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Fluctuations

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Article de Profit Confidential, publié le 29 janvier :

Nous assistons en ce moment à des mouvements spectaculaires sur les marchés des changes. La seule devise qui se comporte bien, c’est le dollar américain. Les autres, comme le dollar canadien, l’euro, le yen, le dollar australien et la livre sterling sont indubitablement dans un mouvement baissier. Le franc suisse est victime de mouvements historiques en réaction aux interventions de la BNS.

Il est très difficile de prédire combien de temps ces tendances vont perdurer, mais d’après mon expérience, je sais que ces tendances sur les marchés des changes peuvent durer bien plus longtemps que sur les marchés actions et des matières premières.

Mais vu ces turbulences, une question s’impose : que va-t-il se passer avec les réserves en devises des banques centrales ? Pas besoin d’être un docteur en économie pour avoir la réponse : elles vont fluctuer en même temps que ces devises. Ce qui est une bonne nouvelle pour l’or.

D’énormes réserves en devises sont en jeu

Regardez plutôt ces chiffres. Ils indiquent le montant en dollars, de devises étrangères détenues par les banques centrales (en millions) :

  • Livre sterling : 237.526,53
  • Yen : 245.259,69
  • Dollar canadien : 118.889,52
  • Franc suisse : 16.457,38
  • Dollar australien : 116.993,21
  • Euro : 1.398.958,30

Comment les banques centrales pourront-elles protéger leurs réserves en devises ? L’une des méthodes consiste à acheter de l’or. Le métal jaune est parfait pour réduire la variance des réserves. Pour mettre les choses en perspective, voyez le graphique ci-dessus. Il montre ce qu’il se passe avec le cours de l’or lorsqu’une devise décline par rapport aux autres grandes devises.

Plus l’euro s’affaiblit, plus la valeur de l’or exprimé en euros augmente. Autrement dit, l’or réduit le risque de la baisse d’une devise, en l’occurrence de l’euro.

Quand les banques centrales vont-elles acheter de l’or ?

Si les banques centrales se mettent à acheter du métal jaune, ne vous attendez pas à ce qu’elles l’annoncent sur tous les toits, ni qu’elles spécifient les quantités. Cela pousserait les investisseurs à les devancer, ce qui ferait grimper le cours de l’or avant qu’elles n’aient eu le temps d’en acheter au prix désiré. Ce n’est qu’après avoir accumulé le métal voulu qu’elles communiqueront.

Quelles seront les quantités achetées ? Il s’agit d’un autre point d’interrogation. En admettant qu’elles achètent pour 10 % des 2,1 trillions de réserves qu’elles possèdent en « non dollar », cela totaliserait 210 milliards de lingots. Autrement dit, de quoi engendrer un gros mouvement haussier et de perturber le marché de l’offre et de la demande. Il ne faut pas d’ailleurs s’étonner de voir de plus petites banques centrales acheter de l’or : elles sont plus exposées aux devises et doivent donc ajuster leurs réserves pour limiter la volatilité.

On peut également se demander si ces achats ont déjà démarré. Pour la Russie, on sait que c’est déjà le cas. Mais il y a également les Pays-Bas, dont le FMI a rapporté l’augmentation de ses réserves d’or en décembre, malgré le démenti de la banque (petite modif or-argent.eu par rapport au contenu original).

Vu les remous sur le marché des changes, je me demande comment on peut être négatif sur l’or, qui offre une protection contre les mouvements violents des devises. (…) »

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or

Article de Turd Ferguson, publié sur le site TF Metals Report (11 décembre 2015) :

« Le CME Group vient de notifier la CFTC, sans sortir les tambours et trompettes, qu’elle va mettre en place des limites sur les mouvements quotidiens des métaux précieux du Comex. Ces limites seront implémentées à partir du lundi 22 décembre 2014.

Ces limites de mouvement ne sont pas exceptionnelles. Sur les marchés des matières premières, elles sont en place depuis longtemps pour limiter les fluctuations journalières des céréales. Sur les futures du S&P, ces limites existent également depuis des années ; elles avaient été notamment mises en place en raison du crash de 1987.

Cependant, l’intégration de telles limites pour les métaux précieux est, à ce que je sache, une nouveauté. Il est également intéressant de constater que ces limites sont mises en place seulement maintenant, alors que l’or et l’argent sont à leur plus bas. N’aurait-il pas été plus judicieux de les mettre en place au 1er mai 2011, ou au 15 avril 2013 ? Ce timing ne peut que déboucher sur une grosse interrogation : pourquoi maintenant ?

D’après le mémo S-7258 (consultable dans la source de l’article), la cotation de l’or sera désormais interrompue pendant 5 minutes après tout mouvement quotidien de 100 $ par rapport à la clôture précédente. Cette même interruption de cotation aura lieu pour l’argent après un mouvement de 3 $. Sur base des cours actuels, cela correspond à une fluctuation de respectivement 8 et 17 %. Il s’agit de gros mouvements quotidiens, qui semblent inatteignables durant un tel laps de temps. Alors pourquoi la CME a choisi ce moment en particulier pour mettre en place ces limites ? Que savent-ils que nous ignorons ? De quoi ont-ils peur ?

L’explication est peut-être la suivante… Nous attendons tous que les banques soient forcées de sortir des marchés des matières premières. Grâce à leur puissance de feu, les banques dominent les marchés des métaux précieux en plafonnant les cours; c’est donc elles qui font la loi sur ces marchés. Sans leur influence, le métal papier pourrait fluctuer librement. Ce jour se rapproche-t-il plus vite que nous le pensons ? Il y a 2 semaines, des cadres de Goldman, Morgan Stanley et JP Morgan ont été passés sur le grill par le comité du Sénat américain à propos de leur « contrôle des matières premières physiques et des activités économiques associées. »

Cet événement annonce-t-il la fin de la mainmise des banques sur les marchés de l’or et de l’argent, qu’elles contrôlent actuellement ? Peut-être. Nous ne pouvons que l’espérer. »