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Fixing

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La Bank of China a beau avoir rejoint le panel des banques qui participent au nouveau fix de Londres, l’Empire du Milieu prend les devants afin de peser davantage sur le marché de l’or en préparant son propre fixing qui sera exprimé en yuan en non en dollars. C’est ce que nous apprend cet article de Reuters publié sur Yahoo Finance : 

« La Chine a pour objectif de lancer un fix or en yuan d’ici la fin 2015 via le Shanghai Gold Exchange (SGE). L’objectif est de donner au pays une plus grande influence sur les cours alors qu’il est à la fois le plus gros producteur et le plus gros consommateur d’or du monde.

En février, Reuters avait déjà lancé l’information en citant des sources au sein même du SGE. Désormais, la confirmation officielle a été faite par un membre de l’institution.

« Nous allons introduire un fix en renminbi au moment opportun, nous espérons pouvoir le faire d’ici la fin de l’année » a déclaré Shen Gang (vice président du SGE) à l’occasion du LBMA Bullion Market Forum qui s’est tenu jeudi à Shanghai.

Shen n’a pas fourni plus d’informations mais des sources proches du dossier affirment que la banque centrale chinoise devrait bientôt donner son accord.

Pan Gongsheng, l’un des sous-gouverneurs de la banque centrale chinoise a déclaré que son institution continuerait de soutenir « la croissance rapide et saine du marché chinois de l’or » ainsi que son internationalisation.

Vu son rôle de premier plan sur le marché de l’or, la Chine estime devoir jouer un rôle majeur dans la détermination des cours. Elle se positionne donc en conséquence alors que des accusations de manipulation planent sur le fix de Londres.

Si le fix en yuan décolle, la Chine pourrait convaincre les acheteurs locaux ainsi que les fournisseurs internationaux de régler les transactions en yuan ce qui limiterait l’influence du fix de Londres sur le marché mondial de l’or.

Cependant vu que le yuan n’est pas totalement convertible, les 2 références pourraient coexister.

La Chine consent également des efforts pour libéraliser le yuan et augmenter son influence sur le marché international de l’or. La Bank of China a récemment rejoint la procédure du Fix de Londres devenant ainsi la première banque chinoise à en faire partie intégrante. L’Industrial and Commercial Bank of China Ltd a également marqué son souhait de la rejoindre. Ces banques pourraient également participer au fix de l’or en yuan.

D’après des sources proches du dossier, les officiels du Shanghai Gold Exchange auraient soumis à la banque centrale de Chine les détails pratiques et les règles de la procédure envisagée.

« Elles peuvent être approuvées à tout moment », a déclaré une source qui a tenu à conserver l’anonymat en raison des règles de communication aux médias.

Les banques étrangères en ligne de mire

Après avoir reçu l’approbation de la PBOC, le SGE tentera de convaincre les banques chinoises et étrangères. Dans un premier temps, on s’attend à ce qu’une quinzaine de banques chinoises participent.

Mais le succès du Fix en yuan dépendra principalement de la participation des banques étrangères qui pourraient être réticentes alors qu’une telle procédure serait fortement surveillée suite aux manipulations avérées des taux interbancaires.

« Il sera difficile de rejoindre le fix (rapidement) car il y a beaucoup de procédures internes de conformité à satisfaire. Cet exercice pourrait prendre des mois » a déclaré un trader d’une grosse banque de lingots. (…)

Le SGE a démarré ses activités internationales en septembre 2014 en permettant aux étrangers d’échanger des contrats or en yuan pour la première fois. Australia and New Zealand Banking Group, Standard Chartered et HSBC font partie des membres de la bourse. »

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Article de MineWeb, publié le 18 juin 2015 :

« Peut-être en raison des critiques sur la composition du panel de banques qui participent au nouveau fixing de l’or du LBMA (le LBMA Gold Price benchmark), ICE Benchmark Administration qui supervise la nouvelle procédure vient d’annoncer qu’à partir du 22 juin 2015 la Bank of China  rejoindra le groupe de banques qui détermine 2 fois par jour le Gold Price benchmark. Cet indicateur est largement utilisé aux 4 coins de la planète par les producteurs, les consommateurs, les investisseurs et les banques centrales.

Ce LBMA Gold Price a été créé pour remplacer le presque centenaire London Gold Fix que l’on accusait, peut-être injustement, de manipuler le cours de l’or dans les intérêts des banques participantes alors que le terme « Fix » était devenu malheureux au vu de sa signification moderne (to fix = fixer mais aussi truquer).

Avant sa mise en place, il était largement admis qu’une ou plusieurs banques chinoises remplissaient les conditions pour participer à ce nouveau processus dès ses débuts. Les critiques de ceux qui avaient milité pour le changement du système plurent lorsqu’il fut annoncé que les 4 participants de l’ancien fixing Barclays, HSBC, Bank of Nova Scotia et Société Générale devenaient acteurs de la nouvelle procédure. On leur adjoignit Goldman Sachs, UBS,et même JP Morgan Chase par la suite soit une collection de noms à même de donner de l’urticaire aux partisans de l’or. Désormais, l’arrivée de l’une des plus grosses banques chinoises dans le panel devrait dissiper les critiques.

Julian Phillips estime que l’inclusion de la Bank of China signale le début du déplacement du centre de gravité de la détermination du cours de l’or vers l’Orient. Il reconnaît que la participation directe de la Bank of China dans le LBMA Gold Price va renforcer la connexion entre le marché chinois et international, permettre à la demande chinoise d’être mieux prise en compte dans la valorisation de l’or tout en promouvant l’internationalisation du marché chinois de l’or. Il s’attend désormais à ce que d’autres banques chinoises imitent la Bank of China. (…) »

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Goldman Sachs et UBS ont rejoint les 4 membres historiques du fixing du LBMA pour le nouveau London Gold Fix de la London Bullion Market Association, la version électronique d’un processus manuel qui n’avait plus changé depuis un siècle. La Chine, le plus gros consommateur d’or du monde a été snobée.

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Alors que le LBMA a décidé de ne plus publier les taux GOFO sur son site depuis février, Andrew Maguire a dévoilé durant sa dernière interview à KWN qu’une nouvelle bourse d’échange avec livraison physique des métaux précieux allait planter un premier clou dans le cercueil du LBMA. Il a également expliqué pourquoi le cours de l’or a baissé la semaine dernière et pourquoi ce fut en fait une bonne chose à moyen terme :

Eric King : « Andrew, je sais que vous avez une grande nouvelle à nous annoncer concernant le marché physique de l’or. Quelle est-elle ? »

Andrew Maguire : « Eric, dans les 2 prochaines semaines vous allez entendre beaucoup de bruit lorsque la nouvelle d’une nouvelle bourse d’échange pour les métaux précieux fonctionnant 23 h sur 24 à l’échelle internationale va se répandre dans les médias dominants.

Elle va faire office de conduite pour cette liquidité dont nous avons tant besoin. La plate-forme d’échange est en connexion directe avec une bourse totalement indépendante, qui est adossée à 100 % sur le métal et qui court-circuitera totalement le LBMA.

Cette nouvelle plate-forme va sonner le glas du système LBMA adossé à du vent.  À terme, elle éliminera même le besoin d’avoir un fixing or ou argent quotidien. Cette bourse permet aux acheteurs privés et institutionnels de métal physique de partager la même plate-forme pendant 23 h par jour, sur laquelle les transactions se feront à l’insu du LBMA qui dispose pour le moment de l’avantage de l’information et qui peut anticiper les commandes de métal physique.

Pourquoi l’or a baissé la semaine dernière

Maintenant, je voudrais revenir sur ce qu’il s’est passé la semaine dernière (sur le marché de l’or). Nous sommes en train d’assister à un changement de comportement alors que le marché papier a commencé à se mettre au diapason du marché physique. Les fonds souverains n’ont pas couru derrière les prix comme les spéculateurs à la recherche de profit. Les indicateurs techniques à court terme montraient que nous approchions d’une hausse trop rapide, ce qui mettait les positions long vulnérables à une attaque baissière des banques de lingots. Franchement, il est sain que les positions nues des spéculateurs qui sont long soient liquidées.

Si les positions de ces spéculateurs sont trop élevées par rapport au seuil auquel les souverains achètent du physique, cela ne fait que fournir des munitions pour les shorters et ils ne se sont pas privés la semaine dernière. Néanmoins, il était nécessaire de se débarrasser de ces positions à la recherche de profit afin de pouvoir repartir sur des bases saines pour la prochaine hausse qui sera supportée par la demande de métal physique.

Il ne s’agit pas d’une correction majeure. C’est juste une retraite dans le cadre d’un marché haussier. Avec une telle demande physique dans toutes les devises, la baisse de la semaine dernière ne fut que la lessive nécessaire des spéculateurs papier qui s’est faite dans le contexte d’une demande très forte pour le métal physique. Nous avions besoin de ce nettoyage pour passer la barre des 1308 $, la barre à laquelle les banques fermeront leurs positions short actuelles. »

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Le Chicago Mercantile Exchange (CME) a confirmé son intention jeudi dernier de se porter candidat à la gestion du fixing or de Londres, en partenariat avec Thomson Reuters.

 

« S’ayant vu attribué le mandat du fixing argent en partenariat avec Thomson Reuters, le Groupe CME serait ravi de faire partie du processus or et espère bientôt s’impliquer à Londres avec les autres participants du marché, » a déclaré le directeur de la division métaux précieux du CME.

Mme Hunnable a ajouté que la bourse de Chicago a proposé de s’impliquer dans le nouveau processus, qui pourrait faire du fixing or de Londres une enchère électronique au lieu du système actuel, qui fixe le cours de l’or 2 fois par jour à l’occasion d’une conférence téléphonique.

Actuellement, ce sont les banques qui déterminent le cours de l’or, tel qu’il est utilisé par les sociétés minières et les banques centrales pour échanger le métal jaune. Mercredi dernier, ces banques ont annoncé qu’elles étaient à la recherche d’un nouvel administrateur indépendant.

Cette année, la Deutsche Bank s’est retirée du processus alors que son département matières premières a réduit sa voilure, laissant seules Société Générale, Nova Scotia, HSBC et Barclays déterminer le cours de l’or.

Le fixing or de Londres fonctionne actuellement de la façon suivante : chaque jour, à 10 h 30 et à 15 h, heure de Londres, le cours de l’or est fixé durant une conférence téléphonique d’environ 10 minutes, mais qui peut se prolonger jusqu’à une heure dans certains cas.

Les banques participantes annoncent le nombre de lingots qu’elles sont prêtes à vendre ou à acheter au cours actuel du marché, sur base des commandes de leurs clients, ainsi que de leurs propres besoins. Le prix est augmenté ou réduit jusqu’à ce que les quantités vendues et achetées atteignent les 50 lingots, ou environ 620 kg pour chaque type de transaction (vente et achat) : cette limite de poids atteinte,  le fixing de l’or est terminé.

Depuis peu, des voix de plus en plus nombreuses s’élèvent pour réformer la procédure. Les membres du World Gold Council se sont réunis à Londres la semaine dernière pour en débattre, sans parvenir à un accord. »

Source : mining.com

Note : ceux  qui espéraient voir le retrait des banques du fixing déboucher sur un processus plus transparent doivent probablement être bien déçus : le CME, selon nous, ne présente pas les garanties d’indépendance nécessaires. À vrai dire, quel est l’intérêt du fixing, si ce n’est d’interférer sur les mécanismes classiques ? Qu’on laisse le cours de l’or et de l’argent être déterminé par l’offre et la demande sur le marché, comme c’est le cas pour tout actif financier.

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Le fixing de l’argent disparaîtra officiellement le 14 août prochain. En ce qui concerne le fixing de l’or, celui-ci pourrait être également très bientôt réformé : c’est ce que nous apprend cet article du Telegraph, dont voici la traduction :

Fixing-Londres

De James Titcomb

« Les banques pourraient se voir retirer la responsabilité exclusive de définir le prix de référence de l’or, alors que le secteur a proposé la mise en place de nouvelles règles.

Les autres acteurs du marché, comme les compagnies minières et les raffineurs, pourraient participer au fixing de Londres, qui est sous le contrôle des banques depuis plus d’un siècle, mais qui s’est retrouvé sous le feu des critiques après que certains aient affirmé que le système était sujet à la manipulation.

À l’occasion du sommet du World Gold Council qui s’est tenu lundi dernier, les régulateurs, les banques et les investisseurs se sont rassemblés afin de discuter d’alternatives pour le fixing, le prix de référence de l’or qui influence les échanges sur le marché du métal jaune.

Actuellement, le fix est défini 2 fois par jour par 4 banques, HSBC, Barclays, Scotiabank et Société Générale, qui se mettent d’accord sur un prix sur base des propositions des 4 participants.

Cependant, le processus s’est retrouvé sous le feu des projecteurs suite au scandale du LIBOR, une autre référence financière importante. La FCA a infligé une amende de 26 millions de livres cette année à  Barclays pour avoir manipulé le fixing ; la semaine dernière, des experts ont déclaré au parlement britannique que le marché de l’or pourrait être truqué.

Les politiciens membres du Treasury Select Committee ont demandé à la FCA d’enquêter sur la manipulation éventuelle du fixing (…). Natalie Dempster, du World Gold Council, a déclaré que les personnes impliquées dans les négociations de lundi se sont mises d’accord pour que d’autres entités participent au fixing de l’or.

« Ce que les gens veulent, c’est que d’autres entités s’impliquent, des utilisateurs directs de l’or comme des raffineurs ou des sociétés minières ». Le WGC a également proposé que la procédure soit supervisée par une entité neutre, et que le fixing soit déterminé sur base de transactions réelles, et non de chiffres (note : sortant d’on ne sait où) fournis par des banques.

Même s’il existe une envie de changement, il sera peut-être difficile d’encourager la participation de nouveaux acteurs, qui prennent le risque de se voir accuser un jour de manipulation. La participation au fixing ne débouche sur aucun avantage tangible. Deutsche Bank s’est d’ailleurs retirée du fixing de l’or cette année après que les bruits de manipulation de l’or soient devenus de plus en plus audibles. (…)

Depuis sa création en 1919, l’ajout de nouveaux participants au fixing de Londres serait sa plus grosse réforme. (…) »

Le Telegraph l’écrit noir sur blanc : participer au fixing n’offre aucune valeur ajoutée… si on empêche la manipulation du cours de l’or, sous-entendu. Ce qui revient à dire que les banques qui y participent, ou qui y ont participé, devait forcément en retirer quelque chose…

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« Ce genre d’action pénale est très tardive. Ce trader n’est rien d’autre qu’un bouc émissaire. Il accumulait les ordres durant la période du fixing pour faire baisser le cours.

Le fixing de Londres est un système vieux de plus de 100 ans. Ce n’est pas une coïncidence si la Deutsche Bank le quitte : le fixing de l’argent va disparaître en août. Ces procédures ont permis de procéder à de nombreux abus dans le casino.

John-Ing-Or-Ukraine

Cette condamnation montre que la manipulation est une activité quotidienne sur ces marchés, notamment le Comex. Mais cela montre également que les régulateurs pourraient mettre un terme à ces abus. Chose encore plus importante, cela aura des implications cruciales sur les dérivés papier or, qui n’ont plus aucun sens. Alors que le marché physique est solide, les marchés papier sont clairement manipulés (note : on l’a encore vu hier, avec l’or qui est passé de 1290 à 1310 dollars pour replonger ensuite à 1280, en l’espace de quelques minutes.).

Situation du marché de l’or

Pendant toute la semaine dernière, l’or a oscillé autour des 1300 $ l’once, l’argent en dessous de 20 $. Cependant, plus l’or reste stable dans un écart restreint et continue de construire une base, plus les paramètres techniques deviennent puissants. Je pense qu’ils vont confirmer les fondamentaux.

Toutes les moyennes mobiles (DMA) importantes se coagulent autour des 1300 $, ce qui suggère qu’il va y avoir une hausse explosive de l’or. La Chine continue d’acheter des quantités importantes de physique. (…)

Autres nouvelles importantes pour l’or : on s’attend à ce que l’Inde assouplisse les droits de douane prohibitifs qu’elle avait instaurés sur les importations d’or (suite à l’élection des nationalistes hindous). Cela signifie que le pays accélérera son accumulation d’or, déjà importante. La demande au Japon continue aussi d’être très forte. En général, la demande ne faiblit pas en Asie. (…)

Je recommande également beaucoup de prudence sur les obligations américaines. Les Russes en ont liquidé de grandes quantités, et ont acheté de l’or avec le produit de la vente. C’est pourquoi le métal jaune file systématiquement vers la backwardation lorsque le cours descend. Les Russes chargent la mule.

Mais le facteur le plus important pour le marché de l’or, ce sera l’accélération de l’inflation. Il s’agit de la conséquence directe des planches à billets insensées des banques centrales. Le moment d’affronter les conséquences est venu. »

Source : interview de John Ing sur KWN

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Si le fixing de l’or a bénéficié d’une certaine publicité durant ces derniers mois, le fixing de l’argent de Londres était encore plus mystérieux. Mais après la décision de Deutsche Bank de quitter le fixing de l’or et de l’argent, le London Silver Fix a annoncé qu’il cesserait ses activités dès le 14 août 2014 !

Fixing-Londres

Pour ZeroHedge, qui a annoncé en premier la nouvelle, il s’agit d’une grande nouvelle pour tous ceux qui combattent les manipulations des marchés des métaux précieux. Si on ne peut pas dire qu’il s’agit d’une mauvaise nouvelle, nous pensons qu’il est un peu prématuré de se réjouir : certes, le fixing permet de manipuler quelque peu le cours, mais ce n’est pas ce processus qui est derrière les grosses manipulations auxquelles on assiste régulièrement sur le marché de l’or et de l’argent.

Celles-ci se font principalement via des positions shorts nues sur le marché des futures : il ne faut donc pas s’attendre à une explosion du cours de l’argent après le 14 août 2014. Le fixing de l’argent servait principalement aux banques qui y participaient à prendre des positions bénéficiaires au fur et à mesure que le prix de l’argent était fixé par les participants. Si le fixing s’oriente à la baisse, on prend des positions shorts en cours de conférence, et vice versa.

Nous pensons donc que ZeroHedge va un peu vite en besogne lorsqu’il titre « le début de la fin de la manipulation des métaux précieux ». La manipulation est permise par l’entremise du marché papier. Cependant, celui-ci a besoin d’une quantité minimale de physique afin de pouvoir fonctionner. Ce n’est que lorsque le métal ne sera quasi plus disponible que les manipulations deviendront impossibles. En attendant, les banques et les banques centrales ne lâcheront rien, car il en va de la stabilité financière mondiale.

Cela dit, le fait que la BaFin ait décidé de mettre son nez là où la FCC refuse de mener une enquête sérieuse, et que cela ait poussé Deutsche Bank à se retirer du fixing montre que ces banques ne bénéficient plus d’une totale impunité. Ce n’est pas grand-chose, mais vu les temps qui courent, c’est toujours bon à prendre.

Pour rappel, le fixing est une procédure durant laquelle quelques banques privilégiées, durant une conférence téléphonique, décident du « prix officiel » de l’or ou de l’argent entre elles.