète lorsqu’elle n’est pas rapportée aux participants au marché le jour même, ou lorsqu’elle n’est pas du tout rapportée.

diagramme-manipulation-or

Quelques explications par rapport au diagramme

À propos du Gold Reserve Act de 1934

… Autorisation d’intervenir sur le marché de l’or et des devises avec l’approbation du président des États-Unis…

Le Gold Reserve Act de 1934 a établi un fonds (le fonds de stabilisation des échanges ou « Exchange Stabilization Fund ») géré par le secrétaire au Trésor après approbation du président. La section 10 de la loi explique que « dans le but de stabiliser la valeur du dollar, le secrétaire au Trésor, avec l’approbation du président, directement ou via des agences qu’il peut désigner, dispose de l’autorisation, au nom du fonds établi dans cette section, d’intervenir sur les marchés de l’or et des devises ainsi que d’autres instruments de crédit et de titres lorsque jugé nécessaire afin d’atteindre les objectifs décrits dans cette section ».

Au 30 septembre 2015, le montant total des actifs du fonds s’élevait à 93 milliards de dollars.

À propos du système de Bretton Woods

Les accords de Bretton Woods sont le système clé de la gestion monétaire et des changes établis en 1944. Cet accord fixa le taux de change des devises de certaines nations par rapport au dollar, dont la valeur fut également fixée en or. En 1971, le président Nixon jugea nécessaire de suspendre la convertibilité du dollar en or. Plusieurs devises majeures furent autorisées à fluctuer par rapport au dollar (ère des taux flottants).

Dans les années 60, la BRI (banque des règlements internationaux) fut au centre des efforts des banques centrales pour maintenir le cours de l’or sur les marchés à des niveaux proches du prix officiel du système de Bretton Woods via le London Gold Pool.

À propos des lignes de SWAP

Le 1er novembre 1978, la FED et le Trésor américain annoncent la création d’un nouveau programme étendu pour défendre la valeur du dollar par rapport aux autres devises. Un aspect majeur de cette capacité étendue d’intervention fut l’augmentation de la taille des lignes de SWAP de la FED avec les autres banques centrales majeures clés (le fameux « réseau swap »), accordant ainsi davantage d’emprunts de devises étrangères afin d’alimenter les interventions.

Le réseau swap est un ensemble d’accords réciproques à court terme que la FED entretient avec 14 banques centrales étrangères et la BRI. Chaque accord permet à la FED et à la banque partenaire d’avoir un accès à court terme à leur devise mutuelle et selon un plafond défini. Un contrat de swap est rédigé à la fin de chaque journée et recense l’intervention de la FED.

Les banques centrales tentent de randomiser au maximum leurs interventions afin d’éviter que les traders les anticipent pour en profiter.

N’oubliez pas que l’or est une devise : la BRI a indiqué dans son rapport annuel de 2013 que « l’or doit être plutôt traité en tant que devise étrangère, et non en tant que matière première, car sa volatilité est plus proche de celle des devises et les banques l’appréhendent telle qu’une devise étrangère ».

Alan Greenspan, l’ancien patron de la FED, a rappelé au Council of Foreign Relations le 29 octobre 2014 ce qu’est véritablement l’or : « L’or est une devise. Elle est encore à ce jour, à l’évidence, une devise de premier choix. »

À propos du réseau swap dans la pratique

« …interventions secrètes des banques centrales sur le marché des changes… »

D’après une publication de février 1978, la FED de Saint-Louis affirmait que l’or n’était pas utilisé pour des interventions en raison des pratiques courantes justifiées par les swaps.

Pourtant, la Riksbank ne fait pas de mystère sur ces interventions. En octobre 2016, elle a mentionné sur son site : « La Riksbank est la banque centrale suédoise, elle est responsable des politiques monétaires dont l’objectif est de maintenir la stabilité des prix. La Riksbank est l’un des actionnaires de la BRI. D’après la Riksbank, ses réserves en or sont justifiées principalement par le fait que la valeur de l’or ne suit pas les mêmes modèles que les réserves en devises. L’or peut être utilisé pour financer une opération d’urgence de mise à disposition de liquidités ou des interventions sur le marché des changes, entre autres. De plus, la Riksbank a conclu un accord avec toute une série d’autres banques centrales, le Bank Gold Agreement, qui limite la quantité d’or que la banque peut vendre chaque année. L’objectif de l’accord est de limiter les ventes d’or de la banque centrale pour éviter les effets non désirés sur le cours. »

Un rapport confidentiel du FMI de mars 1999 à propos du modèle de reporting des banques centrales recommande de dissimuler leurs prêts d’or et leurs swaps car cette information « est extrêmement sensible pour les marchés » tandis que la transparence « entrave les interventions secrètes sur le marché des changes » par les banques centrales, vu le nombre restreint de participants à de telles transactions.

La FED, les banques centrales et la BRI ont formé le Gold and Foreign Exchange Committee, un comité secret. Dans des notes rapportant les discussions sur le marché de l’or de la réunion du comité qui a eu lieu durant le G-10 des gouverneurs de la BRI le 7 avril 1997, Terry Smeeton, responsable or et devises étrangères à la banque d’Angleterre, a déclaré qu’en mai 1996 les accords de swaps représentaient 75 % des volumes des échanges du marché de Londres.

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William R. Wright, responsable du département monétaire et économique de la BRI, a tenu un discours franc à la 4e conférence annuelle de la BRI, qui s’est tenue du 27 au 29 juin 2005. M. Wright avait mentionné les 5 objectifs intermédiaires de la coopération des banques centrales, le 5e étant l’effort conjoint des banques centrales pour influencer le cours de l’or et des devises.

Le 10 février 2010, Michel Beine, de l’université de Luxembourg, a rapporté que la plupart des interventions des banques centrales ont lieu entre 7:00 et 15:00 EST, ce qui suggère que la FED intervient via son réseau de banques commerciales américaines. Choisir le timing peut être une problématique stratégique : la banque du Japon intervient en dehors de son fuseau horaire pour dissimuler ses interventions.

Dans son rapport annuel de 2010, la BRI a déclaré que « l’or qu’elle détient en connexion avec ses opérations de swaps, dans le cadre desquelles la banque échange des devises contre de l’or physique, équivaut à 8160,1 millions de DTS, soit l’équivalent de 346 tonnes cette année ».

Voici les résultats choquants de l’enquête de juin 2001 de Christopher J. Neely (économiste senior de la FED de Saint-Louis) à propos de 22 autorités monétaires – l’enquête pose des questions sur les buts des interventions, le délai requis pour qu’elles fassent effet, etc. (…)

Fait intéressant, les interventions ont lieu sur le marché OTC

Les échanges d’or sur les marchés OTC sont tout sauf transparents. D’après une étude de 2011 du LBMA, les volumes d’or échangés sur le marché OTC de Londres sont 10 fois plus importants que suggéré par les statistiques de compensation (clearing).

En janvier 2009, le G20 a demandé des réformes substantielles des marchés OTC afin « d’augmenter la transparence, de limiter le risque systémique et de prévenir les abus sur les marchés ». L’agenda des réformes du G20 exige des dérivés OTC standardisés compensés par des contreparties centralisées, d’une bourse ou de plates-formes électroniques d’échange. (…)

Derrière le cours spot de l’or

Le cours spot de l’or est le prix de l’or instantané. Il s’agit en fait d’une soumission du prix de l’or par les teneurs de marché (Citi, Goldman Sachs, HSBC, JPM, UBS, Bank of Nova Scotia, ICBC, Merrill Lynch, Morgan Stanley, Société Générale and Standard Chartered Bank) sur base de leur activité sur les marchés OTC très peu régulés. D’après le LBMA, les marchés OTC offrent la confidentialité, vu que les transactions ne sont connues que des 2 parties prenantes, ce qui est particulièrement important pour l’activité des banques centrales sur les marchés. Le cours spot de l’or est sous le contrôle des banques centrales (voir notre article du 23 septembre 2016 « Derrière le cours spot de l’or »).

Coordination des banques centrales

En 2016, la FED a étudié les interactions entre les banques centrales en temps normal ainsi qu’en temps de crise (par exemple durant la crise financière de 2007-2008). L’une des conclusions de l’étude est que la réponse des banques centrales durant la crise a exigé une coordination extraordinaire entre elles qui aura des implications sur la façon dont elles travaillent et collaborent pour des générations à venir.

Les raisons qui poussent à l’intervention

Nous avons rassemblé les raisons qui poussent les banques centrales à intervenir sur le marché de l’or :

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Conclusion

Il est évident que les banques centrales, au sein du réseau de la BRI, poursuivent une politique d’intervention sur le marché de l’or. De plus, elles ont créé une structure capable d’exécuter cette politique. Les interventions sont secrètes car elles ne sont pas rapportées au moins le jour même de l’intervention. Les interventions ont pour objectif de contrôler le cours spot de l’or. Les régulateurs semblent fermer les yeux. (…)

Le réseau de la BRI est le successeur du Gold Pool de Londres. Les banques centrales qui possédaient un surplus d’or fournissaient du métal afin d’intervenir sur le marché de Londres et ainsi contrôler les fluctuations de prix. Le réseau de la BRI détermine les zones d’intervention du cours de l’or en dollars via ses agents.

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or

D’ici mars 2017, je pense que l’or pourrait à nouveau franchir la barre des 1400 $ l’once. Le fait est que, Trump ou pas, d’ici janvier prochain, les États-Unis seront fermement engagés dans une ère de politiques monétaires insensées.

Il n’est pas exagéré de dire que le système monétaire actuel n’est pas viable. De nombreuses années de taux bas et, plus récemment, de taux réels négatifs, ont démoli le futur financier d’une grande majorité des ménages américains.

L’effondrement des politiques monétaires américaines n’est qu’une question de temps. Et nous pensons que le premier coup de semonce aura lieu en décembre du fusil de la Fed.

En décembre dernier, à la fin de l’année 2015, la Fed a relevé d’un minuscule quart de point son taux directeur. Le dollar s’était renforcé et les investisseurs avaient fui les marchés actions, provoquant la chute des cours en janvier et en février.

Au vu de la situation, la Fed pourrait refaire la même chose en décembre, et donc répéter son erreur de 2015 : relever son taux directeur dans le contexte d’un environnement économique fragile.

L’économie n’est pas assez robuste pour supporter ce relèvement de taux, même minime. Mais la Fed ne souhaite pas augmenter les taux pour freiner une économie qui surchauffe. Il s’agit d’une décision tactique afin de se ménager une marge de manœuvre à la baisse pour la prochaine récession.

Les décideurs de la Fed ont admis sans détour que les taux se stabiliseront sûrement après décembre, ce qui signifie qu’ils resteront bien en dessous de leurs niveaux historiques. Cela veut également dire que la Fed ne sera pas en mesure d’abaisser suffisamment ses taux pour enrayer le prochain effondrement financier.

Si la Fed et les actions rejouent la pièce de décembre 2015, vous pouvez vous attendre à voir l’or suivre sa trajectoire de 2016. Voyons ci-dessous le graphique du cours de l’or de ces 2 dernières années :

cours de l'or en 2015 et 2016

Comme le graphique l’indique, le cours de l’or est parti à la baisse durant la seconde moitié de 2015 pour atteindre un plus bas à la fin du mois de décembre, juste après la hausse des taux de la Fed. C’est en quelque sorte ce que nous avons également connu durant les derniers mois de 2016.

Alors que nous débutions 2016, la Fed a relevé son taux directeur. L’or a connu ensuite une hausse importante durant les mois de janvier et février suivants, alors que les marchés globaux tanguaient. L’or a connu un premier pic en mars 2016. Après le 23 juin et le Brexit, l’or est reparti à la hausse pour atteindre 1350 $. Au total, l’or a grimpé de 300 $ entre le relèvement du taux directeur américain et début juillet.

Depuis la mi-août de cette année, alors que les remous du Brexit se dissipaient et que l’attention se tournait sur l’élection américaine, l’or a chuté lourdement, en dessous de sa moyenne mobile à 200 jours. Sur le graphique suivant, la ligne en pointillés représente la moyenne mobile à 200 jours de l’or.

or-moyenne-mobile-200-jours

Voyez le mouvement récent de l’or à la baisse. Comme vous pouvez le remarquer, la moyenne mobile est de 1281 $ l’once alors que le métal jaune s’échange autour des 1210 $.

Après la victoire de Trump le 8 novembre, les titres de nombreux secteurs sont partis fermement à la hausse tels que les bancaires, les pharmaceutiques, les sociétés d’infrastructure et les aérospatiales. Mais l’or a fortement baissé depuis son rebond de la soirée de l’élection (même s’il ne s’est pas rapproché de ses plus bas de décembre 2015). Que s’est-il passé ?

Les mains fortes étouffent l’or

Cette tendance baissière, on la doit en grande partie à Stanley Druckenmiller. Druckenmiller est un géant financier. Son hedge fund avait pour habitude de générer des rendements annuels de 30 %. Il a récemment vendu toutes ses positions or, d’une valeur d’environ 1 milliard de dollars.

Durant une interview accordée ainsi NBC, il a déclaré : « J’ai vendu tout mon or le soir de l’élection… Toutes les raisons qui faisaient que je le possédais durant ces dernières années semblent disparaître. »

« Semblent disparaître » ? C’est une justification un peu légère pour vendre pour 1 milliard de dollars d’or. Cela va bien plus loin que le fameux « acheter sur la rumeur et vendre sur la nouvelle ». Je comprends ce qu’il dit, il s’enthousiasme pour Trump, mais je ne comprends pas pourquoi il le dit maintenant. (…) On nous mijote les mêmes politiques que celles concoctées en réaction au krach de 2008 et qui nous ont mené où nous sommes. (…)

L’or à 1400 $ d’ici mars 2017

Comme Jim Rickards l’a dit récemment, « le marché de l’or va vite réaliser que le plan économique de Trump, c’est simplement du parachutage d’argent par hélicoptère. Il veut baisser les taxes et dépenser plus. Cela signifie creuser les déficits. La Fed devra plafonner les taux nominaux afin d’obtenir des taux réels négatifs ». Cela s’appelle de la répression financière.

Avec le temps, tôt ou tard, et je pense relativement tôt, l’or va poursuivre sa hausse. Il doit grimper en raison de l’inflation future. Le gouvernement américain, et les autres gouvernements à travers le monde, sont pieds et poings liés à cause de la dette actuelle et de leurs obligations futures. Quand les taux réels grimperont, le coût de cette dette augmentera rapidement, avec des effets mortels pour les nations.

La présidence de Trump générera probablement une période de reprise économique. Trump pourrait réussir à commencer à restaurer la grandeur de l’Amérique (une tâche herculéenne).

Il est quasi acquis que nous assisterons bientôt à un énorme plan de stimulation via des baisses d’impôt, des dépenses dans le secteur de la Défense et des infrastructures. En bout de course, les États-Unis pourraient connaître des taux de croissance de 3 ou de 4 %. Ce qui mènerait à des taux d’intérêt plus élevés en raison de la dissipation des craintes concernant la déflation.

Pour le futur, je m’attends à des taux réels négatifs et à une inflation supérieure. Il s’agit d’un scénario prometteur pour l’or et les minières. Je pense qu’ils grimperont durant les mois à venir pour nous donner un remake de l’année dernière. (…)

L’économie américaine et le dollar sont loin d’être sortis du sable. (…) Achetez le dip actuel de l’or et attendez la hausse. »

Article de Byron King, publié le 28 novembre 2016 sur DailyReckoning.com

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Donald Trump

Article de BlackRock, publié le 9 novembre 2016 :

Nous voyons déjà la victoire inattendue du candidat républicain Donald Trump amener des incertitudes à court terme sur les marchés et la politique américaine, tandis que nous rédigeons notre bulletin BlackRock sur les conséquences de l’élection américaine.

L’agenda de Trump est très flou, tout en se démarquant de la tradition du parti républicain en ce qui concerne le commerce, la sécurité et la sécurité sociale. Profitant de la grogne envers le statu quo de Washington, Trump est souvent apparu en guerre contre son propre parti. Il s’est également entouré de conseillers peu connus.

Trump a déclaré qu’il pourrait se retirer de certains accords commerciaux ou les renégocier. Il a notamment qualifié la Chine de « manipulateur de devise ». Cela laisse entrevoir le spectre de mesures protectionnistes et de représailles qui pourraient être prises par d’autres nations. De telles tensions, couplées à l’incertitude générale planant sur les buts de l’administration Trump, devraient initier une période d’aversion au risque, qui frapperait les actions et les obligations et intensifierait la recherche de valeurs refuge telles que l’or et le yen.

Les obligations américaines pourraient en bénéficier à court terme, mais les émissions à long terme pourraient être sous pression, si les marchés estiment que la politique de Trump creuse les déficits. (…)

Remous sur les marchés

En cas de remous sur les marchés, nous pensons que la Fed pourrait reporter à décembre la hausse des taux tant attendus, mais la suite est plus difficile à prédire. Selon nous, la baisse de fiscalité promise par Trump pourrait, dans un premier temps, doper la consommation pour ensuite rapidement mener à la détérioration du budget américain, ainsi qu’à une hausse des taux. De même, les velléités de déportation d’immigrants illégaux pourraient engendrer au fil du temps une pénurie de main-d’oeuvre et une hausse des salaires. Cela pourrait faire grimper l’inflation, avec pour conséquence l’accélération du rythme du relèvement des taux directeurs. En outre, le comité de la Fed pourrait changer significativement dans les 4 années à venir, étant donné les critiques de Trump envers sa politique actuelle.

On peut cependant voir un facteur équilibrant dans le fait que Trump dispose de marges de manœuvre réduites pour atteindre ses objectifs affichés. Même si les Républicains contrôlent désormais aussi bien la Chambre des Représentants que le Sénat, Trump pourrait être contraint de trouver des compromis avec les grands noms du parti. On pourrait même assister à un blocage de l’agenda législatif. La réforme du code d’imposition des sociétés et les dépenses dans l’infrastructure semblent avoir un soutien limité, aussi bien dans son camp que dans celui des Démocrates. Toute politique d’investissements dans l’infrastructure serait mise en place avec un certain délai, mais devrait en revanche, selon nous, doper la croissance dans un environnement de taux bas. (…) »

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or physique

Trump le macho égocentrique Vs Hillary la despote malhonnête ; jamais l’élection présidentielle américaine, exportée à coups de canon aux 4 coins du globe et censée être la vitrine de la démocratie occidentale, n’est tombée aussi bas en termes de débat de fond. C’est tout bénéfice pour l’or, qui grimpe sur fond de conversations de vestiaire, débordant de testostérone, et de magouilles en tout genre du clan Clinton, tellement nombreuses qu’on ne peut douter de la santé olympique d’Hillary.

Mais résumer le regain de forme de l’or par les chances revigorées d’un Trump, sauvé par de nouvelles révélations « déplorables » sur Clinton, est évidemment un raccourci trop simple ; les tergiversations de la Fed sur les taux profitent également aux métaux précieux.

Comme le met en exergue cet article de l’EconomicTimes, « l’annonce de la réouverture de l’enquête du FBI sur l’utilisation d’une adresse de messagerie privée par Hillary Clinton, lorsqu’elle était à la tête du secrétariat d’État, a mis la pression cette semaine sur les actions, tout en dopant l’or. »

Cette nouvelle, qui pourrait inverser l’avance dont bénéficiait Clinton sur Trump dans les sondages, est mal digérée par les marchés : les craintes concernant l’élection américaine ont vu l’indice de peur (VIX) atteindre son plus haut durant un mois. Les sondages d’opinion montrent que l’avance de la démocrate Clinton sur le républicain Donald Trump s’est fortement réduite depuis le début de la semaine dernière.

« Nous voyons que Clinton est en train de perdre son avance du début sur Trump, » a déclaré Simona Gambarini, de Capital Economics. « Une toute petite possibilité de voir Trump à la Maison-Blanche est intégrée dans le cours de l’or. S’il devait finir par l’emporter, le métal jaune pourrait bondir substantiellement. »

Il faudra voir ensuite ce que la Fed décidera. Il est très peu probable qu’elle agisse cette semaine et il est raisonnable d’affirmer qu’elle attendra jusqu’à décembre pour relever son taux directeur.

La réunion de 2 jours du comité de la Fed démarrera dans la journée de mardi ; elle sera suivie de près, dans le but d’anticiper la période à laquelle aura lieu la prochaine hausse des taux. (…)

D’après l’outil FedWatch du CME Group, les marchés estiment que les taux ont 78% de chances de grimper en décembre, contre seulement 6% cette semaine. (…)

Selon Ron Williams, fondateur et stratégiste en chef de RW Market Advisory, l’élection présidentielle à venir créera une anomalie dans les mouvements traditionnels des marchés, pendant que les investisseurs éviteront les prises de risques à proximité du 8 novembre, date du vote. (…) Il estime que l’or, sur la base de l’analyse technique, devrait poursuivre sa hausse, pour atteindre jusqu’à 1500$ l’once. L’article de CNBC, qui relaie ses propos, mentionne 2 prévisions à la baisse :

  • ABN-AMRO a abaissé ses prévisions pour l’or à : 1200$ l’once pour 2016 / 1150$ pour 2017
  • Chez Wells Fargo, on estime que la baisse pourrait aller jusqu’à 1050$ l’once

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lingot et pièces d'or

Article d’ETF Daily News, publié le 14 octobre 2016 :

Les analystes d’UBS Wayne Gordon et Giovanni Staunovo, qui sont à la tête de la Recherche du CIO de la gestion de patrimoine de la banque d’investissement, ont envoyé récemment une note à leurs clients les encourageant à acheter de l’or.

La politique à long terme de taux ultra bas de la Fed est derrière l’essentiel de la vision optimiste d’UBS pour le métal jaune. Gordon et Staunovo estiment que tant que la Fed ne relève pas substantiellement ses taux, et ce sur une courte période (et nous savons qu’une telle probabilité est infinitésimale), l’or devrait bien performer.

Globalement, la société prédit la hausse de l’or de son niveaux actuel jusqu’à 1350 $ l’once dans les 6 à 12 mois à venir, ce qui correspond à une hausse de 7 %. Cependant, cette prédiction optimiste à moyen terme comprend néanmoins une mise en garde.

Les analystes avertissent que l’or pourrait tomber jusqu’à 1225 $ l’once (soit une baisse de 2,3 %) dans les 3 mois à venir vu que les investisseurs attendent et ensuite digèreront la décision de la Fed en décembre.

Néanmoins, UBS pense qu’il y a très peu de chances de voir la Fed relever son taux directeur en décembre, ce qui sera en bout de course une bonne nouvelle pour l’or. « Une Fed réactive et une reprise modérée de l’inflation devraient pousser les taux d’intérêt réels en territoire encore plus négatif en 2017. Historiquement, cette configuration fut un moteur puissant pour faire grimper le métal jaune. »

cours GLD

Le SPDR Gold Trust ETF (NYSE:GLD) a baissé de 50 centimes (-0,42 %) à 119,53 dollars par part dans les échanges avant l’ouverture des marchés de vendredi. Depuis le début de l’année, l’ETF suivant le cours spot de l’or le plus important du monde, possédant pour plus de 38 milliards de dollars d’actifs, a grimpé de 18,3 %.

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or physique

Article de TheWeek.co.uk, publié le 13 octobre 2016 :

« Comme attendu, les minutes de la réunion de la Fed de septembre ont renforcé les attentes concernant une hausse des taux avant la fin de l’année. Cependant, elles n’ont pas eu l’effet escompté, à savoir tirer le cours de l’or significativement vers le bas.

L’or n’offre pas de rendement, et a donc tendance à souffrir lorsque les taux augmentent. Un tel facteur a également tendance à doper le dollar, l’or étant utilisé en tant qu’assurance contre les humeurs du billet vert.

Les experts avaient prédit que les minutes de la Fed catapulteraient l’or à son plus bas de 4 mois atteint vendredi dernier, lorsqu’il avait descendu jusqu’à 1241 $ l’once. Mais, au lieu de cela, le cours s’est fermement maintenu entre 1250 et 1260 $ pour même atteindre 1261 $ ce matin durant la séance asiatique. Cet après-midi, il oscillait toujours à proximité de ce niveau à Londres.

Reuters estime que la vigueur relative du métal est principalement due à la faiblesse des actions, qui ont baissé en raison de statistiques commerciales chinoises décevantes « ayant levé des craintes concernant la santé de la 2e économie du monde ».

L’analyste de la banque OCBC Barnabas Gan a ajouté que la bonne tenue de l’or malgré les spéculations concernant le relèvement du taux directeur américain « suggèrent fortement que les cours de l’or… ont déjà intégré la probabilité d’un relèvement des taux cette année. »

Dans leurs minutes, les décideurs de la Fed ont déclaré qu’une action visant à resserrer leur politique serait justifiée « relativement tôt », d’après le Wall Street Journal. Beaucoup estiment que la décision de septembre (de ne pas relever les taux) fut acquise à une courte majorité.

« Les minutes ne disent pas quand la prochaine hausse des taux aura lieu, mais elles ont largement renforcé les attentes du marché et des analystes pour un relèvement en décembre, juste après l’élection présidentielle américaine, » ajoute le journal. »

inflation médiane

Interview de Stephen Leeb, publiée le 24 septembre 2016 sur King World News :

La décision de la Fed de la semaine dernière concernant le statu quo sur les taux est tout sauf une surprise. Après tout, avant son annonce, les chances d’une hausse des taux s’élevaient à environ 20 %. Seuls 2 des 23 acteurs majeurs du marché obligataire américain voyaient éventuellement une hausse, mais sans en être sûr. Malgré tout, les marchés ont repris un second souffle : les marchés actions ont grimpé pendant 2 jours, l’or et les matières premières ont suivi, même s’ils se sont essoufflés vendredi.

Mais si la décision de la Fed de ne pas toucher à son taux directeur ne fut pas véritablement significative, les circonstances du vote le sont. Tout d’abord, parmi les 10 membres du Comité, dont la présidente Janet Yellen, il y avait 3 contestataires, un nombre inhabituellement élevé. Pour Eric Rosengren de la Fed de Boston, l’un des 3 contestataires, c’est une surprise. Jusqu’à présent, c’était l’un des membres les plus conciliants de la Fed. Il a clairement effectué un virage à 180 degrés.

Toujours plus de propagande de la part de la Fed

Pour expliquer son vote, Rosengren a déclaré : « les progrès économiques réalisés depuis le dernier serrage de vis de décembre pourraient à eux seuls être suffisants pour justifier une nouvelle hausse de l’objectif de taux… Cependant, c’est en considérant les implications de la politique actuelle pour la pérennité de l’expansion (économique) que l’argument en faveur de la hausse des taux est devenu encore plus convaincant. »

Waouh, que se passe-t-il avec les écrans de fumée de la Fed ? Voici quelqu’un qui a gagné ses galons de chercheur à la Fed, qui a réussi ses études universitaires avec mention d’excellence, qui a un doctorat d’économie en poche, (…) et qui nous dit de but en blanc que nous risquons une récession en cas d’absence de hausse des taux.

L’un des autres membres du comité de la Fed de renom qui s’est rangé à la majorité, contre le relèvement des taux, est Stanley Fischer, le vice-président. C’est aussi révélateur. Dans ses commentaires précédant le vote, Fischer avait fait connaître sa posture agressive. Je doute grandement qu’il ait changé d’avis à propos de l’intérêt d’une hausse des taux. La raison de son vote en faveur du statu quo est certainement plus politique qu’économique. Fischer est sans aucun doute l’un des membres les plus respectés du Comité de la Fed. Il fut le mentor d’économistes de renom comme l’ancien patron de la Fed Ben Bernanke. Ayant la double nationalité américaine et israélienne, il a officié à la tête de la banque centrale d’Israël durant les 8 années où ce pays a connu une forte croissance économique. Il fut également l’économiste en chef de la Banque Mondiale.

Si Fischer avait rejoint les rangs des contestataires, la grande nouvelle à la clôture de la réunion n’aurait pas été la décision prise, à savoir des taux inchangés, mais l’opposition sans précédent à la majorité. Opposition menée qui plus est par son vice-président, qui est également l’économiste le plus chevronné du lot. Autrement dit, le chaos qui règne à la Fed aurait fait la une des journaux.

Une Fed dans le chaos, avec Fischer menant la charge, aurait été perçu comme un vote de défiance envers l’ensemble de l’entité, ce qui aurait pu engendrer des conséquences graves. Donc bravo à Fischer pour avoir mis son doigt pour colmater la fuite du barrage. Malheureusement, elle est loin d’être la seule dans notre environnement économique.

Comment la Fed justifie son inaction

La justification principale de la Fed pour expliquer son inaction est le manque d’inflation. Mais il s’agit d’histoires. Observez le graphe ci-dessus, fourni par la Fed de Cleveland et qui montre l’inflation médiane, à savoir le rythme auquel le prix des biens moyens augmente.

Le chiffre actuel est de 2,6 %, ce qui est plus élevé que la moyenne de ces 20 dernières années tandis que la courbe est en progression. Dire que l’inflation est sous contrôle est un pur non-sens. Seules les matières premières, et particulièrement le pétrole et les denrées alimentaires, ont vu leur niveau d’inflation être contrôlé. Tout le reste connaît une hausse supérieure à la moyenne de ces 20 dernières années.

Vu que l’alimentation et l’énergie sont en baisse pour des raisons exceptionnelles et que ces 2 éléments vont grimper avec quasi-certitude, on peut parier que l’inflation globale va commencer à augmenter à un rythme élevé. La Fed est en train de bricoler alors que l’économie commence à brûler. La combinaison de l’inflation, de la hausse du pétrole et de la croissance en berne ont mené au crash de 2008. Nous nous dirigeons très rapidement vers un scénario similaire.

Comme je l’ai dit la semaine dernière, ne commettez pas l’erreur de considérer l’or qui vivote (il pourrait même tomber en dessous de 1300 $ dans les semaines à venir) comme un signe d’une inflation basse à venir. Dans notre monde, un or en forte hausse serait un message politique trop négatif. Si les institutions occidentales telles que la Banque des Règlements Internationaux, qui a le pouvoir d’affecter le cours de l’or (même si ce pouvoir est en baisse), le laissait évoluer librement, il aurait déjà fortement grimpé. (…)

En bref, la Fed attend un miracle qui ne se produira pas. L’or attend patiemment l’avènement de son règne monétaire mondial. La Chine l’a bien compris. L’ascension de l’or est également l’ascension de la Chine. Récemment, Caixin, agence de presse chinoise, a publié un article de prime abord innocent concernant les droits de tirage spéciaux. Au milieu de cet article on pouvait lire le paragraphe suivant :

« Les droits de tirage spéciaux sont un actif spécial de réserve international créé par le FMI pour compléter les réserves officielles de ses pays membres vu que les 2 autres actifs clés majeurs, l’or et le dollar, se sont montrés inadéquats pour soutenir l’expansion du commerce mondial et des flux financiers. »

L’ascension de l’or jusqu’à 26.000 $

Ceci à quelques implications cachées. Premièrement, cela signifie que les Chinois estiment que l’or et le dollar sont sur un pied d’égalité en tant que réserve. Deuxièmement, les DTS, dont le yuan fera bientôt partie, sont cruciaux pour maintenir le commerce mondial. Reste à déterminer le rôle que jouera l’or dans les DTS, mais on peut supposer qu’il sera égal à celui du dollar.

En fait l’or, lorsqu’il fera d’une manière ou d’une autre partie du panier de devises des DTS, de lui-même ou parce que le yuan y est adossé, disposera d’un poids initialement plus faible. Mais l’histoire montre que la valeur de l’or a augmenté 20 fois plus que les DTS. Je ne veux pas dire que l’or vaudra jusqu’à 26.000 dollars l’once car je vais passer pour un fou. Je me bornerai donc à dire que 20 fois 1300 $ est un chiffre très élevé… »

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Fed taux

Interview de Michael Belkin, publiée le 22 septembre sur KWN :

« Eric, les réunions de deux banques centrales importantes se sont clôturées aujourd’hui. Cela fait un bon moment que les taux sont négatifs au Japon. La BoJ (Banque du Japon) a décidé de ne rien changer. Là-bas, elle achète des actions.  Elle achète une partie importante du marché, des ETF actions, pourtant le Nikkei est en baisse depuis le début de l’année et il continue de glisser.

Le marché des obligations japonaises vient également de partir à la baisse, ce qui a envoyé une onde de choc sur les marchés obligataires mondiaux. Le marché obligataire mondial, les obligations japonaises, les Bunds, les Treasuries, tous ces actifs sont vendus, ils sont entrés dans une phase de liquidation. Cette dynamique a ensuite provoqué un tremblement de terre sur le marché des obligations à haut risque. Ce type d’actif, qui s’était plutôt bien comporté, est subitement entré en phase de liquidation.

Cela dit, ce qui s’est passé à l’occasion de la réunion de la Fed est très intéressant. Cela fait des lunes qu’ils nous promettent qu’ils vont « bientôt relever leurs taux, bientôt relever leurs taux », mais lorsque la date de la réunion suivante arrive, rien ne se passe. C’est du Yellen tout craché. Le titre de mon rapport cette semaine, à l’attention de mes clients institutionnels, était : « Ils mentent » (rires). Car c’est ce que font les banques centrales,  elles mentent.

Elles n’arrêtent pas de dire que l’économie se porte mieux et qu’elles vont relever les taux. Alors que simultanément, les ventes de voitures neuves sont en baisse de 4 % sur les 12 derniers mois, que la production industrielle est en baisse de 1 % sur les 12 derniers mois, l’indice manufacturier ISM vient de baisser de 3 points pour s’élever à 49,4, soit en dessous de 50, ce qui signale une récession. L’indice des services ISM affiche quant à lui 51,4, soit une baisse de 4 points par rapport au mois dernier. C’est énorme.

La désinformation de la Fed et la copine d’Obama

Nous sommes sur le point de basculer en récession. Lorsque la Fed se décidera enfin à bouger, je m’attends à ce qu’elle opte en fait pour une politique accommodante. Ils attendent simplement la prochaine élection pour bouger tout en faisant de la désinformation pour que les gens aient confiance en l’économie avant l’élection afin que la copine d’Obama soit élue.

Mais une fois l’élection passée, nous allons nous rendre compte que nous sommes déjà en récession, ou sur le point d’en connaître une. C’est très positif pour l’or et mauvais pour le dollar. (…) »