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Greenspan

Plus les années passent et plus Alan Greenspan utilise un langage clair qui fait état de la réalité, soit tout le contraire de son mandat à la tête de la Fed (jamais l’expression « noyer le poisson » n’a été aussi appropriée que dans le cas de Greenspan, célèbre pour sa logorrhée obscure). Après ses confidences sur l’importance de l’or et les bulles dont sont victimes de nombreuses classes d’actifs, Alan Greenspan a tenu un discours qui n’a rien à envier aux visions les plus pessimistes d’analystes comme Gerald Celente ou Egon von Greyerz.

Ses propos, tenus en aparté, ont été rapportés par l’analyste Brien Lundin qui n’est pas un inconnu. Il a eu la chance de discuter en privé avec tonton Greenspan à la New Orleans Investment Conference qui s’est tenue l’année dernière. Lundin dans sa dernière interview a révélé de nouvelles confidences de Greenspan concédées durant leur entretien :

« Greenspan a évoqué des choses qui me semblent importantes… Il était inquiet à propos de l’inflation… Il était particulièrement inquiet à propos des réserves excédentaires qui atteignent presque 3 trillions de dollars, qui dorment en ce moment sur le bilan de la Fed… Ces liquidités représentent en ce moment un énorme ballon qui plane au-dessus de l’économie américaine, un ballon d’eau qui n’attend qu’une épingle pour éclater… En fait, Greenspan a utilisé l’image d’une poudrière d’inflation explosive dans l’attente d’une étincelle. »

Greenspan estime également que le cours de l’or sera « sensiblement plus élevé » d’ici 5 ans en raison des liquidités excédentaires qui finiront par se déverser sur le marché ouvert (le marché des Treasuries à travers lequel la Fed contrôle la masse monétaire) :

« Il (Greenspan) semble croire qu’il est en quelque sorte inévitable que le déblocage de ces réserves créera de l’inflation… La Fed espère juste pouvoir s’en sortir indemne… Des taux d’intérêt normalisés, l’objectif à long terme de la Fed est actuellement impossible fiscalement parlant pour les États-Unis. »

Source : ZeroHedge

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Alan Greenspan

Article de Bloomberg, publié le 30 décembre :

« Alors que vous pensiez que l’économie américaine fait son grand retour vers la croissance, l’ancien président de la Fed Alan Greenspan est là pour refroidir vos ardeurs.

« Les États-Unis vont mieux que le reste du monde, mais cela ne signifie pas que tout aille si bien, » a déclaré l’octogénaire sur la chaîne Bloomberg. « Notre économie fonctionne toujours au ralenti. »

Greenspan affirme que l’économie américaine ne se rétablira pas totalement avant de voir le retour des investissements des sociétés américaines dans des outils productifs, ainsi qu’après avoir assisté au rebond du marché immobilier. (…)

Greenspan, qui a quitté son poste de président de la Fed en janvier 2006, prévoit une croissance inférieure à 3 % pour le 4e trimestre 2014. Ces prévisions concordent avec celles du panel d’économistes interrogés par Bloomberg, qui prévoit une croissance moyenne de 2,5 %. »

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Alan Greenspan

Non, ce n’est pas le 1er avril, et Alan Greenspan, malgré son âge, a encore toute sa tête. Ces mots sont bien sortis de la bouche de l’ancien président de la Fed, qui avait passé le relais à Bernanke en 2006, dans le cadre d’un forum organisé par le CFR.

Le plus amusant, c’est que le passage détonnant qui contient cette phrase thermonucléaire a été tout simplement supprimé de la transcription officielle des débats par le Council of Foreign Relations, alors qu’il répondait à une question de Gillian Tett, l’auteur de l’Or des Fous.

Lorsqu’elle lui a demandé s’il pensait que l’or est un bon investissement, il a déclaré :

« Oui. N’oubliez pas de quoi il s’agit. L’or est une monnaie. Il s’agit toujours, toutes les preuves sont là, d’une monnaie de premier choix. Aucune monnaie papier, même le dollar, ne peut le concurrencer. »

Pour rappel, lorsque Ron Paul a demandé à Ben Bernanke s’il pensait que l’or était une monnaie, l’Hélicoptère lui avait répondu « non » après une longue pause. Et lorsque Paul lui demandait pourquoi diable les banques centrales en possèdent, il répondait… « par tradition, je suppose. » Ah la relique barbare…

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Alan Greenspan

Ça y est, la Fed a officiellement mis fin à son QE3. À cette occasion, Alan Greenspan a fait des déclarations pour le moins étonnantes (relayées par ZeroHedge) lorsqu’on connaît son parcours, au point de répéter ce que les intervenants que nous relayons disent depuis des années !

Le « Maestro », libre de toute réserve, a ainsi admis dans le Wall Street Journal que :

  • Les achats de Bons du trésor et de MBS ont permis de faire gonfler la valeur des actifs et de faire baisser le coût du crédit, mais n’ont pas fait beaucoup pour l’économie réelle. « La demande réelle est au point mort », et les efforts pour lui donner un coup de fouet via les achats d’obligations « n’ont pas marché », a déclaré Alan Greenspan.
  • Reconnaissant donc que les QE ont gonflé les bulles, il admet également que leur éclatement ne peut être obtenu qu’en contrepartie d’un coût économique important. « C’est en faisant tomber l’économie que l’on fait éclater une bulle, » une initiative qu’il n’a jamais osé prendre lorsqu’il était à la tête de la Fed, a-t-il déclaré.
  • « Je ne pense pas qu’il est possible pour la Fed de mettre un terme à cet assouplissement quantitatif en conservant le calme » sur les marchés.
  • Et enfin, Greenspan a déclaré, conformément à sa volte-face sur l’or dont nous vous avions parlé il y a quelques semaines, que le métal jaune « est un support d’investissement sûr en ce moment, en raison de son statut de devise indépendant des politiques conduites par les gouvernements.

Sur ce, libre à vous de croire ce que Yellen raconte… A moins d’attendre 20 ans pour entendre la vérité.

Andrew Huszar, l’architecte du QE1 de la Fed, a également fait des révélations intéressantes durant sa dernière interview sur KWN, alors que l’on venait d’apprendre la fin officielle du QE3… À vrai dire, la Fed va continuer d’acheter des Treasuries :

« Il n’y a rien d’étonnant concernant la décision de la Fed. Elle se prépare depuis un certain temps à la fin de ce QE. Mais à vrai dire, la Fed ne l’arrête pas totalement. Comme je vous l’ai déjà dit par le passé, la Fed s’est engagée à maintenir la taille de son bilan. Alors que certaines de ses obligations arriveront à échéance, la Fed retournera sur les marchés pour en acheter afin de les remplacer. Ce qui signifie que la Fed va continuer d’acheter pour plusieurs centaines de milliards de dollars d’obligations par an.

Mais elle ne pourra pas aller au-delà. Il sera très intéressant de voir comment les marchés vont réagir. Après la fin des QE1 et QE2, les marchés ont systématiquement baissé de 20 %. (…)

Eric King : on devrait donc assister à une baisse des marchés, qui vont tester la Fed ?

Oui, lorsque je m’occupais du QE1 pour la Fed, nous avions eu ce problème lorsque nous achetions des MBS. On arrive toujours à un point technique, lorsque l’action du prix atteint un seuil de résistance, que le marché va titiller afin de voir comment la Fed réagit. Cette fois-ci, je m’attends à ce que les marchés testent la Fed en faisant baisser les actions.

J’anticipe une lutte acharnée entre la Fed et les marchés, parce que la Fed souhaite se désengager, limiter son activité sur ceux-ci. La Fed a suggéré qu’elle pourrait augmenter les taux plus tôt que prévu. Je suis convaincu que les marchés vont s’opposer à la Fed en créant énormément de volatilité. C’est déjà arrivé 2 fois durant les 3 derniers mois, mais je m’attends à une augmentation de cette volatilité.

Nous allons donc assister à des épisodes violents de volatilité, interrompus par des périodes de calme, puis par une tempête encore plus intense. C’est à ce moment-là que l’on verra si la Fed acceptera de tels mouvements sur les marchés clés.

Eric King : quel est le plus gros risque qui pointe à l’horizon ?

Andrew Huszar : c’est une bonne question. Le danger, c’est que les injections de la Fed aient poussé les marchés à des niveaux qui ne sont pas tenables. À court et à moyen terme, nous pourrions donc assister à un mouvement important de vente. Peut-être pas similaire à ce que l’on a connu en 2008, mais assez que pour faire remonter significativement la peur.

Le QE n’a pas eu d’impact significatif sur la macroéconomie, donc je ne pense pas que la fin du QE lui fera du tort. Par contre, le risque au niveau de la confiance est bien réel. La réalité, c’est que la confiance a été stimulée de façon artificielle durant ces dernières années par la Fed. Nous pourrions désormais assister au phénomène inverse, à savoir la confiance être minée par la Fed. Cela signifie que l’euphorie sur les marchés sera terminée. Cela aura également un impact majeur sur l’expansion du crédit aux États-Unis. »