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Inde

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pièces d'argent métal

De nombreuses raisons justifient une hausse importante de l’argent dans les années à venir. En voici une nouvelle, qui échappe au radar de la plupart des investisseurs…

Les Indiens achètent énormément d’or. La banque Macquarie estime que l’or représente environ 78 % de l’épargne des ménages indiens, plus que n’importe où dans le monde. Habitude positive ou négative, une telle épargne en or entrave la croissance car les réserves des banques nécessaires pour accorder des crédits diminuent.

Comme vous le savez probablement, cela fait des années que le gouvernement indien tente de réduire la demande. Depuis que j’analyse les métaux précieux, le gouvernement a introduit trois plans de démonétisation de l’or : “déposez votre métal jaune à la banque et nous vous payerons des intérêts” propose l’offre.

Le premier plan n’a pas vraiment marché, notamment parce que les taux offerts étaient bien trop bas. Mais le gouvernement indien n’a pas abandonné, si bien que leurs efforts plus récents ont commencé à jouer un rôle sur la demande d’or. Non seulement la tentative la plus récente a été plus efficace, notamment en raison de taux offerts plus élevés, mais la démonétisation de novembre des billets de 500 et de 1000 roupies a également joué un rôle.

Les chiffres de la demande d’or 2016 en Inde commencent à nous parvenir. Les importations de métal jaune furent de 570,8 tonnes l’année dernière, une baisse importante de 44 % par rapport à 2015. Il s’agit également d’un plus bas de 13 ans.

La plupart des analystes s’attendent à ce que cela perdure, comme ce spécialiste des matières premières l’a dit :

“Les aspects de la demande de métal physique seront carrément mauvais pour 2016. Pour la première fois les Indiens tenteront d’acheter de l’or sans cash. C’est un défi important.”

Mais alors, les Indiens vont-ils arrêter d’acheter de l’or ?

Retour aux sources

Les Indiens ne cesseront pas d’acheter de l’or. Mais la demande pourrait rester modeste si les interférences du gouvernement perdurent aux niveaux actuels. Mais que feront alors les investisseurs indiens ? Ils achèteront de l’argent. Comment puis-je en être sûr ? Pour deux raisons. Tout d’abord, parce que le processus est déjà engagé :
demande-argent-explose-indeÀ partir de 2013, la demande de bijoux en argent en Inde a explosé. Elle a plus que triplé en seulement trois petites années (nous n’avons pas encore les chiffres 2016). Et sur les 10 dernières années, il s’agit d’une augmentation de plus de 600 %.

Alors que les droits de douane, les taxes et les autres combines du gouvernement ont toujours eu plus d’impact, les Indiens se sont de plus en plus tournés vers l’argent, qui est quasi à l’abri des interférences du gouvernement. Mais les Indiens se tournent également vers l’argent en raison de leur histoire.

La longue histoire de l’argent en Inde

Saviez-vous que l’Inde était le premier acheteur d’argent bien avant de devenir le premier acheteur d’or du monde ? Les Indiens achetaient tellement d’argent qu’en fait, au début du XXe siècle, le gouvernement a fait face à des problèmes fiscaux similaires à ceux d’aujourd’hui provoqué par l’or.

À l’époque, le gouvernement indien avait réagi de la même façon : en 1910, il avait plus que doublé les droits de douane sur les importations d’argent, passés de 5 à 11 %. Sans surprise, la demande d’argent a chuté de 29 % en 1912, d’après un rapport du grossiste d’or Pixley and Abell.

La baisse de la demande d’argent fut attribuée non pas uniquement à la hausse des droits de douane, mais aussi, d’où l’objet de notre article, à la substitution de l’argent par l’or dans l’épargne des habitants, vu que le métal jaune était devenu plus abordable sur une base relative.

Les importations d’argent ont continué de baisser alors que les importations d’or augmentaient, jusqu’à ce que l’Inde finisse par devenir le plus gros importateur d’or du monde, un titre que le pays conserve depuis presque 100 ans.

Nous avons un précédent historique montrant non seulement que les Indiens furent de grands acheteurs d’argent, mais qu’ils ont également choisi, sciemment et en masse, de se tourner vers un autre métal précieux si l’autre devient trop cher ou difficile à acheter. Ce n’est pas spéculer que de dire qu’ils pourraient refaire la même chose, comme le graphique ci-dessus le montre, le processus de migration vers l’argent étant déjà en cours. Mais que pourrait-il se passer si l’argent devait monter en puissance ?

La demande d’argent bondira si les Indiens poursuivent de la sorte

Il est vrai qu’une demande d’or limitée et prolongée en Inde pourrait impacter le cours du métal jaune. Mais ce serait une aubaine pour l’argent. Voyez plutôt.

Soyons prudents et supposons que 10 % des sommes investies par les Indiens dans l’or vont dans l’argent. Voici ce qui se passerait avec la demande mondiale d’argent :

demande-argent-or-inde

Il est évident que cette rotation de seulement 10 % des investissements dans les métaux précieux en Inde provoquerait une hausse massive de la demande d’argent mondial. Dans ce scénario, de 65 %.

Et comme vous pouvez probablement le présumer, cette quantité d’argent n’est pas disponible. La production des mines et l’argent de récupération ne seraient pas en mesure de satisfaire cette nouvelle demande. La pression sur l’offre serait réelle, et mondiale.

Rien que ce facteur pourrait propulser l’argent à la hausse. (…). N’oubliez pas que la plupart des investisseurs ignorent ce fait. Un développement de cette nature pourrait les prendre par surprise, et déclencher une ruée vers l’argent, événement qui pourrait s’ajouter à d’autres conditions positives pour le métal gris. Cela n’aura pas lieu du jour au lendemain, mais si cette tendance devait attirer l’attention des médias et gagner en traction, les prix vont flamber, tandis que le déficit d’offre pourrait durer des années vu qu’il sera difficile à corriger. (…)

Article de Jeff Clark, publié le 12 janvier 2017 sur GoldSilver.com

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Indiens qui font la file pour retirer de l'argent

« Au début du mois de novembre, sans avertissement, le gouvernement indien a invalidé les deux plus grosses coupures de sa monnaie, abolissant ainsi 80 % de la masse monétaire en circulation. Au beau milieu de la cohue et de l’indignation, personne ne semble avoir pris note du rôle décisif joué par Washington dans ce dossier. Ce qui est surprenant, vu que le rôle des États-Unis n’a été occulté que superficiellement.

Le président américain Obama a fait du partenariat stratégique avec l’Inde l’une des priorités de sa politique étrangère. La Chine doit être contenue. Dans le contexte de ce partenariat, l’Agence américaine de développement, l’USAID, a négocié des accords de coopération avec le ministère des Finances indien. L’un de ces accords est l’objectif affiché de diminuer l’utilisation de l’argent liquide en faveur de moyens de paiement électronique, en Inde et de par le monde.

Le 8 novembre, le Premier ministre indien Modi a annoncé la fin de la validité des deux plus grosses coupures, avec effet quasi immédiat. Les propriétaires de ces coupures ne pouvaient récupérer leur argent qu’en les déposant à la banque avant la courte période de grâce accordée. Les montants que les banques pouvaient échanger contre des billets valides étaient sévèrement restreints. Presque la moitié des Indiens ne possèdent pas de compte en banque, tandis que pour bon nombre d’entre eux, il n’y a tout simplement pas d’agence à proximité de chez eux. L’économie indienne repose essentiellement sur le cash. Il s’en est donc suivi une pénurie sévère d’argent liquide. Ceux qui ont souffert le plus furent les pauvres et les plus vulnérables. (…) Le chaos et la fraude se sont poursuivis durant l’essentiel de décembre.

Quatre semaines plus tôt

Moins de quatre semaines avant cet assaut sur les Indiens, l’USAID a annoncé le lancement d’une nouvelle initiative (Catalyst) en faveur des paiements électroniques, dont l’objectif est d’étendre significativement ce type de paiement en Inde. Le communiqué de presse, daté du 14 octobre, affirme que Catalyst « marque une nouvelle phase de partenariat entre l’USAID et le ministère des Finances afin de faciliter l’inclusion financière universelle ». (…) En remontant le temps, d’autres communiqués, qui semblaient anodins, se révèlent sous une autre lumière. En les parcourant, il devient évident que Catalyst et les initiatives précédentes avaient pour objectif de préparer le terrain de cet assaut contre l’argent liquide. Même le terme « Catalyst » (catalyseur) prend tout son sens lorsque l’on sait ce qu’il s’est passé le 9 novembre.

Le directeur de l’incubation du projet Catalyst est Alok Gupta, ancien COO du World Resources Institute de Washington, dont l’USAID est l’un de ses sponsors principaux. Il fut également membre de l’équipe qui a développé Aadhaar, le système d’identification biométrique indien de type Big Brother. D’après un rapport de l’Indian Economic Times, USAID s’est engagé à financer Catalyst pendant trois ans. Les montants sont secrets. (…)

Dix mois plus tôt

Les « problèmes de coordination et de l’écosystème de l’argent liquide en Inde » mentionnés par Malik, CEO de Catalyst, ont été analysés par l’USAID dans un rapport commandité en 2015 et présenté en janvier 2016 dans le contexte du partenariat anti-cash avec le ministère des Finances indien. Ce communiqué de presse, comme le précédent, ne se trouve plus dans la liste des communiqués de presse sur le site de l’USAID. Le titre de l’étude était « Au-delà du cash ».

« Les marchands, comme les consommateurs, sont pris au piège dans des écosystèmes basés sur l’argent liquide qui affaiblissent leur intérêt pour les paiements électroniques », peut-on lire dans le rapport. « Vu que peu de magasins acceptent les paiements électroniques, les consommateurs ne s’y intéressent pas, si bien que peu de magasins s’y intéressent en retour », tel un cercle vicieux. Étant donné que les banques et les sociétés de paiement exigent des frais pour utiliser, ou même pour simplement essayer les paiements électroniques, une impulsion extérieure forte est nécessaire pour obtenir un niveau de pénétration des paiements par carte qui créerait un intérêt mutuel pour les options de paiement électroniques.

En novembre, il s’est avéré que cette « impulsion » voulue s’est matérialisée par la destruction, pour une période limitée, de l’écosystème de l’argent liquide. Par la suite, celui-ci serait tari en limitant la disponibilité du cash pour les citoyens. Comme l’assaut devait être fait par surprise afin d’obtenir l’effet catalyseur souhaité, l’étude « Au-delà du cash » et les protagonistes de Catalyst n’ont pas ouvertement dévoilé leur plan. En restant vagues, ils ont pu effectuer ouvertement les préparatifs nécessaires, jusqu’à l’audition d’experts. Ils n’ont cessé de parler « d’expérience régionale de terrain » en cours de préparation.

« L’objectif est de prendre une ville et d’y multiplier les paiements électroniques par 10 en l’espace de 6 à 12 mois », a déclaré Malik moins de 4 semaines avant l’abolition des billets de 500 et 1000 roupies dans toute l’Inde. Ce n’est qu’en novembre qu’on a compris que l’adjectif régional se référait à l’échelle de la planète, et non de l’Inde. (…)

Des vétérans de la guerre contre le cash en action

Quelles sont les institutions derrière cette attaque décisive contre le cash ? Durant la présentation du rapport « Au-delà du cash », l’USAID a déclaré : « Plus de 35 organisations clés indiennes, américaines et internationales ont joint leurs forces avec celles du ministère des Finances et de l’USAID sur cette initiative. » Sur le site Web catalyst.org, on peut voir principalement une liste de sociétés IT et de paiements qui souhaitent faire leur beurre sur les paiements électroniques. De nombreux membres de ces sociétés sont des vétérans de ce qu’un cadre de haut vol de la Deutsche Bank a appelé « la guerre d’institutions financières intéressées contre l’argent liquide ». On y trouve notamment la Better Than Cash Alliance, la Gates Foundation (Microsoft), Omidyar Network (eBay), la Dell Foundation Mastercard, Visa et la Metlife Foundation.

La Better Than Cash Alliance

L’alliance « mieux que l’argent liquide », dont l’USAID est l’un des membres, est mentionnée en premier pour une bonne raison : Better Than Cash Alliance fut fondée en 2012 pour combattre l’argent liquide à l’échelle planétaire. Son secrétariat a ses bureaux à New York, aux Nations unies (à l’UNCDP, une organisation mineure des Nations unies qui fut heureuse de recevoir dans les deux années qui ont précédé des dons généreux de la fondation Gates et de la fondation MasterCard).

Les membres de l’alliance sont composés d’institutions américaines importantes qui profiteraient du recul de l’utilisation du cash, notamment les sociétés de cartes de crédit MasterCard et Visa, ainsi que des noms qui reviennent souvent dans les livres d’histoire américains sur les services secrets, comme la fondation Ford et l’USAID. (…)

La banque centrale indienne avec à sa tête un Chicago Boy, ancien du FMI

Ce partenariat préparant le bannissement temporaire de la majorité de la masse monétaire en Inde coïncide grossièrement avec le mandat de Raghuram Rajan, qui fut à la tête de la Banque centrale indienne de septembre 2013 à septembre 2016. Rajan, 53 ans, est redevenu aujourd’hui professeur d’économie à l’université de Chicago. Entre 2003 et 2006 il fut économiste en chef du FMI à Washington (éléments de son CV qu’il partage avec un autre soldat important de la guerre contre le cash, Ken Rogoff). Il fait partie du club des Trente, une organisation plutôt opaque dans laquelle des personnalités de haut rang d’institutions financières du monde partagent leurs opinions et leurs intentions avec les présidents des plus grandes banques centrales et ce, en toute confidentialité. Il devient de plus en plus clair que le groupe des Trente est l’un des centres principaux de la guerre mondiale contre le cash. Parmi ses membres, on compte des adversaires du cash comme Rogoff ou encore Larry Summers. (…)

Un désastre annoncé

Dans un pays où 97 % des transactions se font en liquide, où seulement 55 % de la population possèdent un compte en banque alors que parmi ces 55 %, seulement 29 % d’entre eux ont été utilisés dans les trois derniers mois, une telle entreprise ne pouvait mener qu’à un désastre. (…) Il n’y a simplement aucun autre moyen de paiement en mesure de concurrencer l’argent liquide lorsqu’il s’agit d’offrir un moyen de paiement accessible à tout un chacun. (…)

Pourquoi Washington a déclaré la guerre mondiale à l’argent liquide

Les intérêts économiques des sociétés américaines qui dominent le secteur de l’informatisation et des systèmes de paiement sont l’une des raisons importantes du zèle du gouvernement américain à réduire l’utilisation du cash à travers le monde, mais il ne s’agit pas de la seule raison, et peut-être pas de la plus importante. Une autre motivation se trouve du côté du pouvoir de surveillance qui va de pair avec l’utilisation de l’argent électronique. Les services secrets américains et les sociétés IT peuvent suivre tous les paiements électroniques internationaux et surveiller les flux globaux.

Plus important encore, le dollar et son statut de monnaie de réserve de référence, ainsi que la domination des sociétés américaines dans la finance internationale, donnent au gouvernement américain un énorme pouvoir sur les participants du système financier formel en les forçant à adopter les lois américaines plutôt qu’internationales ou locales. Le journal allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung a récemment publié un article inquiétant expliquant comment ce principe fonctionne. Les employés d’une société allemande qui faisaient des affaires parfaitement légales avec l’Iran ont été mis sur une liste terroriste, ce qui signifie qu’ils se sont fait éjecter de la plupart des systèmes financiers, et que même certaines sociétés de fret refusaient de transporter leurs marchandises. (…)

Les exemples de ce type abondent. Toute banque active à l’international peut être victime du chantage du gouvernement américain car la révocation de leur autorisation à opérer aux États-Unis, ou en dollars, signifie de facto leur mort. Pensez à Deutsche Bank, qui a dû négocier avec le Trésor américain pendant des mois pour éviter de payer une amende de 14 milliards, ramenée à 7, afin d’éviter la faillite. Si vous avez le pouvoir de mettre en faillite les plus grosses banques des nations majeures du monde, cela signifie que vous avez le pouvoir sur leurs gouvernements. Ce pouvoir découlant de la domination sur le système financier et de ses données est déjà en place. Moins il y aura d’argent liquide, plus ce pouvoir sera important et solide vu que le cash est le véhicule majeur permettant d’échapper à cette emprise. »

Article de Norbert Haering, publié le 3 janvier 2017 sur GlobalResearch.ca

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Pièce d'argent Silver Eagle

Tandis que l’or s’est récemment apprécié, de concert avec le dollar – ce qui est toujours positif étant donné que ces deux actifs sont traditionnellement inversement corrélés – l’argent devrait continuer de s’apprécier l’année prochaine selon des analystes indiens spécialisés dans les métaux précieux :

Des spécialistes des matières premières et des traders en métaux précieux estiment que l’argent pourrait surpasser la performance de l’or durant les mois à venir, tandis que la demande pour le métal gris augmente pour la fabrication des panneaux solaires et dans le secteur de l’électronique. La demande d’argent métal augmente également dans les domaines de la décoration d’intérieur et de la bijouterie à travers le pays, ce qui pourrait déboucher sur une hausse de 15 à 20% du prix du métal, d’après les traders et les analystes.

L’Inde a consommé environ 7000 tonnes d’argent en 2015. De ce tonnage, 1900 à 2000 tonnes ont été utilisées par le secteur industriel. En 2016, de janvier à juillet, les importations d’argent ont chuté de plus de moitié, passant de 4362 tonnes à la même période que l’année dernière à 2111 tonnes.

Cette année, les importations d’argent ne devraient pas dépasser les 5000 tonnes alors que la demande a été faible et que les grossistes, qui ont importé d’énormes quantités d’argent durant les années précédentes, ont écoulé leurs stocks et engrangé des profits.

« En 2015, l’Inde rurale fut victime d’une sécheresse qui abaissa fortement le pouvoir d’achat de la population et s’est fait ressentir cette année sur la demande. Mais cette année, les pluies ont été bonnes, ce qui fait que les liquidités disponibles ont augmenté. Nous anticipons donc une demande solide en provenance de l’Inde rurale », a déclaré Surendra Mehta, secrétaire général de l’India Bullion & Jewellers Association (IBJA).

« Nous nous attendons à une hausse du cours de l’argent de 15 à 20% l’année prochaine, » a-t-il ajouté.

En 2016, l’argent a progressé de 16%, contre 9% pour l’or. Gnanasekar Thiagarajan, directeur de Comtrendz Risk Management Services, a déclaré : « Le cours de l’or a baissé depuis le 8 novembre. Le prix de l’argent métal, qui fait partie de la catégorie des métaux précieux, a baissé de concert avec l’or, mais moins que celui-ci. Par contre, nous avons constaté que lorsque l’or grimpe, l’argent enregistre une hausse encore plus importante. Nous nous attendons à ce que 2017 soit une bonne année pour les investisseurs dans l’argent. Les investisseurs qui veulent se positionner sur l’argent pourront obtenir de bons retours sur investissement s’ils ont un peu de patience. » Il a également avancé comme facteur positif celui de la crainte existant dans l’esprit des consommateurs indiens que le gouvernement puisse plafonner la possession légale d’or.

Source : IndiaTimes.com

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collier en or en Inde

Dans un article précédent, nous avons clairement réfuté l’idée selon laquelle l’Inde se serait engagée dans une guerre totale contre l’or, bien qu’elle continue d’être véhiculée ici et là. Aux faits que nous avons avancés vient s’ajouter cette nouvelle importante : l’Inde est en train de considérer l’abaissement de ses droits de douane sur le métal jaune. De plus, comme l’explique Stewart Thomson (source), les politiques de croissance de Modi ne peuvent être à terme que positives pour l’or, un pouvoir d’achat en hausse des Indiens ne pouvant en effet que doper la demande, dans un pays où l’or est une seconde religion :

Je reçois des e-mails de la communauté des investisseurs dans l’or, qui s’inquiètent d’une guerre menée contre le métal jaune par le gouvernement indien. Il s’agit d’une réalité, mais jusqu’à un certain degré. N’oubliez pas non plus que tous les gouvernements préfèrent la dette et l’argent papier à l’or.

Pouvoir d’achat en hausse = achats d’or en hausse

L’or donne le pouvoir aux citoyens, tandis que la dette et l’argent papier permettent au gouvernement de s’ériger en tant que sauveur de la population. En tant qu’investisseur professionnel, je pense que l’obsession de Narendra Modi, qui est le Premier Ministre indien, est de faire de l’Inde ce que l’on pourrait appeler une énorme usine à croissance.

Les libertés individuelles ne semblent pas importantes aux yeux de Modi. Il se concentre sur la création d’une croissance à deux chiffres, et par extension, la création d’une énorme classe moyenne.

Modi est clairement en faveur de l’adage « la fin justifie les moyens », mais je ne pense pas que ce soit négatif pour l’or, sauf peut-être à très court terme.

À terme, les actions de Modi sont très positives pour doper la demande d’or. Car tout simplement, lorsque les revenus de la population augmentent, celle-ci peut acheter davantage de métal. Une partie est achetée sur le marché officiel, l’autre via le marché noir.

Baisse des droits de douane sur l’or envisagée

Les perspectives à court terme pour les investisseurs indiens qui privilégient l’or se présentent également bien. Dans cet article de Bloomberg, on apprend que l’Inde envisage d’abaisser les droits de douane sur l’or de 10 à 6%. Le gouvernement Modi deviendrait ainsi enfin cohérent : s’il souhaite combattre le marché noir, y compris celui de l’or, rien de tel que de baisser ces droits de douane, qui avaient été relevés par trois fois en 2013. Cette année, on estime que l’or de contrebande présent en Inde représente environ 20% du métal jaune qui y est importé. On devrait savoir, d’ici au budget de février, si le ministère des Finances indien annonce cette baisse des droits de douane.

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or physique

En conséquence de la guerre contre l’or, des primes très importantes sur l’achat de métal physique se sont manifestées suite à l’ampleur de la demande. En Chine, on voit les primes grimper. En Inde, passer de l’or en contrebande rapporte une prime de 300 $ l’once. Ce matin, en Chine, la prime à la bourse de l’or de Shanghai (SGE) était proche de 42 $ l’once. Ceux qui affirment qu’il s’agit de la conséquence d’une offre tendue et non d’une grosse demande ont tort. Cela fait 2 semaines que les primes à Shanghai sont bien plus élevées qu’à Londres. Jeudi dernier, j’ai signalé la livraison de 55 tonnes d’or de notre raffineur au SGE pour une prime de 36 $ par rapport à la clôture de mercredi.

Vendredi, j’ai rapporté une livraison similaire faite à la bourse de Shanghai. Il s’agit uniquement de transactions portées à ma connaissance, pourtant elles représentent plus de 105 tonnes d’or physique.

Les planificateurs centraux ont déclaré la guerre à l’or

Je comprends la frustration des investisseurs. Je rapporte ce que je vois du point de vue du marché de l’or en gros, ainsi que les imbrications avec les événements qui ont lieu sur les marchés synthétiques (or papier). Les ventes agressives qui ont ciblé l’or depuis l’élection américaine laissent beaucoup de gens perplexes. Les planificateurs centraux ont été surpris par la victoire de Trump, à un moment où l’or avait toutes les raisons pour dépasser son plus haut de l’année de 1377,5 dollars. Il s’agissait d’un problème majeur pour les planificateurs centraux. L’attaque fut considérée comme la meilleure défense et elle fut portée sur les marchés synthétiques.

En assemblant les pièces du puzzle depuis l’élection, il est clair que nous assistons à une guerre coordonnée des gouvernements contre le cash et l’or. Il n’y a pas de coïncidences. La guerre contre le cash est aujourd’hui largement actée. En revanche, le fait que celle-ci soit liée à la guerre contre l’or est moins accepté. Il suffit pourtant d’assembler les pièces du puzzle. Supprimer l’argent liquide du système bancaire pousse les gens vers l’or. L’or est et sera toujours la monnaie, il ne peut être retiré du système ou utilisé pour les sauvetages bancaires. Posséder de l’or est la seule façon de se protéger d’un système bancaire en déliquescence.

Les planificateurs centraux s’activent afin de supprimer l’argent liquide dans le but de prendre le contrôle de la vie des gens. La suggestion que l’argent liquide est pour les criminels est martelée par la machine de propagande des médias officiels corrompus. Le plan visant à augmenter les contrôles des capitaux après l’élection anticipée de Clinton était déjà bien avancé. Le 2 octobre, ABC News en Australie a publié un article intitulé : « Le liquide c’est pour les criminels, pourquoi nous devrions supprimer les grosses coupures » (voir aussi notre article sur la proposition de supprimer le billet de 100 dollars). Cette affirmation outrageuse fait suite à de nombreux autres articles de la même veine que personne ne critique et qui suggèrent que ceux qui s’y opposent sont soit des criminels, soit des terroristes.

La BRI opaque a initié la guerre contre le liquide qui a mis l’Inde à genoux

Le 9 novembre, la guerre contre le cash a démarré en Inde. Veuillez noter le timing : ce fut le jour de l’élection de Trump. L’Inde n’a pas agi de façon isolée. Supprimer les deux plus grosses coupures de la circulation sans préavis fut un ballon d’essai orchestré par les planificateurs centraux et dont la population indienne fut la pauvre victime. Tout comme la confiscation des dépôts bancaires à Chypre a pris la population et les entreprises par surprise, les initiés furent protégés car ils savaient ce qui allait se passer. Ils ont donc pu se préparer avant le 9 novembre. Il n’est pas plausible que les politiciens indiens aient agi seuls. Il serait naïf de penser qu’une banque centrale peut agir sans l’approbation de la BRI.

Toutes les 2 semaines, les banques centrales se réunissent à Bâle, au siège de la BRI (voir ici). Toutes les actions des banques centrales sont discutées, coordonnées et approuvées par les initiés. Modi en est un acteur majeur, ce qui est même secret au sein de la BRI. Aucun document officiel n’est accessible, mais c’est à l’occasion de ces réunions que les plans des banques centrales sont entérinés. (…) Cette décision en Inde a provoqué un retour de manivelle, poussant des millions de gens à se tourner vers l’or. D’où cette attaque coordonnée contre le secteur officiel de l’or.

La décision de bloquer les importations d’or en Inde

Ce n’est pas une coïncidence si l’Inde a ensuite coordonné un plan d’action pour bloquer le secteur officiel de l’or au moment où les Indiens achètent des quantités importantes de métal, pour la saison des mariages. De plus, que ce soit la période des achats ou pas, les Indiens répondent favorablement aux baisses de prix pour augmenter leurs acquisitions. Dans l’anticipation de ce mouvement d’achat, le gouvernement a gelé les comptes bancaires de 50 des plus grands marchands d’or et de bijoux juste avant cette attaque coordonnée contre l’or.

Attendez-vous à des contrôles des capitaux aux États-Unis et en Europe

L’instauration coordonnée de contrôle des capitaux est de plus en plus visible chaque jour, aux quatre coins du monde. Attention, cela est prévu pour les États-Unis et l’Europe ; ce plan est déjà bien avancé. L’expérience indienne fut un essai, il est observé de près, mais les choses ont dérapé. Les planificateurs centraux pensaient que cela tuerait le marché de l’or. S’il est vrai que le marché officiel est mort, ils ont obtenu l’effet inverse, poussant tous les acheteurs vers le marché noir ou l’or de contrebande, y compris des millions de personnes qui avaient pour habitude d’acheter leur métal via les canaux légaux.

L’or de contrebande explose en Inde

La plupart des Indiens ne feront plus jamais confiance à la monnaie émise par leur gouvernement. De ce fait, la demande pour l’or de contrebande est passée de 20 à 30 tonnes par mois à environ 40 tonnes. Mes contacts sur place estiment que ce tonnage pourrait être bien plus élevé dans les 3 mois à venir. Les primes sur l’or de contrebande sont énormes. Les gens n’hésiteront pas à la payer pour échapper aux radars. (…)

La véritable raison derrière cette attaque chirurgicale contre l’or

C’est pourquoi nous assistons à ces décisions agressives des gouvernements, qui attaquent l’or sur tous les fronts. Anticipant la ruée vers l’or en réponse au bannissement du cash, ils ont décidé de l’attaquer afin de créer une volatilité inutile pour effrayer les gens qui envisageaient d’investir. Cependant, ce ne sont que les spéculateurs sur le marché papier qui sont effrayés. En revanche, ils sont remplacés par de nouveaux acheteurs d’or physique.

Lorsqu’on assemble toutes les pièces du puzzle des événements récents, on constate qu’il n’y a pas de coïncidence. L’attaque contre l’or a lieu car c’est là où va cet argent banni. Mais sans le vouloir, cela a dopé la demande mondiale d’or physique. Ce qui explique pourquoi le cours est en baisse et la demande si forte. »

Interview d’Andrew Maguire, publiée le 16 décembre 2016 sur KWN

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or

À cette époque de l’année, plus ou moins, j’ai signé en 2015 un article intitulé « Les 3 actions au plus gros potentiel de 2016 ». Il expliquait pourquoi 3 sociétés malmenées par les marchés allaient surperformer l’indice S&P 500 dans les 12 mois à venir. Ces actions étaient Coach, Urban Outfitters et Stillwater Mining. Ces titres ont respectivement grimpé de 21, 42 et 99 % jusqu’à présent.

Chaque jour, j’essaie de trouver ces sociétés malaimées susceptibles de surperformer dans les 12 mois à venir. (…) Alors que les actions américaines sont désormais à leur plus haut depuis la bulle Internet, je pense que le S&P 500 va stagner l’année prochaine, voire même baisser. Je ne suis donc pas très chaud sur les actions américaines.

Au lieu de choisir un titre, mon candidat pour l’investissement au plus gros potentiel en 2017 est l’or. Sur base de l’ETF GLD, on peut voir que l’or est en hausse de 7 % cette année. Pourtant, le métal jaune a baissé à un rythme annualisé de 3 % et 7 % respectivement durant les 3 et 5 dernières années. Après avoir connu un marché baissier suite à son plus haut de 1900 $ environ en septembre 2011, je pense que l’or a atteint son plus bas en décembre 2015 à 1050 dollars. Il est aujourd’hui dans une tendance haussière ; voilà pourquoi j’aime l’or à son prix actuel de 1150 dollars :

1. Les politiques inflationnistes américaines et chinoises généreront des flux spéculatifs vers l’or

On estime que les baisses d’impôt du président élu Donald Trump creuseront la dette fédérale de 7,2 trillions de dollars durant la décennie à venir, et jusqu’à 20,9 trillions de dollars d’ici 2036. Tout cela en plus des 19 trillions déjà existants. Même en l’absence de telles dépenses additionnelles (depuis l’ère moderne, le Congrès n’est jamais parvenu à mettre en place des baisses d’impôt sans diminution des rentrées fiscales), on s’attend à ce que la dette fédérale américaine augmente de 77 % du PIB fin 2016 à 86 % d’ici la fin de la décennie, pour un montant d’environ 23 trillions, rien que sur base des dépenses sociales comme la sécurité sociale et Medicare/Medicaid. Des dépenses fiscales plus élevées dans le cadre d’un marché du travail tendu et des salaires en hausse mènent toujours à une inflation plus élevée.

De même, les politiques fiscales accommodantes et la hausse du marché immobilier ont débouché sur une augmentation du crédit en Chine. La hausse récente de l’immobilier a démarré en avril 2015 alors que les actions chinoises commençaient à descendre de leur plus haut. Aujourd’hui, on assiste au même phénomène sur le marché de l’immobilier alors que les régulateurs mettent en place des politiques macroprudentielles afin de dégonfler la bulle. Les spéculateurs chinois se tournent désormais vers le marché des matières premières afin de s’assurer contre la dépréciation de leurs actifs libellés en yuan. Durant les 3 derniers mois, le zinc et le cuivre, par exemple, ont grimpé respectivement de 20 et 25 %, dopés par les achats chinois. Enfin, les volumes des contrats à terme or en Chine ont augmenté d’environ 25 % par rapport au CME, ce qui suggère que la capacité d’influer sur le prix de l’or est de plus en plus dans les mains des traders et hedge funds chinois.

2. La demande de bijoux en or en Chine et en Inde se redressera en 2017

D’après le World Gold Council, la demande mondiale de bijoux en or, qui équivaut à la moitié de la demande mondiale d’or annuelle, a baissé de 21 % durant le 3e trimestre par rapport à l’année dernière. Cette baisse a été alimentée par un déclin sans précédent de la demande de bijoux sur ses 2 plus grands marchés mondiaux, la Chine et l’Inde (qui totalisent 60 % de la demande mondiale à elles deux). Dans ces 2 pays, la baisse est respectivement de 27 et de 41 %. La demande de bijoux devrait atteindre cette année un plus bas de 7 ans en Chine, de 13 ans en Inde.

Cette faiblesse des marchés de la joaillerie en Chine et en Inde est due à une confluence de facteurs qui ne se répéteront pas en 2017. Ces facteurs incluent :

  1. Perte de confiance du consommateur chinois ;
  2. Restrictions des importations d’or en Chine pour limiter les fuites de capitaux ;
  3. Augmentation des droits de douane sur l’or plus tôt cette année en Inde ;
  4. Crise monétaire en Inde où le gouvernement a démonétisé de grosses coupures.

Avec la récente correction du prix de l’or, je m’attends à ce que les consommateurs chinois et indiens augmentent leurs achats de bijoux en 2017. Un marchand important de Hong Kong, Wo Shing Goldsmith, a déjà rapporté une augmentation de 20 à 25 % de ses ventes de bijoux en or durant le mois dernier.

3. Les flux spéculatifs entrants du GLD ont capitulé, ce qui suggère qu’il s’agit d’un bon point d’entrée

Dans le mois du Brexit, et dans celui qui a suivi, les stocks d’or du GLD ont augmenté de 3,7 millions d’onces, soit de 13 %, pour atteindre un total de 31,6 millions d’onces alors que les petits investisseurs se ruaient sur le métal jaune sur fond de craintes de dislocation potentielle de l’Union européenne. Depuis, les stocks d’or de l’ETF ont baissé de 4,1 millions d’onces pour un total de 27,5 millions d’onces (plus bas de 7 mois). Cela signifie que la plupart des investissements liés au Brexit ont capitulé et sont sortis de l’or. D’un point de vue contrarien et de trader, le cours actuel de 1150 dollars est donc un bon point d’entrée.

Article de Henry To, CIO et partenaire de CB Capital Partners, publié le 16 décembre 2017 sur MarketWatch.com.

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Harmandar Sahib Or Inde

Comme nous l’avons vu dans les précédents articles, chez nous aussi, les autorités aimeraient tenter une grande expérience monétaire similaire à celle de l’Inde.

Comment enfermer des bipèdes dans un système monétaire entièrement contrôlé par l’Etat ?

En Inde, ces bipèdes sont suspicieux de la monnaie d’Etat elle-même, la roupie. Peut-être que notre vieille expression française de « roupie de sansonnet » pour désigner une valeur insignifiante vient de là. Dès qu’ils le peuvent, les Indiens se débarrassent de leurs roupies en achetant de l’or pour thésauriser.

Dans sa grande bienveillance et son omniscience, l’Etat, pour contrer cette détestable habitude, taxait lourdement l’importation d’or. Mais cela ne dissuadait pas le recyclage du papier en or.

Signalons une autre initiative intéressante récemment mise en place : des emprunts d’Etat à remboursement du principal garanti en or. Le fonctionnement est le suivant : vous apportez votre or, on vous remet un titre d’Etat rapportant un rendement sur une certaine durée. A échéance de cette obligation d’Etat vous avez une garantie de pouvoir retrouver la même quantité d’or que ce que vous aviez apporté. Mais les bipèdes indiens — décidément rétifs — n’ont pas mordu à cet hameçon doré tendu par leur bon gouvernement.

Avertissement aux lecteurs ne pratiquant pas l’ironie : le paragraphe suivant contient de l’humour. Inutile de m’envoyer un déluge d’e-mails pour exprimer toute votre indignation…

Mais reprenons :

Comment, donc, drainer l’épargne dans les banques afin de pouvoir « fabriquer de la croissance » comme les pays développés quand l’économie tourne avec du cash et quand l’épargne préfère se diriger vers l’or plutôt que vers les emprunts d’Etat ?  Drainer l’épargne : étape indispensable pour devenir une grande puissance économique grâce aux immenses bienfaits d’une politique keynésienne qui saura mieux que 1,3 milliard de crétins quoi faire de l’argent que ces mêmes crétins ont su gagner et veulent épargner ?

Oui, l’Inde affiche une croissance annuelle de 7,3% et les Indiens n’ont pas l’air de vouloir gonfler une bulle de crédit. Mais pourquoi respecter leur choix ?

Première étape : démonétiser les billets les plus utilisés, ce qui oblige les gens à se diriger vers une banque pour (au pire) échanger leurs coupures contre les nouvelles et (scenario idéal) ouvrir un compte en banque car il n’y a pas assez de nouveaux billets disponibles.

Deuxième étape : taxer l’or (encore !)

Troisième étape : recourir à la force brutale (mais légale). Envoyer des agents du fisc pour prendre l’or. Pour un bon résumé de la situation, vous pouvez lire ce texte (en anglais) de l’éditorialiste indien Mihir Sharma, publié sur Bloomberg : « Message à Modi : arrêtez de nuire ».

Mais les cobayes résistent encore, voyez-vous…

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Source Gold-Eagle

Voilà qu’ils se tournent vers l’argent (je parle du métal).

En 2011, 78% de l’épargne des Indiens était en or mais avec les taxes à l’importation, les gens se sont tournés vers l’argent…

Les manœuvres stupides du gouvernement Modi vont probablement réussir à faire monter les cours de l’argent en accélérant la bascule.

Et vous, comment vous préparez-vous à résister aux manœuvres spoliatrices de notre propre gouvernement : mise hors la loi progressive du cash, lois Sapin, loi de résolutions bancaires ?

Nous avons des idées sur la question…Pour plus d’informations et de conseils de ce genre, c’est ici et c’est gratuit

Article de Simone Wapler, des Publications Agora.

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collier en or en Inde

Pour tenter de faire un travail d’information honnête, il convient de toujours vérifier et recouper ses sources, qu’elles soient en provenance des médias dominants ou des sites d’information alternatifs. On peut lire ici et là, et même sur le plutôt fiable Zero Hedge, que l’Inde « se serait mise à confisquer l’or, et même les bijoux » des Indiens. Énorme ? Oui. Seul hic : c’est très loin de la vérité.

Les articles parlant de confiscation d’or en Inde relaient principalement le papier de Mike Shedlock qui, malheureusement, ne relate pas les faits tels qu’ils sont sur cette affaire. Voici, en bref, ce qu’il en est vraiment :

  • L’acquisition d’or avec de « l’argent sale », et de tout bien avec des moyens illicites, est illégale. À ce titre, les services du fisc indien ont le droit de saisir de l’or qui a été acquis de façon illicite… Comme ce serait le cas avec une voiture, une maison, etc. Cela est d’ailleurs valable dans tous les pays du monde.
  • Néanmoins, le gouvernement indien accepte de ne pas questionner la possession d’or jusqu’à une certaine quantité : 500 g d’or pour les femmes mariées, 250 g pour les femmes non mariées et 100 g pour les hommes. Un couple peut donc posséder 600 grammes sans avoir à se justifier. On serait heureux d’en posséder autant avec ma femme !
  • Les dispositions des points 1 et 2 sont en fait en vigueur depuis… le 11 mai 1994, et la circulaire CBTD 1916 (source + voir ci-dessous les dispositions).

CBDT 1994 Inde

The Economic Times of India rapporte que l’amendement, qui est actuellement proposé à cette loi, vise simplement à durcir les pénalités que devront payer les possesseurs d’or qui sont incapables de justifier la façon dont ils ont fait l’acquisition du métal (revenus, héritage, mariage, etc.). Il n’y a pas de plafond à la quantité d’or que l’on peut posséder pour autant que la provenance puisse être justifiée. Arun Jaitley, ministre des Finances indien, l’a confirmé sur Twitter :

Arun Jaitley or

Il est probable que les perquisitions se multiplient dans les semaines à venir afin de tenter de mettre la main sur les billets de 500 et de 1000 roupies qui ont été échangés, dans la panique, le dernier jour de leur validité, et au prix fort, contre de l’or (ou même de l’argent métal). Il est probable que l’arbitraire et les abus soient légion dans un pays où la corruption est un sport national. Mais ce genre d’opération a déjà eu lieu dans le passé. Dans ce cas, il s’agit bien de lutte contre la fraude, et pas de guerre spécifique contre l’or. Car dans un pays où la thésaurisation se fait majoritairement en métal jaune, il est somme toute logique de regarder de près les avoirs en or de tout individu lorsqu’on procède à son contrôle fiscal…

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Ce qui se passe en Inde est important. Le gouvernement a décidé de faire la guerre contre le cash pour lutter contre la corruption. Face au refuge de la population dans l’or, il envisagerait aussi d’interdire les importations de ce métal. Un cas d’école de la Parasitocratie.

La corruption existe et a toujours existé. La monnaie, le cash existe et a toujours existé. La corruption utilise la monnaie mais a aussi besoin de réseaux, de téléphones, d’informatique, de papier, etc.

La corruption est un des dommages collatéraux des gouvernements et non pas une conséquence de l’existence de la monnaie. Plus les gouvernements sont gros, plus il y a de bureaucrates, plus les points d’entrée de corruption sont nombreux. Cela n’a rien avoir avec les moyens de paiements.

Et les activités légales qui souhaitent échapper à l’impôt en utilisant le cash, les espèces, me direz-vous ? Les gouvernements devraient voir «le noir» comme un indicateur fiable de l’efficacité de leur politique fiscale. Si de plus en plus de gens souhaitent échapper à l’impôt, n’est-ce pas parce que la pression deviendrait trop forte par rapport aux services rendus par le gouvernement ?

Un moyen simple de lutter contre la corruption est, pour un gouvernement, de se limiter à promulguer des lois prévoyant l’égalité stricte des individus en droit, des lois s’adressant à tout individu et non à des groupes, des collectivités, etc. Ainsi, pas de passe-droit, de rente, d’achat de privilèges, de lobbies. Un autre moyen simple est de limiter la bureaucratie, ce qui est d’autant plus facile que les lois et règlements sont simples.

Ce n’est pas cette méthode de lutte contre la corruption qu’a choisie le gouvernement indien mais celle de s’attaquer aux espèces, à la monnaie, et de façon brutale, en démonétisant les coupures les plus utilisées.

L’économie en est déstabilisée. La roupie s’effondre. L’or s’envole et se paye deux fois le cours officiel en dollar.

Mais le gouvernement a la solution à la catastrophe qu’il a lui-même provoquée : interdire les importations d’or, selon une information de l’Indian Bullion & Jewellers Association.

En moyenne, l’Inde importe 700 tonnes d’or par an. D’où, en dehors des frontières de l’Inde, le recul de l’or sous 1 200 dollars l’once, le marché anticipant une baisse de la demande.

Mais en Inde, l’or se négocie toujours avec une énorme prime par rapport à son cours officiel en dollar.

Voici l’évolution du dollar contre la roupie depuis trois mois.

USD-INR

Lorsque votre pays pratique la dévaluation sauvage (10% en trois jours), brade votre travail à l’export et renchérit les biens importés, il est normal que votre réflexe soit d’acheter quelque chose qui conserve sa valeur pour vous défendre.

Les Indiens ont choisi l’or et le gouvernement songe à interdire les importations d’or.

Il est probable que cette mesure ne fera qu’accélérer la hausse de l’or sur le marché noir et rendre la contrebande florissante.

Les gouvernements haïssent l’or et l’idée qu’une monnaie alternative puisse subsister sans eux.

C’est exactement pour cette raison que nous pensons que l’or a un rôle à jouer, du fait de la mauvaise gestion des finances publiques dans les démocraties des pays avancés où la corruption règne aussi.

Nous achetons de l’or dans des occasions comme celles-ci, lorsqu’il est bas. Ce n’est pas dans l’esprit d’une spéculation sur sa hausse en dollar ou en quelque monnaie étatique que ce soit. Nous le voyons comme une assurance contre l’impéritie de la Parasitocratie.

Pour plus d’informations et de conseils de ce genre, c’est ici et c’est gratuit.

Article de Simone Wapler, des éditions Agora.

Crédit photo : Moyan Brenn via Flickr

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or

Le 25 novembre dernier, nous évoquions une rumeur faisant état de la possibilité de voir les importations d’or interdites en Inde. Si elle n’est pas confirmée, cette éventualité n’a pas non plus été démentie par le gouvernement indien, ce qui est inquiétant en soi. Et par-dessus le marché, la Chine vient de limiter les importations d’or afin de ralentir l’exode des dollars.

Réduction des quotas d’importation d’or en Chine

Zero Hedge rapporte des extraits du Financial Times pour s’en expliquer :

« Certaines banques disposant de licences ont récemment éprouvé des difficultés à obtenir l’autorisation d’importer de l’or. La Chine tente de mettre un terme à l’affaiblissement du renminbi en restreignant les flux sortants de dollars. Cette décision a été prise de concert avec la restriction, pour les sociétés d’État, d’effectuer des acquisitions à l’étranger, toujours afin de limiter les flux sortants de capitaux qui ont poussé le renminbi à un plus bas de 8 ans par rapport au billet vert. »

Lorsque la nouvelle est tombée, les contrats à terme or ont baissé pour cependant rebondir par la suite. En Chine, l’affaiblissement du yuan ainsi que le prix attractif de l’or ont évidemment séduit les investisseurs. Mais suite au plafonnement des importations, les primes sur le cours spots ont atteint jusqu’à 46$ alors que l’offre se raréfie et que la demande augmente. Habituellement, la prime sur l’or en Chine se situe entre 2 et 4$ l’once.

Suite à cette explosion de la prime, des banques chinoises ont été autorisées à importer de l’or en tapant dans leurs liquidités en yuans situées à l’étranger, ce qui a permis de faire baisser la prime à 26$ à la Bourse or de Shanghai (Shanghai Gold Exchange).

Il se pourrait néanmoins que la réduction de ces quotas d’importations soient temporaires : cette décision va à contre-courant de la volonté du gouvernement d’internationaliser son marché de l’or afin d’avoir un plus gros poids sur sa valorisation. Si la baisse actuelle du cours de l’or est plus à mettre en rapport avec les expirations des options que cette nouvelle, on aurait pu allègrement s’en passer. D’autant que l’actualité en Inde n’est pas non plus des plus réjouissantes…

L’Inde dément vouloir limiter la possession d’or, mais reste silencieuse sur la possibilité d’interdire les importations d’or

Suite au choc du retrait brutal de la circulation des billets de 500 et 1000 roupies, l’Inde n’en finit pas de faire les gros titres de la presse financière. Après la rumeur de plus en plus insistante qui affirme que l’Inde pourrait interdire les importations d’or, un autre bruit encore plus fou s’est propagé : le gouvernement Modi s’apprêterait à limiter la possession d’or. Étant donné le niveau d’énervement passablement élevé parmi la population indienne, le gouvernement voudrait créer des émeutes qu’il ne s’y prendrait pas autrement. C’est tellement sérieux qu’un haut responsable du ministère des Finances a déclaré à India Times qu' »aucune proposition concernant la limitation de la possession d’or n’est sur la table du gouvernement« . De quoi calmer le jeu sur ce dossier, mais le fait qu’aucun démenti n’ait été apporté à l’interdiction des importations d’or signifie que la rumeur n’est malheureusement pas sans fondements.

Sources : http://www.zerohedge.com/news/2016-11-30/gold-slips-china-curbs-imports-slow-capital-flight et http://www.zerohedge.com/news/2016-11-26/indian-government-seeks-quell-panic-no-plan-restrict-gold-holdings