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LBMA

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nouveaux coffres d'ICBC à Londres

Article de Zero Hedge, publié le 16 mai 2016 :

« Nous suivons les changements de propriétaire des énormes coffres-forts de Londres avec le plus grand intérêt depuis notre premier article de décembre 2014 rapportant la mise en vente des coffres de la Deutsche Bank dans la capitale britannique (capacité : 1500 t). Le sort qui fut réservé à ce lieu de stockage fut révélé plus tôt cette année lorsque Reuters annonça que la banque la plus importante de Chine avait racheté le contrat de location des coffres londoniens de la Deutsche Bank, « en augmentant son contrôle du marché des métaux précieux de la ville ».

Les anciens coffres de la Deutsche Bank sont devenus opérationnels en juin 2014. Ils ont une capacité de 1500 t. Ce lieu de stockage a été construit et est géré par la société britannique de sécurité G4S. (…)

Nous pensions qu’ICBC allait se contenter de l’achat de l’un des plus vastes lieux de stockage de métaux précieux de Londres mais apparemment, nous nous sommes trompés. Aujourd’hui, ICBC Standard Bank a rapporté l’achat additionnel des coffres de Barclays à Londres, lui donnant ainsi la possibilité d’entreposer pour plus de 80 milliards de dollars d’or dans ce lieu secret.

Ces coffres, qui peuvent stocker 2000 tonnes d’or et d’autres métaux précieux comme de l’argent, du platine et du palladium, furent ouverts par Barclay en 2012. Leur construction a pris plus d’un an. Leur localisation et secrète même si la banque affirme qu’ils se trouvent le long de la M25, le périphérique londonien.

« Il s’agit d’une acquisition formidable pour la banque. Elle nous permettra de mieux exécuter notre stratégie visant à devenir l’une des banques chinoises plus importantes du marché des métaux précieux, » a déclaré Mark Buncombe, responsable des matières premières de l’ICBC Standard Bank, dans un communiqué.

La décision de Barclays de quitter le marché des métaux précieux a eu lieu alors que les régulateurs américains et européens enquêtent sur l’éventuelle implication d’au moins 10 banques dont Barclays, JP Morgan et Deutsche Bank, dans la manipulation de métaux précieux comme l’argent et l’or. (…)

Cet achat suit l’arrivée en tant que membre à part entière d’ ICBC Standard Bank au LBMA. Avec cette dernière acquisition d’un coffre géant londonien par une banque chinoise, cela signifie que seuls les coffres de HSBC, où les stocks d’or du GLD sont entreposés, et bien entendu les coffres de la banque d’Angleterre ne sont pas sous pavillon chinois.

Derrière les déclarations passe-partout de la banque qui affirme « chercher à étendre ses services », la raison qui explique pourquoi la Chine souhaite devenir l’acteur dominant du marché de l’or londonien reste inconnue. »

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lingot et pièces d'or

Article de ZeroHedge, publié le 8 mai 2016 : 

« Lorsqu’il s’agit de suivre les nuances du marché de l’or, très peu font montre de l’esprit d’observation de Paul Mylchreest d’ADMISI, dont l’analyse de décembre 2014 met en exergue le rôle étonnant de l’or dans la « nouvelle normalité » en tant que « devise » de financement pour les interventions de la BoJ sous la forme de la paire de trading long Nikkei/short or (et vice versa), indiquant que les banques centrales interviennent directement sur le cours de l’or (en vendant, bien sûr) lorsqu’elles souhaitent faire grimper les prix des actifs papiers.

Dans son dernier rapport, il enfonce le clou avec une analyse encore plus perturbante de l’état du marché de l’or. Plus spécifiquement, il se penche sur ce qui fut historiquement la plaque tournante du marché de l’or, Londres, et affirme qu’ « il se dirige vers un souci et devra faire face à son plus grand défi depuis son effondrement de mars 1968 en raison de réserves insuffisantes d’or physique. »

combien d'or il reste à Londres

Nous suggérons à nos lecteurs de réserver 1 heure et 2 cafés à ce rapport à lire absolument. Pour ceux qui sont pressés, le résumé expéditif est le suivant : sur base des données du LBMA et de la Bank of England concernant l’or stocké dans les coffres à Londres et des chiffres des exportations nettes d’or de Grande-Bretagne de la HM Revenue & Customs, Mylchreest a calculé que le « fonds de caisse » d’or physique de Londres (qui ne comprend pas l’or des ETF et des banques centrales) a récemment baissé pour atteindre plus ou moins zéro :

Un nouveau « London Gold Pool 1968 » en maturation ?

Le détail des chiffres de Mylchreest est disponible dans ce rapport. À la fin de celui-ci, on peut lire la conclusion suivante, des faits que nous avons observés à de nombreuses reprises en analysant les tendances inquiétantes des stocks d’or d’une entité comme le Comex en personne : « si notre analyse est correcte, le marché de l’or de Londres se dirige vers un souci et devra faire face à son plus grand défi depuis son effondrement de mars 1968 en raison de réserves insuffisantes d’or physique. »

Le rapport fait état de nombreux soucis bien connus de nos lecteurs :

  • Chaque jour, plus de 200 milliards de dollars d’or papier sont échangés. En cas de perte de confiance, on pourrait assister à une ruée désordonnée sur l’or physique.
  • Depuis 2009, les banques centrales sont passées globalement du statut de vendeuses à celui d’acheteuses.
  • La vigueur extraordinaire de la demande d’or en Chine est matérialisée par les retraits d’or des coffres de la bourse de Shanghai : en 2015, ils se sont élevés à 2597 tonnes, soit plus de 80 % de la production d’or mondiale.
  • Les ETF or à Londres ont connu un rebond de leurs réserves de métal, qui augmentent depuis janvier 2016 alors que les investisseurs occidentaux se remettent à goûter à l’or.
  • Les exportations nettes d’or du Royaume-Uni, qui sont une caractéristique de ce marché depuis 2013, afin de satisfaire l’appétit de l’Asie, et surtout de la Chine.

Mais la vulnérabilité de ce marché n’est pas confinée à ces tendances concernant l’or physique. S’il n’y a plus de métal disponible, cela signifie qu’il n’y a plus rien pour soutenir les plus de 200 milliards de dollars d’échanges quotidiens en or papier, des transactions qui représentent 95 % des échanges du marché de l’or à Londres. (…)

Cela fait des années que nous affirmons que la scission entre les marchés papier et physique de l’or devra avoir lieu pour trouver la vraie valeur du métal. Un article publié en janvier 2016 dans le magazine trimestriel du LBMA et intitulé « Les marchés physiques de gros sont cassés » pourrait bien être la confirmation que ce processus est arrivé à un stade avancé.

Durant la transition, nous pourrions connaître un marché de l’or à 2 vitesses, l’or physique s’échangeant avec une prime par rapport à l’or papier, comme les marchés à terme du COMEX ou l’or non-alloué du LBMA. (…) »

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or physique

Article de MineWeb.com, publié le 13 avril 2016 :

« La Chine se prépare à étendre son influence sur le marché de l’or avec le lancement attendu d’un fix or en yuan le 19 avril prochain.

« En tant que premier producteur et consommateur mondial d’or, il est logique que la Chine développe sa propre infrastructure pour échanger, déterminer le cours et fournir la liquidité sur un marché de l’or libellé dans sa devise, » a déclaré John Butler, vice-président et responsable de la gestion de GoldMoney.

Seamus Donoghue, CEO de la société basée à Singapour Allocated Bullion Solutions, affirme également que ce fix permettra à la Banque de Chine de contrôler et de stabiliser le cours de l’or.

À l’instar du London Gold Fix, la version chinoise du Shanghai Gold Exchange (SGE) aura lieu 2 fois par jour. Des banques locales et étrangères auront la possibilité de participer. D’après les éléments qui ont transpiré, les banques étrangères pourront échanger des contrats de façon anonyme tandis que les banques locales ne jouiront pas de ce privilège. En Chine, le début de l’enchère débutera par la moyenne arithmétique des prix communiqués par les participants, tandis qu’à Londres le prix de départ est fixé par son président indépendant, d’après Donoghue.

Le SGE, propriété de l’État chinois, est une bourse qui ne gère que des échanges d’or physique. Au London Gold Fix, les contrats papier sont également pris en compte. « Le lien entre le marché papier et le marché physique de l’or est de moins en moins évident. Un beau jour, nous assisterons à des problèmes de livraison. Ce déséquilibre entre le marché papier et physique pourrait réorienter le marché vers son penchant physique, ce qui faciliterait l’augmentation des positions sur les contrats chinois, » a déclaré Butler durant un entretien téléphonique.

La popularité de l’or physique gagne du terrain sur les contrats papier

« Si le fix de Shanghai devait dévier de celui de Londres, des craintes concernant le prix et le règlement des contrats or papier à Londres pourraient s’élever, ce qui pourrait déstabiliser le marché, même si nous pensons qu’il faudra patienter un certain temps avant de voir le fix chinois exercer une influence significative, » a déclaré Donoghue.

Butler s’attend à ce que le fix chinois améliore la transparence du cours de l’or. Il devrait également augmenter la visibilité des possibilités d’arbitrage. (…) Il a également mis en garde contre les théories qui affirment qu’il s’agit d’une tentative de mettre à mal la domination financière de l’Occident. « Affirmer qu’ils essayent de détrôner le dollar via les métaux précieux est un raccourci. Ils sont en train de mettre en place l’infrastructure dotée de ce potentiel, mais je ne pense pas que ce soit le but immédiat recherché. En ce moment, c’est surtout une question de facilité ainsi qu’une action symbolique. La Chine bouge pour mettre en évidence ce que nous savons déjà, à savoir que c’est l’acteur numéro 1 du marché de l’or dans le monde, » a déclaré Butler.

La Hong Kong Exchanges and Clearing (HKEX) envisage également de proposer un cours de l’or, en yuans et en dollars, sur un marché à terme avec livraison du métal physique en raison de la popularité grandissante de l’or et de l’argent tangibles. D’autres bourses pourraient leur emboîter le pas en raison de la demande, a déclaré Donoghue.

Butler a conclu en affirmant que les contrats chinois pourraient grignoter des parts de marché si les stocks limités de métal du COMEX devaient perdurer et si le LBMA ne trouve pas une nouvelle solution concernant son fix. Procédure qui a pourtant été récemment réformée, dans le but d’être plus transparente, pour la première fois depuis 1919. »

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argent

Le nouveau fixing argent du LBMA devait apporter plus de transparence au marché du métal gris. Cependant, ce jeudi, la nouvelle formule pourrait avoir signé son arrêt de mort, ayant créé la pagaille sur les marchés après avoir été fixé à 84 centimes en dessous du cours spot et des futures. Article de FastMarkets.com, publié le 28 janvier 2016 :

« Après la publication du dernier communiqué de la Fed, le cours de l’or sur les marchés des futures fut stable. Par contre, le marché de l’argent a attiré l’attention jeudi en raison d’un fixing du LBMA manifestement en dehors des réalités du marché.

La confusion a régné sur le marché de l’argent après que le LBMA ait fixé le cours de l’argent 84 centimes en dessous du cours spot et des futures prévalant en matinée.

Le LBMA Silver Price, une référence quotidienne cruciale utilisée par les producteurs et les traders du monde entier pour les transactions d’argent physique et de contrats dérivés, a été fixé à 13,58 dollars l’once.

Au moment du début de la procédure, qui démarre à 12:00 heure de Londres, le cours spot s’élevait à 14,42 dollars l’once alors que le cours des futures du CME s’élevait à 14,415 $. L’annonce du fixing a donc provoqué une confusion extrême parmi les participants du marché de l’argent. Un porte-parole du CME a déclaré que le bas fixing de l’argent n’était pas le fruit d’une erreur technique.

« Vu les ordres placés dans le système d’enchères aujourd’hui par 5 participants, les ordres d’achat et de vente ont été équilibrées après 29 rounds et le fixing argent du LBMA a été établi à 13,58 dollars, » a déclaré le CME via un communiqué.

Le CME et Thomson Reuters ont remporté en juillet 2014 la course à l’attribution de la méthodologie et de la plate-forme de prix de ce nouveau processus quotidien, remplaçant ainsi en août une procédure vieille de 117 ans.

Mais cette différence de 6 % entre le fixing du  LBMA et les futures est largement perçue comme un souci majeur. De nombreux producteurs, qui utilisent encore ce standard en tant que référence quotidienne, pourraient avoir perdu de grosses sommes si des contrats ont été conclus sur base du prix du fixing.

« Malheureusement, il ne s’agit pas d’une erreur, » a déclaré Ole Hansen, responsable de la stratégie matières première chez Saxo Bank. « Cela pourrait être la fin du fixing. 14 minutes ont été nécessaires pour le déterminer. Ils ont fini par se mettre d’accord, mais manifestement sur un prix en dehors de la réalité du marché. » (…)

« Le dernier communiqué de la Fed a été interprété « dovish » (conciliant) par les marchés. Cela a permis à l’or d’atteindre son plus haut depuis novembre, soit 1128 $ l’once, à quelques dollars seulement de sa moyenne mobile à 200 jours, » a expliqué l’analyste d’UBS Joni Teves.

Hier après-midi, le comité de la Fed (FOMC) a conclu sa réunion de 2 jours en affirmant « surveiller de près l’économie mondiale et les développements financiers », ainsi que leur impact sur le marché de l’emploi américain. Cependant, le comité n’a pas indiqué sa volonté de ralentir ou d’interrompre son cycle de hausse des taux. L’objectif de taux directeur à 2 % d’ici la fin 2016 reste inchangé.

« L’or essaie de s’installer confortablement au-dessus du seuil psychologique des 1100 $ l’once, » a déclaré Teves, qui remarque que les ETF continuent d’augmenter leurs stocks d’or. Les dernières statistiques montrent que 1,79 millions d’onces ont été globalement ajoutées ce mois.

« Une reconstitution plus mesurée des positions or ne fait que renforcer la possibilité d’une progression plus durable tout en réduisant le risque d’anticipation exagérée des marchés. Mais même si un nombre grandissant de participants des marchés commencent à prêter attention à l’or, des positions plus massives et stratégiques doivent encore être prises, » a-t-elle ajouté. (…) »

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Comex et LBMA : les rats quittent le navire ?

Article d’IRD, publié le 13 octobre 2015 :

« On a très peu parlé hier du fait que la division Métaux Précieux du groupe Mitsui a décidé de se retirer des marchés de l’or de Londres et de New York. Curieusement, la société japonaise poursuivra ses activités sur les marchés des métaux précieux à Tokyo et à Hong Kong.

J’avais suggéré qu’il s’agissait d’un nouveau signe du manque de confiance grandissant envers les marchés papier du Comex et du LBMA qui utilisent des effets de levier massifs. Un collègue avec qui j’ai travaillé à Wall Street qui est aussi un bon ami m’a livré ses impressions :

« C’est encore plus gros que ce que tu penses et ce n’est pas sarcastique. Avec les décisions de Barclays et de Deutsche Bank cela montre que le centre de gravité financier du monde se déplace vers l’est. Il ne s’agit pas que des métaux précieux. Il s’agit de décisions très importantes et les grandes banques, surtout les japonaises, ne les prennent pas à la légère. »

Je suis d’accord pour dire qu’il s’agit d’une décision très importante surtout venant de l’une des plus grosses sociétés du monde et d’un pays qui est un vassal des États-Unis. Cependant, le commentaire de Charles Savoie est encore plus intéressant. Pour ceux qui sont relativement nouveaux dans le monde des métaux précieux (disons après 2008), M. Savoie est dedans depuis 2001. Ce spécialiste de l’argent a écrit :

« Les 2 membres les plus importants, DuPont et Dow Chemical, membres depuis 1950, se sont retirés dès le début de l’été. Tiffany & Company et Ferro Corporation se sont également retirés. Les intérêts de Mitsui ont été mis en vente. Il y a des gens qui essayent d’échapper au scandale. En faisant oublier qu’ils en ont fait partie ? Peu pour moi, ils restent coupables d’entente pour la manipulation du cours (de l’argent) sur plusieurs générations. »

Charles Savoie sur les magouilles du Comex et du LBMA et les rats qui quittent le navire

En juillet, Charles Savoie évoquait déjà ces défections sur le marché de l’argent dans un article publié sur SGTReport.com et intitulé : « La Silver Association Se Vide » :

« Quelque chose est indubitablement en train de se passer dans le dos des auditeurs et autres contrôleurs. Je crains que de nombreux commentateurs respectés qui présentent une analyse qui se fie à 100 % sur les chiffres rapportés par les banques du Comex et du LBMA passent à côté d’un événement encore plus important qui se déroule sous nos yeux. En fait, je pense que la véritable disponibilité de l’or et de l’argent physique est bien moindre que celle rapportée par les banques de lingots (ainsi que par la Fed, la BCE et la BoE). Si j’ai raison sur ce point, alors la plupart des analyses publiées sont trompeuses.

Les élites lâchent toujours de petits éléments signalant les désastres à venir. Il y a 9 ans, Warren Buffet prévenait que les USA risquaient de devenir une nation de serfs. Aujourd’hui, environ 50 % des Américains dépendent d’une aide sociale, sous une forme ou une autre. Environ une personne sur 6 bénéficie des food stamps… Je pense que le retrait récent de banques très importantes des marchés papier de Londres et de New York est un nouveau signe de la catastrophe à venir.

Sur le Comex le rapport entre l’or papier et physique a explosé jusqu’au ratio terrifiant de 200 pour 1. Pour ce qui est du ratio véritable, nous en sommes réduits au jeu des devinettes. (…) »

Oui, vraiment, un scandale couve. Il semblerait que quelques rats aient décidé de quitter le navire. »

Note or-argent.eu : pour ceux qui en douteraient, toutes ces informations sont vraies. Cet article de Reuters parle du retrait de Mitsui qui sera effectif en décembre, de la vague de défections qui a démarré il y a quelques mois. Pour la banque japonaise : la raison citée est « la chute des cours des matières premières » et des « régulations plus sévères ».

John Embry

Interview de KWN, publiée le 8 septembre 2015 :

« Selon moi il se passe quelque chose de vraiment bizarre en coulisse. Le contrôle flagrant des cours de l’or et de l’argent dépasse tout ce que j’ai pu observer durant ces 20 dernières années durant lesquelles les interférences continuelles sur les marchés des métaux précieux se sont succédées.

La semaine dernière, durant 3 jours consécutifs, l’argent, qui est incroyablement sous-évalué et qui affiche de grosses primes sur le marché physique, a démarré 3 hausses impressionnantes qui ont immédiatement été mises en échec par des ventes frénétiques sur le marché papier et qui ont renvoyé le cours en dessous de son point de départ.

Hier, l’argent fut sous forte pression pendant toute la journée sur le marché de Londres. Il se passe donc vraiment quelque chose de bizarre sur le marché de l’argent. Tandis que vendredi dernier, lorsque l’or s’est mis à grimper suite à la publication de ce que l’on pourrait appeler des chiffres de l’emploi décevants aux États-Unis, le cours a subi une chute de presque 15 $ en un claquement de doigts. Cette faiblesse de l’or a été ensuite exploitée hier à Londres.

Des événements étranges au LBMA

Simultanément, le LBMA a rapporté des erreurs étranges dans ses chiffres concernant l’or raffiné de 2013. Le LBMA a annoncé une révision énorme du tonnage d’or raffiné en 2013, de plus de 2200 tonnes. Je ne saisis pas totalement les conséquences de ceci mais ce chiffre concerne l’or qui est fondu en petits lingots, donc de l’or de l’Occident qui se préparait à être expédié vers l’Orient, principalement la Chine.

Mais 2200 tonnes, vraiment ? Il n’est pas possible de faire une erreur d’une telle ampleur. Les coups tordus qui se passent sur les marchés des métaux précieux ne font donc que s’intensifier. Il ne faut néanmoins pas perdre de vue que l’or et l’argent physique restent des actifs absolument essentiels dans tout portefeuille d’investissement en quête d’une assurance contre les troubles à venir, qui devraient se manifester selon moi cet automne sur les marchés financiers mondiaux.

Une propagande qui s’accélère et des mensonges éhontés

Sur le front économique la publication des chiffres de l’emploi américain vendredi dernier, que je considère comme de la fiction, a déçu les experts. Cependant, cela n’a pas empêché le Bureau of Labor and Statistics des USA d’annoncer que le chômage avait baissé à 5,1 %. C’est du n’importe quoi.

Avec le plus faible taux de participation à la population active depuis 1977 et des dizaines de millions d’Américains qui ne prennent même plus la peine de chercher un emploi, le véritable taux de chômage est au moins 3 fois supérieur aux chiffres officiels. Ces statistiques bidon qu’ils continuent de publier sont donc choquantes.

Sur la crise des réfugiés en Europe

La crise des réfugiés en Europe, qui ne fait que s’empirer, est un autre problème majeur du monde. Il s’agit d’un sujet compliqué à aborder en raison de sa perspective humanitaire : refuser ces réfugiés serait en quelque sorte faire preuve d’égoïsme. Cependant, d’une perspective économique, avec un chômage massif, les problèmes de dette et de déficit fiscal des pays du vieux continent, il semble tout à fait rationnel de ne pas vouloir accepter davantage de gens dans le besoin.

Étant donné que le chômage des jeunes excède 50 % dans certains pays européens, l’arrivée d’indigents à la recherche de travail est la dernière chose dont ceux-ci ont besoin. Il n’y a donc pas de réponse facile à ce qui est une véritable tragédie humaine (note : posez-vous aussi la question de savoir si vous connaissiez des émigrés syriens, irakiens ou libyens avant les interventions occidentales dans ces pays pour « amener la liberté et la démocratie ». Cette crise a été fabriquée de toutes pièces par l’Occident, c’est un fait incontestable.).

La bourse américaine a rebondi

Je voudrais également ajouter que la bourse américaine a rebondi sans aucun doute grâce à l’aide considérable de la Plunge Protection Team, car la dernière chose qu’ils veulent voir, suite à la mauvaise séance de vendredi, c’est un Dow à nouveau en dessous des 16.000 points. Le contexte technique de ce marché est déjà moribond, il reste considérablement surévalué alors que les fondamentaux se détériorent.

Je pense donc que les autorités vont continuer à déployer de grands efforts afin de maintenir les marchés en lévitation mais je pense que pour y parvenir, ils devront faire preuve d’un véritable héroïsme. Cela dit, sans l’annonce d’un nouveau QE massif, les marchés actions baisseront vers des niveaux significativement inférieurs.»

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Andrew Maguire or

Interview d’Andrew Maguire par KWN (29 août 2015 + ici) :

« Les producteurs commencent à chercher des alternatives pour vendre leur or et ainsi court-circuiter totalement Londres (le LBMA). C’est pourquoi nous voyons des divergences de prix apparaître entre les marchés papier et les marchés physiques.

Les producteurs sont la clé pour mettre un terme à la mainmise que les banques de lingots collusoires ont sur les métaux, et la machine est en marche. C’est historique. Nous voyons le CME (note : Chicago Mercantile Exchange, la bourse principale pour les futures et les options) envisager une bourse d’échange physique ici à Londres. Vous devez vous poser la question : pourquoi feraient-ils une telle chose si le plus gros marché de l’or (le LBMA) fonctionnait normalement ? Tout simplement parce que la liquidité s’est évaporée.

Lorsque la réinitialisation du cours de l’or, qui aurait dû s’être produite depuis longtemps, aura finalement lieu, ce sera la conséquence directe de la désintégration du marché non-alloué du LBMA lié à des milliards de dollars de positions sur des produits dérivés qui boivent la tasse. Et vu la vitesse à laquelle le marché de l’or physique s’est déplacé en Orient, cette réinitialisation du marché de l’or est imminente. »

Le cours de l’or et la Fed

(…) Il y a assez de preuves pour affirmer que la Fed est active sur les marchés de l’or, des actions et des obligations via sa Plunge Protection Team (note : un groupe de traders de la Fed qui intervient sur les marchés afin de les stabiliser). L’or est simplement le côté face d’une politique du dollar fort coordonnée par la Fed. Cependant, l’illusion connaît de gros ratés. Nous avons vu de grosses fissures apparaître la semaine dernière alors que la Fed est à court de munitions pour orienter tous ces marchés. (…)

Résultat des courses, les marchés leveragés des métaux précieux sont soutenus par de moins en moins de métal. Cette migration du physique en dehors du contrôle des banques centrales occidentales ne fut jamais envisagée lorsque le carry trade (note : opération spéculative sur écart de rendement en français, qui consiste à s’endetter dans une devise à faible taux d’intérêt pour placer cet argent dans une autre devise à taux d’intérêt plus fort) sur l’or fut mis en place par Robert Rubin dans les années 80. Il est publiquement admis qu’il n’y a aucun métal physique derrière l’or non alloué du LBMA. Par contre, il n’est pas admis que les positions short des produits dérivés sont tellement élevées et tellement déconnectées des réalités que la seule issue est une indemnisation en cash.

De plus, le rachat de ce cet or physique par les banques centrales n’est plus une option. Les divergences sont tellement critiques qu’il y a une backwardation sur de nombreux mois entre le cours actuel et celui des futures. Le co-basis ne dit rien d’autre. Cette situation a engendré la réhypothécation (sous-location) de l’or des banques centrales (en location ou obtenu via une opération de swap). De nombreuses preuves étayent ces dires, comme les délais anormalement longs des rapatriements d’or.

Les rapatriements d’or : une mascarade

Je travaille avec des entités qui convoient de gros tonnages d’or  chaque semaine pour des nations. Je peux vous dire que le rapatriement des 300 tonnes de l’Allemagne aurait dû prendre quelques semaines, et pas des années. Tous ceux qui travaillent dans le marché de gros des métaux précieux le savent.

Les banques centrales le savent aussi et tente d’acquérir autant d’or que possible dans l’attente de leur unique porte de sortie : la réinitialisation du marché. (…) C’est pourquoi il est impératif que les gens prennent livraison de leur or et de leur argent maintenant, ou l’entreposent de façon indépendante (note : en dehors du système bancaire) pour se protéger de la confiscation qui découlera de l’effondrement de ce système bancal. »

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Article de MineWeb, publié le 18 juin 2015 :

« Peut-être en raison des critiques sur la composition du panel de banques qui participent au nouveau fixing de l’or du LBMA (le LBMA Gold Price benchmark), ICE Benchmark Administration qui supervise la nouvelle procédure vient d’annoncer qu’à partir du 22 juin 2015 la Bank of China  rejoindra le groupe de banques qui détermine 2 fois par jour le Gold Price benchmark. Cet indicateur est largement utilisé aux 4 coins de la planète par les producteurs, les consommateurs, les investisseurs et les banques centrales.

Ce LBMA Gold Price a été créé pour remplacer le presque centenaire London Gold Fix que l’on accusait, peut-être injustement, de manipuler le cours de l’or dans les intérêts des banques participantes alors que le terme « Fix » était devenu malheureux au vu de sa signification moderne (to fix = fixer mais aussi truquer).

Avant sa mise en place, il était largement admis qu’une ou plusieurs banques chinoises remplissaient les conditions pour participer à ce nouveau processus dès ses débuts. Les critiques de ceux qui avaient milité pour le changement du système plurent lorsqu’il fut annoncé que les 4 participants de l’ancien fixing Barclays, HSBC, Bank of Nova Scotia et Société Générale devenaient acteurs de la nouvelle procédure. On leur adjoignit Goldman Sachs, UBS,et même JP Morgan Chase par la suite soit une collection de noms à même de donner de l’urticaire aux partisans de l’or. Désormais, l’arrivée de l’une des plus grosses banques chinoises dans le panel devrait dissiper les critiques.

Julian Phillips estime que l’inclusion de la Bank of China signale le début du déplacement du centre de gravité de la détermination du cours de l’or vers l’Orient. Il reconnaît que la participation directe de la Bank of China dans le LBMA Gold Price va renforcer la connexion entre le marché chinois et international, permettre à la demande chinoise d’être mieux prise en compte dans la valorisation de l’or tout en promouvant l’internationalisation du marché chinois de l’or. Il s’attend désormais à ce que d’autres banques chinoises imitent la Bank of China. (…) »

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Goldman Sachs et UBS ont rejoint les 4 membres historiques du fixing du LBMA pour le nouveau London Gold Fix de la London Bullion Market Association, la version électronique d’un processus manuel qui n’avait plus changé depuis un siècle. La Chine, le plus gros consommateur d’or du monde a été snobée.

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Andrew Maguire or

Il y a environ 2 semaines, Andrew Maguire expliquait que le lancement d’une nouvelle bourse d’échange pour l’or, axée sur le métal physique, allait changer le paysage des métaux précieux dans un avenir proche. Aujourd’hui, il nous en a dit plus à ce sujet sur KWN tout en abordant une autre bonne nouvelle.

Création d’un fixing or chinois

« Cette nouvelle bourse d’échanges est quelque chose d’énorme qui va révolutionner le fonctionnement du système actuel et qui repose sur les banques de lingots. Il s’agit d’une nouvelle très excitante. Mais nous avons également eu une autre excellente nouvelle aujourd’hui à propos de la création d’un fixing chinois. Je vous avais déjà expliqué que les Chinois travaillaient sur la création d’un fixing Shanghai/Pékin pour l’or ainsi que pour l’argent par la suite. Aujourd’hui, nous avons reçu la confirmation de cette volonté.

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