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Reykjavik, Islande

Article de Ron Paul, publié le 17 octobre 2016 sur SafeHaven.com :

« Durant la crise financière de 2008, le gouvernement de l’Islande a gelé les comptes offshores des investisseurs étrangers libellés dans la devise du pays, la couronne islandaise. Récemment, le gouvernement islandais a annoncé qu’il allait débloquer la situation pour les titulaires des comptes qui acceptent de payer une « taxe de libération » qui pourrait s’élever jusqu’à 58 %. Les investisseurs qui préfèrent ne pas payer la taxe verront leurs investissements être « ségrégués » dans un fonds spécial qui investit uniquement dans des certificats de dépôt émis par la banque centrale islandaise. On s’attend à ce que ces CD offrent un rendement de 0,5 % maximum par an. Les investisseurs dans des comptes offshores ont donc le choix entre 2 possibilités : se faire confisquer une partie de leur argent via la taxe de libération ou indirectement via l’inflation.

Le gel des comptes offshores en couronne islandaise fut l’un des pans du programme de « stabilisation et de redressement » implémenté sous la supervision du Fonds Monétaire International (FMI), qui a également fourni un prêt d’un milliard de dollars à l’Islande. Non seulement les contribuables américains ont aidé le FMI à renflouer le gouvernement islandais, mais ils ont peut-être aussi aidé le FMI à conseiller l’Islande sur la meilleure façon de voler la propriété d’investisseurs américains !

Le rôle du FMI dans la saisie par l’Islande de la propriété d’investisseurs étrangers montre l’hypocrisie des responsables de cette organisation, qui se sont récemment inquiétés du support grandissant pour le protectionnisme, supposément incarné par le vote du Brexit. Cependant, le gel d’actifs appartenant à des investisseurs étrangers est une forme particulièrement néfaste de protectionnisme alors que le Brexit était plus motivé par le rejet de la bureaucratie de l’Union européenne que le rejet du libre-échange. Peut-être que le FMI et ses supporters craignent vraiment de perdre leur pouvoir d’utiliser l’argent des contribuables pour forcer d’autres pays à adopter les politiques économiques préférées de ses bureaucrates.

L’Islande n’est pas le seul gouvernement à avoir créé une taxe de libération pour augmenter ses rentrées. Juste l’année dernière, afin de lever des fonds pour des programmes fédéraux de mobilité, le congrès a donné le pouvoir à l’IRS de révoquer le passeport de tout Américain accusé de devoir plus de 50.000 $ de taxes.

Un Congrès de plus en plus désespéré et à la recherche de nouvelles méthodes pour arracher de l’argent aux Américains afin de financer l’État-providence. (…) »

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À force d’avoir entendu pendant des années les mots Grèce et défaut être associés sans que rien ne se passe, le citoyen européen ne semble plus croire qu’un tel événement est possible. Pourtant, ce scénario est sur le point de s’accomplir alors que l’aile dure de SYRIZA est plus favorable à un retour de la drachme que de plier face aux exigences de la troïka.

Avec un secteur bancaire dont la vie ne tient qu’à un fil soit aux liquidités d’urgence de la BCE, le défaut entraînerait la nationalisation des banques à l’islandaise. C’est en tout cas le scénario qui est examiné en ce moment par le gouvernement grec, d’après le Financial Times relayé par ZeroHedge :

« L’aile radicale de SYRIZA va établir dans les jours prochains un plan de défaut à l’islandaise et la nationalisation du secteur bancaire grec estimant que négocier avec ses créditeurs est désormais peine perdue.

Des sources à l’intérieur de Syriza affirment que des mesures de contrôle des capitaux sont en train d’être élaborées ainsi que l’établissement d’une banque centrale souveraine capable de soutenir le nouveau système financier du pays. Même si un système à 2 monnaies est possible en théorie, une telle structure serait incompatible avec les règles de l’Union européenne et déboucherait sur un retour rapide à la drachme.

Ces solutions confidentielles ont circulé durant le week-end. Elles disposent du soutien de 30 députés de la plate-forme Aristeri (ou plate-forme de gauche) ainsi que d’autres groupes radicaux de la mouvance Syriza. Il semblerait également que le parti nationaliste ANEL, membre de la coalition au pouvoir, souhaite également provoquer la rupture avec les créditeurs si la situation l’impose.

« Ce plan va bien plus loin que la plate-forme de gauche. Le soutien est sérieux » a déclaré un député Syriza qui a travaillé sur son ébauche.

« Nous sommes horrifiés à l’idée de déposer les armes, nous ne permettrons pas à l’union monétaire européenne de nous saigner à blanc » a-t-il déclaré au Telegraph.

La plate-forme de gauche a étudié le modèle islandais, qualifié de success-story par le FMI lui-même.

« Les banques grecques doivent être nationalisées immédiatement tandis qu’une bad bank doit être créée. Des restrictions sur les retraits d’argent seront peut-être instaurées » a déclaré un député Syriza.

« Les banques vont évidemment « chier des bulles » (sic). Nous sommes conscients qu’il y aura beaucoup de procédures judiciaires mais au final, nous sommes un  pays souverain » a-t-il déclaré.

Syriza dispose d’un motif idéologique fort pour frapper les élites financières. Le parti considère que les banques sont le système central d’une oligarchie qui dirige le pays depuis plus d’un demi-siècle comme une PME. Forcer la faillite de ces institutions fournirait la couverture nécessaire pour une purge socio-politique, soit une révolution. L’Islande est un modèle tentant pour la Grèce. »

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Et c’est vrai que l’Islande s’en sort bien par rapport aux autres pays en difficulté depuis 2008 : c’est le seul pays à être parvenu à diminuer sa dette durant ces dernières années. Cependant, personne n’a mis des bâtons dans les roues de la nation insulaire, celle-ci ne représentant que peu d’intérêt et n’étant pas dans la zone euro. Par contre, il serait étonnant que l’Europe ne tente pas de déstabiliser Athènes dans sa tentative de redressement en dehors de l’UE. Car en cas de succès, elle deviendra un exemple à suivre pour les autres nations européennes en difficulté et de facto la fin de l’expérience européiste. D’où l’importance pour la Grèce de s’entourer d’alliés puissants. À ce sujet, Alexis Tsipras a rendez-vous avec Vladimir Poutine ce vendredi à Saint-Pétersbourg…

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Les indicateurs économiques chinois qui passent au rouge à l’instar de ce qui se passe aux États-Unis, le vaudeville grec, les habitants de Carinthie qui transpirent en Autriche et bien d’autres sujets sont au menu des nouvelles du 13 mars 2015.

Le vaudeville grec se poursuit, l’Islande en prend bonne note ?

Les tensions entre l’Allemagne et la Grèce sont loin de s’apaiser alors qu’Athènes tente d’obtenir le paiement des réparations de guerre. La guerre des mots s’est poursuivie sur d’autres terrains notamment lorsque Tsipras et Varoufakis ont admis que la Grèce « ne remboursera jamais sa dette ». Très bien Messieurs mais pourquoi poursuivez-vous alors la mascarade au prétexte de vous accrocher à l’euro ? On aurait presque envie de rire, si les conséquences pour le peuple grec n’étaient pas aussi tragiques. Les Allemands n’ont pas trop apprécié cet éclair de lucidité en déclarant « qu’il fallait mettre un terme à cette folie, on n’a pas le droit de se moquer de la sorte de l’Europe. »

Le gouvernement grec, catalogué d’extrême gauche, vient aussi de passer une loi lui permettant d’utiliser les réserves de ses fonds de pension pour les besoins en liquidité du gouvernement ne faisant que confirmer l’article que nous avons publié il y a quelques jours. Par exemple pour rembourser sa dette au FMI. Une dette qu’ils ont qualifiée d’impayable. Vous trouvez cela incohérent ? C’est normal !

L’Islande qui avait disposé sa candidature pour rejoindre l’UE en 2009, a décidé quant à elle de la retirer… suivant l’adage qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire, sans doute (source) !

Les indicateurs économiques américains enchaînent les déceptions…

On a beau nous dire que les États-Unis se portent mieux que le reste du monde et que leur crise est (aussi) dans le rétroviseur, les indicateurs économiques disent tout le contraire. Les prévisions de croissance au premier trimestre ne cessent d’être revus à la baisse pour s’élever désormais à 2,4 % (consensus) alors que la Fed d’Atlanta prévoit une hausse de seulement 0,6 % du PNB américain durant le T1 (sur base de son système de prévision en temps réel GDPNow, source).

…et la Chine ne fait pas mieux

En plus de la bulle immobilière et de la fuite des capitaux, la Chine doit faire face à un autre problème : la chute des salaires dans ses 4 plus grandes villes. Il y a un an, les salaires avaient déjà baissé en moyenne de 6 % à Shanghai. La preuve selon ZeroHedge, qu’une crise déflationniste est bel et bien en marche en Chine.

Une assurance-vie ?

Alors que le taux des obligations européennes ne cessent de plonger grâce aux QE de Draghi et consorts (pour être parfois négatifs), certains se disent que contracter une assurance-vie en euro n’est de toute façon pas risqué vu que le capital est garanti. Mais en cas de problème systémique, pensez-vous vraiment que ce sera le cas ? Aux États-Unis, l’agence gouvernementale en charge de la garantie des assurances vie privées (le PBGC) n’est pas « optimiste quant à sa capacité de fournir un filet de sécurité efficace pour les plans multiemployeurs ».

Pour l’instant, 21 % de ces assurances sont déjà en difficulté et bénéficient d’une assistance du fonds. Mais dans le futur, le PBGC affirme qu’il ne sera pas en mesure d’aider tout le monde et que 51 % des assurances-vie multiemployeurs devront enregistrer une perte (allant de quelques pourcents pour une petite moitié, de 10 à 20 % pour l’autre petite moitié et jusqu’à plus de 30 % pour les autres).

Notez que ces chiffres ne concernent que les assurances qui ont déjà la tête sous l’eau en ce moment ou qui sont déjà arrivées à échéance. Il ne prend pas en compte les contrats en cours qui, vu la baisse des taux, ne seront pas en mesure de fournir les rendements promis. Le PBGC estime que plus de 50 % des assurances-vie seront concernées en 2022 et plus de 90 % en 2025 (voir l’article de ZH pour plus de détails).

La Russie obtient un siège au CA de SWIFT

Encore un grand succès de la diplomatie américaine ! Après avoir menacé d’exclure les Russes du système de paiements internationaux SWIFT (de quel droit, vu que SWIFT est un organisme international indépendant ?), leur stratégie a provoqué des effets complètement opposés alors que SWIFT vient d’annoncer l’attribution d’un siège à la Russie à son Directoire qui comporte 25 membres nommés pour 3 ans (source).

La Carinthie retient son souffle

La Carinthie magnifique région montagneuse autrichienne retient son souffle en raison du démantèlement de Heta, la « Bad Bank » censée régler tous les problèmes de la banque en faillite Hypo Alpe Adria. La région autrichienne garantit un peu plus de 10 milliards d’euros… soit 5 fois ses revenus de 2014 ! C’est pourquoi la note de la Carinthie a été abaissée à baa3 par Moody’s. Si les conséquences financières ne sont pas encore claires, le risque pour la Carinthie est conséquent d’autant que l’État autrichien a déjà déclaré qu’il ne viendrait pas en aide à sa province (voir Forbes).