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Goldman Sachs

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la pieuvre Goldman Sachs

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Il n’y a pas à dire, plus cela va, moins j’aime cette Europe-là.

Je la dénonce, je la pourfends, tant elle est devenue une cause massive de corruption et une négation de la démocratie qui a un impact quotidien sur nos vies.

Ce qu’il y a de plus surprenant c’est qu’ils ne se cachent même plus !

Quand je dis « ils », je parle bien évidemment de nos « mamamouchis », ceux qui dirigent, ceux qui veillent à nos destinées mais qui en réalité s’occupent fondamentalement des leurs à notre détriment à tous, sans que plus aucun d’entre eux ne soit étouffé par les remords.

La morale et l’éthique ne sont pas et ne doivent pas être à géométrie variable, et il fut un temps où personne n’avait besoin de haut comité d’éthique et autres chartes déontologiques qui ne servent qu’à masquer les petits arrangements entre amis d’une élite profondément corrompue, massivement vendue aux puissances financières que sont devenues les grandes multinationales dans un monde ouvert à tout vent.

Barroso n’a pas enfreint les règles d’intégrité de l’Europe

Le comité d’éthique s’est donc réuni, ils ont beaucoup pensé, réfléchi sans doute et analysé pour conclure que le Sieur Barroso qui vient de rejoindre la Banque Goldman Sachs n’avait enfreint aucune règle d’éthique, mais qu’il manque de « jugement ».

Si enfreindre les règles déontologiques est juridiquement « condamnable », se comporter comme une « pignouf » ou comme un « moule à gaufre », comme le dirait le Capitaine Haddock (dont je reprendrai désormais le vocabulaire fleuri dans mes éditos pour ne pas être taxé de vulgarité par ma moitié de femme d’à côté), n’est juridiquement pas répréhensible et heureusement car il faudrait beaucoup de prisons pour embastiller tous nos nodocéphales.

Pourtant, le comité d’éthique confirme bien que « les nouvelles fonctions auxquelles le Portugais est appelé auront « certainement » un lien avec son précédent mandat à la tête de la Commission » !! Mais le José Manuel Barroso « n’a pas violé les règles d’intégrité et de réserve » de l’Union européenne en acceptant un poste à la banque d’affaires Goldman Sachs. Tout en ajoutant que son choix était « peu judicieux »…

Il manque juste de jugeote !

Bref, vous comprendrez bien Madame et Monsieur Michu que le José, il n’est pas très finaud d’aller bosser pour Goldman Sachs après avoir été le président de la Commission européenne, mais ce n’est pas du tout illégal et l’éthique est parfaitement préservée…

De toutes les façons, Mr et Mme Michu avaient déjà oublié cette fichue affaire depuis belle lurette. En fait, tout le monde avait oublié pour la simple et bonne raison qu’entre-temps, il y a eu tellement d’informations que l’on ne sait même plus où l’on en est de l’élection de Trump à Mossoul à moins qu’il ne s’agisse de libérer Poutine du joug de la Clinton qui n’arrive pas à se dépatouiller de ses histoires de courriels alors qu’Hollande veut se présenter à la primaire de droite vu qu’il encense Marine le Pen, tandis que Valls veut faire la nique à Macron qui n’est pas qu’une marque d’ustensiles de sport pour le foot, tout en fêtant la Toussaint et Halloween en même temps…

Bref, tout est encore une fois conçu pour que votre cerveau, sans cesse sollicité, ne puisse plus s’arrêter sur quoi que ce soit.

Barroso est donc chez Goldman Sachs et l’élite n’en a rien à faire de ce que vous pensez ou pas : ils peuvent le faire car leurs agissements immondes sont couverts par un bruit de fond terrible et une avalanche d’informations continuelle.

Il ne nous reste plus qu’à faire nos affaires et à s’occuper de nous dans le bon sens du terme, à savoir nous organiser pour être en mesure de nous passer de ces « bandits, de ces traîtres, de ces cloportes » (c’est le Capitaine Haddock qui parle, pas moi bien évidemment, je n’oserais pas) qui n’ont de légitimité que celle que nous souhaitons bien leur accorder !

Leur monde et ce système courant à sa fin, il faut juste prendre garde à ne pas être entraîné dans cette chute qui sera douloureuse.

Il est déjà trop tard. Préparez-vous !

Charles SANNAT

Source

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la pieuvre Goldman Sachs

Sans commentaire, si ce n’est que c’est un grand club et que vous n’en faites pas partie !

Barroso déjà très proche de Goldman Sachs pendant son mandat

La presse portugaise publie ce dimanche des courriers confidentiels échangés par la banque et José Manuel Barroso alors qu’il présidait encore la Commission européenne. Goldman Sachs y fait notamment des propositions de changement des politiques européennes.

José Manuel Barroso, au centre d’une polémique sur son embauche par Goldman Sachs, a entretenu des contacts étroits pendant son mandat à la tête de la Commission européenne (2004 à 2014) avec la banque américaine, selon des documents révélés samedi par le journal portugais Publico.

Les dirigeants de Goldman Sachs « faisaient parvenir au cabinet de Barroso de manière confidentielle des propositions sur des changements à apporter aux politiques de l’Union européenne », rapporte le journal qui publie des extraits de lettres et mails obtenus auprès de la Commission européenne.

« J’ai beaucoup apprécié notre discussion »

Une missive du 30 septembre 2013 signée par le patron de Goldman Sachs, Lloyd Blankfein, fait ainsi état d’une visite discrète de José Manuel Barroso au siège de la banque à New York qui, selon le journal, ne figurait ni à son agenda officiel, ni dans les archives de la Commission.

« J’ai beaucoup apprécié notre discussion productive sur les perspectives économiques mondiales », écrit celui qui a fini par embaucher José Manuel Barroso comme président non-exécutif de Goldman Sachs International.

Sollicité par le journal, José Manuel Barroso a « démenti catégoriquement » avoir eu une « relation spéciale avec une entité financière » durant l’exercice de ses deux mandats à Bruxelles. « J’ai naturellement maintenu des contacts institutionnels – transparents et dûment enregistrés dans les archives de la Commission – avec de nombreuses entités politiques, patronales, syndicales et financières », a-t-il fait valoir. Parmi elles figuraient « les principales banques qui opèrent sur le marché européen », dans un contexte de « crise financière », a-t-il poursuivi.

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or physique

Article de Bloomberg, publié le 11 mai 2016 :

« Le gestionnaire de hedge fund et milliardaire Paul Singer estime que le meilleur trimestre de l’or depuis 30 ans n’est probablement que le début d’un rebond alors que les investisseurs mondiaux, y compris Stan Druckenmiller, tentent d’estimer les conséquences sur l’inflation de politiques d’assouplissement monétaire sans précédent.

« Posséder de l’or semble très logique. D’autres investisseurs commencent peut-être à être enfin d’accord, » a écrit Singer le 28 avril dernier dans une lettre adressée à ses clients. « Les investisseurs sont de plus en plus nombreux à comprendre que les banquiers centraux du monde s’attellent principalement à la dévaluation de leur monnaie ».

L’or pour livraison immédiate a grimpé de 16 % durant les 3 premiers mois de l’année pour enregistrer sa plus grosse hausse trimestrielle depuis 1986 alors que la Fed mettait un terme à son serrage de vis monétaire et que le Japon persévérait dans les taux négatifs. Druckenmiller, l’investisseur milliardaire qui présente l’un des meilleurs bilans de la gestion de patrimoine, a déclaré la semaine dernière que l’or est la devise qu’il privilégie dans son portefeuille et que le marché haussier des actions était en bout de course.

Si la confiance des investisseurs dans le jugement des banquiers centraux devait continuer à faiblir, les effets sur l’or seront très puissants, a écrit Singer dans sa lettre. « Nous pensons que l’évolution du cours durant le trimestre de mars pourrait représenter quelque chose qui se rapproche plus d’un début que d’une fin de tendance. » (…)

Les prévisions de Singer contrastent avec l’opinion de Goldman Sachs. Tandis que la banque basée à New York a relevé ses prévisions concernant le cours de l’or dans une note du 10 mai, son équipe matières premières, Jeffrey Currie inclus, s’attend toujours à une baisse des cours de l’or dans les 12 prochains mois. Goldman Sachs annonce lors à 1200 $ l’or dans 3 mois, 1180 dans 6 mois et 1150 dans un an (contre respectivement 1100, 1050 et 1000 $ précédemment). (…) (note : ce que ne dit pas Bloomberg, c’est que Goldman vient de fermer sa recommandation de shorter l’or avec pour objectif les fameux 1000 $ après avoir encaissé des pertes de 4,5 % depuis le 15 février, source)

L’or pourrait grimper jusqu’à 1400 $ l’once dans les 12 prochains mois d’après BNP Paribas, en raison des inquiétudes des investisseurs concernant la capacité des banques centrales à soutenir la croissance. (…) »

Selon Jim Rickards, la branche gestion de patrimoine de JP Morgan recommande elle aussi à ses clients de se « positionner pour un nouveau marché haussier durable de l’or ». Pour pouvoir être client de cette entité, il faut posséder au moins 5 millions de dollars, et même bientôt 10 millions de dollars. Autant dire que ce genre de service ne s’adresse pas à l’Américain moyen.

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Article de ZeroHedge, publié le 12 avril 2016 :

« Chaque jour qui passe, la Fed perd lentement mais sûrement la partie.

Non seulement d’anciens présidents, ou en fonction aujourd’hui, admettent que la Fed est de plus en plus impuissante pour faire repartir l’économie mondiale, même si elle pèse encore sur les marchés. La crédibilité de la Fed est encore plus remise en question lorsque d’anciens économistes qui ont travaillé en son sein répètent des mantras qui, jusqu’il y a peu encore, étaient l’apanage des médias alternatifs.

C’est précisément ce qui s’est passé aujourd’hui lorsqu’un ancien employé de la Fed, Andrew Levin, professeur d’économie au Dartmouth College et conseiller spécial de Ben Bernanke entre 2010 et 2012, a décidé de rejoindre un groupe d’activistes militant pour réformer la banque centrale afin de l’éloigner de Wall Street, de rendre ses activités plus transparentes ainsi que de la responsabiliser vis-à-vis des citoyens. (…)

Les nombreux changements proposés visent les 12 Fed régionales, qui sont quasi privées et techniquement la propriété de banques commerciales de leur zone géographique respective. Ceci est tout sauf une surprise. Par contre, ce qu’il dit pour justifier sa nouvelle cause l’est :

« Beaucoup de gens seraient surpris de savoir à quel point la Fed est privée, » a déclaré M. Levin. La Fed « devrait être une institution publique à 100 %, comme toute autre banque centrale du monde développé », a-t-il déclaré dans une conférence de presse.

En quoi est-ce étonnant ? Depuis longtemps, seuls les médias alternatifs insistent sur le fait que le cœur de la Fed est une institution tout ce qu’il y a de plus privé, qui rend des comptes uniquement à ses propriétaires, à savoir quelques banques, et non au peuple américain. Pire, l’organigramme réel de la banque n’est pas disponible publiquement alors même que la grande majorité de la population américaine croit toujours à tort que la Fed est une institution publique. (…)

Tout ceci sort de la bouche d’un ancien employé de la Fed, d’un ancien conseiller de Ben Bernanke ! Si le contenu du message n’est pas étonnant, son porteur l’est : enfin, des initiés osent parler. (…)

Actuellement, les patrons de la Fed de New York, de Philadelphie, de Dallas et de Minneapolis ont travaillé ou ont entretenu des liens étroits avec la banque d’investissement Goldman Sachs. (…)

Si abolir la Fed pourrait n’être qu’un rêve, du moins jusqu’au prochain crash boursier majeur qui pourrait pousser la population à identifier le véritable coupable de la culture américaine du boum suivi du crash, à savoir la banque centrale américaine, les propositions de Levin touchent au cœur du conflit d’intérêts le plus insidieux des États-Unis : le fait que la Fed ne travaille pas pour le peuple américain, mais pour ses propriétaires, les banques. (…) »

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Andrew Maguire or

Extraits de l’interview d’Andrew Maguire du 31 octobre 2015 de KWN, amputée des passages les plus techniques :

« Beaucoup de choses se passent dans les coulisses des marchés de l’or et de l’argent. Si vous vous souvenez, j’avais prédit que les métaux précieux finiraient l’année en force et je n’ai pas changé mon opinion d’un iota.

D’après les données de l’intérêt ouvert du COT (Commitment of Traders), on peut voir que l’or se trouve actuellement dans une position négative comme ce fut le cas en janvier. Beaucoup ont fortement insisté sur ce point. Cependant, il y a de grosses différences entre les 2 situations. Cette fois, les possibilités de baisse sont limitées par la période (la demande pour l’or est habituellement élevée durant le dernier trimestre de l’année), l’offre physique ténue, la demande à la hausse sur le marché en gros, la Fed qui est coincée, le QE de la BCE ainsi que les craintes concernant de nouvelles baisses de taux en Chine.

Mais le facteur le plus important se passe dans les coulisses, à savoir la scission entre les 2 banques de lingots principale (qui ont des coffres ici à Londres) et le reste de la cabale des banques de lingots. Cet événement va sans conteste changer les règles du jeu alors que des fissures apparaissent dans cette collusion vieille de 30 ans.

J’ai entendu des rumeurs crédibles concernant ce divorce depuis la mi-juin, mais la conférence du LBMA de la semaine dernière a exposé ces fissures dans leur volonté de poursuivre cette collaboration. Afin d’évaluer l’impact immédiat de ce divorce, il est bon de remonter à l’histoire de cette cabale et à ses mécanismes pour ensuite analyser comment ces défections dans leur rang vont remettre en question les opérations orchestrées de rinçage auxquelles nous étions habitués.

Historique de la manipulations de l’or

La cabale de l’or est née sous les auspices de Robert Rubin, patron de la division or de Goldman Sachs dans les années 80. C’est à cette époque que le carry trade sur l’or est né.  Vu les gros différentiels d’intérêt entre l’or et les Treasuries à l’époque, il s’agissait d’une occasion rêvée pour les banques centrales occidentales désireuses de contenir l’or face au dollar tout en empochant les bénéfices de la vente de tranches importantes de l’or loué. C’est ce qui a créé les marchés synthétiques tels que nous les connaissons aujourd’hui. Cette subsidiation des grandes banques centrales a donné le feu vert aux banques de lingots et aux banques centrales pour investir dans des milliards de dollars d’or papier, sur des positions qu’ils pensaient ne jamais devoir fermer.

Les banques de lingots primaires, agissant en tant qu’agent des banques centrales à qui on avait donné l’autorisation de détenir d’énormes positions nues d’or papier sur de longues périodes, s’habituèrent à exploiter les avantages de la situation. Elles ont alors accumulé des positions nues short qu’elles pensaient pouvoir faire rouler indéfiniment. Cette situation a créé un système de réserve fractionnaire or/argent similaire au système bancaire, dans lequel on estime que moins de 10 % des épargnants reverraient leur argent s’ils retiraient tous leurs économies en même temps.

Il y a aussi les comptes or non alloués, censés être des investissements liquides mais qui ne donnent pas droit à la livraison du métal. Les banques de lingots qui gèrent ces positions ont une posture encore plus agressive que les banques classiques, qui doivent se soumettre à certaines règles. Ces comptes or non alloués ont été examinés de façon indépendante par la banque centrale indienne. Elle a observé un leverage de 92/1, soit bien plus que les 10 % de liquidités détenues par les banques où vous déposez votre argent.

En analysant les rapports COT sur plusieurs années, les preuves sont facilement identifiables. Et quand on recoupe ses preuves avec les rapports des options et des OCC (options clearing corporations), il est évident que les 2 banques de lingots primaires qui possèdent leurs propres coffres or, à savoir la JP Morgan et HSBC, ont pendant de nombreuses années travaillé main dans la main avec les 4 autres grandes banques de lingots, qui ne possèdent pas de coffres mais qui ont elles aussi le privilège de détenir en compte or auprès de la Banque d’Angleterre.

Cette petite cabale de banques de lingots opérant en tant qu’agents des banques centrales occidentales, avec leur bénédiction et les avantages des initiés, ont travaillé de concert pour se positionner contre toute une série de hedge funds et de spéculateurs faciles à plumer vu qu’ils ne coordonnent pas leurs efforts. La résultante est ce que j’appelle le cycle « lavage et rinçage ».

Mais tout cela va changer

La variable physique de ce petit jeu artificiel est en train de changer la donne. En fait, les marchés physiques ont déjà déménagé pour être hors de portée de ces banques de lingots de mèche. Mais alors que les régulateurs sont enfin forcés d’agir contre les manipulations, on assiste à la disparition des fournisseurs traditionnels de liquidités,  soit des banques qui finançaient les marchés non alloués. En ce moment même, des liquidités critiques quittent le marché des métaux précieux de Londres (Loco London market) : il s’agit d’un événement sans précédent.

C’est à ce niveau que s’opère cette scission. Les 2 grandes banques de lingots qui ont des coffres à Londres sont également les agents primaires des banques centrales. Elles veulent pérenniser l’opacité du marché OTC de l’or en proposant une bourse centralisée.

Goldman Sachs et cie se retournent contre HSBC et JP Morgan, obligées de continuer le jeu

Cependant, les autres banques de lingots réalisent que le marché de l’or a changé. C’est pourquoi certaines vont faire défection afin de se repositionner pour une hausse, ce qu’elles auraient déjà fait si elles ne possédaient pas autant de positions short. On trouve à la tête de cette meute Goldman Sachs. Ces banques voient les changements venir ainsi que l’intérêt de se retourner contre les 2 banques de lingots primaires, qui n’ont pas d’autre choix que de prolonger ce petit jeu autant que possible. Cette nouvelle est énorme car sans la coopération de tous les membres de la cabale, le château de cartes de l’or papier s’effondre.

Ce changement est en train de s’opérer. Le verre est fissuré et ne pourra être réparé. Goldman Sachs et au moins 10 autres banques ont décidé de déserter car elles savent ce qui les attend. Elles se positionnent déjà pour une indemnisation en cash. Et lorsqu’elles seront libérées de ces obligations après avoir payé leurs clients en dollars, elles pourront profiter des positions or physique et papier qu’elles auront prises à leur nom.

Personne d’autre que ces banques ne comprennent mieux la sous-évaluation de l’or physique et la bifurcation qui a lieu sur les marchés papier. JP Morgan a déjà cerné le marché physique de l’argent tandis que Goldman Sachs prévoit de se positionner contre ses rivales sur le marché papier de l’or. Cet événement va accélérer la réévaluation du cours du métal jaune. »

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la pieuvre Goldman Sachs

L’une des spécialités de Goldman est la « muppetisation » soit l’art d’exploiter l’ignorance des autres notamment de ses clients en les plumant en faisant le contraire de ce qu’elle recommande. Si aucune classe d’actif n’y échappe, l’or est une cible de choix. Dans ce contexte, il n’est donc pas étonnant que les prévisions de Goldman Sachs soient quasi systématiquement négatives pour l’or vu que la banque se plaît à en acheter. Néanmoins, les faits sont têtus. Goldman est donc parfois contrainte et forcée d’admettre qu’elle a tort. Ou pour mieux faire passer la pilule, « qu’il y a des chances au cas où et si », qu’elle se plante. Et vu qu’on approche de la fin de l’année et qu’on est bien loin des 1000 $ l’once, Goldman vient d’être contrainte de faire une telle sortie. Article de Zero Hedge, publié le 21 octobre 2015 :

« Les économistes, Wall Street et les planificateurs centraux aiment toutes les classes d’actifs sauf une : l’or. Pour preuve, la déclaration sous serment de Ben Bernanke devant le Congrès américain affirmant que la valeur de l’or repose « sur une tradition ». Ou encore à l’annonce du QE de Mario Draghi en décembre 2014, lorsqu’on lui demandait quelles classes d’actifs seraient concernées, sa réponse : « nous avons discuté toutes les classes d’actifs sauf l’or ».

Évidemment que la BCE n’achètera jamais d’or, de par sa nature, le métal précieux est l’antithèse du régime en faillite actuel, rafistolé à la superglue de la création monétaire. Il est détesté car il impose une utilisation prudente de l’argent et des effets de levier, de vivre dans les limites de ses moyens et plus important encore d’épargner plutôt que de dépenser. Notre monde actuel, qui se noie dans une dette 3,5 fois plus importante que son PIB, devrait effacer des trillions d’actifs s’il devait s’appuyer sur l’or.

Le métal jaune rend également l’avortement du quadrillion de produits dérivés impossible. Comme un château de cartes, il est aussi solide que son maillon le plus faible. Ce qui explique pourquoi les banques centrales à travers le monde ont tout misé sur les interventions de Greenspan Bernanke Yellen Draghi et ne laisseront plus aucune grosse banque faire faillite.

Ironiquement tandis que les « gens très sérieux » ou risibles et complètement discrédités ne manquent pas une opportunité pour descendre l’or, tout en l’achetant en douce autant que possible que ce soit à Londres (où les coffres sont quasi vides) ou à Pékin ou à Bombay, les sources naturelles les plus importantes de demande d’or physique.

Récemment, la nervosité a grimpé chez ces mêmes gens « sérieux ».  Car tandis que la majorité des autres « matières premières » ont vu leur cours chuter à l’occasion de leur plus gros crash depuis Lehman, l’or vient de repasser dans le vert pour 2015. La dernière chose que le système financier, au bord d’une récession mondiale, peut encaisser est une nouvelle vague massive de vente d’actifs « intangibles » en faveur d’un métal jaune bien concret comme cela a eu lieu en 2010 et 2011 avant que la BRI ne mette fin à l’ascension stratosphérique de l’or en septembre 2011.

Et voici désormais Goldman, malgré le fait que son « scénario principal reste des taux d’intérêt américains plus élevés et un cours de l’or plus bas », qui vient d’admettre qu’il pourrait avoir tort précisant qu’il y a « des risques significatifs que notre prévision d’un cours de l’or plus bas soit contredite si la Fed devait nous surprendre et opter pour le statu quo en décembre. » (…)

La raison derrière l’augmentation de l’or est la conséquence directe de la perte de crédibilité de la Fed, confirmant une fois de plus que c’est le marché qui lui dicte sa politique, même si cela signifie dévaluer le dollar et sacrifier la monnaie de réserve. Autrement dit, cela signifie que plus Yellen repousse la normalisation de sa politique monétaire, plus l’or va grimper. Vu qu’elle est littéralement piégée même la hausse des taux la plus modeste engendrera une baisse quasi immédiate et/ou un QE, tout comme ce fut le cas au Japon en août 2000. Goldman ne dit pas le contraire. (…)

Goldman finit aussi par enfin admettre que sept ans plus tard, la planification centrale ne donne pas vraiment les effets escomptés le plus grand « risque » étant un nouveau mouvement majeur de hausse de l’or :

« Même si notre scénario principal reste des taux d’intérêt américains plus élevés et un cours de l’or plus bas, des risques significatifs pourraient contredire notre prévision si la Fed devait nous surprendre et opter pour le statu quo en décembre. »

Certes. Donc Goldman, qui s’est presque autant planté que la Fed sur ses prévisions de « reprise économique », pense qu’elle aura raison (cette fois) tout en admettant dans la même phrase qu’il y a des risques significatifs pour qu’elle soit « contredite »… soit qu’elle se plante, pour la traduction novlangue économique/français.

Et si Goldman devait avoir tort, elle vous serait tout de même très reconnaissante de bien vouloir vous débarrasser de toute relique barbare que vous posséderiez. Alors dépêchez-vous, vendez vite avant que le cours ne plonge à 1000 $ ou moins dans les mois à venir. Vous ne devrez pas chercher bien loin pour trouver un acheteur : Goldman sera preneur, quelle que soit la quantité. »

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Goldman Sachs et UBS ont rejoint les 4 membres historiques du fixing du LBMA pour le nouveau London Gold Fix de la London Bullion Market Association, la version électronique d’un processus manuel qui n’avait plus changé depuis un siècle. La Chine, le plus gros consommateur d’or du monde a été snobée.

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Quand assisterons-nous à la prochaine crise bancaire (américaine) ? Lorsqu’une crise sur les produits dérivés éclatera, d’après Michael Snyder (traduction condensée des points clés de l’article) :

De 4, les banques « too big to fail » sont désormais passées à 5 aux Etats-Unis, le nombre d’établissements financiers possédant pour plus de 40 trillions de dollars de produits dérivés pouvant désormais former un quintet. Pour vous donner un point de comparaison, l’énorme dette des États-Unis et de 17,7 trillions de dollars.

Les marchés des produits dérivés sont complexes, opaques ; ils ressemblent plus à des paris qu’à des investissements. D’après le New York Times, les banques américaines possèdent presque 280 trillions de dollars de produits dérivés, même si la crise de 2008 a démontré à quel point ils étaient dangereux. Des modèles informatiques de gestion du risque sont censés protéger les banques, mais il y a un hic : ceux-ci se basent sur des supputations, bien humaines, elles. Lorsqu’un événement exceptionnel se déclare, comme une guerre ou une épidémie, ces modèles se retrouvent dans l’inconnu.

Mais ce problème n’est pas cantonné aux États-Unis : d’après la Banque des Règlements Internationaux, les banques à travers le monde possèdent des produits dérivés pour 710 trillions de dollars !

JP Morgan

Actifs : environ 2,5 trillions
Exposition aux produits dérivés : plus de 67 trillions

Citibank

Actifs : presque 1,9 trillion
Expositions produits dérivées : presque 60 trillions de dollars

Goldman Sachs

Actifs : moins d’un trillion
Exposition aux produits dérivés : 54,5 trillions de dollars

Mais il y a bien pire : la Deutsche Bank, avec ses actifs de 522 milliards d’euros, est exposée aux produits dérivés à concurrence de 75 trillions de dollars, soit 5 fois le PIB de l’Europe, ou l’intégralité du PIB mondial !

D’après Snyder, le secteur bancaire a gonflé de 37 % par rapport à la crise de 2008. Le risque systémique est donc plus grand que jamais.

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Apparemment, Goldman Sachs souhaite vraiment acheter de l’or. Cette semaine, la banque ne cesse de répéter son pronostic 2014 pour l’or, à savoir 1050 $ l’once. Cela peut sembler bizarre, mais pas lorsqu’on connaît l’histoire de Goldman.

Goldman-Sachs-Pieuvre-Vampire-Maguire

Jeffrey Currie, le responsable de la recherche pour le département des matières premières de Goldman, ne cesse de rappeler depuis octobre dernier son objectif, fixé à 1050 $, lorsqu’il prévoyait un massacre des métaux précieux. Mais les investisseurs doivent être très prudents par rapport aux prédictions de Goldman pour l’or. Non seulement ils se trompent souvent, mais ils ont l’habitude de faire tout le contraire de ce qu’ils recommandent.

Si le cours de l’or s’est brièvement retrouvé sous la barre des 1200 $ l’once, le métal jaune a rebondi de 17 % depuis. On est loin de la déculottée prévue par Currie. Lorsque l’or a atteint son plus haut le mois dernier à 1382 $, Currie en a profité pour rappeler que sa banque était toujours bearish sur l’or.

« Il faudrait un ralentissement significatif et durable de la croissance américaine pour que nous revoyions nos prévisions or pour les 2 prochaines années, » a-t-il écrit dans une note.

Le spécialiste des matières premières de Money Morning, Peter Krauth, n’est pas d’accord. Le mouvement baissier de l’or s’est terminé en janvier :

«Le plus gros ETF or, le GLD, a vendu 42 % de son or depuis le plus haut de décembre 2012, soit 564 tonnes. Depuis la mi-janvier, le GLD est repassé à l’achat, ce qui est un retournement de situation significatif. »

Même si le cours de l’or ne pourrait pas atteindre à nouveau les 1900 $ l’once, il est par contre certain qu’on ne le verra pas aux alentours de 1000 $. Même s’il devait glisser à nouveau en dessous des 1200 $ l’once, la demande des banques centrales asiatiques l’empêcherait de se diriger vers les 1100 $ l’once.  Pourquoi Goldman ne cesse-t-elle de répéter alors sa prévision de 1050 $ ?

Goldman et l’or, une histoire trouble…

Revenons en arrière pour comprendre ce qu’il se passe aujourd’hui. Par exemple, en 2007, Goldman était bearish sur l’or et conseillait à ses clients de vendre. En 2008, vendre le métal jaune faisait partie de ses « 10 conseils de l’année ». Pour quels résultats ? L’or a augmenté de 12,2 % en 2008 et de 23,4 % en 2009 !

En novembre 2011, Goldman est passé bullish sur l’or, prévoyant désormais 1930 $ l’once un mois après le plus haut. En mai 2012, alors que l’or était repassé en dessous de 1600 $, Goldman abaissait sa prévision à 1840 dollars l’once. Certes, le métal jaune a quelque peu grimpé par après, mais n’a jamais atteint la barre des 1800 $, pour ensuite démarrer un déclin. En décembre 2012, alors que l’or était aux environs de 1700 $ l’once, Goldman revoyait sa prévision à 1800 $. 6 mois plus tard, l’or s’était écroulé à 1200 $.

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Goldman-Sachs-Pieuvre-Vampire-Maguire« Les gens commettent l’erreur de se concentrer sur ce petit mouvement baissier, alors qu’il faut se poser des questions plus générales, comme ‘ où en sommes-nous’, ‘ qui est actif sur ce marché, et pourquoi’. C’est particulièrement vrai pour la journée de vendredi.

La semaine dernière, on a vécu une période durant laquelle la Fed est cernée de toutes parts. Ils jouent la défense, en intervenant encore sur le marché papier de l’or. Ce qu’ils font : retourner une situation extrêmement positive pour l’or en un mouvement baissier.

On a pu voir toute l’offensive être coordonnée : une baisse sur le marché et la presse dominante qui raconte que ‘ les investisseurs sur l’or abandonnent, vu qu’ils n’achètent pas même quand les nouvelles sont positives pour le métal’. C’est leur stratégie, et elle fonctionne jusqu’à un certain degré.

Cependant, quand la Fed intervient, c’est pour une bonne raison. Il faut donc se demander pourquoi. Ils défendent le dollar. Le billet vert est attaqué, tandis que l’or est l’étalon du dollar. Quand la Fed fait baisser le cours, cela signifie qu’un sommet du côté du dollar et contre l’or. On a même vu récemment le dollar baisser, et le métal jaune en même temps, ce qui est totalement illogique. C’est la preuve selon moi que la Fed tente de défendre le dollar, qui est en mauvaise posture.

La Fed n’intervient pas directement sur les marchés. Elle le fait à travers deux « agents »,  2 banques. Celles-ci font des ventes à découvert sur le marché des futures en coordination avec ce que fait la Fed sur les marchés des devises, encore plus opaques.

C’est ici que les banques de lingots deviennent visibles, en intervenant et en donnant de l’offre synthétique qui n’a rien à voir avec le marché physique. Ces interventions forcent les investisseurs à capituler sur leurs positions long. Les profits engendrés par les positions short vont alors directement dans les poches des banques de lingots. D’autres participants les imitent, par appât du gain.

Mais nous savons toujours comment cela se termine. Les banques de lingots s’en mettent plein les poches grâce à leurs informations confidentielles. Mais rien ne change en ce qui concerne les fondamentaux à long terme pour l’or.

Il y a de nombreuses preuves pour accuser la Fed, notamment le bon vieux serviteur de celle-ci, la Goldman Sachs, qui a recours à ces procédés habituels, notamment en chantant sur tous les toits qu’il faut vendre son or. Il s’agit d’une action coordonnée.

Pourtant, c’est très positif pour le métal jaune. Cela signifie qu’ils n’ont plus beaucoup de marche de manœuvre pour leurs positions short, et qu’ils vont se positionner long. C’est toujours ainsi qu’ils procèdent, et ce qui me sidère, c’est qu’il y a des gens pour les écouter. Quand Goldman Sachs dit d’acheter de l’or, ce qu’ils sont en train de se positionner short, et le contraire.

Cette banque est vraiment une pieuvre vampire. Cette banque n’hésitait pas à couler des entreprises pour gagner de l’argent. Vu que les régulateurs ont laissé faire, ils sont passés ensuite au plumage de nations entières. En cas d’effondrement économique, ils seront probablement les premiers à acheter. Quiconque suit les recommandations de Goldman Sachs est complètement à côté de la plaque. Ce genre de banque est gérée par des gens très mauvais. »