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Irak

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« Je pense sincèrement que de toute ma vie, nous n’avons jamais traversé une période aussi dangereuse, surtout d’un point de vue géopolitique. La situation est même plus grave que durant la crise des missiles cubains, dont je me souviens comme si c’était hier.

 

Je venais d’entamer ma dernière année d’université, et au moment le plus tendu de la crise je me demandais si j’allais pouvoir recevoir mon diplôme un jour et démarrer ma carrière. Heureusement, le bon sens a prévalu et ma carrière est désormais longue de 50 ans.

Mais aujourd’hui, je ne sais pas ce qu’il va se passer. Les zones de tensions sont tellement nombreuses, tandis que la guerre froide fait son grand retour alors que l’Occident est engagé dans un effort concerté pour diaboliser Poutine. En ce qui concerne l’avion qui ait été abattu, je ne sais pas trop quoi penser de cette horrible tragédie.

J’espère simplement qu’il s’agit d’une erreur tragique plutôt que d’une intention par l’un des protagonistes de jeter l’opprobre sur l’autre. On entend des tas de bruits à ce sujet, si bien qu’il est difficile de savoir quoi en penser. Espérons que la lumière soit bientôt faite, car cet événement met de l’huile sur le feu en Ukraine.

Si on ajoute à cet événement la situation à Gaza, les activités de l’ISIS en Irak, la menace d’une guerre civile en Libye et la Chine qui a suggéré aux États-Unis de se tenir écarté des tensions en mer de Chine du Sud, il y a largement de quoi mettre le feu aux poudres à l’échelle mondiale. J’espère juste qu’à l’instar de la crise des missiles cubains, le bon sens prévaudra.

Mais je ne peux m’empêcher de penser au début de la Première Guerre mondiale, il y a 100 ans. Personne n’avait vu le conflit venir. Pourtant, un mois après l’assassinat, le monde était en guerre. »

Source : interview de Joh Embry sur KWN

Lorsque les États-Unis sont intervenus pour la seconde fois en Irak, de nombreux analystes, comme Gerald Celente, avaient prévenu qu’il s’agissait d’une erreur qui serait lourde de conséquences. D’un régime laïc et autoritaire stable, l’Irak est devenu un pays où règne le chaos et où des assassins terrorisent la population au nom d’une religion.

ISIS-Petrole-Crise-ArabieSi l’ISIS parvient à prendre le contrôle de l’Irak, c’est une véritable bombe à retardement pour l’économie mondiale, comme l’a expliqué Victor Sperandeo dans sa dernière intervention sur KWN :

« Si vous voulez complètement déstabiliser le Moyen-Orient, il faut s’attaquer à l’Arabie Saoudite. C’est le pays le plus riche en pétrole de la région. Si l’ISIS parvient à prendre le contrôle de l’Irak, cela signifie que l’Arabie Saoudite aura des terroristes à ses portes.

Savez-vous à quel point il est facile de faire exploser un pipeline en Arabie Saoudite ou un puits de pétrole ? Si l’ISIS en a l’envie, elle peut mettre totalement à l’arrêt la production d’un ou 2 sites.

Le problème pour l’économie, alors que nous vivons dans un monde complètement manipulé, c’est que les effets d’annonce ne pourront pas stopper les conséquences désastreuses d’un tel événement. Cela enverrait les marchés au tapis, et que pourraient faire les banques centrales pour les rassurer ? Je ne sais pas quel sera le catalyseur, mais nous allons assister à un crash énorme, parce que les gouvernements en ont fait trop pour maquiller la réalité.

Eric King : « les banques centrales ont injecté plus de 29 trillions dans les marchés, mais si on assiste à des explosions de pipeline en Arabie Saoudite et que le cours du pétrole explosa 250 $ le baril, cela signifie que les gouvernements seront dépassés et que ce sera l’effondrement ? »

Sperandeo : « Absolument. Ce sera la déstabilisation et les investisseurs vendront. Cela pourrait également déclencher l’hyperinflation. La vélocité de la monnaie en Allemagne était de 1,5 fin 1920. À titre de comparaison, cette vélocité est de 1,62 en ce moment aux États-Unis. En 1923, la masse monétaire en Allemagne fut multipliée par 12. L’hyperinflation peut se manifester très rapidement. Le cours de l’or en Allemagne avait explosé de 464.000 % – ce fut un véritable effondrement.

Nous n’assisterons peut-être pas à ce scénario, mais ce que j’affirme, c’est qu’un petit groupe organisé de terroristes pourrait semer la pagaille sur le marché du pétrole. Si cela se passe, les Américains retourneront-ils en Irak ? Non.  Si l’ISIS prend Bagdad, ce sera un événement important, mais le véritable prix à payer se situerait en Arabie Saoudite (note : il s’agit de considérations géopolitiques, les premiers à souffrir seront bien évidemment les Irakiens). »

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En pleine crise ukrainienne, un nouvel événement géopolitique s’est invité sur les marchés pour gâcher la fête et rappeler aux euphoriques que de nombreux nuages noirs planent au-dessus de l’économie mondiale. L’Irak est plus que jamais au bord de l’implosion, ce qui a évidemment eu des conséquences sur le cours du pétrole et de l’or. Keith Barron (KWN) :

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« Ce qui se passe en Irak est très important. Nous avons vu que la grande ville de Mossoul a été prise par les djihadistes, qui se sont ensuite emparés de Tikrit, la ville de Saddam Hussein. Les rebelles ont coupé la tête des policiers et des soldats loyaux au gouvernement en abandonnant les cadavres dans les rues.

Apparemment, il y aurait déjà 500.000 réfugiés qui se sont enfuis vers la frontière, le cours du brut s’est envolé. Je vous l’avais dit à de nombreuses reprises : quelque chose d’inattendu pourrait marquer le coup d’envoi de la hausse de l’or. Cet événement sorti de nulle part, le voici avec l’Irak.

Il est assez sérieux que pour avoir le potentiel de déstabiliser tout le Moyen-Orient. Le président Obama a déjà déclaré qu’il ferait tout ce qui est possible pour stabiliser la situation, mais je pense que les États-Unis ont déjà clairement perdu le contrôle de l’Irak. Pour les soldats qui pensaient se battre pour la liberté et la justice, il semblerait qu’ils soient intervenus pour rien.

Les États-Unis ont également gaspillé énormément d’argent avec ces 2 conflits (guerre du Golfe 1 et 2). Il est clair que l’Occident perd le contrôle de la situation au Moyen-Orient, que l’Irak est totalement hors de contrôle. C’est également un échec en Syrie, et maintenant le contrôle de l’Irak leur échappe.

Il ne faut pas oublier que l’Irak était censé devenir une énorme source d’approvisionnement de pétrole pour l’Occident. Ce qu’il se passe a évidemment poussé à la hausse le baril, mais aussi l’or et l’argent (…) malgré que les médias minimisent la situation.

À propos de l’or et de l’argent, ils construisent leur base depuis longtemps. Il ne manquait qu’un catalyseur pour démarrer la hausse. Est-ce le début d’un mouvement solide ? Peut-être. Ils avaient réussi à faire chuter l’or lors de l’annonce des dernières mesures de la BCE, mais l’or a déjà rebondi au-dessus de son niveau antérieur et je pense que cela va continuer.

L’Irak est un problème plus difficile à gérer pour les banques centrales occidentales : les mots ne suffiront pas pour rassurer les marchés. En Irak, les rebelles mettent désormais le cap sur Bagdad, c’est la panique dans la population. Le 12 juin, à Mossoul, 40 employés du Consulat de Turquie ont été capturés par les djihadistes. On en a très peu parlé dans les médias, mais c’est très sérieux.

Le brut a explosé parce que les champs de pétrole vont se retrouver dans les mains des djihadistes. Lorsqu’ils vont arriver dans le golfe de Bassora, on assistera alors au feu d’artifice car c’est là que se trouvent les plus grosses réserves de pétrole irakien.

Des informations circulent aussi comme quoi les insurgés auraient dévalisé une banque de Mossoul et subtilisé plus de 400 millions de dollars en monnaie locale. De quoi acheter de nombreuses armes et volontés. La situation est grave ; en 30 ans, jamais la situation Moyen-Orient n’a paru aussi explosive. »

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Il y a environ 10 ans, George Bush annonçait avec fracas et fierté que la guerre d’Irak était pliée. Hier, des factions rebelles menacaient de prendre le contrôle d’une raffinerie importante, envoyant le cours du baril de Brent à la hausse, ainsi que celui de l’or. C’est ce dont Gerald Celente a parlé dans sa dernière interview sur KWN.

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« Les yeux sont principalement tournés vers l’Irak en ce moment. Il s’agit de la guerre sans fin. Elle est désormais dans sa 11e année. Malgré que le président Bush ait déclaré « mission accomplie» et que de nombreux généraux ont déclaré avoir gagné la guerre, les conséquences désastreuses de l’échec total de la guerre d’Irak s’étalent sous nos yeux.

Avant le début du conflit, j’avais prédit dans le Trends Journal une victoire rapide sur le champ de bataille et que Saddam Hussein serait renversé grâce à la puissance militaire américaine, mais que ce ne serait que le début d’une guerre civile interminable. C’est le scénario que nous vivons en ce moment.

Le cours du baril de Brent a encore explosé de 3,24 dollars. Une conséquence désastreuse pour une économie qui n’avait vraiment pas besoin de cela.

En plus de tout cela, rien n’est terminé en Ukraine : les Russes exigent un certain prix pour leur gaz, mais les Ukrainiens désirent payer moins, alors qu’ils ont déjà une grosse ardoise à régler. Il y a donc une crise énergétique qui couve là-bas, un genre de crise que la planète n’a plus vécu depuis longtemps.

L’économie américaine est déjà à la peine, sa mauvaise performance est remise sur le compte de la météo. Mais ils viennent juste de publier les statistiques de ventes au détail de mai, qui sont inférieures aux prévisions. Aux prévisions, mais de qui ? Bien sûr il s’agit de celles des économistes du système, à la ramasse. Le genre de prévisionnistes qui s’attendaient à 0,6 %, alors que la croissance ne fut que de 0,3 %.

Mais si vous retirez de ces statistiques les ventes de pétrole et de gaz, devinez quoi ? Le chiffre est de zéro. En plus de cela, les inscriptions au chômage ont augmenté. Je n’arrête pas de dire qu’il n’y a pas de croissance, mais plutôt un écran de fumée dressé par les autorités. Le désastre, c’est que l’état réel de l’économie américaine a été masqué par les liquidités qui ont été balancées sur le marché par les banques centrales.

Écoutez ce que le CEO du gang Goldman Sachs, Lloyd Blankfein, a dit :

Le luxe d’avoir des marchés calmes et stables qui grimpent peut encore durer, mais pas éternellement. En fin de compte, il n’est pas normal que les taux d’intérêt soient à zéro.

Vraiment Lloyd ? Les taux d’intérêt à zéro ce n’est pas normal ? Va donc le dire à la BCE qui a des taux d’intérêt négatifs, car apparemment ils veulent perpétuer leur système de Ponzi. Le même individu a ajouté :

Pour finir, on assistera à une croissance supérieure. Lorsque cela arrivera, l’argent en tant que ressource commencera à coûter. Ce fait produira un choc sur les marchés.

Autrement dit, cela signifie que les banques et les hedge funds ont accès à de l’argent frais à intérêt zéro qu’ils peuvent injecter dans les marchés, et l’utiliser pour signer un nombre record de fusions et acquisitions. Il dit tout simplement que lorsque les taux vont augmenter, un choc se produira.

C’est pourquoi je crois en l’or. Lorsque les taux d’intérêt remonteront, le système de Ponzi s’effondrera. Bien sûr le cours de l’or a augmenté grâce aux événements en Irak, à l’augmentation du cours du pétrole, ainsi qu’aux mauvaises nouvelles économiques. En bref, ils tentent désespérément de donner un coup de fouet à l’économie, mais ils sont à court d’idées. Nous faisons face à un désastre majeur. »