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JP Morgan

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pièces d'argent métal

Tout le monde ne partage pas les opinions de Ted Butler, notamment à propos des énormes stocks d’argent physique que la banque américaine aurait accumulés selon ce spécialiste de l’argent métal. Cependant, à une époque où les banques n’hésitent pas à attaquer en justice ceux qu’elles accusent de diffamation, force est de constater que Ted Butler n’a jamais été inquiété. Sans être une preuve irréfutable, ce fait montre que ses théories controversées sont peut-être avérées… Voici sa dernière interview en date du 31 décembre 2016 :

Q : Les gens qui possèdent de l’argent depuis plusieurs années commencent à perdre patience. Qu’avez-vous à leur dire ?

Butler : Que le contexte n’a jamais été aussi positif pour l’argent métal.

Q : Pour quelle raison, par exemple ? 

Butler : Durant ces dernières années, des changements énormes ont transformé le marché de l’argent.

Q : Pouvez-vous nous expliquer comment ?

Butler : En quelques années seulement, la JP Morgan a accumulé le plus gros stock d’argent métal de l’histoire.

Q : Dans quelles proportions, par rapport à celui des frères Hunt en 1980 ?

Butler : Ils ont 5 à 6 fois plus de métal que les Hunt, peut-être plus.

Q : Quelles preuves pouvez-vous apporter à ceux qui doutent ?

Butler : Cela fait cinq 5 que je suis les moindres faits et gestes de la JP Morgan. Dans ses entrepôts du Comex, où la quantité de métal qu’elle possède est publique, elle a 80 millions d’onces. C’est presque autant que le stock des Hunt, ou celui de Warren Buffett lorsqu’il a acheté de l’argent en 1998.

Q : Continue-t-elle d’accumuler du métal ?

Butler : Oui, chaque fois que l’opportunité se présente. Elle est le plus gros stop ou récepteur de livraison d’argent métal du Comex. Ce mois-ci, il pourrait s’agir de 7,5 millions d’onces. La semaine dernière, 3 millions d’onces ont été vendues par le SLV, je suis certain qu’elle en a fait l’acquisition. Elle le fait afin que l’information ne devienne pas publique. Ce sont les maîtres du jeu, ils continuent d’accumuler du métal sans que personne ne le sache sauf vous, moi et nos lecteurs.

Q : Où est conservé tout cet argent ?

Butler : Notamment à Londres, un lieu où elle a éjecté les autres entités qui avaient pour habitude d’y stocker de l’argent. Mais il y a bien d’autres endroits de par le monde où c’est possible de le faire. Posséder de l’argent présente l’avantage que cela n’exige aucune déclaration.

Q : Avec tous ces achats, pourquoi les prix ne grimpent-ils pas ?

Butler : Ce sont les champions mondiaux de la manipulation. Ils maintiennent d’énormes positions papier short sur les marchés à terme, ce qui leur permet de faire évoluer le cours à leur guise. JP Morgan peut ainsi acheter de l’argent physique bon marché, ce qu’ils ont fait d’une main de maître.

Q : Quelle est la taille de leur position short ?

Butler : Environ 90 millions d’onces. Ils l’ont réduite récemment.

Q : C’est bon signe.

Butler : Oui, mais ne soyez pas trompé par cette énorme position short. Lorsque vous avez 550 millions d’onces physiques, vous êtes toujours long de 460 millions d’onces après soustraction des positions short.

Q : Vous dites que cette position short a pour objectif de manipuler le marché pour leur permettre d’acheter de l’argent pas cher. N’est-ce pas une violation de la loi ?

Butler : Évidemment que si. Comme vous le savez, j’ai bombardé les régulateurs avec mes bulletins d’information et autres courriers qui mettent en exergue cette manipulation.

Q : Mais ils n’ont pas bougé ?

Butler : Non. J’ai aussi envoyé des centaines de missives à la JP Morgan, à son conseil d’administration, à ses avocats et à son CEO, en les accusant dans les termes les plus forts de méfaits. Chaque bulletin d’information que je rédige les accuse publiquement.

Q : Que répondent-ils à cela ?

Butler : Je n’ai jamais rien entendu de leur part. Soyons clairs : lorsque vous accusez une grande entité financière d’être des escrocs, vous pouvez être sûrs de recevoir une lettre de leurs avocats. Si vous continuez, ils finiront par vous attaquer en justice. Je pense que le fait que mes accusations se poursuivent sans que je sois inquiété prouve que j’ai raison.

Q : Quand l’argent va-t-il s’affranchir de tout cela ?

Butler : Lorsque la JP Morgan l’aura décidé.

Q : Ce moment est-il proche ?

Butler : Je pense que oui. Voici une analogie. Le marché de l’argent est comme une partie de poker. Les mises s’élèvent à des milliards. La JP Morgan a un as, un roi… une quinte royale. Ils ont la certitude de gagner. Tous les autres joueurs à la table ont un carré : c’est bien, mais c’est insuffisant. La JP Morgan n’est pas pressée de rafler la mise. Elle attend patiemment, relance après relance. Elle veut empocher un profit maximum donc elle patiente.

Q : Comment rester patient de notre côté ?

Butler : L’une des plus grosses entités financières du monde accumule de l’argent. Elle est votre alliée. Si vous possédez de l’argent métal, la JP Morgan est votre partenaire. Vous ne pourriez pas avoir un meilleur allié.

Q : Les gens n’ont plus envie d’attendre.

Butler : Et pourquoi pas ? La hausse des prix est inévitable. Si vous savez que vous finirez tôt ou tard par gagner beaucoup d’argent, vous devriez être capables d’attendre. Au vu de l’implication de la JP Morgan, vous savez qu’un gros profit vous attend. La jugulaire est leur objectif, les profits seront donc énormes.

Q : Pouvez-vous nous dire plus ou moins quand ?

Butler : Bientôt je pense. Toute une série de choses inhabituelles se passe sur les marchés à terme. Par exemple, les gros hedge funds ou les gestionnaires étaient toujours short à ce niveau de prix. Pour la première fois, ce n’est pas le cas. (…)

Q : Pour conclure ?

Butler : Le thème majeur du marché de l’argent, comme je le perçois, est la JP Morgan qui est de plus en plus agressive dans son acquisition de métal physique d’argent et d’or, et qui réduit simultanément ses positions short au COMEX, presque aussi agressivement. Il est difficile d’imaginer un contexte plus favorable pour les cours futurs.

Source : SilverSeek.com

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JP Morgan

JPMorgan Chase & Co., HSBC Holdings Plc et Crédit Agricole SA ont été condamnés à payer une amende totale de 435,5 millions d’euros pour avoir manipulé l’Euribor (l’un des taux principaux de référence du marché monétaire de la zone euro) alors que le régulateur antitrust de l’Union européenne vient de finaliser une enquête longue de 5 ans sur ce scandale.

Le trio a conspiré pour manipuler le taux de l’Euribor et a échangé des informations sensibles en faveur de ses positions sur les marchés des produits dérivés apparentés, tout ceci à l’encontre des règles antitrust européennes, a déclaré la Commission européenne ce mercredi dans un communiqué diffusé par courriel. La JPMorgan doit payer 337,2 millions d’euros, HSBC écope d’une pénalité de 33,6 millions d’euros tandis que le Crédit Agricole devra s’acquitter de la somme de 114,7 millions d’euros.

« La participation des banques à une telle machination fut très lucrative, » a déclaré Margrethe Vestager, commissaire antitrust, à un parterre de journalistes à Bruxelles, ajoutant qu’il est très difficile d’estimer précisément les profits engendrés. « De très faibles mouvements de l’Euribor peuvent avoir d’énormes impacts vu les volumes d’échanges en jeu. »

L’enquête de l’Union européenne concernant la manipulation de l’Euribor fut compliquée il y a 3 ans lorsque le Crédit Agricole, JPMorgan et HSBC refusèrent de participer à l’accord global qui incluait 4 autres banques, dont Deutsche Bank et Société Générale.

Les 3 banques ont réagi officiellement en refusant le verdict ; elles comptent faire appel de la décision de la Commission.

9 milliards de dollars d’amendes

Environ 9 milliards de dollars d’amendes ont été collectés contre une douzaine de banques par les différents régulateurs mondiaux à propos de la manipulation du taux interbancaire de Londres et d’autres taux de référence durant les 4 dernières années, tandis qu’une vingtaine de traders ont été inculpés.

Le Libor et l’Euribor, les taux interbancaires européens, permettent de jauger le coût estimé du crédit à une certaine échéance. Ces taux sont une référence utilisée pour calculer le paiement des intérêts de trillions d’euros de produits financiers, dont les crédits hypothécaires.

Source : Bloomberg

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sticks d'argent physique entre 2015 et 2016 à Shanghai

Article de SRSroccoreport.com, publié le 19 avril 2016 :

« Il apparaît qu’un événement de taille pourrait se produire sur le marché de l’argent, et que les Chinois s’y préparent. Après le lancement du fix or de la Chine aujourd’hui, les cours des métaux précieux sont partis à la hausse. À un moment donné, l’argent était en progression de 5 %. Le métal gris est en ce moment à plus de 17,2 dollars, un niveau plus vu depuis plus d’un an.

Même si l’or fut au centre de toutes les attentions aujourd’hui en raison du lancement du fix or en yuan à Shanghai, cela fait 6 mois que des choses très intéressantes ont lieu sur le marché de l’argent…

Tandis que les stocks d’argent du COMEX ne cessent de baisser depuis leur pic de juillet 2015 (184 millions d’onces) pour s’élever aujourd’hui à 154 millions d’onces, les stocks d’argent de la bourse de Shanghai ont connu une trajectoire opposée. Et pas d’un peu, comme le montre le graphique ci-dessus.

Les stocks d’argent de la Shanghai Futures Exchange (SHFE) ont atteint un plus bas de 233 tonnes (soit 7,5 millions d’onces) le 20 août 2015. Cependant, les stocks ont commencé à être vraiment bien regarnis en 2016, avec notamment une hausse de 596 t à 802 t entre décembre et janvier. Cette augmentation s’est poursuivie à des rythmes bien plus élevés dans les mois suivants : aujourd’hui, les stocks d’argent de la bourse de Shanghai s’élèvent à 1706 tonnes !

Autrement dit, les quantités d’argent physique à Shanghai ont triplé en moins de 6 mois. Pourquoi ces stocks ont-ils explosé de cette façon, et en si peu de temps ? Les Chinois savent-ils quelque chose que nous ignorons ?

Pour vous aider à comprendre la portée de cette hausse, comparons-la aux inventaires d’argent de la banque de lingots qui possèdent le plus de métal gris au monde, la JP Morgan. On a beaucoup parlé de l’accumulation d’argent métal de la JP Morgan au Comex. La voici représentée par un graphique Nick Laird de Sharelynx.com :

stocks d'argent de la JP Morgan entre 2011 et 2016

La JP Morgan a commencé à accumuler de l’argent métal lorsque son cours a plafonné à 50 $ en 2011. En avril 2012, la JP Morgan possédait environ 4 millions d’onces d’argent. Les stocks de la banque n’ont cessé de grimper tout au long de la chute du prix du métal jusqu’à 14 $ l’once. Aujourd’hui, la JP Morgan possède dans les coffres du Comex 69,4 millions d’onces.

Cependant, les stocks de la bourse de Shanghai ont augmenté bien plus rapidement. Comme ceci :

JP-Morgan-vs-shanghai-argent

Il a fallu 4 ans à la JP Morgan pour porter ses stocks d’argent de 4 millions à 69,4 millions d’onces. À Shanghai, seulement 8 mois ont été nécessaires pour passer de 7,5 millions d’onces à 54,7 millions d’onces. De plus, n’oubliez pas que la majorité du métal a été acquis durant ces 4 derniers mois.

Comment expliquer ces développements ? Probablement en partie par la levée de l’interdiction de l’importation de minerai d’argent et de ses produits concentrés raffinés en novembre 2015. (…)

Cela dit, les stocks d’argent métal de la bourse de Shanghai n’ont jamais été aussi élevés. Le record antérieur de 1143 tonnes date de mai 2013. Quelle que soit la raison, la bourse de Shanghai accumule beaucoup d’argent, et très rapidement.

energie-solaire-chine-aide-investissements-2020

Comme je l’ai mentionné dans un article antérieur, l’Inde et la Chine souhaitent développer à grande échelle l’énergie solaire d’ici 2020-2022. L’Inde ambitionne de produire 100 gigawatts d’électricité via l’énergie solaire d’ici 2022, et la Chine 100 gigawatts d’ici 2020. Ces plans exigeront de grandes quantités d’argent. (…) »

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or

Article de Secular Investor, publié le 22 janvier 2016 :

« Pourquoi la JP Morgan a-t-elle accumulé plus de 60 millions d’onces d’argent physique (*) dans ses coffres du Comex ? Il y a 4 ans, la banque ne possédait que 5 millions d’onces. Depuis, elle a continué d’accumuler du métal à perte vu que durant la hausse massive de ses stocks, le cours de l’argent a décliné de 30 à 14 $ l’once. Que sait la JP Morgan que nous ignorons ?

JP Morgan argent au Comex

Quelqu’un dans la banque américaine doit être persuadé qu’un beau jour, cet argent brillera de mille feux. Est-ce son CEO en personne, Jamie Dimon ? N’oubliez pas ce qu’il a dit l’année dernière :

« Certaines choses ne changent jamais. Il y a toujours une crise à venir. Les marchés ressentiront son impact. L’élément déclencheur de la prochaine crise sera différent de la précédente, mais il y aura toujours une nouvelle crise. »

Nous savons donc que le CEO de l’une des banques d’investissement les plus importantes des États-Unis s’attend à une autre crise. Et la même banque achète des quantités énormes d’argent qu’elle stocke dans ses coffres alors que le cours décline. Cela n’a de sens que si l’argent joue un rôle important durant la prochaine crise.

Argent physique : un marché cassé

La JP Morgan sait donc quelque chose que nous ignorons. Elle sait peut-être pourquoi le marché de l’argent physique est cassé.

Les importations d’argent ont augmenté l’année dernière aux États-Unis. Si le pays importe autant d’argent, c’est en raison de son industrie importante spécialisée dans l’argent. Les États-Unis sont l’importateur d’argent le plus régulier du monde. De plus, la production des Silver Eagle de la US Mint ne cesse de grimper chaque année.

Durant les 9 premiers mois de 2015, les importations d’argent ont augmenté de 798 tonnes. Pourtant, la demande industrielle d’argent a baissé considérablement, de 29 % pour être précis.

Importations-Argent-USA-2015

Si cette tendance devait se poursuivre au T4, cela signifierait que les États-Unis ont importé plus de 6000 tonnes d’argent alors que la demande industrielle est en baisse. La dernière fois que les States ont atteint de tels chiffres, c’était en 2011.

Quelle que soit la raison, les importations américaines d’argent sont en hausse. Quelqu’un, ou des entités importantes, doi(ven)t acquérir le métal gris en catimini. Peut-être la JP Morgan. (…) »

* Attention tout de même de faire la différence entre enregistré et éligible !

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Andrew Maguire or

Extraits de l’interview d’Andrew Maguire du 31 octobre 2015 de KWN, amputée des passages les plus techniques :

« Beaucoup de choses se passent dans les coulisses des marchés de l’or et de l’argent. Si vous vous souvenez, j’avais prédit que les métaux précieux finiraient l’année en force et je n’ai pas changé mon opinion d’un iota.

D’après les données de l’intérêt ouvert du COT (Commitment of Traders), on peut voir que l’or se trouve actuellement dans une position négative comme ce fut le cas en janvier. Beaucoup ont fortement insisté sur ce point. Cependant, il y a de grosses différences entre les 2 situations. Cette fois, les possibilités de baisse sont limitées par la période (la demande pour l’or est habituellement élevée durant le dernier trimestre de l’année), l’offre physique ténue, la demande à la hausse sur le marché en gros, la Fed qui est coincée, le QE de la BCE ainsi que les craintes concernant de nouvelles baisses de taux en Chine.

Mais le facteur le plus important se passe dans les coulisses, à savoir la scission entre les 2 banques de lingots principale (qui ont des coffres ici à Londres) et le reste de la cabale des banques de lingots. Cet événement va sans conteste changer les règles du jeu alors que des fissures apparaissent dans cette collusion vieille de 30 ans.

J’ai entendu des rumeurs crédibles concernant ce divorce depuis la mi-juin, mais la conférence du LBMA de la semaine dernière a exposé ces fissures dans leur volonté de poursuivre cette collaboration. Afin d’évaluer l’impact immédiat de ce divorce, il est bon de remonter à l’histoire de cette cabale et à ses mécanismes pour ensuite analyser comment ces défections dans leur rang vont remettre en question les opérations orchestrées de rinçage auxquelles nous étions habitués.

Historique de la manipulations de l’or

La cabale de l’or est née sous les auspices de Robert Rubin, patron de la division or de Goldman Sachs dans les années 80. C’est à cette époque que le carry trade sur l’or est né.  Vu les gros différentiels d’intérêt entre l’or et les Treasuries à l’époque, il s’agissait d’une occasion rêvée pour les banques centrales occidentales désireuses de contenir l’or face au dollar tout en empochant les bénéfices de la vente de tranches importantes de l’or loué. C’est ce qui a créé les marchés synthétiques tels que nous les connaissons aujourd’hui. Cette subsidiation des grandes banques centrales a donné le feu vert aux banques de lingots et aux banques centrales pour investir dans des milliards de dollars d’or papier, sur des positions qu’ils pensaient ne jamais devoir fermer.

Les banques de lingots primaires, agissant en tant qu’agent des banques centrales à qui on avait donné l’autorisation de détenir d’énormes positions nues d’or papier sur de longues périodes, s’habituèrent à exploiter les avantages de la situation. Elles ont alors accumulé des positions nues short qu’elles pensaient pouvoir faire rouler indéfiniment. Cette situation a créé un système de réserve fractionnaire or/argent similaire au système bancaire, dans lequel on estime que moins de 10 % des épargnants reverraient leur argent s’ils retiraient tous leurs économies en même temps.

Il y a aussi les comptes or non alloués, censés être des investissements liquides mais qui ne donnent pas droit à la livraison du métal. Les banques de lingots qui gèrent ces positions ont une posture encore plus agressive que les banques classiques, qui doivent se soumettre à certaines règles. Ces comptes or non alloués ont été examinés de façon indépendante par la banque centrale indienne. Elle a observé un leverage de 92/1, soit bien plus que les 10 % de liquidités détenues par les banques où vous déposez votre argent.

En analysant les rapports COT sur plusieurs années, les preuves sont facilement identifiables. Et quand on recoupe ses preuves avec les rapports des options et des OCC (options clearing corporations), il est évident que les 2 banques de lingots primaires qui possèdent leurs propres coffres or, à savoir la JP Morgan et HSBC, ont pendant de nombreuses années travaillé main dans la main avec les 4 autres grandes banques de lingots, qui ne possèdent pas de coffres mais qui ont elles aussi le privilège de détenir en compte or auprès de la Banque d’Angleterre.

Cette petite cabale de banques de lingots opérant en tant qu’agents des banques centrales occidentales, avec leur bénédiction et les avantages des initiés, ont travaillé de concert pour se positionner contre toute une série de hedge funds et de spéculateurs faciles à plumer vu qu’ils ne coordonnent pas leurs efforts. La résultante est ce que j’appelle le cycle « lavage et rinçage ».

Mais tout cela va changer

La variable physique de ce petit jeu artificiel est en train de changer la donne. En fait, les marchés physiques ont déjà déménagé pour être hors de portée de ces banques de lingots de mèche. Mais alors que les régulateurs sont enfin forcés d’agir contre les manipulations, on assiste à la disparition des fournisseurs traditionnels de liquidités,  soit des banques qui finançaient les marchés non alloués. En ce moment même, des liquidités critiques quittent le marché des métaux précieux de Londres (Loco London market) : il s’agit d’un événement sans précédent.

C’est à ce niveau que s’opère cette scission. Les 2 grandes banques de lingots qui ont des coffres à Londres sont également les agents primaires des banques centrales. Elles veulent pérenniser l’opacité du marché OTC de l’or en proposant une bourse centralisée.

Goldman Sachs et cie se retournent contre HSBC et JP Morgan, obligées de continuer le jeu

Cependant, les autres banques de lingots réalisent que le marché de l’or a changé. C’est pourquoi certaines vont faire défection afin de se repositionner pour une hausse, ce qu’elles auraient déjà fait si elles ne possédaient pas autant de positions short. On trouve à la tête de cette meute Goldman Sachs. Ces banques voient les changements venir ainsi que l’intérêt de se retourner contre les 2 banques de lingots primaires, qui n’ont pas d’autre choix que de prolonger ce petit jeu autant que possible. Cette nouvelle est énorme car sans la coopération de tous les membres de la cabale, le château de cartes de l’or papier s’effondre.

Ce changement est en train de s’opérer. Le verre est fissuré et ne pourra être réparé. Goldman Sachs et au moins 10 autres banques ont décidé de déserter car elles savent ce qui les attend. Elles se positionnent déjà pour une indemnisation en cash. Et lorsqu’elles seront libérées de ces obligations après avoir payé leurs clients en dollars, elles pourront profiter des positions or physique et papier qu’elles auront prises à leur nom.

Personne d’autre que ces banques ne comprennent mieux la sous-évaluation de l’or physique et la bifurcation qui a lieu sur les marchés papier. JP Morgan a déjà cerné le marché physique de l’argent tandis que Goldman Sachs prévoit de se positionner contre ses rivales sur le marché papier de l’or. Cet événement va accélérer la réévaluation du cours du métal jaune. »

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Article de Zero Hedge, publié le 15 septembre 2015 :

« Il y a une semaine, lorsque nous avons rapporté le plongeon record de l’or enregistré au Comex (et en particulier celui de la JP Morgan) qui a vu le « ratio de couverture de l’or », ou la quantité de papier existant sur les contrats future par rapport à chaque once d’or livrable, passer au chiffre que nous pensions record de 207, un chiffre non viable, nous pensions que la situation allait être rapidement rectifiée et que quelques centaines de milliers d’onces d’or éligible allaient être « ajustées » pour repasser dans la catégorie « enregistré » (or livrable).

Non seulement cela n’a pas eu lieu, mais la situation empire chaque jour qui passe.

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D’après les dernières statistiques du Comex concernant l’état de ses stocks, non seulement 157.000 onces ont de nouveau été retirées aujourd’hui, mais la conversion d’or enregistré en or éligible se poursuit. Si bien qu’aujourd’hui il ne reste plus que 163.334 onces d’or enregistré, soit la plus basse quantité de métal dans l’histoire du Comex.

Autre conséquence, le ratio entre l’or éligible et l’or enregistré est à 41,2, un écart jamais atteint dans l’histoire du COMEX.

comex-eligible-enregistre-ratio

Une fois de plus, le responsable de cette baisse est JP Morgan, qui a non seulement retiré plus de 122.000 onces physiques mais qui a également converti 8.900 onces d’or enregistré en or éligible. Dans l’opération, JP Morgan a réduit du jour au lendemain ses stocks d’or physique disponible de 45 %. Il ne lui reste plus que 10,777 onces, ou 335 kilos de métal, soit 27 gros lingots.

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Et enfin, vu que les positions ouvertes restent stables à 41 millions d’onces, cela signifie qu’à la clôture du 15 septembre 2015 il y avait pour chaque once physique d’or 252 onces d’or papier.

comex-ratio-or-papier-physique

En bref : la semaine dernière, nous étions certains que la JP Morgan allait rapidement basculer des centaines de milliers d’onces d’or éligible vers son compte d’or enregistré afin de faire taire les inquiétudes montantes concernant la tension qui règne au Comex. Une semaine plus tard ce n’est pas tant l’augmentation incessante de la dilution de l’or qui nous inquiète, mais la situation de la JP Morgan. Avec 335 kg restants, la banque n’est plus qu’à une demande de retrait de l’assèchement de son compte or au Comex. »

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pièces d'argent

Ces dernières semaines, les articles concernant la JP Morgan qui stockerait des quantités énormes d’argent physique se sont multipliés principalement sur la base des spéculations de Ted Butler. Sans prétendre détenir la vérité ou trancher la question, voici la réfutation de Bron Suchecki responsable de la stratégie chez Perth Mint :

« Vendredi, GoldCore a publié un article se demandant si la JP Morgan est en train de cerner le marché de l’argent physique en notant que la banque possède 55 millions d’onces dans les coffres du COMEX alors que Ted Butler affirme qu’elle « pourrait posséder jusqu’à 350 millions d’onces ». En bref, ma réponse est : je ne pense pas.

Selon l’article, le fait que le nom de JP Morgan figure sur le fronton de l’entrepôt signifie que tout l’argent qu’il contient lui appartient. Cependant cela fait fi du fait que la banque occupe un grand pan du marché des métaux précieux, de nombreux acteurs du marché transitant par la JP Morgan pour acheter et vendre aussi bien du métal physique que sur le marché des futures ou encore pour utiliser leur service de stockage. Il est donc grandement improbable qu’aucun ou seulement une petite partie de cet argent appartienne à un tiers.

Même s’il est impossible de savoir à qui appartient réellement le métal que ce soit via le COMEX ou d’autres rapports (pensez-vous vraiment que les banques autoriseraient la mise en place d’un système qui permettrait de définir avec précision leurs positions propres ?), Il est tout de même possible de consulter les volumes de métal qui ont été livrés depuis l’ouverture du compte de JP Morgan.

Les clients de JP Morgan ont pris livraison nette de 4781 contrats (soit 23,9 millions d’onces)
La JP Morgan, sur ses positions propres, s’est livrée en net 4683 contrats ( soit 23,4 millions d’onces)

Vu qu’une banque active sur le marché des futures peut recevoir ou livrer de l’argent dans l’entrepôt d’une autre banque, nous ne pouvons donc pas en déduire que JP Morgan possède 23,4 millions d’onces. Néanmoins, ces chiffres montrent une certaine activité des clients de la banque (quasi égale à celle de JP Morgan en son nom).

Il ne faut également pas perdre de vue que l’une des activités les plus profitables d’une banque est l’arbitrage et la tenue de marché. Par exemple, si les spéculateurs de l’argent prennent des positions longues sur le marché des futures, JP Morgan peut décider de se positionner short et d’acheter de l’argent physique en tant que hedge (couverture).

Cela signifie donc que l’argent dans l’entrepôt de la JP Morgan peut appartenir à ses clients (particuliers et grossistes), à d’autres banques ou à elle-même en tant que couverture pour ses positions short. C’est uniquement après avoir soustrait cet argent que l’on peut évaluer le métal accumulé par la JP Morgan.

Concernant le chiffre de 350 millions d’onces cité, il provient d’un article de Ted Butler publié en décembre 2014 sur base de spéculations argumentées mais qui n’en restent pas moins des spéculations. (…)

Selon Ted Butler, JP Morgan aurait acheté jusqu’à 70 millions de Silver Eagles soit la moitié de la production de la US Mint depuis avril 2011. Pour Butler, c’est fort probable car le grand public n’achète habituellement pas des actifs lorsque leur prix baisse. La seule explication serait alors à trouver du côté d’un gros acheteur. Sur ce point, je suis d’accord avec SRSroccoreport : Ted semble sous-estimer la foi des investisseurs dans l’argent. (…)

Mais selon l’argumentation de Ted, un tel positionnement de la JP Morgan l’obligerait à intervenir à de nombreux niveaux (ETF, pièces, etc.) afin de protéger sa position qui est tellement énorme que cela semble improbable.

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Article d’OccupyCorporatism, publié le 9 avril 2015 :

« Jamie Dimon, CEO de JP Morgan, a écrit à ses actionnaires pour leur annoncer que la volatilité sur les marchés des changes et obligataires est « un signe d’avertissement » qui ne fait qu’annoncer la prochaine crise financière.

Dimon se lamente sur la décision de 40 points de base du Trésor, la jugeant « sans précédent… supposée se produire une fois tous les 3 milliards d’années… » (…) Concernant la sempiternelle crainte des banquiers, concernant la liquidité, Dimon a jeté de l’huile sur le feu en affirmant que « le problème de la liquidité n’a pas encore été testé quand les marchés sont sous pression. Le système bancaire est aujourd’hui plus sûr que par le passé mais nous devons être attentifs aux conséquences de la myriade de nouvelles régulations et aux nouvelles politiques monétaires, (…) surtout si un nouvel environnement sous tension se déclare. » (…) Larry Summers, ancien secrétaire au trésor, est allé dans le sens de Dimon. (…) »

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lingot et pièces d'or

Article de WallStreetOnParade.com du 24 février :

« Ce matin, la presse financière rapporte dans ses colonnes que le département américain de la Justice enquête sur au moins 10 banques américaines et étrangères. Elles pourraient avoir manipulé le marché de l’or ainsi que d’autres marchés des métaux précieux. Cette enquête arrive alors que d’autres sont en cours sur la possibilité que les grandes banques aient trafiqué les taux d’intérêt de référence ainsi que le marché des changes.

Il semblerait désormais que les comportements de type cartel des marchés américains et londoniens soient la norme, tandis qu’il faut 5 à 10 ans pour que les régulateurs se rendent compte de ce qui se passe.

Parmi les banques concernées, le Wall Street Journal a cité JP Morgan. Cette enquête pourrait être particulièrement difficile pour cette banque alors qu’elle est toujours sous le coup d’un sursis de 2 ans suite à son rôle dans la fraude organisée par Bernie Madoff. Ce sursis stipule qu’à partir du 6 janvier 2014, JP Morgan est tenue de rapporter aux enquêteurs fédéraux toute connaissance de pratiques illégales au sein de la banque, de coopérer à 100 % et de bonne foi, et « ne commettre aucun crime en vertu des lois fédérales des États-Unis » (note : n’est-ce pas ce qu’on attend de toute société honnête et responsable, tout le temps ?). Si JP Morgan devait être condamnée sur ce dossier, d’autres cadavres pourraient être ressortis des tiroirs notamment concernant l’affaire Madoff. (…) »

D’après ZeroHedge, les banques concernées sont : Bank of Nova Scotia, Barclays PLC, Crédit Suisse Group AG, Deutsche Bank AG, Goldman Sachs Group Inc., J.P. Morgan Chase & Co., Société Générale SA, Standard Bank Group Ltd. et UBS AG. En plus des rôles avérés des banques centrales et même de la BIS, pas étonnant que la manipulation des cours de l’or et de l’argent soit aussi efficace : tout le monde s’y met joyeusement !

Pour rappel en novembre, UBS avait préféré payer une amende plutôt que de laisser une enquête se poursuivre concernant la manipulation du cours de l’or ainsi que Barclays pour avoir manipulé le fixing de l’or aux dépens de ses clients. C’est probablement ce qui se produira avec cette nouvelle affaire : au pire les criminels payeront une amende (avec l’argent offert généreusement par Tatie Yellen et représentant une fraction des gains empochés) en évitant la case prison et continueront leurs pratiques malhonnêtes. « Tant que je gagne, je continue ».

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Après une année record, les ventes de Silver Eagles se poursuivent de façon soutenue. C’est le constat dressé par SRSroccoreport, qui suit de très près les statistiques des ventes de la US Mint :

« Les ventes de pièces d’argent de la US Mint ont démarré très fort l’année, avec 3,6 millions d’unités écoulées alors que nous ne sommes même pas à la moitié du mois. Ces chiffres ont été publiés le 12 janvier dernier. 3,6 millions de Silver Eagles après quelques jours alors qu’en janvier 2013, la monnaie américaine en avait vendu 4,7 millions, c’est prometteur. »

Une rumeur circule dans le monde des métaux précieux : JP Morgan serait en train d’acheter des quantités astronomiques de pièces d’argent. Si c’est Ted Butler qui est derrière cette théorie, un homme plutôt respecté dans le microcosme de l’or et de l’argent, elle est loin de faire l’unanimité, pour une raison toute simple avancée par SRSroccoreport : cette progression des ventes de pièces d’argent se retrouve parmi toutes les grandes monnaies (Australie, Autriche, etc.). Ce qui signifie que JP Morgan devrait également être actif de ce côté, ce qui est fort improbable.