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France

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François Hollande

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Je crois que notre culbuto élyséen va effectivement finir par rentrer dans l’Histoire, ou plus modestement dans le Livre des records puisqu’il pulvérise les taux d’insatisfaction de tous les temps !!

Figurez-vous que seulement 3 % des Français sont satisfaits de leur président et 1 % très satisfait… Que les 1 % lèvent le doigt et se dénoncent !! J’aimerais bien voir à quoi ressemble un « très satisfait d’Hollande »…

Bref, pour se représenter il faut qu’il réussisse à inverser la courbe, et donc il va se contenter d’inverser les chiffres !!

Ben oui, si notre ectoplasme du Palais était brillant et qu’il avait des résultats, cela se saurait ! Quand il ne reste plus que l’incompétence, l’inconstance, l’inconscience et l’inconsistance, il n’y a plus qu’à tricher sur les chiffres.

L’avantage de ma « position » c’est que j’ai des lecteurs qui m’écrivent (beaucoup, beaucoup) et donc qui me donnent des informations. Notamment sur les petits arrangements entre amis qui avaient été demandés aux employés de Paul Emploi et sur la façon de réduire un peu les chiffres. Par exemple, une grosse partie des créateurs d’entreprises ont été considérés comme ayant « retrouvé » du travail – ce qui est totalement bidon mais que voulez-vous, il faut bien habiller notre président pour l’hiver et lui dérouler le tapis rouge pour qu’il puisse nous déclarer l’air fier et martial :

« Comme promis, j’ai inversé la courbe du chômage. Votez pour moi ! »

Non parce que c’est là son seul et unique objectif : être réélu. Pour quoi faire ? Il s’en fout, il n’en sait rien et nous non plus ! Pourquoi veut-il se représenter ? Aucune idée et personne n’ose même aborder cette question. Sans doute parce que la paye est bonne et les filles aussi…

Le chômage flambe qui s’effondre ! Ces variations sont inquiétantes et la preuve d’une forme de triche !

Soyons clairs : les évolutions sont généralement assez lentes et dans une « tendance ». Si vous avez des variations très fortes, elles cachent bien souvent de véritables problèmes pour ne pas dire des fraudes ou de la triche. N’importe quel auditeur ou commissaire aux comptes vous le dira. Regardez d’abord les variations !!

« Après la flambée d’août, le nombre de chômeurs inscrits à Pôle emploi a connu sa plus forte baisse mensuelle (-66 300) depuis 1996, année où les statistiques ont commencé à être collectées sous ce format, s’établissant en métropole à 3,49 millions de personnes, a annoncé mardi le ministère du Travail. En pourcentage, le repli est de -1,9 %. Il faut remonter à novembre 2000 pour retrouver une plus forte baisse. Les chiffres de Pôle emploi, qui passent sous la barre de 3,50 millions pour la première fois depuis janvier 2015, diminuent de 90 000 personnes depuis le début de l’année (-2,5 %) et de 59 500 sur un an (-1,7 %)… » Blablablablabla, vous pourrez lire tout le blabla d’usage dans la dépêche du PolitBuro, pardon de l’AFP reprise par tout le monde et en provenance du Kremlin… pardon, de l’Élysée…

Du coup, la Myriam, elle est contente (en plus elle a des lunettes neuves pour faire intello qui bosse) et nous déclare : « Malgré des variations mensuelles parfois fortes, ce sont donc 10 000 personnes qui sortent chaque mois, en moyenne, de la catégorie A » de Pôle emploi (sans activité), s’est réjouie la ministre du Travail, Myriam El Khomri. »

L’autre nodocéphale est également réjoui et content et poste un message sur Facebook pour le faire savoir aux sans-dents !

Et le mensonge apparaît…

« Le nombre de personnes désinscrites pour « défaut d’actualisation » fluctue d’un mois sur l’autre, jouant tantôt à la hausse tantôt à la baisse sur les chiffres mensuels de Pôle emploi. En septembre, 238 900 personnes ont quitté Pôle emploi pour ce motif, soit 66 500 de plus qu’en août et autant de personnes en moins sur les listes. »

Reprenons ! Soit une baisse « historique » de – 66 300 chômeurs et une hausse des radiations de plus de 66 500 personnes, et vous me prenez pour un imbécile à hauteur d’une différence d’environ 200, mais bon on s’en fiche. En fait, encore une fois, le chômage ne baisse pas. Certes, il ne monte plus vraiment et c’est vrai. Certes, le marché de l’emploi se maintient et c’est vrai.

MAIS la courbe ne peut pas s’inverser car il n’y a aucune dynamique économique forte et les attentats qui ont touché la France pénalisent très fortement le secteur du tourisme pourtant gros pourvoyeur d’emplois.

Hollande veut se représenter. « Monsieur 4 % » pense encore pouvoir gagner. Nous courons à la catastrophe démocratique.

Il n’y a donc personne à gauche et au PS pour siffler la fin de partie à notre psychopathe de la rue Saint-Honorée ?

 

En revanche, le plan 500 000 ne semble pas avoir eu d’effet sur les chiffres ce mois-ci, car la catégorie D de Pôle emploi, où sont répertoriés les demandeurs d’emploi en formation, est restée quasi stable (-0,2 %).

Il est déjà trop tard. Préparez-vous

Charles SANNAT

Source : insolentiae.com

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François Lenglet

Editorial d’Insolentiae.com du 12 octobre 2016 de Charles Sannat :

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

François Lenglet n’est pas n’importe qui… c’est le Monsieur Économie de France 2, qui reste tout de même l’un des deux grands médias télévisés de masse de notre pays avec TF1.

Si vous écoutez sa dernière intervention à Écorama, vous vous rendrez compte assez rapidement qu’il est devenu un impertinent comme les autres et que son discours est très loin d’être aussi lénifiant que celui tenu dans ses analyses du JT ou lorsqu’il interroge lui-même quelques grands mamamouchis avec toutes les précautions oratoires.

N’oubliez pas que les grandes messes télévisuelles ont pour objectif avant tout d’assurer la stabilité de l’ordre social et de rassurer la ménagère de plus ou de moins de 50 ans !

Tous les sujets ou presque vont y passer et il ne va rien dire de moins que ce que je vous répète à longueur d’édito.

Je vais donc pouvoir faire écouter cette émission à ma femme qui me prendra tout de suite plus au sérieux. « Si Lenglet le dit comme toi, alors ça vaut… » Bon, il m’aura fallu attendre quelques années… Voici l’essentiel de ses constats pour celles et ceux qui ne peuvent pas visionner immédiatement la vidéo et qui sont, comme ma chère et tendre, coincés quelques mètres sous terre dans les métros et RER parisiens.

Sur l’Euro !

« L’euro n’a pas créé nos difficultés, il les a exaltées en supprimant le mécanisme de la dévaluation. Il faudrait que la Grèce sorte de l’Euro. »

« L’Euro ne tiendra pas encore 10 ans et la zone euro dans 10 ans sera très différente dans sa géographie. Il y aura une « Germania » une super-zone économique allemande avec ce qui restera de l’euro qui sera devenu un super-mark, les autres pays retrouveront leurs propres monnaies. »

Sur le Japon !

« Ça va mal finir et les choses qui ne peuvent pas durer finissent par s’interrompre !! » (Il s’agit là d’une pensée d’une profondeur totale, et au-delà de l’ironie et de l’humour bienveillant, bien qu’énonçant une évidence, il a raison. Le problème c’est que désormais, énoncer des évidences du type « l’eau ça mouille » et « le feu ça brûle » est interdit par la bien-pensance.)

Sur l’Union bancaire !

Vous savez l’Union bancaire c’est ce machin européen qui est censé nous sauver des affres des crises bancaires à venir. Il a ce commentaire remarquable de lucidité où quand c’est moi qui le dis j’entends toujours les sempiternels « Charles tu es un peu excessif tout de même »… Bref, pour notre François Lenglet, « l’Union bancaire est une vaste farce »… Hahahahaha, c’est exactement ça. Moi je dis que c’est une vaste fumisterie, mais en données corrigées du mot utilisé, le constat est identique. Il n’y a rien à en attendre, et quand la Deutsche Bank s’effondrera, ce sont les Allemands qui viendront payer pour sauver leur banque, car il est peu probable que le « con-tribuable » italien, grec, espagnol et même français se précipite pour sauver tous ces riches allemands qui roulent en BMW et autres Mercedes ou grosses cylindrées.

Sortir de l’euro est impossible !

Hahahahahaha… bon ben lui aussi il a fait un grand « hahahahahaha », « bien sûr que c’est faisable, techniquement c’est faisable »! Évidemment, il s’agit ici uniquement de problèmes logistiques et d’intendance. Au bout du bout, tout est une question de décision politique.

L’euro est en train de tuer à petit feu l’essentiel des pays européens. Pour survivre, nous devrons en sortir et il faudra bien inventer le mode d’emploi, il n’y aura pas le choix. Ou alors nous nous suiciderons avec l’euro.

Néanmoins, il est à prévoir que nous allions jusqu’à la faillite avant de le quitter car ce sera le seul cas où nous pourrons dire avec certitude que les coûts pour quitter l’euro seront moins élevés que les coûts de la faillite avérée en y restant. Nous quitterons l’euro quand nous serons insolvables, donc dans les pires conditions et au pire moment. Ce sera alors un chaos indescriptible et un retour dans l’urgence et dans la panique aux monnaies nationales, un retour non préparé.

Un chef d’État digne de ce nom préparerait (certes dans le plus grand secret) le retour à sa monnaie nationale.

Sur la mondialisation !

« On a fait trop de mondialisation, on rentre donc dans une période protectionniste pour gommer les effets de trop de mondialisation »! Sans blague. Là encore c’est une évidence. Mais si vous dites que vous êtes pour une dose de protectionnisme, vous serez taxé de fascisme par une Lagarde par exemple et par tous ceux qui en réalité roulent pour les intérêts du totalitarisme marchand.

Il dit aussi que « toutes les périodes de libéralisation se finissent par des crises financières ».

Sur le Royaume-Uni !

« Les idées neuves (en économie) naissent toujours au Royaume-Uni. Theresa May préfigure notre avenir et le nouveau discours des conservateurs britanniques intègre les discours dits populistes, l’Angleterre devient protectionniste, nous allons la suivre d’ici deux à trois ans. »

Ce fut donc un festival de vérités dont nous a gratifié le Monsieur Éco de France 2, et je ne peux que m’en féliciter.

Pourtant, maintenant que Lenglet reconnaît toutes ces difficultés, ce n’est pas une raison pour nous reposer sur nos lauriers et dire « on avait raison ».

Il faut toujours continuer à garder cette avance sur les événements afin d’anticiper ce qui s’en vient, et si désormais tous ceux qui osent encore penser un peu s’accordent sur les constats, il va falloir anticiper les conséquences, et croyez-moi elles ne s’annoncent pas drôles.

C’est pour cela que je vais consacrer la lettre STRATÉGIES du mois d’octobre à l’étude des différents scenarii qui nous attendent dans les prochains mois et années et sur la façon de s’y préparer.

N’imaginez pas que ce qui s’annonce soit rose, il y a beaucoup plus de chance que cela oscille du noir total au gris profond… dans le moins mauvais des cas.

Il est déjà trop tard. Préparez-vous !

Charles SANNAT

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argent parqué à la BCE

Article de Mike Sheldock, publié le 11 janvier 2016 sur SafeHaven.com :

La peur est palpable !

Les sommes d’argent parquées à la BCE et soumises à un taux d’intérêt négatif de 0,3 % ont atteint un nouveau record au début de l’année 2016. Voir le graphique ci-dessus de Statista.

Explications possibles de cette fuite des capitaux

  1. Peur de pertes dans le système bancaire
  2. Déficit de demande de crédit
  3. Manque d’emprunteurs crédibles
  4. Situation de « capital impairment » dans les banques
  5. Echec des politiques de la BCE

Afin de doper le crédit, le président de la BCE Mario Draghi a baissé le taux sur les dépôts parqués à la BCE de  -0,2 % à -0,3 % le 3 décembre 2015. Manifestement, son action n’a pas porté ses fruits.

Observons désormais les déséquilibres Target2, un excellent indicateur des fuites de capitaux de pays de la zone euro vers d’autres pays de cette même zone euro.

Déséquilibres Target2 en milliards d’euros

Pays  Code Solde Target2 Commentaire
Espagne ES -241.8 record négatif depuis 2012
Italie IT -229.6 record négatif historique
Grèce GR -97.3 au mieux depuis le T1 2015
BCE ECB -73.8 record négatif
France FR -73.5 record négatif depuis 2011
Allemagne DE 592.5 record depuis 2012
Luxembourg LU 140.4 record historique
Pays-Bas NL 49.4 record depuis septembre 2015
Finlande FI 31.8 record depuis août 2015
Chypre CY 2.4 second record historique

Ce tableau a été créé avec les données des statistiques de la BCE.

Manque de confiance

Target2 est une mesure des fuites des capitaux entre les pays de la zone euro. Par exemple :  le déposant d’une banque grecque, espagnole ou italienne ne fait pas confiance à sa banque. Il ouvre alors un compte en Allemagne, aux Pays-Bas ou au Luxembourg pour y transférer son solde.

La banque receveuse parque ensuite l’argent à la BCE, soumis à un taux d’intérêt négatif, au lieu d’acheter des obligations grecques, espagnoles ou italiennes.

L’Europe craint les bails-in

Mais revenons au coeur du problème en posant une question clé : quel est le facteur qui pousse les épargnants à fuir leur banque ? La réponse est simple : la peur des renflouements internes, des confiscations, des contrôles des capitaux et des faillites bancaires. La suite de ce que l’on a pu voir en Grèce et à Chypre. Nous avons d’ailleurs des exemples récents au Portugal et en Italie (note : dont nous nous sommes fait l’écho par exemple avec la Banca Etruria).

Les nuages noirs s’amoncellent

La peur grandit de jour en jour. D’ailleurs, pourquoi devrions-nous avoir confiance ? (…)

Si le principe du renflouement interne est plutôt une bonne idée vu que prêter son argent à une banque basée sur le système de réserve fractionnaire est risqué, il crée un problème de confiance. Peut-on faire confiance aux banques espagnoles ? Italiennes ? Françaises ? Grecques ? Les déposants affirment clairement que non. (…)

Les banques allemandes sont-elles sûres ?

Voici une autre question importante pour conclure : les banques allemandes sont-elles sûres ? Si vous pensez que oui, vous vous fourvoyez. Repensez à ces déséquilibres Target2 : si l’Espagne, l’Italie, la Grèce ou tout autre pays quitte la zone euro, quelqu’un devra encaisser les pertes. Comment la BCE s’y prendrait-elle ?

Les contribuables, les épargnants ou les porteurs d’obligations seront directement mis à contribution. La BCE pourrait également choisir de violer le traité de Maastricht en créant l’argent nécessaire pour couvrir les pertes. Dans ce cas, l’euro serait touché.

En conclusion : plus rien n’est sûr en Europe ! »

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Article de Zero Hedge, publié le 24 septembre 2015 :

« Depuis l’élection de François Hollande en mai 2012, la France a vu le rang de ses chômeurs grossir pendant 36 des 39 mois de son mandat pour atteindre une hausse stupéfiante de 648.000 chômeurs. Le mois dernier, le nombre de Français cherchant un emploi a augmenté de 20.000 unités, semblant ainsi indiquer que le bref répit de juin et juillet est déjà terminé. Avec 3,571 millions de chômeurs, jamais la France n’a connu autant de demandeurs d’emploi. »

Et tandis que l’on peut voir une certaine corrélation entre le taux de chômage (en bleu) et le CAC 40 (en vert) jusqu’en 2011, les 2 courbes sont subitement parties à l’opposé l’une de l’autre en 2012. D’où la question de Zero Hedge qui clôture ce court article : « le temps de la convergence est-il arrivé » ?

france-chomage-cac40

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Dans le dernier lot de fuites publiées par WikiLeaks, un document édifiant va particulièrement intéresser les Français : dans une communication entre le ministre des finances de l’époque, Pierre Moscovici et le sénateur Martial Bourquin interceptée par la NSA, on apprend ce que pense vraiment Moscovici de l’économie française lorsqu’il est loin des caméras de BFM…

Dans cette conversation, le ministre affirme que « la situation de l’économie française est bien pire que ce que l’on pourrait imaginer. Des mesures drastiques devront être prises dans les 2 années à venir. »

Cet échange téléphonique a eut lieu fin juillet 2012, lorsqu’il y avait des pressions sur Moscovici pour remettre en place l’allocation équivalent retraite pour les prépensionnés. Selon Bourquin, ne pas la rétablir risquerait de donner des voix au Front National. Moscovici n’est pas de cet avis et estime que la situation du constructeur automobile Peugeot-Citroën est plus importante…

Source : WikiLeaks via Zero Hedge

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Nous en avons parlé à de maintes reprises : le principe du bail-in soit du renflouement interne en cas de faillite bancaire est devenu la norme. Certains pays européens l’ont déjà inscrit dans leur loi et ceux qui ne l’ont pas encore fait, comme la France et l’Italie, viennent de recevoir l’ordre de la Commission européenne de transposer cette directive dans les 2 mois. L’information est rapportée par Reuters.

Le bail-in a été expérimenté à l’occasion des faillites bancaires que Chypre a connues. La petite île méditerranéenne d’environ 1 million d’habitants était le laboratoire idéal pour jauger la réaction de la population face à des mesures préparées depuis 2011 (entérinées à l’occasion d’un sommet du G20 en 2011 sur base des règles SIFI préparées par la BIS). Les Chypriotes s’étant laissé plumer sans presque rien dire, les dirigeants du monde en ont conclu qu’il était possible d’implémenter cette solution à l’échelle globale. Les règles ont ensuite été préparées du côté de l’Union européenne et sont effectives depuis le 1er janvier 2015 (voir ce lien de la Commission), les parlements « souverains » des nations européennes n’ayant plus qu’à les transposer dans leur propre législation. De l’article de Reuters :

« Ce jeudi (le 28 mai 2015), la Commission européenne a donné 2 mois à la France, à l’Italie et à 9 autres pays de l’Union européenne pour adopter les nouvelles règles de l’UE concernant le traitement des faillites bancaires sous peine de poursuites judiciaires. La Directive sur le redressement et la résolution des crises bancaires (BRRD) a pour objectif de protéger les contribuables du besoin de renflouer les banques en difficulté en forçant les créditeurs (note : un épargnant est un créditeur de la banque chose que Reuters ne semble pas bon de préciser) et les actionnaires à contribuer au sauvetage de la banque, un processus connu sous le nom de « bail in » (ou renflouement interne).

La Commission a défini cette règle en réponse à la crise financière qui a démarré en 2008 en donnant jusqu’au 31 décembre 2014 pour son implémentation dans les 28 pays de l’union. La commission a déclaré que la Bulgarie, la République tchèque, la France, l’Italie, la Lituanie, Luxembourg, les Pays-Bas, Malte, la Pologne, la Roumanie et la Suède n’étaient pas dans le temps.

« S’ils n’obtempèrent pas dans les 2 mois, la commission pourrait en référer à la cour européenne de justice » a déclaré l’exécutif européen à l’occasion d’un communiqué.

Nous vous avons également averti à de maintes reprises du risque que représente un simple compte en banque. A Chypre, certains épargnants (particuliers, sociétés, etc.) ont perdu jusqu’à 40 % des sommes déposées. Ce genre de confiscation arrivera en France, en Belgique et un peu partout dans le monde, l’édiction rapide de ces nouvelles règles devrait vous en convaincre si ce n’est pas déjà fait.

Nous allons bientôt arriver au point où ceux qui ont un peu d’argent regretteraient presque d’avoir des économies. S’il s’agit bien évidemment d’une boutade, force est de reconnaître que les gouvernements occidentaux mènent la vie dure à ceux qui ont des économies. En la matière,  la France se place en bon élève. Explications :

Commençons tout d’abord par la véritable chasse lancée en France par Michel Sapin selon les propres mots du journal Le Parisien dans cet article, contre l’argent liquide. Le gouvernement socialiste vient d’annoncer toute une série de mesures, par l’entremise de son Ministre des Finances, afin de limiter au maximum les transactions en liquide. La raison invoquée est devenue une ritournelle lorsqu’il s’agit de faire la guerre au cash : la lutte contre la fraude et badaboum,  contre le financement du terrorisme qui ne sert plus uniquement à réduire nos libertés individuelles mais aussi les moyens de paiement à notre disposition. Un comble lorsque François Hollande déclarait en 2009 que « l’État fabrique des terroristes » mais soit…

Revenons-en aux mesures :

  1. Les paiements de plus de 1.000 € en espèces seront désormais interdits. Auparavant ce plafond était fixé à 3.000 €. Les étrangers, qui pouvaient payer jusqu’à 15.000 € sont désormais limités à 10.000 € (allô Bruxelles, l’UE ne plaide-t-elle pas pour l’égalité entre les citoyens de l’Union ?). Motif invoqué : le paiement en liquide permet de recycler de l’argent louche. Ah bon, et les comptes dans les paradis fiscaux, les montages comptables qui permettent d’éluder l’impôt en toute légalité ou pas ? Pour ce combat-là (vous savez, contre cet ennemi sans visage qui allait voir ce qu’il allait voir) il faudra encore patienter… Par compte, ce plafond entrera en vigueur le 1er septembre 2015.
  2. Surveillance systématique des retraits supérieurs à 10.000 €. Les banques seront tenues de signaler tout mouvement ou comportement suspect à Tracfin. C’était déjà le cas par le passé mais aujourd’hui l’obligation devient systématique à partir de 10.000 € par mois (il ne s’agit donc même pas d’une obligation pour les transactions de 10.000 € mais d’un plafond mensuel !). Cette mesure entrera en vigueur au 1er janvier 2016. De facto, elle permettra aux banques de bloquer des transactions sur de simples présomptions. Une loi idéale pour empêcher un bank run sans devoir invoquer de problèmes techniques ou les excuses bidons habituelles.
  3. Obligation de présenter une pièce d’identité pour échanger des devises. Vous voulez échanger plus de 1.000 € en dollars ou autres ? Vous serez fiché à partir du 1er janvier 2016.
  4. Déclaration des capitaux, métaux précieux inclus, à la douane en cas d’envoi par la Poste ou par coursier.
  5. Inscription au fichier FICOBA des titulaires de comptes ouverts dans les bureaux de tabac.
  6. Les banques disposeront désormais du droit de geler la vente d’un bien immobilier pour les personnes « considérées comme dangereuses ».

En résumé, sous prétexte de combattre la fraude et le terrorisme, le gouvernement français lance une vaste offensive pour forcer la population à laisser son argent à la banque (pourquoi garder des milliers d’euros chez soi si on est juste autorisé à acheter son pain avec, du moins pour le moment) alors que les taux négatifs se répandent comme une traînée de poudre en Europe et que certains pays, comme l’Australie et l’Espagne envisagent sérieusement de mettre en place une taxe directe sur l’épargne. Le timing de ces contrôles des capitaux « soft » est trop suspect pour être innocent alors que flotte dans l’air un parfum de 2007/2008. Vous êtes prévenu. Et pour le plaisir :

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Une vieille émission de la célèbre série C’Est Pas Sorcier sur le thème de l’or. Pour découvrir un site de production en France ainsi que de nombreuses autres informations intéressantes sur le métal jaune.

Article de rt.com, publié le 17 mars 2015

« La France, l’Allemagne et l’Italie ont confirmé qu’elles allaient rejoindre la nouvelle banque asiatique de développement (AIIB), la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures. Leur participation à cette banque rivale de la Banque Mondiale, sous leadership américain, est perçue comme un revers pour l’administration Obama.

Dans un communiqué le trio européen a confirmé avoir l’intention de devenir des membres fondateurs de l’Asian Infrastructure Investment Bank, d’après l’AFP.

« Nous désirons apporter notre longue expérience… pour aider la banque à bâtir une solide réputation » a déclaré le ministre des Finances allemandes Wolfgang Schaeuble. (…)

Le porte-parole du Ministre chinois des Affaires étrangères a accueilli favorablement la décision en déclarant que « l’AIIB est une institution d’investissement ouverte et multilatérale. La participation de pays étrangers à la région intensifiera la présence globale de l’AIIB. »

La décision de l’Allemagne, de la France et de l’Italie tombe après que la Grande-Bretagne a accepté de devenir le 5e pays européen à rejoindre les membres fondateurs de l’AIIB. Le gouvernement britannique a déclaré que la décision allait dans le sens des intérêts du pays mais la nouvelle a été accueillie négativement par les États-Unis.

La nouvelle banque menée par la Chine devrait concurrencer la Banque Mondiale, basée à Washington. C’est pourquoi les États-Unis ont augmenté les pressions pour que ses alliés ne rejoignent pas cette nouvelle banque. Les États-Unis affirment que cette nouvelle banque de développement pourrait ne pas avoir les mêmes standards de gouvernance ainsi que les mêmes garde-fous sociaux et environnementaux (sic). (…) »