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Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Je ne sais pas pour vous, mais cette année, je suis content… J’ai réussi à ne pas prendre un kilo de plus pendant les fêtes, et cela faisait longtemps que je n’y étais pas arrivé ! Très content également de vous retrouver pour suivre avec vous cette nouvelle année qui s’annonce passionnante et plus que riche comme événements à venir.

Je vous adresse tous mes vœux de santé. La santé, nous ne la maîtrisons pas ou si peu. Elle s’impose à nous. Pour le reste, nos actions peuvent faire la différence.

Cette année, je ne vous souhaiterai pas le bonheur, car c’est à chacune et chacun de nous de le conquérir. Cette année, je ne vous souhaiterai pas plus la richesse, parce que c’est à chacune et chacun de nous d’aller la chercher.

Ce que je sais c’est que la richesse, comme le bonheur, quoi que vous y mettiez, cela se construit chaque jour à base de choix, de force, de courage, de conviction et de persévérance.

Même dans les pires moments, il y a des opportunités. Même quand des fortunes se volatilisent par milliers, d’autres se créent.

Ce que je veux dire c’est que si nous ne naissons pas heureux, nous sommes les premiers responsables de nos joies et de nos malheurs à l’exception justement de la santé.

Alors à toutes celles et ceux qui liront ces lignes, je vous souhaite du fond du cœur une santé de fer car elle vous permettra d’aborder cette année 2017 avec la force et le courage d’aller de l’avant, de faire des projets, de vous projeter, même dans ce monde incertain, flou, mouvant.

Cette année sera collectivement très difficile. Je vous souhaite à vous tous de savoir passer à travers les gouttes du malheur.

Le président de l’IFO évoque la sortie de l’Italie de la zone euro

L’IFO c’est le plus gros institut de prévision économique allemand. Les analyses de l’IFO, c’est un peu le « la « européen de l’économie. C’est donc, pour ceux qui ne le connaissaient pas, une « institution » particulièrement écoutée.

Voici ce que nous relate un article du Figaro :

« Un Brexit à l’italienne ? C’est le scénario craint par Clemens Fuest, dans une interview accordée au quotidien Tagesspiegel. «Le niveau de vie, en Italie, est le même qu’en 2000, explique le président de l’institut économique allemand Ifo. «Si cela ne change pas, les Italiens finiront par dire : “Nous ne voulons plus de la zone euro”».

La dette publique ne cesse de croître. Elle a atteint 133 % du Produit intérieur brut en 2016, contre 129 % trois ans auparavant. L’Institut national des statistiques (Istat) a récemment revu les prévisions de croissance du pays pour 2016 et 2017. Il table désormais sur 0,8 % cette année (contre 1,1 % auparavant) et 0,9 % en 2017.

Pour éviter que l’Italie ne sombre un peu plus, l’Union européenne pourrait éventuellement octroyer des aides. Un scénario auquel Clemens Fuest ne semble pas vraiment favorable. «Avec l’approbation d’un plan de sauvetage pour l’Italie, le Bundestag ferait peser un risque sur les contribuables allemands, dont il ne connaît pas le montant et qu’il ne peut pas contrôler», assène-t-il, estimant que les députés allemands devaient se refuser à signer un tel plan. À titre indicatif, la Banque centrale européenne (BCE) a demandé un plan de sauvetage de 8,8 milliards d’euros afin de secourir la banque Monte dei Paschi di Siena, la semaine passée. »

L’Italie est le vrai problème de la zone euro ! … Avec la France

Si la Grèce a fait vaciller la zone euro, ce n’est pas tant pour des raisons économiques que pour des raisons purement politiques.

En gros, le PIB de la Grèce ce n’est pas grand-chose : on parle de moins de 200 milliards d’euros ! Ce n’est même pas le budget de l’État français. C’est moins de 10 % de notre PIB à nous et comparé au PIB européen, c’est insignifiant.

Le problème grec, c’était d’abord un problème bancaire (quelles banques détenaient de la dette grecque) potentiel mais surtout une question centrale politique. Comment sauver un pays vacillant de la zone euro sans remettre en cause les traités, les règles, et sans conduire les Allemands à payer pour le reste de l’Europe ?

Cette question a été très mal traitée par nos dirigeants, coincés entre leur volonté d’Europe et leur refus de payer pour les autres, écartelés entre plus de solidarité et une fuite éperdue dans le chacun pour soi. Du coup, cela fut générateur de fortes craintes. C’est encore le cas, mais comme vous pouvez le constater, les peurs sont nettement moins exacerbées.

L’Italie c’est évidemment un tout autre morceau. Troisième économie européenne derrière l’Allemagne et la France, on parle d’un stock de dettes de 2 500 milliards de dollars, d’un PIB de presque 2 200 millions de dollars, et si j’exprime cela en dollars et non en euros c’est pour vous montrer à quel point cela est significatif même à l’échelle mondiale.

D’ailleurs, à propos du dollar, avez-vous vu à quel point, après avoir été à un plus haut de 1,60 dollar pour 1 euro, nous nous rapprochons de la parité de 1 euro… pour 1 dollar !

À votre avis, que vous indique cette chute importante de notre monnaie face au dollar que pourtant tout le monde donnait pour « mort » ? Non seulement le dollar n’est pas mort, mais l’euro a toutes les chances d’exploser avant lui ! C’est aussi ce risque que le mouvement sur les parités euro-dollar sanctionne.

L’Italie c’est « too big to save » !

L’Italie c’est un pays tout simplement trop gros pour être sauvé !

Pour la France, c’est la même chose.

Alors effectivement, le Portugal semble plus fragile que la France, et la Grèce encore plus que le Portugal, mais finalement, tous ces pays, même si c’est compliqué, politiquement risqué, sont « sauvables » par une action de la BCE et par des « bricolages » économiques qui peuvent faire illusion comme ces dix dernières années de crise ont su nous le montrer.

Mais l’Italie ou la France ne sont pas « sauvables ». Ce sont donc les pays maillons-faibles, les pays qui feront vaciller la zone euro, et l’Italie est largement devant nous en termes de dettes publiques hors de contrôle.

Ce constat, le président de l’IFO vient de le partager publiquement, en expliquant de surcroît qu’il était hors de question pour l’Italie de faire appel aux contribuables allemands.

Vous avez donc aimé la crise de 2007 ?

Vous allez adorer celle de 2017 !

Il est déjà trop tard. Préparez-vous !

Charles SANNAT

Crédit photo : Riccardo Nobile via Flickr

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Monte Paschi

Le suspense arrive à son terme, d’après Zero Hedge. Après 2 plans de sauvetage financés par le contribuable et près de 5 mois de préliminaire après que la 3e banque italienne ait échoué aux stress tests européens de la fin du mois de juillet, Monte Paschi s’apprête à bénéficier d’un 3e plan de sauvetage, alors que cette idée avait été « absolument écartée » en septembre dernier par le gouvernement.

D’après Reuters, l’Italie se prépare à prendre une participation de 2 milliards d’euros dans Monte Paschi pour en prendre le contrôle vu son poids. Avant cela, le gouvernement italien était déjà le plus gros actionnaire, étant propriétaire de 4 % des parts de la banque. Après l’opération, elle devrait détenir 40 % des parts de Monte Paschi. Ce faisant, le gouvernement contrôlerait les réunions des actionnaires pour prendre de facto les rênes de la banque dans une manœuvre qui ressemble furieusement à une nationalisation.

Le décret permettant de finaliser l’accord pourrait être voté dès ce week-end. Reste à savoir comment l’Europe va réagir, alors que Merkel, Schäuble, Dijsselbloem et cie ont très clairement dit que c’est le principe du renflouement interne qui doit être utilisé pour sauver les banques insolvables, et non les interventions de l’État avec de l’argent du contribuable.

Mais que faire, vu que c’est toute l’Italie qui pourrait être touchée par une crise bancaire en cas de contagion (et qui ne prendrait pas beaucoup de temps à dépasser ses frontières) ? Si l’Europe ferme les yeux et laisse l’Italie enfreindre ses propres règles, elle se ridiculise (même si ce ne serait pas la première fois, cf. le déficit maximal fixé à 3 % du PIB).

UniCredit aussi à la recherche de liquidités

Bien avant le référendum, les banques italiennes étaient à la recherche de milliards d’euros afin de renforcer leur capitalisation, nous apprend cet article du Guardian. Le résultat de dimanche n’a rien arrangé, si bien que Fitch a revu à la baisse les perspectives du secteur entier. L’agence de notation a déclaré que la profitabilité du secteur était déjà fragile avant le référendum qui a déclenché un chaos politique et entraîné la démission du Premier ministre Matteo Renzi.

« Le résultat du référendum pourrait mettre en péril les plans de recapitalisation de certaines banques italiennes, particulièrement de Monte Paschi et d’UniCredit. Il a également des implications négatives pour le secteur bancaire italien dans son ensemble, dont l’attractivité pour les investisseurs s’était déjà réduite significativement durant 2016. La capacité du secteur à accéder aux marchés institutionnels pour son financement et sa capitalisation, devenus plus difficiles et chers cette année, pourrait empirer », a déclaré Fitch.

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Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

La victoire du « non » avec presque 60 % à la réforme constitutionnelle sous forme de référendum en Italie est sans appel.

C’est un grand, un immense « ciao Matteo Renzi », pour ne pas dire un tout aussi énorme « casse-toi pauv’con » comme on dirait dans certains endroits de France.

Bref, le président du Conseil italien démissionne.

Catastrophe ? Non ! Que nenni, il ne se passe rien, mieux même : les marchés montent, l’or baisse. Tout va donc très bien.

Pourquoi ?

Toujours le bon vieux principe du « plus c’est pourri, moins c’est grave » !

La BCE est là, on ne craint rien !

Je vous ai déjà expliqué à maintes reprises ce principe : plus la situation est dramatique, plus les banques centrales doivent intervenir pour éviter un effondrement systémique et donc le chaos global. Du coup, plus c’est grave moins on ne risque rien et l’argent coule à flots.

C’est évidemment ce qu’il se passe aujourd’hui avec les interventions nécessaires de la BCE et les « annonces » rassurantes des autorités monétaires.

Alors la BCE fera ce qu’il faut pour éviter la désintégration à court terme de la zone euro. Cela implique d’imprimer de la monnaie supplémentaire pour inonder les marchés, à commencer par le marché obligataire, et éviter l’explosion des taux italiens et donc la faillite potentielle de nos amis transalpins.

Cela a une conséquence : il y a plus d’euros sans création de richesse en face, donc chaque euro vaut un peu moins. Ainsi, en relatif, tout le reste s’apprécie, du baril de pétrole à vos importations chinoises sans parler évidemment des autres monnaies…

Si l’euro baisse, alors le dollar monte !

L’euro baisse et pas qu’un peu ; petit à petit, le dollar se rapproche de la parité avec l’euro alors que nous avons oublié qu’à l’origine, l’euro valait nettement moins qu’un dollar.

Nombreux sont ceux à prédire un effondrement du dollar, pourtant, à mon sens, le roi n’est pas mort, loin s’en faut, et là encore j’ai eu l’occasion de vous dire à quel point la « désaméricanisation » du monde et la « dédollarisation » de l’économie sont deux phénomènes bien engagés, mais qui s’inscrivent dans la durée. Il s’agit d’un processus qui est évolutif et dont la fin d’ailleurs n’est pas figée, ni connue forcément d’avance !

Les Américains feront tout pour conserver leur leadership économique, y compris changer les règles du jeu en plein milieu de la partie.

En attendant, le dollar monte, pas parce qu’il est fort ou que l’économie américaine est brillante et en pleine croissance. Non, le dollar monte sur la faiblesse de l’euro et toutes les monnaies fiduciaires actuelles sont de mauvaises réserves de valeur, mais le dollar monte, ou plus précisément perd moins rapidement de la valeur. En relatif, il monte donc !

Pensez à cette image que j’utilise souvent concernant les parachutistes pour comprendre la situation des grandes devises mondiales. Elles perdent toute de la valeur et tendent toutes vers 0 mais à des vitesses différentes. En gros, tous les parachutistes toucheront le sol, mais pas au même moment car ils ne descendent pas à la même vitesse, voire même certains peuvent remonter en prenant le bon courant ascendant ! Le spectacle peut durer encore un temps certain et un certain temps !

Si le dollar monte alors l’or baisse !

Autre conséquence : l’or baisse ! Mazette alors, tout va mal et l’or baisse… anormal ! Encore un complot ! Que nenni mes braves manants. L’or est coté en dollar. Si le dollar s’apprécie, alors il y a moins besoin d’or ! L’or est moins utile, d’autant plus que dans la zone dollar, les rendements obligataires se tendent de façon importante et nous assistons donc à un retour du rendement. Faible pour le moment encore, mais cela nous change des taux négatifs. Dans un tel cas, pourquoi donc acheter de l’or !

L’or baisse.

En Italie, une nouvelle période d’instabilité politique, en Italie et ailleurs !!

« Un peu plus de 1 000 jours au pouvoir, et puis s’en va. Il quitte le pouvoir en assumant, dit-il, « toutes les responsabilités de cet échec ». « J’ai perdu, je le dis haut et fort, même si j’ai la gorge nouée, a-t-il affirmé. Mon gouvernement s’arrête là. » Voilà l’Italie plongée dans le doute. L’Europe aussi. »

Alors que va-t-il se passer maintenant en Italie ? On n’en sait rien ! Et même Berlusconi pourrait tenter un ultime come-back, c’est dire le niveau d’incertitude !

Que va-t-il se passer avec les banques italiennes ? On n’en sait rien !

Que va-t-il se passer en France aux prochaines élections ? On n’en sait rien !

Avec l’élection de Trump, que va-t-il se passer aux États-Unis ? On n’en sait rien !

Avec la mondialisation et la Chine, que va-t-il se passer ? On n’en sait rien !

Avec la crise migratoire, que va-t-il se passer en Europe ? On n’en sait rien !

Avec la remontée des taux et le krach obligataire larvé et potentiellement désastreux, que va-t-il se passer ? On n’en sait rien !

Bref, la seule chose que l’on sache avec certitude, c’est que l’on ne sait pas grand-chose.

Alors encore une fois, le chien aboie et la caravane passe !

Prenez vos précautions dans ce monde où l’on ne sait rien, dans ce monde sans visibilité. Nous avons l’illusion de la stabilité ou plus précisément on nous impose, à grand renfort de propagande, la fiction imaginaire du « tout va bien », ou du « tout est sous contrôle », ce qui par certains aspects est vrai et les banques centrales le prouvent par leur action depuis maintenant presque 10 ans !

Mais, nous ne savons rien. Jamais le degré d’incertitude économique n’a été aussi élevé.

C’est pourquoi je vous invite inlassablement à migrer votre patrimoine vers des actifs tangibles et toutes ces pistes de réflexions et ces actions concrètes je les partage avec vous tous les mois de façon plus confidentielle dans ma lettre STRATÉGIES. À ceux qui veulent en savoir plus, je donne rendez-vous ici.

Pour tous les autres, encore une fois mes chers lecteurs, espérez le meilleur et préparez-vous au pire, car si aujourd’hui tout semble bien calme, la réalité c’est que le feu couve.

Il est déjà trop tard. Préparez-vous !

Charles SANNAT

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Le référendum de ce dimanche en Italie pourrait entraîner une nouvelle crise bancaire en Europe, d’après l’économiste en chef de Manulife Asset Management.

« À mon avis, le plus gros risque est actuellement le secteur bancaire, plus important encore que le risque politique, même s’il en découlerait de l’instabilité », a déclaré à CNBC ce mardi Megan Greene, économiste en chef de Manulife Asset Management.

Les électeurs italiens devront se prononcer sur les réformes proposées de la constitution. Mais la majorité de l’électorat voit plutôt ce référendum comme un vote de confiance envers le Premier ministre et le gouvernement actuel. Le Premier ministre Matteo Renzi a déclaré qu’il démissionnerait si les réformes n’étaient pas validées. On s’attend à ce que le non l’emporte pour ramener l’instabilité politique et financière dans la 3e économie de la zone euro.

« Si une nouvelle crise devait se déclarer dans le secteur bancaire italien, non seulement elle aurait le potentiel de se propager à travers l’Europe mais la solution de Renzi pourrait enfreindre les règles européennes concernant le renflouement des banques. Dans un tel scénario, il saperait énormément l’union bancaire européenne, qui est en fait le seul dossier européen qui a enregistré des progrès depuis le début de la crise, » a ajouté Greene.

Une crise bancaire en Italie est possible si les investisseurs décident de ne plus contribuer à la solution mise en place pour certaines des banques italiennes les plus fragiles. Les gestionnaires de fonds, les assureurs et les banques se sont mis d’accord cette année pour mettre en place un fonds de 5 milliards d’euros destiné à renflouer les banques en difficulté. Ce dispositif a donc apaisé les craintes concernant la stabilité d’un secteur bancaire italien obéré par de nombreux prêts non-productifs (qui présentent des créances en souffrance).

D’après un rapport de ce lundi du Financial Times, qui se base sur des officiels et des banquiers de haut niveau, jusqu’à 8 banques italiennes pourraient être en difficulté en cas de victoire du non au référendum.

Si les sondages devaient s’avérer exacts et que Renzi perd le référendum, les analystes pensent qu’il formera un nouveau gouvernement, des élections anticipées étant peu probables.

« Les investisseurs ne voudront peut-être plus participer (au fonds) en cas d’instabilité politique suite au référendum, » a déclaré Greene à CNBC.

« Ce gouvernement ne pourra rien faire d’autre qu’une réforme électorale, donc l’Italie ne pourra se doter des réformes structurelles dont elle a besoin », a ajouté Greene.

Simultanément, les dirigeants italiens ont minimisé l’impact potentiel du référendum sur les banques et l’Europe. Paolo Gentiloni, ministre italien des Affaires étrangères, a déclaré à CNBC ce lundi que les craintes des marchés concernant un défaut potentiel ne sont pas justifiées.

Gentiloni a déclaré à CNBC que de telles craintes étaient raisonnables en 2011, mais que depuis, la situation s’est améliorée. Il a également ajouté qu’il n’y a aucun risque de contagion à l’Europe. « Nous aurions certainement un pays plus faible et plus instable, mais ce ne serait pas une menace pour l’économie européenne », a-t-il déclaré.

Article de CNBC, publié le 29 novembre 2016

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retraités italiens

Non seulement les banques italiennes sont sur la corde raide depuis 2007, mais leur faillite ou sauvetage entraînerait avec eux bon nombre de petits investisseurs, lourdement exposés aux obligations bancaires (mais aussi souveraines). Chronique d’un désastre annoncé…  avec cet article de LUCA CASIRAGHI et TOM BEARDSWORTH, publié le 28 juillet 2016 par The Globe ad Mail (via Bloomberg) : 

« Vincenzo Imperatore veut que vous sachiez qu’il ne faisait que suivre les ordres : vendre des obligations risquées à des clients cherchant un investissement sûr pour leur retraite faisait partie de son job. Lorsque les marchés financiers se fermèrent durant la crise financière, les épargnants furent la source la plus fiable de financement des banques italiennes.

« Je recevais 5, 6 appels par jour de mes patrons me mettant la pression pour les vendre, » a déclaré Imperatore, qui a vendu pendant 6 ans des produits à des clients particuliers d’ UniCredit SpA dans la région de Naples et qui a écrit 2 livres révélant son expérience. « Je donnais pour instruction aux conseillers locaux d’en faire de même. »

Les ménages qui ont aidé à soutenir les banques de la nation durant la crise sont à nouveau en première ligne pour aider le système financier italien vacillant. La dette subordonnée qu’ils possèdent pourrait être la première à devoir supporter des pertes dans la recapitalisation orchestrée par le gouvernement des banques, négociée entre Bruxelles et Rome. Il s’agit de l’issue impopulaire que le premier ministre Mathieu Renzi tente d’éviter avant la tenue d’un référendum visant à remanier le système politique- une victoire dans ce scrutin lui étant indispensable pour rester au pouvoir.

Une dette plus risquée

Si la stabilité des banques italiennes fut un problème brûlant pour les politiciens italiens depuis les premiers remous de la crise financière mondiale, le résultat des stress tests de vendredi pourrait déclencher la dernière étape de la résolution. Les petits investisseurs possèdent environ la moitié des actifs les plus vulnérables, héritage de l’habitude des banques d’utiliser leurs clients en tant que source de fonds pour se financer à bon compte.

Vendre de la dette subordonnée aux épargnants fut « la façon dont ils ont recapitalisé le système bancaire », a déclaré Jim Millstein, le technicien du Trésor américain qui a supervisé la restructuration des banques américaines après la crise financière, dans une interview télévisée avec Bloomberg. En imposant des pertes aux porteurs d’obligations, « vous faites du tort à des gens qui auraient pu dépenser leur argent dans votre économie, » a-t-il déclaré.

UniCredit, le plus gros établissement de crédit italien, n’a pas souhaité commenter les souvenirs d’Imperatore. La valeur de ces obligations est restée stable, ce qui signifie que les investisseurs ne s’attendent pas à encaisser des pertes. La banque envisage de lever jusqu’à 5 milliards d’euros auprès de ses actionnaires et de vendre tous ses titres à la banque polonaise Pekao SA afin de lever des capitaux, d’après des personnes proches du dossier.

Au zénith de la crise financière, entre juillet 2007 et juin 2009, 80 % des obligations émises par des banques italiennes ont été vendues à de petits investisseurs , d’après le régulateur Consob. Via les épargnants, les banques se sont financées à des taux similaires à ceux du gouvernement italien alors que les gestionnaires professionnels bénéficiaient d’un rendement supérieur, d’après le rapport de 2010.

Cette pratique a quasiment cessé cette année. En 2016, une seule banque italienne, Mediobanca SpA, a vendu de la dette subordonnée avec un minimum d’entrée prévu pour attirer les petits investisseurs, d’après les données compilées par Bloomberg, vendant pour 200 millions d’euros d’obligations juniors d’une valeur de minimum 1.000 €. (…).

Cependant, les épargnants italiens possèdent encore pour 31 milliards d’euros d’obligations bancaires subordonnées en octobre, soit plus du double de ce qui se trouve dans les mains d’investisseurs étrangers (13 milliards), d’après la banque d’Italie. Cela correspond à environ 1.260 € d’obligations par ménage italien. Banca Monte dei Paschi di Siena SpA, exposée à environ 27 milliards de prêts toxiques et qui doit être recapitalisée, a émis pour environ 5 milliards d’obligations. Une porte-parole de la banque a refusé de commenter la question des porteurs de ces obligations.

Souffrance des ménages

Cela ne serait pas la première fois que les ménages italiens soient les victimes d’un retour de manivelle dans leur recherche de rendement. Environ 450.000 épargnants ont perdu de l’argent suite au défaut de l’Argentine en 2001, et 100.000 2 ans plus tard après l’effondrement de Parmalat.

Les Italiens privilégient les investissements à rendement fixe. Fin 2015, ils détenaient pour environ 430 milliards d’euros d’obligations, soit 2,5 fois plus que les Allemands et 3,5 fois plus que les Britanniques, d’après l’association du secteur de l’investissement Assogestioni. (…) Le drame s’est déjà abattu sur les épargnants alors que 4 petites banques se sont vues imposer des pertes sur leurs obligations subordonnées.

Des accusations de vente malhonnête

Banca Popolare dell’Etruria e del Lazio SC et Banca delle Marche SpA, 2 banques insolvables, ont poussé des clients ayant très peu de connaissances financières à échanger leurs obligations d’État contre des instruments subordonnés à partir de 2007, d’après Floro Bisello, avocat de la petite ville côtière de Pesaro qui représente quelques petits porteurs d’obligations et d’actions des banques en faillite. (…)

Suicide de retraités

Un concierge d’école retraité d’Urbino, dans le centre de l’Italie et qui a souhaité conserver l’anonymat, a vu s’envoler en fumée 112.000 € investis dans des obligations subordonnées de Banca Marche, le plus gros de ses économies de toute une vie. Il a déclaré que sa banque lui avait conseillé d’échanger ses obligations de premier rang contre des obligations subordonnées en 2007. Il a réalisé avoir tout perdu lorsque, alarmé par les nouvelles concernant la faillite imminente de la banque, il a demandé davantage d’informations à son agence locale l’année dernière.

Les pertes des porteurs d’obligations sont devenues un sujet chaud l’année dernière lorsque les médias nationaux ont couvert le suicide d’un retraité vivant près de Rome, acte commis après qu’il ait appris qu’il avait perdu plus de 100.000 € sur ses investissements dans la banque Etruria. (…) »

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Article de CNBC.com, publié le 6 juillet 2016 :

« Le secteur bancaire italien paraît de plus en plus vulnérable, si bien que les analystes commencent à craindre un plongeon de la 3e économie de la zone euro, tout en avertissant des risques de panique bancaire, d’abaissements de note ainsi que de contagion au système bancaire européen.

« L’Italie pourrait être une menace plus importante pour la stabilité de la zone euro que le Brexit, » a déclaré Andrew Edwards, directeur général d’ETX Capital à Londres. « Le secteur bancaire branlant du pays pourrait anéantir tous les efforts de la BCE afin de sauver l’euro si le problème n’est pas géré correctement, » a-t-il rédigé dans une note publiée mardi.

« Contrairement à d’autres pays, l’Italie n’a pas effectué un nettoyage de printemps dans ses banques après la crise Lehman (note or argent : ce qui signifie que les actifs pourris n’ont pas été déplacés dans des bad banks ou rachetés par les banques centrales. Ce « nettoyage de printemps » a donc consisté en un « balayage la poussière sous le paillasson »), banques qui possèdent pour 360 milliards d’euros de crédits non performants, soit 1/3 de toutes les créances douteuses de la zone euro ainsi qu’environ 1/5 de tous les crédits des ménages en Italie, » a noté Edwards, mettant en lumière l’étendue de la fragilité des banques italiennes.

Alors que la tension sur les marchés et les remous se sont principalement focalisés sur la décision de la Grande-Bretagne de sortir de l’UE, les actions bancaires italiennes en ont vu de toutes les couleurs depuis le référendum.

Ce lundi, les titres bancaires ont replongé de plus belle après que Banca Monte dei Paschi di Siena, la doyenne des banques italiennes, ait dévoilé que la BCE l’avait avertie qu’elle devait réduire ses créances douteuses de 40 % dans les 3 ans. Malgré le bref répit de mercredi, après que le régulateur italien ait interdit de shorter les actions de BMPS, l’attention s’est désormais tournée sur la façon dont le secteur bancaire italien et son économie en général pourraient être sauvés.

Renflouement interne puis panique bancaire (bank run) ?

En début de semaine, des rumeurs affirmant que l’Italie pourrait enfreindre les nouvelles règles bancaires européennes en utilisant des deniers publics pour renflouer ses banques les plus en difficulté ont circulé, même si un porte-parole du gouvernement a réfuté ces spéculations. Les règles de l’UE stipulent que les épargnants, plutôt que les contribuables, doivent assumer le coût de tout renflouement.

Mais un tel scénario n’est pas du goût de Renzi vu le nombre de ménages qui seraient impactés par un renflouement interne. Les Italiens possèdent pour environ 29 milliards d’euros d’obligations dont la valeur pourrait s’évaporer ou être converties en actions si les banques devaient être sauvées, d’après un rapport d’avril de la banque d’Italie.

En cas de « bail-in », Edwards avertit que l’on pourrait assister à une panique bancaire similaire aux bank runs de Grèce et de Chypre, lorsque les épargnants se précipitèrent dans leur agence pour retirer leur argent avant la mise en place de mesures de contrôle des capitaux. (…)

Trop lourde pour être sauvée

La zone euro connaît très bien le principe du sauvetage : l’Irlande, la Grèce, le Portugal et l’Espagne ont tous bénéficié d’un plan d’aide financière, d’ampleur variable, depuis la crise de 2008. Le problème est que l’Italie est trop lourde pour être sauvée, alors que ses besoins d’argent sont trop importants.

Son énorme dette s’élève déjà à 132,7 % de son PIB, seule la Grèce fait mieux. (…) Coincée entre la colère des électeurs italiens (ainsi qu’un éventuel chaos financier) en cas de confiscation bancaire pour renflouer les banques (conformément aux règles européennes) et l’ire de l’Europe en cas de sauvetage avec de l’argent public, l’Italie « est coincée », d’après les analystes de Rabobank. (…) »

Pour compléter cet article, on ajoutera que Renzi, en réponse aux remous qui ne cessent d’agiter les banques italiennes, ne s’est pas privé pour envoyer une pique à l’Allemagne et à l’Europe en affirmant que « Si ce problème de crédit non performant vaut 1, le souci des produits dérivés sur le bilan d’autres banques, de grosses banques, pèse 100. Il s’agit de l’échelle : 1 et 100 » (source Reuters). Et il n’a pas tort. Si la situation de l’Italie est catastrophique, le reste est loin d’être reluisant. Mais l’Italie est l’arbre choisi pour cacher la forêt. Et force est de constater qu’après la Grèce, c’est à nouveau un pays de la périphérie qui est sacrifié pour créer un écran de fumée.

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argent parqué à la BCE

Article de Mike Sheldock, publié le 11 janvier 2016 sur SafeHaven.com :

La peur est palpable !

Les sommes d’argent parquées à la BCE et soumises à un taux d’intérêt négatif de 0,3 % ont atteint un nouveau record au début de l’année 2016. Voir le graphique ci-dessus de Statista.

Explications possibles de cette fuite des capitaux

  1. Peur de pertes dans le système bancaire
  2. Déficit de demande de crédit
  3. Manque d’emprunteurs crédibles
  4. Situation de « capital impairment » dans les banques
  5. Echec des politiques de la BCE

Afin de doper le crédit, le président de la BCE Mario Draghi a baissé le taux sur les dépôts parqués à la BCE de  -0,2 % à -0,3 % le 3 décembre 2015. Manifestement, son action n’a pas porté ses fruits.

Observons désormais les déséquilibres Target2, un excellent indicateur des fuites de capitaux de pays de la zone euro vers d’autres pays de cette même zone euro.

Déséquilibres Target2 en milliards d’euros

Pays  Code Solde Target2 Commentaire
Espagne ES -241.8 record négatif depuis 2012
Italie IT -229.6 record négatif historique
Grèce GR -97.3 au mieux depuis le T1 2015
BCE ECB -73.8 record négatif
France FR -73.5 record négatif depuis 2011
Allemagne DE 592.5 record depuis 2012
Luxembourg LU 140.4 record historique
Pays-Bas NL 49.4 record depuis septembre 2015
Finlande FI 31.8 record depuis août 2015
Chypre CY 2.4 second record historique

Ce tableau a été créé avec les données des statistiques de la BCE.

Manque de confiance

Target2 est une mesure des fuites des capitaux entre les pays de la zone euro. Par exemple :  le déposant d’une banque grecque, espagnole ou italienne ne fait pas confiance à sa banque. Il ouvre alors un compte en Allemagne, aux Pays-Bas ou au Luxembourg pour y transférer son solde.

La banque receveuse parque ensuite l’argent à la BCE, soumis à un taux d’intérêt négatif, au lieu d’acheter des obligations grecques, espagnoles ou italiennes.

L’Europe craint les bails-in

Mais revenons au coeur du problème en posant une question clé : quel est le facteur qui pousse les épargnants à fuir leur banque ? La réponse est simple : la peur des renflouements internes, des confiscations, des contrôles des capitaux et des faillites bancaires. La suite de ce que l’on a pu voir en Grèce et à Chypre. Nous avons d’ailleurs des exemples récents au Portugal et en Italie (note : dont nous nous sommes fait l’écho par exemple avec la Banca Etruria).

Les nuages noirs s’amoncellent

La peur grandit de jour en jour. D’ailleurs, pourquoi devrions-nous avoir confiance ? (…)

Si le principe du renflouement interne est plutôt une bonne idée vu que prêter son argent à une banque basée sur le système de réserve fractionnaire est risqué, il crée un problème de confiance. Peut-on faire confiance aux banques espagnoles ? Italiennes ? Françaises ? Grecques ? Les déposants affirment clairement que non. (…)

Les banques allemandes sont-elles sûres ?

Voici une autre question importante pour conclure : les banques allemandes sont-elles sûres ? Si vous pensez que oui, vous vous fourvoyez. Repensez à ces déséquilibres Target2 : si l’Espagne, l’Italie, la Grèce ou tout autre pays quitte la zone euro, quelqu’un devra encaisser les pertes. Comment la BCE s’y prendrait-elle ?

Les contribuables, les épargnants ou les porteurs d’obligations seront directement mis à contribution. La BCE pourrait également choisir de violer le traité de Maastricht en créant l’argent nécessaire pour couvrir les pertes. Dans ce cas, l’euro serait touché.

En conclusion : plus rien n’est sûr en Europe ! »

Alors que la planète entière a les yeux rivés sur la Grèce, les banques italiennes nagent dans les crédits douteux. Le plus grand danger qui menace la zone euro n’est probablement pas la Grèce mais deux de ses poids-lourds, à savoir la France et l’Italie.

C’est d’autant plus vrai pour l’Italie et plus particulièrement son secteur bancaire. Comme le note laconiquement DerStandard.at,

« En raison de la récession de ces dernières années et des faillites d’entreprises, les crédits douteux ne cessent d’augmenter en Italie. D’après l’association des banques d’Italie, le montant des prêts en défaut (NPL) s’élève en mai à 193,7 milliards d’euros, soit 25,1 milliards de plus par rapport au même mois de l’année précédente. Il s’agit des niveaux les plus élevés depuis 1996.

Les crédits non productifs représentent 10,1 % de tous les crédits accordés par les banques italiennes, d’après l’association. Les PME sont particulièrement sous pression ce qui signifie qu’il faudra beaucoup de temps pour que la situation s’améliore. Les sociétés italiennes subissent de plein fouet les effets de la plus longue crise économique depuis la Seconde Guerre mondiale ce qui les met en incapacité de rembourser leurs crédits. »
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Si ces calculs sont corrects cela signifie que les prêts en défaut ont augmenté d’environ 15 % en un an en Italie, durant une période qui ne fut pourtant pas la pire même si l’Italie a connu une nouvelle contraction économique.

Comme le montre le graphique ci-dessous (malheureusement nous n’avons rien trouvé de plus récent), les crédits en défaut de paiement en Italie s’élevaient à 165 milliards au premier trimestre 2014. Cependant, ce graphique prend également en compte d’autres crédits douteux qui ne sont pas encore en défaut mais qui présentent des risques d’impayés.

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Et tandis que les banques italiennes croulent sous les créances douteuses (sur base du graphique ci-dessus, on peut probablement affirmer sans trop s’avancer que le montant actuel tourne autour des 350 milliards d’euros), le fardeau de la dette du gouvernement a lui aussi augmenté. Bien sûr, la dette italienne est considérée comme « sans risque » depuis que nous sommes entrés dans la 4e dimension suite au début de l’« Eurothon » de la BCE.  (…)

Cependant, en termes de créances douteuses dans son système bancaire, l’Italie n’est pas le plus mauvais élève de la classe européenne. Comme le montre le graphique ci-dessous, la Grèce se trouve sans surprise en tête du classement européen suivie par l’Irlande, la Slovénie et l’Italie. Dans la plupart de ces pays, des mesures ont été prises (la création de « bad banks ») afin de contrôler le problème. L’Italie semble avoir disparu des écrans radars mais risque de faire un retour tonitruant lorsque la pseudo embellie économique artificiellement créée à base de liquidités s’effacera pour laisser place à une nouvelle chute.

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Conclusion : la Grèce n’est qu’un souci secondaire. La zone euro est criblée de problèmes qui ont le potentiel de déboucher sur des catastrophes. Aussi bien la dette privée que publique en Italie est problématique, ce n’est probablement qu’une question de temps avant que son gouvernement devienne un sujet de préoccupation ce qui mettra les banques italiennes dans une situation intenable vu qu’elles ont accumulé les obligations d’État depuis 2012. (…)

Source : acting-man

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Cela a commencé par les méthodologies de calcul pour déterminer le taux de chômage et d’inflation. Aujourd’hui, les magouilles des politiques incluent même le calcul du PIB : en Italie, la prostitution et le trafic de drogue seront désormais inclus dans celui-ci. Des pratiques de maquillage de la réalité digne du plus véreux des vendeurs de voitures d’occasion ! Encore une interview explosive de William Kaye sur KWN :

Italie-Drogue-PIB

Eric King : « il est intéressant de noter que Fitch vient de remonter la note de la Grèce, défiant sa décision par l’amélioration des conditions économiques. »

William Kaye : « n’oublions pas qu’il s’agit de ces mêmes Grecs qui ont été inclus dans l’union européenne après qu’ils aient trafiqué leurs chiffres. Il semblerait que Fitch fasse confiance à ceux-ci, libre à eux.

Je connais des gens qui ont fait de l’argent avec la dette grecque, non pas parce qu’il croit les chiffres, mais parce qu’ils ont cru Draghi lorsqu’il a dit que la BCE ferait ce qui est nécessaire pour sauver l’euro. Sur la dette des pays du sud de l’union, ces individus estiment qu’il bénéficie d’une sorte de « Greenspan put » (le coup de main de Greenspan).

Cela montre à nouveau que nous vivons dans un conte de fées, dans lequel personne ne se préoccupe des fondamentaux. Ce qui importe, c’est d’anticiper l’agenda des banquiers centraux occidentaux corrompus, de ramasser de l’argent qui se trouve autour du cratère du volcan. Mais un jour, une éruption va arriver et fera des victimes. »

Eric King : « désormais, l’Italie va inclure la prostitution et la vente illégale de drogue dans son PIB. Cela montre bien que ces pays trafiquent leurs chiffres économiques. »

William Kaye : « Oui, et ils ne cessent de s’améliorer. C’est pourquoi personne ne fait confiance à ces chiffres, car il est impossible d’avoir des statistiques honnêtes aujourd’hui. L’Occident est devenu tellement corrompu et rempli de propagande orwellienne qu’il estime qu’il est tout à fait acceptable de publier des chiffres bidon.

Cela dit, pour les gens qui essaient de prendre des décisions d’investisseurs, la grande question qu’ils se posent est : pendant combien de temps le « Draghi put » tiendra avant que les choses ne deviennent trop instables. Pour ces gens qui prennent le risque d’acheter ces actifs toxiques, comme cette dette européenne qui ne sera jamais remboursée, ils jouent au casino en espérant qu’ils seront plus malins que les autres en retirant leurs bénéfices juste avant que tout s’écroule. »