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Juin

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lingot et pièces d'or

Article de Bill Holter, publié le 31 mai 2016 sur GoldSeek.com :

« Comme vous le savez, les prises de livraison d’or de mai au COMEX sont habituellement un non-événement. Mais cette année, c’est apparemment différent. À titre d’exemple, en 2015, les demandes de livraison de métal se sont élevées à 2.500 onces. Cette année, elles sont de 221.000 onces. Au 30 avril, elles s’élevaient à 5,6 tonnes pour ensuite progresser tout au long du mois de mai jusqu’à 6,89 tonnes. Cette « croissance » tout au long du mois est un événement qui, à ma connaissance, n’a jamais eu lieu auparavant.

Plus de 48 tonnes de demandes de livraison au 1er juin

Vient ensuite le premier jour des notifications de juin et c’est la baffe ! 15.493 contrats demandent livraison du métal, pour un total de 48,193 tonnes (l’année dernière, ce chiffre s’élevait à 26,3 tonnes au 1er juin ; il avait ensuite fondu comme neige au soleil tout au long du mois). Le COMEX affirme avoir 23 tonnes d’or enregistré. Il semble qu’il y ait 17 tonnes des mois précédents plus les 6,8 t de mai à devoir être satisfait par ces 23 tonnes. Les 48 tonnes de juin représentent une quantité absolument énorme. Que se passera-t-il si on observe la même tendance en juin qu’en mai, à savoir si les demandes de livraison en fin de mois progressent de 20 % par rapport à celle du début de mois ? D’où viendra l’or ?

Comme je l’ai écrit la semaine dernière, les acheteurs semblent être différents que ceux de mai. Car au lieu de voir les demandes de livraison baisser pendant la période de livraison, elles ont augmenté de façon régulière tout au cours du mois. De par le passé, certains analystes, dont moi-même, ont affirmé que le COMEX paie une prime afin d’annuler les demandes de livraison. Tout simplement car il est totalement absurde que des entités positionnées long fournissent les fonds nécessaires à des acquisitions d’or physique pour ensuite mystérieusement disparaître. La seule explication possible est donc qu’elles ont reçu une offre de compensation financière qui a été acceptée. En ce qui concerne mai, cette stratégie semble avoir lamentablement échoué. Il est possible que ceux qui souhaitent la livraison de métal en juin, ayant vu ce qui s’est passé en mai, aient été pris de panique, ce qui explique l’ampleur de ces demandes de livraison du 1er juin.

Il faudra suivre de très près ce dossier. Il se pourrait que le COMEX soit sur le point d’être à court de 50 tonnes d’or pour assurer les livraisons si les choses restent en l’état. Seront-ils en mesure d’encourager le changement de classification d’or éligible (de clients) en or enregistré pour satisfaire les livraisons ? Nous le saurons très bientôt ! »

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Article de Reuters, publié le 30 juin 2015 :

« Les ventes de pièces d’or de la US Mint ont atteint en juin leur record mensuel depuis le début de l’année  alors que le cours de l’or avait quant à lui atteint un plus bas de 11 semaines tandis que les ventes de pièces d’argent ont plus que doublé par rapport au mois précédent d’après les dernières données gouvernementales publiées ce mardi.

Les pièces d’or American Eagle ont vu leurs ventes bondir à 76.000 onces en juin, soit plus du triple des ventes de mai ainsi qu’un record mensuel pour 2015, d’après les statistiques de la US Mint.

Ce regain de popularité est à mettre au compte de la baisse de 1,5 % du cours de l’or ainsi que des inquiétudes à propos du défaut de la Grèce sur sa dette auprès du FMI alors que les investisseurs s’attendaient à la remontée des taux aux États-Unis dès cette année. (…)

En ce qui concerne la version argent des pièces American Eagle, les ventes ont grimpé jusqu’à 4,84 millions d’onces en juin, ce qui représente également un record depuis le début de l’année ainsi que des volumes 2 fois plus importants par rapport au mois de mai.

Ventes pièces American Eagles or et argent en 2015

Or Argent
2015 2014 2015 2014
Janvier 81000 91500 5,530,000 4,775,000
Février 18500 31000 3,022,000 3,750,000
Mars 45600 21000 3,519,000 5,354,000
Avril 29500 38500 2,851,500 3,569,000
Mai 21500 35500 2,023,500 3,988,500
Juin 76000 48500 4,840,000 2,692,000
Total 273000 266000 21,786 mios 24,128 mios

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Au sein même de SYRIZA, les différends entre l’aile dure du parti et les modérés se creusent. Ce week-end, un vote a eu lieu afin de geler tout remboursement en cas d’un nouveau recours au chantage des institutions pour obtenir ce qu’elles veulent. Le non l’a emporté de justesse.

ZeroHedge relaie l’article du New York Times, qui fut le premier média sur la balle :

« Alors que la Grèce se trouve dans la dernière ligne droite des négociations avec ses créditeurs qui ont pour objectif de restructurer la dette du pays pour éviter un défaut imminent, le premier ministre Alexis Tsipras doit faire face à la pression grandissante d’une frange de son propre parti.

Après des semaines passées à calmer les éléments les plus radicaux de SYRIZA, Mr Tsipras a été confronté à son plus grand défi depuis sa victoire aux élections de janvier. Une faction du parti connue sous le nom de la « plate-forme de la gauche » a proposé que la Grèce cesse tout remboursement si ses créditeurs continuent à recourir au chantage et qu’elle cherche une alternative.

La proposition a été faite alors que le ministre de l’Intérieur, Nikos Voutsis, a déclaré à la télévision grecque qu’Athènes ne serait pas capable de payer les 1,6 milliards d’euros qu’elle doit rembourser le mois prochain au FMI, l’un des 3 créditeurs internationaux de la Grèce. « Nous ne payerons pas car nous n’avons pas l’argent » a-t-il déclaré. »

Le vote a eu lieu et le non l’a emporté par une marge de 20 voix (95 contre 75). Le New York Times poursuit :

« Le fait que l’approche plus modérée de M. Tsipras l’ait emporté représente une petite victoire pour le premier ministre. Mais le support important affiché pour la proposition de la plate-forme de gauche indique que Tsipras est dans une situation précaire devant faire le grand écart entre les demandes des créditeurs et les souhaits du parlement. »

La question de savoir si la Fed va augmenter ou non son taux directeur entraîne le cours de l’or à jouer au yo-yo. La Fed va-t-elle agir en juin ? Si oui, quelles seront les conséquences pour l’or ?

« La volatilité de l’or en réaction à la publication des chiffres économiques américains est extraordinaire. Des chiffres de l’emploi positifs font baisser son cours de 20 à 30 $ tandis que des chiffres négatifs ont l’effet inverse.

Le cours de l’or semble être dicté par le timing potentiel de l’augmentation des taux de la Fed. Pourtant l’impact réel sur le métal jaune disons pour une hausse de 0,25 % soit ce que devrait décider la Fed lorsqu’elle se jettera enfin à l’eau, devrait être ridicule. Avec une telle hausse, les taux d’intérêt réels resteraient négatifs ce qui est positif pour l’or. Et même si ce premier relèvement des taux n’est censé être que le premier d’une longue série, personne ne s’attend à autre chose qu’à des hausses graduelles et étalées dans le temps. (…)

En vérité, les derniers chiffres économiques ne jouent pas vraiment en faveur du scénario d’un relèvement des taux même limité. Mais cela ne signifie pas que la Fed reportera à nouveau sa décision. Elle en a fait l’un de ses chevaux de bataille et le Comité de la Fed, qui est divisé sur la question, pourrait être tenté de se lancer à l’eau dès le mois de juin par exemple dans le but de jauger la réaction des marchés et de l’économie. Comment la bourse va-t-elle se comporter ? Je doute que la Fed s’en soucie vraiment, tout comme du cours de l’or. (…)

Comme les consultants de Metal Focus l’ont écrit dans leur dernier rapport de 2015, le métal jaune pourrait même profiter de cette hausse une fois en place. Le rapport indique : « nous pensons que le début de la remontée des taux supprimera paradoxalement l’un des obstacles majeurs à l’investissement dans l’or. Cette analyse se base sur la supposition que la remontée des taux sera lente et modeste, ce qui signifie que les taux d’intérêt réels resteront négatifs pendant un bon bout de temps. Étant donné la dépendance de l’économie américaine à la consommation privée et à la dette des ménages, nous pensons que les autorités monétaires seront réticentes à l’idée de laisser augmenter le ratio du service de la dette de façon significative afin de ne pas faire dérailler le redressement économique du pays. »

Autrement dit, lorsque le marché se rendra compte que cette hausse modeste des taux ne change quasi rien à la situation et que l’économie est trop fragile pour envisager leur normalisation,  l’or pourra se stabiliser voire peut-être augmenter.

Source : MineWeb