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Grande-Bretagne

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NatWest

Article de la BBC, publié le 26 juillet 2016, qui montre que les taux négatifs se rapprochent de plus en plus des particuliers européens alors que les professionnels qui possèdent des comptes chez Royal Bank of Scotland et Natwest pourraient bientôt devoir payer leur banque pour y parquer des dépôts !

« NatWest et Royal Bank of Scotland (RBS) ont averti les entreprises qu’elles devraient peut-être leur compter bientôt des frais pour accepter leurs dépôts en raison des taux d’intérêt peu élevés.

La menace, si elle devait être appliquée, serait une première en Grande-Bretagne, aucune banque n’infligeant des taux négatifs à ses clients.

« Les taux d’intérêt mondiaux restent à des niveaux très bas… Cela pourrait résulter en une charge d’intérêt pour les clients ayant une balance créditrice, » pouvait-on lire dans la missive envoyée aux clients concernés. À noter que les particuliers ne sont pas affectés.

Cependant, les organisations caritatives et les groupes communautaires sont considérés comme des clients Corporate et seraient donc affectés par les changements, les banques ont déclaré.

Un porte-parole de Royal Bank of Scotland, qui est propriétaire de NatWest, a déclaré à la BBC que la lettre a été envoyée à un peu moins de 1,3 million de clients des 2 banques, des entreprises et des professionnels.

« Nous considérerons toute action nécessaire au cas où le taux directeur de la banque d’Angleterre devrait passer en dessous de zéro, mais nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour protéger nos clients de tout impact, » ont-elles déclaré.

Une nouvelle très inquiétante

La fédération des PME (Federation of Small Businesses), qui compte 170.000 membres, a lancé un appel aux autres banques pour qu’elles informent leurs clients de tout changement concernant les conditions de leur compte « en cette période d’incertitude économique ». Mike Cherry, président de l’association, a déclaré que l’avertissement de NatWest et RBS « est très inquiétant pour les petites sociétés. »

La FSB a également demandé à la BoE de prendre en compte l’impact de la baisse des taux sur les petites entreprises. Mike Amey, directeur chez PIMCO, a déclaré que les 2 banques « se donnaient une marge de manœuvre dans l’éventualité très peu probable » que la banque centrale britannique adopte les taux négatifs.

« La banque d’Angleterre doit prendre une décision sur ses taux la semaine prochaine… L’envoi de cette lettre cette semaine est peut-être un rappel des conséquences négatives d’une telle décision, » a-t-il déclaré à la BBC.

« Assouplissement »

Les taux britanniques n’ont plus changé depuis mars 2009, lorsque la BoE les avait baissés à leur plus bas historique, de 0,5 %, au plus fort de la crise financière. Au début de ce mois, la banque a opté pour le statu quo malgré les spéculations concernant une baisse.

Depuis, le gouverneur Mark Carney a déclaré qu’il est probable « que certaines politiques monétaires accommodantes » soient requises pour doper l’économie en raison du Brexit. Cependant, il a affirmé qu’il n’était pas en faveur de taux inférieurs à 0,25 %. Malgré tout, certains économistes pensent que le taux directeur britannique pourrait atteindre zéro, ou pénétrer en territoire négatif, d’ici la fin de l’année. (…) »

A noter que les 2 banques n’ont pas précisé si elles comptaient rémunérer leurs clients à découvert…

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épargne aux usa

L’épargne est sans aucun doute un des éléments centraux de nos économies et marchés particulièrement dynamiques. En effet, mettre de côté une certaine somme d’argent, c’est en quelque sorte investir dans sa propre sécurité ultérieure.

Néanmoins, il s’avère que malgré cette évidence – du moins à première vue –, selon une étude réalisée par Bargainfox en mai 2016, un Américain sur trois dispose de moins de 500 dollars dans son compte d’épargne, tandis qu’en Grande-Bretagne, les statistiques ont montré qu’un Britannique sur trois en a moins de 100 livres sterling. Ce sont là des données pour le moins inquiétantes.

Et comment pourrait-il être autrement lorsqu’on sait que ces deux pays sont estimés comme parmi les plus prospères sur la planète ? Pour autant, l’on se rend compte, finalement, que leurs populations respectives ne semblent pas vraiment à l’« abri » en cas d’imprévus graves. En effet, force est de constater qu’avec 500 dollars ou 100 livres sterling, on ne peut pas faire grand-chose à part payer une ou deux factures supplémentaires. Mais en cas d’accident grave, ces sommes paraissent tout simplement dérisoires.

Qui plus est, les chiffres de cette enquête réalisée auprès de 3560 Américains et Britanniques, sont d’autant plus inquiétants quand on voit que seulement  35,72 % des Américains ont plus de 3000 dollars économisés, tandis que chez les Britanniques, seulement 24,8 % en ont plus de 3000 livres sterling. De l’autre côté de l’extrémité, 45 % des Américains interrogés ont affirmé avoir moins de 1000 dollars épargnés  – 20,29 % de ces 45 % ayant même moins de 100 dollars. Côté britannique, les choses ne sont guère si différentes, puisque 45 % ont affirmé avoir moins de 500 livres sterling économisées – 32,98 % de ceux-ci ayant moins de 100.

Se posent ainsi quelques questions particulièrement intrigantes autour de cette tendance évidente des Américains et des Britanniques à ne pas économiser – ou en tout cas à économiser moins. S’agit-il là de la preuve que ces deux populations vivent encore plus sous l’emprise des crédits bancaires qu’auparavant ? Ou faut-il en chercher les causes dans les revenus en baisse nette ?

Certains seraient peut-être même tentés de percevoir ici des logiques culturelles des classes populaires versus celles des classes moyennes. Quoi qu’il en soit, le fait est qu’aux États-Unis et en Grande-Bretagne, les populations se divisent distinctement entre ceux qui économisent et ceux qui le font pas. Voyons, à ce propos, quelques détails supplémentaires et relatifs à ces populations.

Les inégalités hommes/femmes toujours d’actualité

Un premier point qui, malheureusement, n’est pas si surprenant que cela, concerne la persistance des inégalités socioéconomiques entre hommes et femmes, y compris lorsqu’il s’agit d’économies personnelles. En effet, aux États-Unis, les femmes sont presque deux fois plus nombreuses que les hommes à avoir moins de 100 dollars économisés sur leur compte (27 % de femmes contre 15 % d’hommes). Dans le même état d’esprit, elles sont deux fois moins nombreuses à avoir plus de 10 000 dollars d’économies. Ainsi, en prenant ces deux données extrêmes, l’on peut clairement apercevoir que la sécurité financière des femmes est bien plus fragile que celle des hommes.

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L’âge et les économies

L’enquête a démontré que les jeunes (tranche d’âge entre 18 et 34 ans) sont ceux qui économisent le moins. Ainsi, 50,99 % d’entre eux avaient moins de 1000 dollars d’économies au moment de l’enquête. La tranche d’âge de ceux entre 35 et 54 ans semble se débrouiller mieux, mais ce sont clairement les seigneurs ceux qui économisent le plus. En effet, seulement 28 % d’entre eux avaient moins de 1000 dollars économisés sur leurs comptes.

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Éducation, revenus et économies

En termes d’éducation, il n’y a pas non plus de surprise. La tendance est que plus le diplôme des interrogés est élevé, plus leurs économies sont importantes. En guise d’exemple, 50 % de ceux qui ont un diplôme de doctorat, disposent de plus de 10 000 dollars d’économies, tandis que, de l’autre côté du trottoir, 55 % des non qualifiés en ont moins de 100 dollars. La logique ici – ce que démontre également l’enquête –, c’est que les diplômes plus élevés assurent des revenus parallèlement plus élevés.

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Et le niveau des revenus est, bien naturellement, un facteur décisif en matière d’épargne. Ainsi, 85 % de ceux qui perçoivent un salaire annuel de 20 000 dollars ont moins de 1000 dollars d’économies. De l’autre côté, 68 % de ceux qui gagnent entre 100 000 et 150 000 dollars à l’année, ont plus de 3000 dollars d’économies. Il va donc sans dire que plus les revenus sont élevés, plus les bénéficiaires s’avèrent protégés financièrement contre toutes sortes d’imprévus.

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Le profil type de l’Américain précaire en matière d’épargne

Cette enquête dessine clairement le profil de l’Américain précaire en matière d’économies. Il s’agit des jeunes personnes non qualifiées, avec un faible revenu annuel et vivant seules (les femmes en sont particulièrement touchées).

Ainsi, au risque de nous répéter, nous avons pu nous rendre compte que même dans un pays comme les États-Unis, qui profite de la réputation d’un des pays les plus riches sur la planète, un profil plus ou moins variable de la population reste très précaire face à l’avenir. Le conseil à donner à nos lecteurs français, c’est de commencer par économiser des petites sommes tous les mois, transférables sur un compte d’épargne. Au fur et à mesure, même avec un revenu modeste, des économies pourront voir le jour sur le jour, sans que votre standard de vie actuel en souffre.

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Macqarie-Exportations-Or-Grande-Bretagne-2013En date du 19 août 2013, la banque australienne Macquarie a dévoilé des informations sidérantes, même pour ceux qui ont entendu parler de la pénurie d’or, via la backwardation du métal jaune ainsi que les taux GOFO négatifs depuis de nombreuses semaines.

Macquarie a révélé que rien que sur le mois de mai 2013, la Grande-Bretagne a exporté 240 tonnes d’or vers la Suisse, pour un total de 797 tonnes durant les 6 premiers mois de l’année 2013. Pour mettre ces chiffres en perspective, la Grande-Bretagne a exporté 92 t sur toute l’année 2012. La production annuelle de l’or en 2012 s’est élevée à 2700 tonnes. La banque a déclaré :

Macquarie : d’où provient tout cet or ?

« La Grande-Bretagne possède pas de mines d’or, donc d’où provient tout ce métal ? La source la plus évidente, ce sont les ETF, dont l’or physique est stocké dans la plupart des cas à Londres, et qui ont vu leurs inventaires plonger durant la première moitié de l’année 2013. Et pourquoi cet or va-t-il en Suisse ? 2 explications sont plausibles. La première, c’est que les investisseurs ont décidé de passer de l’ETF à la possession d’or physique en coffre, un service très populaire en Suisse.

Cependant, nous pensons que la majorité de l’or a pris la direction des nombreux raffineurs que compte la Suisse afin de les fondre et de les revendre dans des formats appréciés en Asie, notamment en Chine et en Inde. »

Une nouvelle preuve de cette méfiance envers le marché papier de l’or, le souhait des investisseurs de posséder le métal physique et non du papier, ainsi que les transferts massifs de métal jaune de l’Occident vers l’Orient. Pour rappel, Londres est la place financière mondiale numéro 1 en ce qui concerne les échanges d’or physique.

Source : http://www.reuters.com/article/2013/08/19/gold-uk-exports-macquarie-idUSL6N0GK2M920130819