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John Crudele

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travailleurs américains

Article de John Crudele, publié le 9 mai 2016 sur le site du New York Post, qui explique comment les États-Unis affichant au chômage officiel de 5 % alors que la majorité des autres indicateurs économiques sont loin d’être aussi guillerets.

« Le Labor Department a déterminé que 151 millions d’Américains travaillent et que le taux de chômage est de 5 %. Il y a de quoi être impressionné, jusqu’à ce que vous vous penchiez sur ce que le gouvernement considère être un emploi, et de ce fait à quel point il est difficile d’être catalogué parmi les chômeurs.

C’est un peu confus, donc accrochez vos ceintures. Mais laissez-moi d’abord préciser que l’administration Obama n’est pas responsable de tout ceci. Les 2 partis profitent de cette définition très favorable du chômeur depuis des décennies.

D’après la définition des actifs de la Current Population Survey, l’enquête qui est utilisée pour calculer un taux de chômage qui s’élève à un solide 5 % selon l’annonce de vendredi dernier concernant les chiffres de l’emploi d’avril, une personne active est quelqu’un « qui a effectué tout type de travail rémunéré (pendant au moins 1 heure) ».  Une foutue heure par mois est donc suffisant pour faire partie des actifs !

Sur cette base, vous pouvez affirmer travailler pour avoir promené le chien de votre voisin pendant 1 heure en échange de quelques dollars. Mais ce n’est pas tout. Les gens peuvent affirmer faire partie des actifs s’ils travaillent dans leur entreprise ou dans leur ferme, d’après les standards du Labor Department. Donc les gens qui ont été virés et qui ont créé une société de conseil dans leur chambre à coucher peuvent affirmer faire partie des actifs s’ils ont facturé un client pour un coup de fil. (…)

Des chiffres sur base de simples déclarations

N’oubliez pas qu’aucune vérification n’est faite. Le Current Population Survey, aussi connu sous le nom de Household Survey, est mené par le Census Bureau. Les déclarations des personnes interrogées durant cette enquête sont prises pour argent comptant.

Je suppose qu’il est humain de mentir si vous êtes au chômage et que cela vous embarrasse. « Bien sûr que j’ai travaillé le mois dernier, vous me prenez pour un clodo ? » pourrait être ma réponse si j’étais questionné par les interrogateurs du recensement.

Mais la définition de la personne active devient encore plus cucul la praline au fur et à mesure que vous vous plongez dans les explications du Labor Department. Par exemple, si vous avez travaillé au moins 15 heures, sans être payé, dans une entreprise appartenant à un membre de votre famille, vous êtes considéré comme un actif. Donc si votre oncle Lou vous a demandé de balayer son magasin sans pouvoir vous rémunérer vous pouvez affirmer que vous travaillez. (…)

Comment sont calculés les chiffres du chômage américain

Le taux de chômage des États-Unis est calculé sur base d’enquêtes mensuelles d’environ 60.000 ménages par le bureau du recensement pour le compte du Labor Department. Sur base de ces questionnaires, des projections nationales sont établies.

Le taux de chômage U-6, qui inclut les chômeurs officiels + les travailleurs à mi-temps qui souhaitent travailler à temps plein (ainsi que d’autres profils mineurs) s’élevait à 9,7 % en avril.

Pourtant, ce taux U-6 n’inclut pas les gens qui ont abandonné l’idée de trouver un emploi. Déterminer le taux de chômage réel en prenant en compte ces gens oblige à se lancer dans le jeu des estimations ; de mon côté, je pense que ce chiffre est supérieur à 20 %.

Mais revenons au taux de chômage officiel, le taux U-3. Celui qui affiche 5 %, qui fait planer les politiciens et qui désoriente certains journaux car il ne correspond pas aux autres chiffres indiquant une économie faiblarde.

Selon moi, le Labor Department oriente les gens vers le taux U-3 : il est indiqué au tout début du communiqué de presse mensuel annonçant les chiffres du chômage. Pour prendre connaissance du taux U-6, vous devez consulter son site Internet.

Le taux de chômage officieux de 20 % que j’ai mentionné, qui inclut les travailleurs découragés, est introuvable sur le site du département du travail. Pour Washington, ces gens ne font plus partie de la population active. (…)

Tandis que le gouvernement a rapporté une croissance de l’emploi anémique en avril avec 160.000 créations de postes sur base de l’enquête (baptisée Establishment Survey) menée auprès de 60.000 entreprises, l’enquête qui entre en ligne de compte pour le calcul du taux de chômage a rapporté 316.000 pertes d’emploi.

Une enquête parle de 160.000 postes créées. Une autre de 316.000 postes détruits. À votre avis, quel chiffre fut mis en évidence dans le communiqué de presse ? Lequel a-t-il exigé un petit calcul sur base des chiffres bruts pour être obtenu ?

Donc, 151 millions d’Américains ont un boulot ? À vous de me dire… »

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Les chiffres de l’emploi américain ont surpris en décembre : 292.000 créations de postes alors que le consensus s’attendait à 200.000. John Crudele du NY Post s’est penché sur les chiffres du BLS pour découvrir avec stupeur que les chiffres non ajustés rapportent en réalité… 11.000 emplois créés !

Dans son article (source), Crudele commence par donner la marche à suivre pour vérifier ses dires sur le site du BLS et obtenir l’écran ci-dessus. Voici une méthode plus rapide :

  1. Cliquez sur http://data.bls.gov/cgi-bin/dsrv?ce
  2. Cochez « Not Seasonally Adjusted » et cliquez sur « Next Form »
  3. Cliquez sur Total Nonfarm
  4. Cliquez sur ALL EMPLOYEES, THOUSANDS et cliquez sur « Next Form »
  5. Cliquez 0000000Total nonfarm et sur « Next Form »
  6. Cliquez sur Retrieve Data

Voici ses commentaires :

« Vous obtenez ainsi les données brutes, avant la magie des ajustements saisonniers. Laissez-moi insister sur le fait qu’il s’agit des données du Département du travail. (…) Elles compilent l’ensemble des emplois disponibles aux États-Unis. Le total montre qu’en décembre 2015, les États-Unis offraient 144,191 millions d’emplois même s’il s’agit d’un chiffre préliminaire en raison du « (P) »qui se trouve à côté.

Observons désormais le chiffre qui se trouve à côté, qui correspond à celui du mois précédent. On peut lire 144,180(P) pour le mois de novembre 2015. Même un enfant de 8 ans est capable d’effectuer cette opération arithmétique : 144,191 millions – 144,180 millions = 11.000 emplois créés entre novembre et décembre 2015.

On est donc bien loin des 292.000 créations d’emplois annoncées par le département du travail. (…)

Cela dit, utiliser les ajustements saisonniers est normal en économie. Les ajustements permettent de lisser les déclins importants de juillet, lorsque certains emplois dans l’enseignement et dans l’automobile s’arrêtent, ainsi que les déclins de janvier, lorsque de nombreux emplois temporaires pour les fêtes prennent un terme.

Mais les ajustements saisonniers masquent également la réalité, soit que 2015 s’est terminée normalement et non sur un feu d’artifice. (…)

Cela dit, 11.000 créations d’emplois est une bonne performance en termes non ajustés. Il s’agit même de la meilleure performance de décembre de ces 10 dernières années. Depuis 2005, décembre a connu en moyenne 292 pertes d’emploi. (…)

En décembre 2014, les 6.000 emplois créés étaient passés à 252.000 après ajustement saisonnier. C’est toute leur magie. Le seul problème étant que ces emplois sont fictifs. (…)

La performance réelle de l’emploi aux USA en 2015

Pour rester dans les faits, les données brutes montrent que 2,7 millions d’emplois ont été créés entre décembre 2014 et décembre 2015. Il s’agit d’une performance décente, même si c’est insuffisant pour compenser les pertes d’emploi de la Grande Récession ainsi qu’embaucher les personnes qui rejoignent la population active. De plus, le secteur de la santé représente 20 % de ces 2,7 millions d’emplois créés, probablement une conséquence directe d’Obamacare plutôt qu’un signe d’une économie en pleine forme. (…) »

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de la semoule dans la tête

Dans le monde merveilleux des statistiques étatiques, on assiste presque tous les jours à des phénomènes extraordinaires. La publication du chiffre de la croissance américaine du T3 a engendré un nouveau miracle : alors que les ventes de biens durables ont baissé durant cette période d’après le Census Bureau, le Département du Commerce rapporte que ces mêmes ventes ont fait augmenter le PIB de 0,48 % (croissance totale annualisée : 1,5 %). Article de John Crudele, publié par le New York Post le 29 octobre 2015 : 

« La marijuana doit être légale à Washington car les gens du Département du Commerce ont l’air d’en avoir fumé un paquet. Le Département a annoncé jeudi une croissance annualisée de 1,5 %.

Cette croissance pathétique n’est même pas suffisante pour créer suffisamment d’emplois pour les Américains qui rejoignent la population active. C’est aussi plus de 2 fois moins que le chiffre du second trimestre. Mais ce qui est incroyable, c’est comment le Département du Commerce obtient un tel chiffre.

De ce 1,5 %, 0,45 % proviennent de l’augmentation des soins de santé. Autrement dit, les versements obligatoires pour ObamaCare ont représenté un tiers de la croissance du PIB. Sans cette dépense contrainte et forcée, la croissance annualisée ne se serait élevée qu’à 1 %. Mais ce n’est pas tout…

L’augmentation des ventes de biens durables a pesé pour 0,48 % de cette croissance de 1,5 %. Sans cette augmentation, sur les achats de produits comme les voitures, les frigos et les avions, des choses que l’on n’achète pas tous les jours, la croissance annualisée du T3 se serait élevée à 1,02 %. Mais voici ce qui est curieux : les ventes de biens durables sont en chute libre.

+ 2 %, – 3 % et – 1,2 % = positif

Le Census Bureau, qui fait partie du département du commerce, a rapporté plus tôt cette semaine une baisse de 1,2 % des ventes de biens durables en septembre, après la baisse de 3 % du mois d’août. Juillet est le seul autre mois de ce 3e trimestre, durant lequel les ventes de biens durables ont progressé de 2 %.

Mais comment une augmentation de 2 % et des déclins de 3 et 1,2 % permettent d’obtenir une croissance du PIB de 0,48 % durant le T3 ? Je viens de poser la question au Département du Commerce et j’espère qu’il éclaircira ce mystère.

N’oubliez pas que la croissance du PIB est l’un des chiffres les plus importants à considérer par la Fed pour l’augmentation éventuelle des taux. J’espère que Janet Yellen allumera un juin durant la prochaine réunion, car il s’agit de la seule façon de donner un sens à ces chiffres. »

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Article publié le 4 mai dans le NY Post :

« Préparez-vous à une nouvelle balade économique. La semaine dernière, de mauvaises nouvelles sont tombées avec l’annonce d’une croissance anémique durant les trois premiers mois de 2015.

De plus, tout porte à croire que la croissance annualisée de 0,2 % de l’hiver rapportée par le Département du Commerce se muera en contraction durant les révisions de la fin mai.

Pire encore, la croissance du PIB au second trimestre ne fait pas beaucoup mieux. L’indicateur GDPnow de la Fed d’Atlanta, qui mesure le taux de croissance des États-Unis en temps réel, rapporte actuellement une maigre croissance annualisée de 0,8 % pour le T2.

Donc l’économie ne se porte pas bien, n’est-ce pas ? Oui, mais vous pourriez avoir du mal à y croire d’ici vendredi. Pourquoi ? Parce que nous allons nous faire balader.

Vendredi, le Département du Travail va annoncer le nombre d’emplois créés et le taux de chômage en avril. Cependant, roulement de tambour, les chiffres seront probablement moins affreux que ceux de la croissance.

Pourquoi ? Parce que le département utilise des artifices statistiques pour calculer ces chiffres printaniers de l’emploi. Chaque printemps, il ajoute des emplois fantômes à son comptage, des emplois qui auraient été créés mais sans qu’aucune preuve de leur création soit apportée.

Cette propension à compter les fantômes dépend de la météo. Sans blague. Pour le Département du Travail, bonne météo = création de sociétés = création de postes.

Alors que nous sommes à une époque où tout se sait instantanément, ce ministère continue d’estimer le nombre de créations d’entreprises et d’emplois.

Ce vendredi, à 8 h 30, le Labor va inclure 263.000 postes fantômes dans ses chiffres d’avril. Ce fut en tout cas ainsi qu’il avait procédé en mai dernier. Pour mai, il devrait ajouter 204.000 postes fantômes tandis que les chiffres tombent de juin à août (à 129.000, 122.000 puis 104.000).

Aucun détail sur l’existence véritable de ces emplois n’est fourni. Et si les sociétés s’étaient mises à mourir en silence au printemps au lieu de se multiplier comme des pissenlits ? Eh bien, on s’en souciera plus tard. (…)

Le chiffre annoncé vendredi sera donc une illusion. Une tromperie. Une blague. (… ) »

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John Crudele n’est pas le journaliste économique américain le plus connu mais probablement l’un des plus honnêtes des médias mainstream. La plume du New York Post en plus d’avoir les yeux bien en face des trous assène ses vérités avec une pointe d’humour que ne renierait pas ZeroHedge… Jugez plutôt son dernier article sur la croissance américaine :

La Fed Vs le Département du Commerce

Demain sera une journée passionnante car le département du commerce va annoncer à combien il évalue la mauvaise performance de l’économie américaine durant les 3 premiers mois de 2015. Pourquoi est-ce passionnant ? Parce que de nombreux quidams très bien payés vont réaliser à quel point ils se sont plantés dans leurs prédictions.

La Fed d’Atlanta a déjà calculé que le PIB annualisé du premier trimestre sera de 0,1 %. Simplement dit, cela signifie que la croissance économique fut quasiment imperceptible à + 0,025 % durant le premier trimestre 2015. Permettez-moi d’utiliser une image encore plus parlante : si John n’avait pas acheté 2 paquets de chewing-gums à Peoria, nous aurions connu une récession.

Ce sera passionnant si le département du commerce parvient à bidouiller un chiffre qui sera substantiellement différent de celui de la Fed d’Atlanta, qui depuis peu nous tient informés à la semaine de la croissance du PIB.

Son modèle de calcul s’appelle GDPNow (note : et non NowGDP). La question est de savoir si le département du commerce va jouer sur l’inflation pour augmenter la croissance enregistrée. À combien devra s’élever la divergence entre le chiffre de la Fed d’Atlanta et du département du commerce (avec à sa tête un responsable nommé par les politiques) pour que celui-ci perde toute crédibilité ? Va-t-il publier un chiffre plus élevé pour faire plaisir à Wall Street ?

Car Wall Street doit être ajouté à l’équation, vu que ses économistes évaluent la croissance à un chiffre bien plus élevé que celui de GDPNow : 2,1 % annualisés durant le premier trimestre,  (….) contre 0,1 % pour la Fed d’Atlanta. Wells Fargo est la grosse banque qui a émis la prévision la moins optimiste. Mais à 1,1 %, on est encore loin de celle de la Fed d’Atlanta. »

Article de John Crudele, du New York Post :

« Les marchés actions sont manipulés.

Lorsque j’ai commencé à l’affirmer il y a quelques années tout en fournissant des preuves solides, on s’est moqué de moi. Certains ont parlé de théorie du complot de « chapeau d’aluminium », ce genre de stigmatisations. La grande majorité m’a juste ignoré.

Mais aujourd’hui, les choses ont changé. Ce secret honteux est désormais sur la place publique.

Alors que le cours des actions dépasse de loin la réalité économique depuis environ 6 ans, la plupart des experts des marchés financiers s’accordent sur les conclusions même s’ils ne comprennent pas tous les conséquences ou les méthodes utilisées pour les manipuler.

Ed Yardeni, un gourou de la finance actif depuis des lustres à Wall Street et qui ne fait pas partie des clowns de la bande a déclaré de but en blanc la semaine dernière que les marchés sont gonflés artificiellement. « Tous ces marchés sont manipulés. Il ne s’agit pas d’une critique, c’est un fait, » a-t-il lancé à CNBC.

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