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GLD

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or

À cette époque de l’année, plus ou moins, j’ai signé en 2015 un article intitulé « Les 3 actions au plus gros potentiel de 2016 ». Il expliquait pourquoi 3 sociétés malmenées par les marchés allaient surperformer l’indice S&P 500 dans les 12 mois à venir. Ces actions étaient Coach, Urban Outfitters et Stillwater Mining. Ces titres ont respectivement grimpé de 21, 42 et 99 % jusqu’à présent.

Chaque jour, j’essaie de trouver ces sociétés malaimées susceptibles de surperformer dans les 12 mois à venir. (…) Alors que les actions américaines sont désormais à leur plus haut depuis la bulle Internet, je pense que le S&P 500 va stagner l’année prochaine, voire même baisser. Je ne suis donc pas très chaud sur les actions américaines.

Au lieu de choisir un titre, mon candidat pour l’investissement au plus gros potentiel en 2017 est l’or. Sur base de l’ETF GLD, on peut voir que l’or est en hausse de 7 % cette année. Pourtant, le métal jaune a baissé à un rythme annualisé de 3 % et 7 % respectivement durant les 3 et 5 dernières années. Après avoir connu un marché baissier suite à son plus haut de 1900 $ environ en septembre 2011, je pense que l’or a atteint son plus bas en décembre 2015 à 1050 dollars. Il est aujourd’hui dans une tendance haussière ; voilà pourquoi j’aime l’or à son prix actuel de 1150 dollars :

1. Les politiques inflationnistes américaines et chinoises généreront des flux spéculatifs vers l’or

On estime que les baisses d’impôt du président élu Donald Trump creuseront la dette fédérale de 7,2 trillions de dollars durant la décennie à venir, et jusqu’à 20,9 trillions de dollars d’ici 2036. Tout cela en plus des 19 trillions déjà existants. Même en l’absence de telles dépenses additionnelles (depuis l’ère moderne, le Congrès n’est jamais parvenu à mettre en place des baisses d’impôt sans diminution des rentrées fiscales), on s’attend à ce que la dette fédérale américaine augmente de 77 % du PIB fin 2016 à 86 % d’ici la fin de la décennie, pour un montant d’environ 23 trillions, rien que sur base des dépenses sociales comme la sécurité sociale et Medicare/Medicaid. Des dépenses fiscales plus élevées dans le cadre d’un marché du travail tendu et des salaires en hausse mènent toujours à une inflation plus élevée.

De même, les politiques fiscales accommodantes et la hausse du marché immobilier ont débouché sur une augmentation du crédit en Chine. La hausse récente de l’immobilier a démarré en avril 2015 alors que les actions chinoises commençaient à descendre de leur plus haut. Aujourd’hui, on assiste au même phénomène sur le marché de l’immobilier alors que les régulateurs mettent en place des politiques macroprudentielles afin de dégonfler la bulle. Les spéculateurs chinois se tournent désormais vers le marché des matières premières afin de s’assurer contre la dépréciation de leurs actifs libellés en yuan. Durant les 3 derniers mois, le zinc et le cuivre, par exemple, ont grimpé respectivement de 20 et 25 %, dopés par les achats chinois. Enfin, les volumes des contrats à terme or en Chine ont augmenté d’environ 25 % par rapport au CME, ce qui suggère que la capacité d’influer sur le prix de l’or est de plus en plus dans les mains des traders et hedge funds chinois.

2. La demande de bijoux en or en Chine et en Inde se redressera en 2017

D’après le World Gold Council, la demande mondiale de bijoux en or, qui équivaut à la moitié de la demande mondiale d’or annuelle, a baissé de 21 % durant le 3e trimestre par rapport à l’année dernière. Cette baisse a été alimentée par un déclin sans précédent de la demande de bijoux sur ses 2 plus grands marchés mondiaux, la Chine et l’Inde (qui totalisent 60 % de la demande mondiale à elles deux). Dans ces 2 pays, la baisse est respectivement de 27 et de 41 %. La demande de bijoux devrait atteindre cette année un plus bas de 7 ans en Chine, de 13 ans en Inde.

Cette faiblesse des marchés de la joaillerie en Chine et en Inde est due à une confluence de facteurs qui ne se répéteront pas en 2017. Ces facteurs incluent :

  1. Perte de confiance du consommateur chinois ;
  2. Restrictions des importations d’or en Chine pour limiter les fuites de capitaux ;
  3. Augmentation des droits de douane sur l’or plus tôt cette année en Inde ;
  4. Crise monétaire en Inde où le gouvernement a démonétisé de grosses coupures.

Avec la récente correction du prix de l’or, je m’attends à ce que les consommateurs chinois et indiens augmentent leurs achats de bijoux en 2017. Un marchand important de Hong Kong, Wo Shing Goldsmith, a déjà rapporté une augmentation de 20 à 25 % de ses ventes de bijoux en or durant le mois dernier.

3. Les flux spéculatifs entrants du GLD ont capitulé, ce qui suggère qu’il s’agit d’un bon point d’entrée

Dans le mois du Brexit, et dans celui qui a suivi, les stocks d’or du GLD ont augmenté de 3,7 millions d’onces, soit de 13 %, pour atteindre un total de 31,6 millions d’onces alors que les petits investisseurs se ruaient sur le métal jaune sur fond de craintes de dislocation potentielle de l’Union européenne. Depuis, les stocks d’or de l’ETF ont baissé de 4,1 millions d’onces pour un total de 27,5 millions d’onces (plus bas de 7 mois). Cela signifie que la plupart des investissements liés au Brexit ont capitulé et sont sortis de l’or. D’un point de vue contrarien et de trader, le cours actuel de 1150 dollars est donc un bon point d’entrée.

Article de Henry To, CIO et partenaire de CB Capital Partners, publié le 16 décembre 2017 sur MarketWatch.com.

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vente d'or à Dubai

L’Accounting and Auditing Organization for Islamic Financial Institutions (AAOIFI) et le World Gold Council ont pris une décision importante, annoncée hier à Bahreïn à l’occasion de la conférence mondiale du secteur bancaire islamique.

Cette décision concerne l’un des marchés les plus importants du monde : le marché de l’or, un marché d’investissement dont la valeur est estimée à 2,4 trillions de dollars et qui est également significatif pour le monde de la finance islamique.

L’AAOIFI, en collaboration avec le World Gold Council et Amanie Advisors, a validé ce qui sera désormais connu sous le nom du Shariah Gold Standard. Il s’agit d’une série de règles qui augmenteront la variété et l’utilisation des produits reposant sur l’or dans la finance islamique.

Les 1,6 milliard de Musulmans du monde entier, soit 25 % de la population de la planète, disposeront d’un bien meilleur accès au marché de l’or depuis le début de la finance moderne, qui était principalement structuré autour des principes occidentaux.

Davantage de détails ont été annoncés à l’occasion de la conférence, notamment concernant les produits reposant sur l’or qui seront probablement permis.

Impact du « standard or charia » sur le marché de l’or

Le Shariah Gold Standard a annoncé hier que les 110 millions d’investisseurs du monde islamique pourront investir dans :

  • l’or physique avec garde en coffre ;
  • des plans d’épargne or ;
  • des certificats or ;
  • des ETF or, dont probablement le SPDR Gold Trust, l’ETF or le plus significatif (GLD) ;
  • les actions minières (en respectant certains paramètres de la charia).

Dès à présent, nous savons que le nouveau standard or conforme à la charia permettra :

  • d’augmenter la diversité de produits d’investissement basés sur l’or qui sont conformes à la charia ;
  • de mettre davantage l’accent sur le rôle de l’or physique dans les transactions liées à l’or ;
  • d’augmenter le poids de la finance islamique dans la détermination du cours de l’or.

Certains pourraient dire qu’il s’agit de formalités inutiles de la part de l’entité qui définit les règles que suivent les institutions financières islamiques à travers le monde. Après tout, la possession d’or physique est conforme à la charia et dispose d’un statut unique auprès des Musulmans.

Comme l’a déclaré l’AAOIFI, « de la perspective du fiqh islamique (jurisprudence) et du système économique islamique, l’or à son importance propre. Cette importance découle des principes spécifiques en tant que Thaman (prix) qui sont définis pour l’or et l’argent ».

D’après les textes islamiques, l’or est considéré comme un « ribawi », ce qui signifie qu’il doit être vendu sur base d’un poids et d’une mesure ; il ne peut être échangé par rapport à une valeur future ou pour spéculation. Afin qu’un investissement en or soit conforme à la charia, le métal physique doit se trouver derrière toute transaction.

Un besoin de clarification était nécessaire quant à la question de savoir comment les Musulmans peuvent investir dans l’or et ce, depuis longtemps.

Ces incertitudes ont fait que les offres conformes à la charia furent minimales tandis que de nombreux investisseurs ont limité le champ de leurs investissements dans l’or, en se focalisant principalement sur les bijoux et les pièces d’or. Daud Bakar, président d’Amanie Advisors, abonde en ce sens : « Les standards islamiques existants concernant l’or sont fragmentaires, ce qui handicape le développement de produits et la demande du marché. »

Sur le marché de l’or actuel, la majorité des activités des instruments financiers en relation avec l’or concernent quasi exclusivement la spéculation. Cela est dû à la large prépondérance des marchés de l’or de Londres et du COMEX, qui exercent la plus grosse influence sur le cours de l’or. (…)

Ces règles vont augmenter grandement le nombre et la diversité des produits d’investissement disponibles dans l’or. Aujourd’hui, il y a très peu d’offres compatibles avec la charia. Grâce à sa profonde connaissance du secteur, GoldCore et ses partenaires islamiques travaillent sur une solution globale depuis 2 ans ; cette solution sera disponible pour les institutions financières islamiques éligibles début 2017. (…)

Un impact sur la demande d’or physique annuelle estimé entre 500 et 1000 tonnes

Si les institutions financières islamiques devaient simplement allouer 1 % de leurs actifs dans de nouveaux produits reposant sur l’or, on peut s’attendre à une augmentation de la demande pour le métal jaune de l’ordre de 500 à 1000 tonnes par an. Les derniers chiffres concernant l’offre et la demande d’or ont indiqué un surplus de 172 tonnes, nous pourrions commencer à voir un rétrécissement de ce delta en raison de l’augmentation des instruments or conformes à la charia, ce qui aura un impact positif sur le prix du métal.

Il n’est pas déraisonnable d’anticiper une réallocation d’au moins 1 % des actifs islamiques dans l’or, surtout au vu de sa performance. Les statistiques du WGC montrent que, durant les 8 dernières années, les classes d’actifs islamiques principales ont toutes sous-performé par rapport à l’or, tout comme les devises principales utilisées dans le monde islamique. (…)

Peu nombreux sont ceux qui mesurent le changement de dynamique du marché de l’or enclenché par le lancement du standard or islamique. L’or physique sera d’autant plus attrayant pour les banques islamiques en raison des règles de Bâle III qui exigent des banques la possession d’actifs hautement liquides, de qualité et à faible risque de contrepartie comme l’or physique alloué et stocké séparément. (…)

Tandis que des entités telles que le COMEX ont pu croître par un coefficient multiplicateur bien plus élevé que leur marché physique sous-jacent, en créant très peu d’impact sur la demande d’or physique ou son cours, ce ne sera pas le cas ici.

infographie standard or charia

Article de Mark O’Byrne, publié le 6 décembre 2016 sur GoldCore.com

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Andrew Maguire or

Alors que les cours de l’or et de l’argent ont été secoués vendredi dernier en raison de chiffres de l’emploi américain bien meilleurs que prévus (la Fed va donc relever ses taux en juin pour finir ?), HSBC a annoncé la fermeture de ses 7 lieux de stockage d’or à Londres. Ce sont les sujets qui ont été abordés par Andrew Maguire durant sa dernière interview sur KWN : 

« Rebelote, nous avons eu droit à de nouveaux chiffres douteux concernant l’emploi américain et la réaction des métaux précieux montre à quel point ces marchés sont « pilotés ». Étant donné la grosse demande indienne et chinoise autour des 1200 $ l’once et les mouvements de l’or en devises qui furent tous positifs cette semaine, il n’y avait aucune raison pour que l’or baisse dans l’attente des chiffres de l’emploi américain. Vu la vigueur du marché physique, la vente d’or provenant principalement du Comex et avant la publication des chiffres présente toutes les marques d’une action « officielle ».

Autrement dit, il y avait une énorme demande pour l’or physique au-dessus de 1200 $ l’once. Il n’y avait donc aucune raison pour que le cours baisse vendredi à l’exception d’une volonté de rincer les positions long des mains faibles mais aussi pour que les banques commerciales puissent couvrir leurs positions short et ajouter des positions long.

Durant les 4 dernières années les positions ouvertes au Comex ont baissé de 250.000 contrats, le peu qui reste est piloté par des algorithmes appartenant à quelques initiés du CME qui sont justement les 6 banques de lingots qui disposent d’un compte or auprès de la banque d’Angleterre. Étant donné que la Fed dispose des chiffres de l’emploi américain avant leur publication, il serait très étonnant que ces banques qui agissent en tant qu’agent de la Fed n’en disposent pas aussi.

Ce petit jeu artificiel a réussi à supprimer quasi tout intérêt pour le marché papier de l’or et de l’argent qui est entre les tentacules de quelques banques en collusion, pour pousser les investisseurs vers le marché physique. Cette migration a désormais atteint un point de non-retour, ce sont bientôt ces banques qui vont se retrouver en position de faiblesse.

Toute personne impliquée dans les marchés physiques des métaux précieux sait à quel point ces manipulations baissières sont devenues incroyablement évidentes. Il est impossible de cacher que cette baisse a lieu sur un marché dont la demande est supérieure à la production minière annuelle (…).

HSBC ferme ses 7 coffres londoniens

Une autre grande nouvelle, c’est l’annonce par HSBC de la fermeture de ses 7 lieux de stockage d’or à Londres avec un préavis de 2 mois pour ses clients. Il s’agit d’une décision sans précédent. Pourquoi pensez-vous que cette décision ait été prise ? Parce que la transparence arrive. (…)

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Extraits de l’interview d’Eric Sprott parue le 28 janvier sur KWN :

« Il est très ironique que la classe d’actifs la plus volatile aujourd’hui soit les devises. C’est très étrange alors que les marchés restent à flot. Malgré cela, nous voyons de nombreuses monnaies chavirer comme l’euro, le yen, le rouble ou encore le dollar canadien. (…) Je me suis toujours demandé ce qu’il va arriver au quadrillion de dollars de produits dérivés qui dépendent de plusieurs actifs dont les devises. Nous avons déjà eu un avant-goût de ce qui nous attend lorsque le franc Suisse a été réévalué, ce qui a mis en faillite du jour au lendemain des sociétés.

Il faut se demander comment les banques sont positionnées sur ces produits dérivés. Nous assistons à une énorme volatilité sur le marché des changes, or de nombreux produits dérivés en dépendent. C’est également le cas avec le pétrole, les marchés émergents et les marchés obligataires. Quel est l’impact des mouvements de ces marchés sur les produits dérivés que possèdent les banques ? Ces produits dangereux peuvent faire basculer la situation financière d’une société sur un laps de temps très court.

Sur la pression qui augmente sur les banques centrales et le GLD qui est repassé à l’achat

Il y a de nouveau des craintes concernant la stabilité de l’euro et du système bancaire notamment en raison de l’éventualité d’un défaut grec. Cela pousse les gens à se tourner vers l’or. Le GLD a d’ailleurs rapporté avoir augmenté ses réserves de 40 tonnes ce mois-ci, ce qui change le paysage de la demande car ce mouvement du GLD n’était pas anticipé.

Nous savons déjà qu’en Chine et en Inde il y a plus de demande que d’offre. Les banques centrales occidentales sont donc plus que jamais sous pression car elles doivent fournir du métal. À un moment donné, elles pourraient tout simplement cesser de le faire en disant « ok, nous avons plafonné le cours de l’or jusqu’à présent, mais maintenant… c’est terminé. »

Autre fait intéressant : les positions ouvertes au Comex sont actuellement énormes. Il sera intéressant de voir combien de contrats ouverts demanderont livraison vendredi. Le nombre de contrats ouverts est bien supérieur au métal physique que le COMEX possède. (…) »

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« Quelque chose d’important devrait se passer cette année sur le marché de l’or, je serais vraiment étonné si cela n’arrivait pas. L’année dernière, le GLD a vendu 700 t d’or physique au marché.

En 2014, le GLD a acheté 12 tonnes, c’est donc négligeable. Ses réserves augmenteront peut-être de 20 tonnes d’ici la fin de l’année, mais là n’est pas l’important. Ce qui est important, c’est que désormais, il y a 700 tonnes qui ne sont plus fournies au marché. Et si le GLD devait acheter davantage, on pourrait arriver à une différence de 800 tonnes, sur un marché mondial qui représente 4000 tonnes.

Qui fournit la différence ? Car l’offre n’augmente pas. C’est pourquoi je pense que cette année, l’or papier risque de se retrouver dans de sales draps. Que ce soit des soucis de livraison du côté du Comex, ou des Chinois, quelque chose devrait se passer dans l’environnement actuel.

Nous devrons donc patienter pour voir comment tout cela tourne, mais je pense toujours que le début d’année fut très bon, en tout cas jusqu’au 11 mars. Nous avons ensuite de nouveau fait face à un gros revers, sans raison apparente. La hausse a ensuite repris pour un mois et demi pour ensuite revivre cette baisse brutale. Mais cela ne pourra pas durer éternellement.

Il faut espérer que les banques commerciales finissent par trouver que ce petit jeu est de moins en moins profitable pour enfin laisser la demande sur le marché physique déterminer le cours de l’or. Une telle perspective est très attrayante, car il n’en faudrait pas beaucoup pour que l’or atteigne les 2000 $ l’once. (…)

À cela, il faut ajouter que les Chinois achètent 1500 t d’or par an. La législation indienne n’a pas encore changé, mais je pense qu’elle le sera et que les Indiens pourront de nouveau revenir plein pot sur le marché de l’or.

Nous savons que la production risque de baisser à cause du manque de financement du secteur minier, de la difficulté de recevoir l’approbation des projets, de la réticence à en démarrer de nouveaux ainsi que du déclin massif de l’exploration minière.

Si on analyse la situation dans son ensemble, on peut voir que tous les catalyseurs sont en place pour un défaut de livraison. Je ne sais pas quand cela aura lieu, mais cela arrivera.

Eric King : « vous semblez presque suggérer que ce défaut de livraison est imminent ? »

Eric Sprott : « penser le contraire est difficile pour moi. Lorsque j’ai démarré sur le marché de l’or en 2000, j’ai lu le livre de Frank Veneroso sur le sujet. Il suggérait que les banques centrales, qui affirment posséder 35.000 tonnes d’or, n’en ont probablement que 18.000 t.

Et chaque année, je vois que les chiffres suggèrent que la demande dépasse l’offre de 2000 tonnes. Cela signifie que l’or ne peut provenir que d’un seul lieu : des banques centrales occidentales. C’est pourquoi j’ai écrit en 2012 l’article « leur reste-t-il de l’or ? » Quand on observe les statistiques officielles et que l’on voit que les États-Unis exportent 40 t d’or un mois, que le Royaume-Uni exporte 112 t d’or vers la Suisse un autre mois, alors que le Royaume-Uni ne produit pas d’or… D’où vient-il ?

Ces chiffres, ce sont les preuves de la manipulation du cours de l’or, mais aussi que ce petit jeu a une date d’expiration. Je pense que nous nous en rapprochons. (…)

Toutes leurs tentatives ont échoué. Qui croit vraiment que l’inflation se monte à 2 % ? Tout le monde sait que c’est ridicule. La stratégie des banquiers centraux a échoué, et ils vont devoir en payer le prix.

Lorsqu’on entend que des banques vont au tapis, que pensons-nous immédiatement ? « Il faut que je sorte mon argent ». Mais que faire avec ? Autant le mettre dans quelque chose de tangible. Les crédits présentant des impayés sont de plus en plus nombreux, les profits des banques sont en berne. Je ne mettrai jamais mon argent dans une banque. Le secteur est tellement risqué.

La plupart des gens l’ignorent, car ils ne savent pas que lorsqu’ils déposent de l’argent à la banque, ils font en fait un prêt à celle-ci. Si cet argent est ensuite prêté à quelqu’un d’autre et qu’il n’est pas remboursé, le déposant est responsable. L’Allemagne vient de le confirmer en passant une nouvelle législation allant de ce sens. »

Source : partie 1 et partie 2 de l’interview d’Eric Sprott sur KWN

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Alors qu’en 2013, les ETF ont perdu beaucoup d’or physique, il semblerait que la tendance se soit arrêtée en 2014, et même inversée d’après la dernière interview d’Eric Sprott sur KWN

Eric-Sprott-Fed-Tapering« Pendant quelques jours de 2014, nous avons pu constater que de l’or est entré dans les coffres du GLD. Mais en 2013, c’est 900 tonnes de métal physique qui sont sorties de différents ETF. Pour les contrarians, il n’y a pas de pari plus en phase avec leur philosophie que l’or en ce moment.

Imaginez pendant un moment qu’au lieu de vendre 900 tonnes de métal physique, ces ETF en achetaient 900. Il s’agirait donc d’un renversement de tendance de 1800 tonnes, alors que la production mondiale disponible à la vente (donc sans la Chine et la Russie, qui s’accaparent leur production nationale) n’est que de 2100 ou 2200 tonnes par an. Il s’agit d’un changement presque égal à la production annuelle mondiale, alors que la Chine va probablement acheter plus que ces volumes à elle seule.

Je pense que l’or va exploser, et que lorsque cela commencera, beaucoup de gens vont vouloir se positionner sur le métal jaune. Ce qui forcera évidemment le GLD à remplir à nouveau ses coffres.

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Or-2014« J’espère que les lecteurs ont passé de bonnes fêtes de fin d’année. Cependant, sachez que les manipulateurs n’ont pas pris de congé. Le GLD et d’autres ETF ont été de nouveau pillés. C’est important de le dire, car les médias dominants affirment que c’est parce que nous sommes dans un marché baissier, alors qu’il n’en a pas les caractéristiques. Cela n’a rien à voir. On a vu le Spyder GLD perdre 41 % de son stock d’or physique, alors que le SLV n’a quasi rien perdu.

Pourtant, il faut se souvenir que l’argent a chuté encore plus lourdement que l’or en termes de pourcentage. En presque 32 mois, l’argent est passé de 50 à 20 $, pourtant le SLV n’a pas vu son stock d’argent physique être pillé. C’est incompréhensible. Les médias dominants n’en parleront pas, car cela reviendrait à exposer la fraude et la manipulation.

Je continue de dire que cette baisse du cours été totalement organisé. Mais désormais, alors que les stocks du GLD se sont volatilisés à 41 %, et que cet or se trouve chez des investisseurs solides en Asie, le cartel dispose d’une marge de manœuvre réduite. Je pense que d’ici la mi-août la fin janvier, on atteindra un plus bas absolu. Ensuite, il sera difficile de se positionner parce que l’or et l’argent vont repartir très rapidement dans l’autre direction. C’est pourquoi la plupart des gens rateront cette hausse.

Alors que les médias occidentaux pullulent d’articles anti or, la Chine continue d’acheter presque tout ce qui lui tombe sous la main, et toute baisse supplémentaire amplifie le phénomène. En Inde, l’or qui rentre illégalement dans le pays ne cesse d’augmenter, échappant aux statistiques officielles. Pourquoi en parle-t-on aussi peu ? Parce que les politiciens sont derrière le trafic. Si les Indiens tiennent tant à l’or, c’est parce qu’ils savent que leur gouvernement n’est pas fiable. D’après mes sources en Inde, avec qui je fais affaire depuis des années, si elles sont correctes, ces importations devraient totaliser 1200 tonnes en 2013, ce qui est énorme.

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COMEX-Ratio-Or-Physique-Or-Papier-GLDDans cette interview-choc, Grant Williams affirme qu’il est désormais très difficile de prendre livraison d’or physique à partir d’actions du GLD, et que le ratio or papier/physique y est désormais de 1/55, soit un record.

Eric King : « Grant, je voudrais d’abord parler de l’or papier qui existe par rapport à l’or physique. Le rapport papier-physique vient d’atteindre un nouveau record. Je pense que la première fois que l’on en a parlé, le ratio était de 42 pour 1. Nous sommes désormais à 54 pour 1.

Grant Williams : « Oui Eric, nous sommes autour de 55 certificats papier pour une once d’or. On a vu que cette année, l’or a presque quitté non-stop les coffres du COMEX, surtout depuis la demande de rapatriement de la Bundesbank. Donc, voir le ratio grimper n’est pas très surprenant.

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LBMA-Stock-Or-Andrew-MaguireAndrew Maguire, l’un des meilleurs spécialistes du monde du marché de l’or, dévoile dans sa dernière interview avec KWN à quel point le LBMA est sous grosse pression alors que ses stocks d’or fondent.

Les médias dominants interprètent à courte vue les 600 tonnes d’or physique qui sont sorties du GLD (pour eux, il s’agit que c’est la preuve que les investisseurs se détournent de l’or). En réalité, on assiste à une énorme demande de lingots, qui est bien supérieure à ces rachats. Résultat des courses, cette demande met sous grosse pression les stocks d’or du LBMA.

Depuis le défaut d’ABN-AMRO sur son or, la Fed et la banque des règlements internationaux n’a pas eu d’autre choix que d’organiser cette attaque défensive (sur le cours). Elle a été organisée afin d’empêcher le défaut du plus gros grossiste en lingots de Londres. Et malgré une chute artificielle du cours de 400 $, nous sommes de nouveau dans l’œil du cyclone, les stocks des banques de lingots étant de nouveau sous grosse pression.

Cette chute artificielle de 400 $ du cours a peut-être retardé l’échéance, mais elle a également entraîné une frénésie d’achat en Orient. En définitive, les conséquences sont bien plus négatives que positives. Je peux vous assurer que ceux qui ont perpétré cette manipulation n’avaient pas du tout prévu ce que nous avons vécu.

Suite à cette manipulation, les stocks des réserves fractionnelles du LBMA ont été vidés si rapidement qu’il est évident qu’il est aujourd’hui dans une situation très précaire. La chute du cours a permis aux banques de lingots de couvrir leurs positions short, mais désormais, les banques centrales occidentales doivent faire face à un problème encore plus important qu’auparavant.

Les manipulations seront fatales au LBMA et aux banques centrales occidentales

Ils ont très mal calculé leur coup : en voulant sauver leur peau, ils ont créé un monstre. Faire passer le cours de l’or en dessous des 1300 $ fut une erreur fatale. Tout ce qu’ils ont réussi à faire, c’est accélérer la demande physique de façon exponentielle et mettre le système de réserves fractionnelles des banques de lingots en grand danger.

Aujourd’hui, le délai de livraison du LBMA est passé de 2 à 5 jours. Personne n’est au courant de ce faite. La décision a été annoncée sous pression des banques de lingots. C’est une nouvelle preuve de la pénurie qui règne sur le marché de l’or (marché pour les gros acteurs).

Au cours actuel, peu de gens sont prêts à vendre leurs lingots. La banque d’Angleterre doit souvent prêter du métal afin de permettre aux livraisons d’être fait en temps et en heure. Désormais, les positions short des hedges fund vont énormément souffrir. Les hegdes fund alimentent d’énormes positions short, qui ont contribué à faire baisser le cours de l’or.

Les banques de lingots utilisent les positions des hedges fund en tant que carburant. Ces positions sont tellement importantes que je ne serais pas étonné de voir certains de ces hedges fund devoir mettre la clé sous le paillasson.

Certaines personnes vont dire : « ces gens disposent d’énormes profits ». Mais n’oubliez pas qu’avec leurs profits, ils n’ont cessé de shorter l’or, au lieu de prendre leur bénéfice. Si vous avez des billes dans un hedge funds, je vous conseille de faire très attention. Certains d’entre eux n’auront pas de porte de sortie.

Désormais, je pense que la Fed n’aura pas d’autre choix que de laisser le cours de l’or repartir à la hausse. Les banques centrales occidentales ne sont plus en position de force. Les manipulations du marché papier (LBMA, etc.) ne sont que des actes désespérés pour tenter de sauver la situation.

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Pénurie d'or BarronKeith Barron, véritable légende des métaux précieux, a donné vendredi dernier une interview à KWN dans laquelle il décrit la pénurie d’or qui fait rage en ce moment.

Barron : « Aujourd’hui (vendredi 7 juin 2013), le cours de l’or a chuté de 30 $ l’once. Souvent, les acteurs puissants du marché décident de faire chuter le métal jaune le vendredi. Cette fois-ci, ils ont utilisé l’excuse des chiffres de l’emploi américain.

On a l’impression de n’entendre que des nouvelles qui sont négatives pour l’or dans les médias, tandis que du côté de la Fed, on se demande la stratégie à adopter concernant l’assouplissement monétaire en cours… Faut-il arrêter, freiner ? Ça n’arrête pas de palabrer à propos de la planche à billets, ce qui fait réagir le cours de l’or. Quoi qu’il en soit, la demande pour l’or physique reste incroyablement élevée. Lorsque l’or plonge de 32 $ en une seule séance, beaucoup de gens se frottent les mains car il s’agit d’une opportunité pour acheter. C’est ce que je fais.