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James Turk

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or et argent

Comme tout un chacun, nous nous référons au cours de l’or en dollars vu qu’il s’agit de la devise de référence du prix du métal jaune. Mais pour se faire une meilleure idée du comportement de l’or, observer son cours dans sa propre devise, ainsi que dans d’autres devises, est bien plus important. Et force est de constater qu’en euros, le bilan 2016 de l’or, mais aussi de ces dernières années, est excellent, comme l’a démontré James Turk dans sa dernière interview sur KWN :

« L’année dernière fut bonne pour l’or et l’argent. En fait, c’est le cas chaque année depuis que nous sommes entrés dans ce nouveau millénaire lorsque le cours est exprimé en une autre devise que le dollar.

Autrement dit, la performance dépend de la devise utilisée pour valoriser le prix des métaux précieux, tandis que cette devise dépend bien entendu d’où vous vivez.

Le tableau ci-dessous met en exergue les évolutions du cours de l’or dans 12 devises, 7 du monde développé ainsi que les cinq devises des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud).

or-fluctuations-annuelles-eur-usd-gbp-rub

Voici le même tableau pour l’argent, qui a fait encore mieux que l’or en 2016.

argent-fluctuations-annuelles-eur-usd-gbp-rub
L’or a grimpé dans toutes les devises sauf celles du Brésil et de l’Afrique du Sud, ce qui n’est pas très surprenant vu la hausse enregistrée l’année précédente dans ces deux devises. Le métal jaune a bondi d’un impressionnant 29,6% en Grande-Bretagne. Ces tableaux montrent l’importance de posséder de l’or pour protéger votre patrimoine de la dévaluation des devises. Je mets rarement en avant cet avantage car je préfère me concentrer sur l’avantage principal de l’or, à savoir qu’il s’agit qu’une monnaie sans risque de contrepartie.

Les Britanniques bien inspirés se sont protégés

Mais l’année dernière, les Britanniques ont pu se rendre compte de l’autre avantage majeur de l’or. Il a protégé ceux qui le possédaient de la chute de la valeur de la livre sterling après le Brexit. Ce fut déjà le cas en 2008. À l’époque, la livre sterling avait fortement baissé par rapport à l’euro. Les Britanniques qui détiennent de l’or n’ont donc pas été impactés par la faiblesse de la livre sterling. (…)

Mais la dévaluation n’est qu’une partie du problème. Pour avoir une bonne vue d’ensemble, il faut également prendre en compte le pouvoir d’achat. On peut le faire en prenant en considération le coût de n’importe quel produit de première nécessité, mais j’aime utiliser l’énergie, qui est la composante essentielle du niveau de vie de chaque individu.

J’ai utilisé le cours du baril de brut en tant que jauge du prix de l’énergie. De 2000 à 2016, le prix du baril de brut a grimpé de 19,03 livres à 43,54 livres sterling. Mais en grammes d’or, le prix du baril a baissé, passant de 3,25 à 1,45 g. Dans cet exemple, l’or a fait bien mieux que de protéger le pouvoir d’achat de son détenteur : il l’a en fait multiplié.

Plus important encore, les résultats de la livre sterling sont similaires pour bien d’autres devises, comme on peut le voir sur le tableau ci-dessous :

prix-barril-or

La seule différence entre ces devises est la vitesse à laquelle elles se déprécient par rapport à l’or. Elles perdent toutes de leur pouvoir d’achat, mais à un rythme différent.

Conclusions

De tout ceci, nous pouvons en tirer des conclusions importantes pour la gestion de notre patrimoine. On peut le diviser en trois composantes : l’argent (monnaie), le logement et les investissements. Selon moi, le logement, avoir son propre toit, est une nécessité de base, donc je ne le considère pas comme un investissement. Les deux composantes restantes de notre patrimoine sont le cash et les investissements.

Les investissements peuvent revêtir de nombreuses formes, mais le cash n’a qu’un seul objectif : il offre des liquidités. Nous utilisons ces liquidités pour acheter ce dont nous avons besoin, mais aussi pour investir. L’objectif de tout un chacun devrait être de posséder des liquidités qui ne perdent pas leur pouvoir d’achat. Pourtant, toutes les devises énumérées ci-dessus s’affaiblissent.

Posséder de l’argent papier, c’est jouer son futur financier sur un coup de dés. Quelle devise privilégier ? Et pourquoi en posséder davantage que nécessaire pour couvrir vos besoins immédiats ? Les devises papier sont un échec car elles ne conservent pas leur pouvoir d’achat. Il est donc préférable de posséder de l’or et de l’argent. Ce sont les meilleures liquidités, les monnaies les plus fiables.

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or physique

Extrait de la dernière interview de James Turk sur KWN publiée le 21 novembre 2016 :

Il est bon de voir l’or et l’argent démarrer la semaine de façon positive, avec la stabilisation des cours. Lorsqu’on observe la récente chute des prix, il est évident que nous avons connu quelques semaines difficiles. Mais lorsqu’on voit aussi les distorsions, comme le déport de l’or et de l’argent sur les marchés, tout indique qu’il s’agit d’un bon moment pour acheter.

Déport important de l’or et l’argent depuis l’élection de Trump

L’or et l’argent sont entrés en déport important depuis la victoire de Trump, le cours spot étant supérieur à celui pour livraison en décembre. En fait, même si les livraisons de décembre débutent dans seulement un peu plus d’une semaine, les cours spot de l’or et de l’argent sont toujours en déport. La demande pour le métal physique continue donc d’être forte.

Je m’attendais à une certaine vigueur des métaux précieux, alors que nous approchons de la fin de l’année. Il est toujours quasiment impossible de prédire le retournement d’une tendance à court terme, mais la situation est mûre pour que nous la connaissions, surtout au vu du contexte de cette semaine.

Avec les États-Unis qui fêtent Thanksgiving jeudi, il n’y aura que 3 sessions cette semaine. Il faut donc s’attendre à une hausse des cours, en raison de la couverture des positions short et des achats faits par des investisseurs à la recherche de bonnes affaires. En fait, suite aux mouvements du 21 novembre, je m’attends à ce que l’or et l’argent reprennent leur marche en avant vers des cours plus élevés et qu’ils poursuivent ainsi la tendance initiée en début d’année.

Après les semaines que nous avons connues, il est facile de perdre de vue que l’or et l’argent sont toujours en hausse depuis le début de l’année, de respectivement 14 et 20%. Posséder de l’or et de l’argent physiques permet de garder la tête au-dessus de l’eau à long terme, ce qui n’est pas facile, alors même que le dollar et les autres devises continuent à perdre leur pouvoir d’achat.

 

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or et argent

Alors que le titre de Deutsche Bank se rapproche dangereusement du seuil psychologique des 10 € et que la mégabanque allemande est plus que jamais au centre de la tourmente, entraînant avec elle toutes les bancaires James Turk fait le point sur la situation des métaux précieux en cette fin de mois de septembre dans sa dernière interview sur KWN :

« Jusqu’à présent, le mois de septembre fut bon pour les métaux précieux. À la clôture de New York d’aujourd’hui, l’or est en hausse de 2,5 % depuis le début du mois tandis que l’argent a bondi de 4,7 %.

Les 2 MP poursuivent leur série de mois positifs depuis le début de l’année. Jusqu’à présent, le métal jaune a grimpé de 26 % tandis que l’argent a progressé d’un impressionnant 42 %. Il est incroyable que les métaux précieux fassent l’objet de si peu d’attention en vertu de ces résultats fantastiques depuis le début de l’année, mais c’est habituellement ainsi que les marchés haussiers démarrent. Le train du marché haussier quitte la gare alors que de nombreux passagers restent à quai, dans l’espoir qu’il revienne afin de pouvoir monter à bord. Mais les chances de revoir l’or à 1200 $ ou l’argent à 18 $ l’once s’amenuisent chaque jour qui passe.

Attention, nous sommes dans une semaine d’expiration des options

Néanmoins, nous devons être préparés à ce qui nous attend dans les jours à venir. Nous faisons face à une nouvelle semaine d’expiration des options. Elles expirent à partir du 27 septembre au COMEX jusqu’à ce jeudi pour les transactions de gré à gré. Nous savons par expérience que durant cette période, nous pouvons assister à des mouvements brutaux. Il semblerait que la forte baisse de vendredi ait été provoqué afin de planter le décor de cette semaine, à savoir mettre la pression sur les prix des métaux précieux afin que de nombreuses options expirent en dehors des limites.

Si l’histoire de ces dernières années devait se répéter, nous pouvons oublier une hausse des cours cette semaine. La manipulation des cours à l’approche des options n’est qu’un pan de la manipulation globale des métaux précieux. Elle poursuit plusieurs objectifs : tout d’abord, elle diminue la pression sur les planificateurs centraux des gouvernements. Lorsque l’électorat voit le cours de l’or grimper, il réagit. Il sait instinctivement qu’un tel mouvement est le signe de soucis monétaires. Or, les politiciens n’apprécient pas de voir leurs politiques être discréditées par les mouvements des marchés.

Inflation et « shrinkflation »

Habituellement, ces signaux annoncent une inflation en hausse, ce que nous avons pu constater cette année. Les prix des matières premières sont globalement plus élevés, ce qui signifie des prix en hausse dans les supermarchés. Il y a également une augmentation déguisée des prix avec la « shrinkflation », qui consiste à maintenir le prix d’un produit qui présente une quantité revue à la baisse ou une qualité inférieure.

Le second objectif de la manipulation des cours est de permettre aux banques de lingots, qui agissent en tant qu’agents du gouvernement, d’anticiper les mouvements ainsi que d’utiliser d’autres stratégies afin d’engranger de gros profits. (…) La manipulation permet donc aux banques de se renflouer, avec la bénédiction de l’État. (…)

Comme nous le savons tous, de nombreuses banques doivent être recapitalisées, surtout ici en Europe. Le cours des titres d’innombrables grandes banques européennes ont atteint aujourd’hui un plus bas, inférieur à celui atteint durant la tempête de 2008. Imaginez le sort qui attend ces actions lorsque la prochaine crise bancaire se déclarera, ce qui pourrait arriver très bientôt. Ce qui me ramène à l’or et à l’argent.

Achetez les dips qui vous sont offerts

Les planificateurs centraux peuvent se couper en 4, ils peuvent combattre les marchés avec leurs interventions incessantes, mais ils ne peuvent pas changer la réalité, à savoir que les prix des matières premières grimpent et que les banques sont insolvables. Ils ne peuvent pas non plus arrêter l’or, ce qui explique pourquoi celui-ci n’a cessé de grimper depuis 1913, lorsque la Fed avait fixé son prix à 20,67 dollars l’once.

Pour conclure, les cours de l’or et de l’argent pourraient rester dans les limbes cette semaine en raison des expirations des options. Ils pourraient même prendre un uppercut. Mais voyons au-delà de cette semaine. Il existe une multitude de raisons pour accumuler de l’or et de l’argent physique. De plus, cette pression baissière offre une excellente opportunité d’achat. (…) »

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james turk

Interview de James Turk, publiée sur KWN le 1er août 2016 :

« Beaucoup de l’enthousiasme pour l’or et l’argent, dont nous avons été les témoins durant les derniers mois, est en train de disparaître, ce qui est en fait une bonne chose. Cela permet aux métaux précieux de se consolider et de créer une nouvelle base de support après les dernières hausses.

Nous ne devons pas perdre de vue que l’or a grimpé de 28 % depuis le début de l’année, et l’argent de 48 %. De tous les points de vue, il s’agit d’une performance spectaculaire. Même si je m’attends à voir davantage alors que nous nous approchons de la fin de l’année, une accalmie sur les marchés des métaux précieux dans les semaines à venir ne réduit en rien les perspectives de l’or et de l’argent.

L’histoire va-t-elle se répéter sur le marché de l’argent ?

Le contexte d’aujourd’hui me rappelle en fait août 2010. À l’époque, l’argent était à environ 18 $ l’once. Vous vous rappellerez qu »aussi bien vous que moi étions très positifs quant au potentiel à court terme de l’argent, mais le mois d’août de cette année fut aussi terne que de regarder de la peinture sécher. Pourtant, seulement 8 mois plus tard l’argent avait grimpé jusqu’à 50 $ l’once, titillant son record historique. L’histoire va peut-être se répéter.

Quoi qu’il en soit, je voudrais partager avec vous le graphe suivant, qu’un ami m’a envoyé récemment et qui m’a vraiment frappé (masse monétaire américaine vs masse monétaire japonaise), lorsque le yen s’échangeait à 100 unités contre un dollar :

yen-dollar-100

N’oubliez pas que depuis octobre, le yen s’est raffermi, passant de 124 à 100 pour un dollar, et est actuellement à environ 102 yens pour un dollar.

Il n’y a aucun doute que la vigueur du yen durant cette période de 8 mois est partiellement due à la couverture des positions short et à la fermeture de positons de carry-trade (opération spéculative sur écart de rendement). Mais comparez cela au tsunami de création monétaire et autres mesures prises par la banque du Japon pour dévaluer sa monnaie, notamment l’annonce de la semaine dernière concernant le doublement de leurs achats d’ETF, désormais de 6 trillions de yens.

Le yen se raffermit alors que la BoJ assouplit : le monde à l’envers

On se demande vraiment pourquoi la banque du Japon ne gagne pas la bataille de la dévaluation. Pourquoi le yen s’apprécie dans le contexte de toute cette création monétaire ?

Nous savons tous que les marchés ne progressent pas de façon linéaire jusqu’à ce que la phase d’explosion soit atteinte. Et l’implosion du yen, débouchant sur la destruction de son pouvoir d’achat, est sans aucun doute au programme lorsque les gens se réveilleront pour voir la réalité et ce que la Banque du Japon a fait à sa monnaie. Il faut donc s’attendre à des contre tendances, néanmoins, car 20 % d’appréciation en 8 mois c’est littéralement stupéfiant vu les efforts gargantuesques visant à dévaluer le yen.

Voir autant de création monétaire par la banque du Japon débouchant sur l’appréciation du yen, c’est à se demander comment c’est possible, ou alors tout ce que j’ai appris durant les 50 dernières années ne tient plus ? Rien n’a changé, bien entendu, même si c’est parfois difficile à voir dans ce contexte de bulles historiques. (…) »

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lingots d'argent

Interview de James Turk, publiée le 11 juillet 2016 sur KWN :

« Cela fait 5 ans que nous attendons de voir la tendance s’inverser pour l’argent et de le voir grimper. Cela est enfin en train de se produire, l’argent s’est libéré pour repartir à la hausse. La vigueur à laquelle nous assistons depuis le début de l’année est remarquable tandis que sa bonne santé des dernières semaines est la cerise sur le gâteau.

Avant d’évoquer le potentiel de l’argent, je voudrais d’abord attirer votre attention sur le graphe suivant. Vous le connaissez probablement car nous en avons discuté à plusieurs reprises durant ces dernières années, au fur et à mesure de son développement.

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Sur ce graphe, nous pouvons voir 2 tendances distinctes, en vert. Ces 2 tendances mettent en exergue une base qui montre la distribution des mains faibles ayant découlé sur la baisse des cours, événement qui fut ensuite compensé par l’accumulation par des mains fortes et une hausse des cours subséquente.

La première tendance à long terme est un plus bas en creux  appelé « tasse ». Elle met en exergue la distribution entre le pic de 1980 jusqu’au début des années 90, suivie par une décennie plus ou moins stable des cours évoluant dans un couloir défini et ensuite une décennie d’accumulation massive ayant engendré une hausse. Autrement dit, durant cette période l’argent est passé de la surévaluation, suivie par les ventes des mains faibles, à la sous-évaluation et l’achat par les mains fortes jusqu’en avril 2011, lorsque l’argent a atteint son record précédent de 50 $ établi en janvier 1980.

Ensuite, les choses se sont compliquées pour l’argent. Au lieu de s’envoler pour établir un nouveau record en 2011, les cours se sont mis à chuter.

Au vu des nombreuses raisons fondamentales qui me poussent être optimistes pour l’argent à long terme, je m’attendais à ce que ce graphe forme un nouveau plus bas en creux, plus court que la tendance de 1980-2011. Aujourd’hui, les chances de voir cette figure chartiste ont significativement augmenté car l’argent est passé au-dessus de sa tendance sur 5 ans (ligne rouge sur le graphe).

L’argent dessine désormais une tendance de type « tasse avec anse », qui est potentiellement très bullish. Je dis potentiellement car l’anse est toujours en cours de formation. Nous devons encore connaître le fin mot de l’histoire. La figure ne sera complète que lorsque l’argent dépassera le sommet de la tasse, la ligne horizontale verte, qui est son record historique de 50 $ l’once.

Cela n’aura peut-être pas lieu, ou cela va se produire dans les mois à venir ; je privilégie le second scénario. Pour vous montrer à quel point cela pourrait être rapide, j’ai reproduit avec des ovales gris ce qui se passera si l’histoire se répète.

argent-metal-perspectives

De 14,80 dollars en février 2010, le prix de l’argent a quasi triplé en seulement 14 mois. (…) Je pense que la progression de l’argent pourrait imiter celle de 2010-2011, ce qui permettrait au métal gris de dépasser la barre des 50 $ l’année prochaine, voire peut-être cette année. Si cela se produit, l’argent redémarrera alors son marché haussier à long terme en battant son record de janvier 1980, ce que la plupart des matières premières ont déjà fait. Cela signifie que l’argent doit encore rattraper son retard, ce qui est une autre façon de dire qu’il reste sous-évalué par rapport aux autres matières premières. À mon avis, l’argent est l’un des actifs les plus sous-évalués de la planète.

En résumé, les perspectives de l’argent sont spectaculaires, mes recommandations pour les métaux précieux restent intactes. Accumulez de l’or, et si vous êtes enclin à accepter l’augmentation du risque de volatilité, achetez de l’argent également en lissant le prix d’acquisition par des achats mensuels, ou trimestriels si vous préférez. (…) »

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james turk

Interview de James Turk, publiée, le 22 juin 2016 sur KWN : 

« Cela commence à vraiment sentir le roussi pour les banques. Les cours de nombreuses actions bancaires sont dans une tendance baissière claire, ce qui est particulièrement le cas pour les banques européennes. Elles sont nombreuses à être embourbées dans des marais de prêts non garantis qui ne seront jamais remboursés et qui devront donc être passés en perte totale.

Le pays le plus mal en point est probablement l’Italie. Les crédits non performants, c’est-à-dire ceux dont les remboursements ne suivent pas les termes définis, représentent des sommes supérieures aux capitaux propres des banques. Pire encore, les crédits non performants des banques italiennes ont à nouveau augmenté sur les 12 derniers mois, passant de 17 à 18 %. Il est difficile d’imaginer que 18 % de tous les crédits émis dans un pays présentent des créances en souffrance. Comme l’indique le taux de chômage italien de 11,7 %, l’économie de la Botte est en difficulté.

L’Espagne, Portugal et d’autres pays ont également ce genre de problème. Nous devons reconnaître le fait que ces créances douteuses sont peut-être insurmontables vu qu’elles sont supérieures au capital des banques. Celles-ci ne peuvent donc les passer en pertes vu que cela engloutirait leurs capitaux propres. Autrement dit, ces banques sont techniquement en faillite vu que la valeur de ces actifs telle que rapportée sur leur bilan moins leur valeur véritable représente un montant supérieur à leurs fonds propres.

Nous ne devons donc pas être bernés par le fait que ces banques sont toujours en activité. Malgré le fait que bon nombre d’entre elles soient insolvables, elles restent liquides en raison des largesses de la BCE, qui préfère les maintenir en vie plutôt que de faire face aux conséquences d’une faillite.

En cas de faillite, soit le gouvernement doit renflouer la banque, soit ce sont les clients ou les investisseurs qui doivent le faire, comme ce fut le cas à Chypre et en Grèce. La situation aux États-Unis n’en est d’autant pas plus reluisante, comme le montre le graphique ci-dessous :

prets-defaut-usa

Il montre les changements annuels des prêts en défaut qui sont dus aux banques américaines. Le graphique vient d’être mis à jour jusqu’au 1er janvier 2016, ce qui signifie qu’il affiche une période de latence de 6 mois et que nous ne pouvons donc connaître la faiblesse actuelle de l’économie, qui je pense indiquera un environnement qui s’est empiré.

Lorsque la courbe passe au-dessus de zéro, il s’agit souvent d’un bon indicateur d’une récession à venir. Ce graphique indique donc que nous serions entrés en récession, scénario qui est corroboré par toute une série d’autres indicateurs économiques. (…) »

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tendance haussière de l'or 2016

Interview de KWN de James Turk du 23 mai 2016 :

« Cela fait quelques semaines qu’un développement intéressant a lieu sur le marché de l’or. Une indication subtile mais claire d’une vigueur sous-jacente qui est bien entendu une bonne nouvelle.

Les signes indiquant des fondamentaux solides sont à chercher du côté de la demande robuste pour l’or, un élément que nous souhaitons tous voir. Lorsque la demande est forte, qu’elle est continue et que le cours de l’or augmente, c’est de bon augure. Et c’est exactement ce qui se passe en ce moment.

Il est tout à fait normal qu’un marché qui a connu une hausse massive connaisse une correction, comme ce fut le cas pour l’or cette année. De son plus bas à 1046 $ de décembre jusqu’à son pic de 1263 $ le 11 février, l’or a grimpé de 207 $ (sic), soit de 19,8 %. Après une telle hausse, on est en droit d’attendre une correction, ce qui s’est passé dans un premier temps. Mais au lieu de reculer de 50 % de sa progression de 207 $, l’or n’a baissé que de 6 %.

De là, le métal jaune s’est remis à grimper pour atteindre un nouveau plus haut au début du mois de mars à 1284 $. Le métal a ensuite quelque peu baissé pour repartir à la hausse jusqu’à 1303 $ au début du mois de mai. L’or est depuis entré dans une phase de correction.

Il est cependant bien plus important de se focaliser sur la vue d’ensemble. À cette fin, j’ai préparé ce graphique (voir ci-dessus). Il devrait clairement illustrer le message que j’essaie de faire passer.

L’or est entré dans une correction depuis le début du mois de février, mais c’est tout à fait normal. Observez la tendance qui se dégage du graphique. L’or n’a pas reculé fortement pour corriger sa progression de 207 $ depuis le début de l’année. Non. Au lieu de cela, nous avons assisté à une « correction haussière », ce qui est rare.

Durant une correction haussière, les investisseurs qui n’ont pas acheté d’or avant la hausse cherchent des points d’entrée. Au lieu d’attendre une baisse conséquente, ils achètent de l’or même après un petit recul du prix. Ils n’ont pas la patience de patienter car ils ont peur de ne plus être en mesure de prendre le train par la suite, ce qui peut s’expliquer de 2 façons.

  • Soit les positions short sont étranglées, ce qui signifie qu’elles achètent à chaque petit recul afin de minimiser leurs pertes et de protéger leur capital. Je pense qu’il s’agit d’une explication très plausible à cette correction haussière rare. Mais une autre explication est également possible, bien plus funeste.
  • Les investisseurs se tournent peut-être vers l’or en raison de son rôle de valeur refuge. Cela signifie que ces achats seraient motivés par les craintes d’une tempête financière imminente. Au vu de notre environnement financier, un tel comportement est facilement compréhensible.

Les marchés actions américains ont l’air cher depuis des mois, ils n’ont pas atteint de plus haut de 12 mois pour la première fois depuis le début de la hausse après le crash de 2008. Les obligations sont quant à elles surévaluée à tous points de vue.

Les taux négatifs grignotent le capital de tout investisseur assez fou pour accepter de payer le gouvernement afin de lui donner de l’argent. Ce qui est encore plus inquiétant, c’est que les prix des matières premières grimpent. Par exemple, le pétrole est passé d’une vingtaine de dollars à une quarantaine de dollars, ce qui suggère que l’inflation va faire son grand retour.

Chacune de ces raisons peut expliquer pourquoi des gestionnaires célèbres comme Druckenmiller, Singer et Soros, entre autres, ont rapporté de grosses augmentations de leur exposition à l’or. En résumé, nous devons écouter ce que l’or nous dit. Et actuellement, il nous dit que nous devons nous attendre à une poursuite de la tendance, à savoir la hausse du cours. »

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james turk

Interview de James Turk, publiée sur KWN le 10 mai 2016 :

« Nous savons ce qui se passe au COMEX en observant les variations des positions ouvertes qui indiquent le nombre de contrats en cours. Pour chaque contrat il y a une position short et une position long.

À de nombreuses reprises, nous avons vu le nombre de positions ouvertes grandir alors que de nouveaux acheteurs se présentent. Dans un marché non contrôlé, le cours de l’or augmente en conséquence. S’il y a un vendeur pour chaque acheteur, dans un marché libre le vendeur a pour objectif de faire un profit. Les ventes ne se font donc pas indéfiniment car certains vendeurs doivent couvrir leurs positions pour protéger leur capital tandis que d’autres vendeurs attendent en embuscade un point d’entrée lorsque le cours a grimpé suffisamment.

Mais dans un marché contrôlé, l’augmentation de ces positions ouvertes peut servir à plafonner le cours de l’or. C’est ce qui s’est passé la semaine dernière. Les vendeurs qui se sont manifestés n’étaient pas intéressés par un profit ou la protection de leur capital. Ils n’ont cessé de vendre encore et encore, ce qui a fait grimper le nombre de positions ouvertes.

Sur la semaine, le cours de l’or a grimpé de 2,7 dollars. Pourtant, les positions ouvertes ont grimpé de presque 20 % par rapport au vendredi dernier, ce qui est incroyable. Les positions shorts n’ont cessé de s’accumuler pour empêcher l’or de franchir la barre des 1300 $. Ils ont vendu autant de contrats qu’il était nécessaire pour atteindre leur objectif.

Hier, les positions long ont fini par comprendre qu’elles se frottaient à une entité très puissante. Lorsqu’ils l’ont réalisé, ils ont abandonné et vendu leurs positions afin de protéger leur capital. Le mouvement, par effet boule de neige, a pris de l’ampleur. Et à qui les longs vendent ? À ceux-là mêmes qui étaient short pour plafonner le cours. Afin de couvrir leurs positions short, ils achètent celles des longs devenus nerveux qui souhaitent sortir afin de protéger leur capital. Après quoi les positions ouvertes baissent.

Reste à savoir qui est le responsable. Ceux qui lisent KWN le connaissent. Et pour le déterminer, il suffit d’effectuer un petit calcul. En une semaine, les positions ouvertes ont augmenté d’environ 95.000 contrats, ce qui représente 9,5 millions d’onces d’or papier d’une valeur d’environ 12 milliards de dollars.

Les grandes institutions et les opérateurs sont soumis à des limites qui les empêchent de prendre position sur plus de 6.000 contrats. Donc ces entités ne peuvent être responsables. Seules les banques qui opèrent au nom des banques centrales peuvent représenter de tels volumes. Elles prétendent se couvrir afin d’échapper à ces limites. Il est donc clair que les planificateurs centraux ont demandé à leurs agents, les banques, de vendre à tout prix afin d’empêcher l’or de dépasser les 1300 $.

Que faire ? Ne vous fatiguez pas à écrire à votre membre du Congrès ou à la CFTC. Vous devez vivre avec le fait que le marché papier de l’or est manipulé et vous en tenir éloigné. (…) Achetez de l’or physique : les planificateurs centraux finiront par être dépassés, comme c’est arrivé en mars 1968 lorsqu’ils devinrent incapables de fournir du métal au prix artificiel de 35 $ l’once. Après cet événement, nous savons tous que le cours de l’or a explosé pour ensuite grimper davantage dans les 12 années qui ont suivi. L’histoire se répétera. »

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ratio or-argent sur 50 ans

Interview de James Turk par KWN, publiée le 18 avril 2016 :

« Depuis notre dernier entretien, des développements importants ont eu lieu sur les marchés des métaux précieux. L’argent a enfin fini, seul, par montrer une certaine vigueur, il commence à surperformer l’or. Cette surperformance est visible à travers le ratio or-argent.

Lorsque l’or a atteint un plus bas en décembre, le ratio or-argent s’élevait à 75. Il fallait donc 75 onces d’argent pour acheter une once d’or. Ensuite, vers la fin décembre et en janvier, l’or a commencé à grimper, bien plus rapidement que l’argent. Résultat des courses, le ratio or-argent a dépassé les 80 (voir le graphique du ratio or argent sur 50 ans ci-dessus).

Le ratio n’a cessé de grimper pour atteindre 84 le 1er mars alors même que l’or continuait de grimper, ce qui est très inhabituel.

Traditionnellement, c’est l’argent qui mène la danse au début de tout marché haussier des MP. On aurait dû donc voir le ratio baisser. Mais cela n’a pas eu lieu, raison pour laquelle je me posais des questions à l’époque, même si le ratio atteignait un seuil de résistance à long terme.

Nous avions parlé de ce niveau crucial de 80 le 29 février dernier. Il s’agit donc d’une bonne nouvelle : non seulement le ratio a tenu le seuil de 80, mais pendant une bonne période. De plus, le ratio or-argent est en train de baisser, comme ce devrait être le cas.

La raison pour laquelle ce ratio baisse durant les marchés haussiers des métaux précieux réside dans le fait que le marché de l’argent est plus petit que celui de l’or. Ce qui signifie que l’argent investi fraîchement sur le marché de l’argent a plus d’impact sur celui-ci par rapport aux mêmes sommes investies sur le marché de l’or. Ce facteur explique la volatilité supérieure de l’argent sur le métal jaune.

Nous fûmes témoins de cette volatilité en 2011. Après que le ratio or-argent soit tombé à 32 en avril, il avait ensuite grimpé à 57 en décembre de la même année.

L’argent va surprendre en 2016

Donc pour conclure, comme je l’avais dit en février, je suis bien plus bullish pour l’argent que pour l’or. Plus important encore, la tendance à la baisse du ratio or-argent que j’attendais est enfin en train de se développer. Je suis donc de plus en plus convaincu que l’argent va surprendre en 2016, pour atteindre des niveaux qui étonneront même ses plus fervents supporters. »

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james turk

Interview de James Turk par KWN (29 mars 2016) :

« Ils ont à nouveau remis le couvert. Je suis incapable de me rappeler combien de fois, durant ces dernières années, ils ont massacré les métaux précieux à l’approche de l’expiration des options.

Le cours de l’or a chuté hier durant la session américaine, et ce matin ici à Londres, pour atteindre le niveau désiré par les planificateurs centraux et les shorts. Résultat des courses, des milliers d’onces d’or ont expiré en devenant sans valeur.

N’oubliez pas que les options européennes ne peuvent être levées qu’à la date d’expiration. Elles sont différentes des options américaines, qui peuvent être levées à tout moment. La valeur des options européennes dépend donc intégralement de leur valeur au moment précis où elles arrivent à terme.

Ici, à Londres, de nombreuses options or et argent sont conçues pour arriver à échéance au moment du fix. Cela s’explique par le fait que le fix est une valeur de référence, facilement vérifiable via de nombreuses sources. Si ceci est tout à fait vrai, regardez plutôt ce qui s’est passé plus tôt avec l’argent.

Au moment du fixing, l’argent a baissé de façon bien commode à 15,06 $. Donc même si l’argent s’échangeait à environ 15,15 dollars quelques minutes avant le fix, toutes les options d’achat au-dessus de 15,06 $ n’ont pu être exercées vu qu’elles ne se trouvaient pas dans les limites.

Une fois le fix passé, la pression sur l’argent s’est dissipée si bien qu’il a pu repartir à la hausse jusqu’à plus de 15,20. Aujourd’hui, on a connu des événements similaires sur le marché de l’or.

L’or était sous pression, mais lorsque l’argent a commencé à grimper après son fix de midi, il a pu reprendre son souffle pour progresser. Les positions short se sont alors empressées de se couvrir, si bien que le fixing or de l’après-midi s’est élevé à 1226 $, soit 9,55 dollars de plus que celui du matin.

The Big Short : Le Casse du siècle, un film à voir

the big short : l'afficheLes rois du vol des livres d’histoire étaient bien plus discrets que ceux qui manipulent les marchés aujourd’hui. À ce sujet, j’ai enfin visionné le film The Big Short : Le Casse du siècle. Il s’agit d’un film exceptionnel, je recommande à tout le monde de le voir tant il est à la fois informatif et divertissant.

Cela semble bizarre de dire que ce fut divertissant de voir des banquiers arrogants arnaquer leur monde, faire vaciller l’économie mondiale et s’en sortir indemne. Mais il reflète tellement bien les crimes qui sont commis que l’on ne peut que se sentir rassuré de savoir que la vérité éclate enfin au grand jour.

Le point crucial de ce film, à mon avis, est qu’il devrait clouer le bec de tous ceux qui sont sceptiques à propos des manipulations du cours de l’or. Car entre le film et la réalité, il n’y a qu’un petit pas. (…) »