Tags Posts tagged with "Libor"

Libor

0
JP Morgan

JPMorgan Chase & Co., HSBC Holdings Plc et Crédit Agricole SA ont été condamnés à payer une amende totale de 435,5 millions d’euros pour avoir manipulé l’Euribor (l’un des taux principaux de référence du marché monétaire de la zone euro) alors que le régulateur antitrust de l’Union européenne vient de finaliser une enquête longue de 5 ans sur ce scandale.

Le trio a conspiré pour manipuler le taux de l’Euribor et a échangé des informations sensibles en faveur de ses positions sur les marchés des produits dérivés apparentés, tout ceci à l’encontre des règles antitrust européennes, a déclaré la Commission européenne ce mercredi dans un communiqué diffusé par courriel. La JPMorgan doit payer 337,2 millions d’euros, HSBC écope d’une pénalité de 33,6 millions d’euros tandis que le Crédit Agricole devra s’acquitter de la somme de 114,7 millions d’euros.

« La participation des banques à une telle machination fut très lucrative, » a déclaré Margrethe Vestager, commissaire antitrust, à un parterre de journalistes à Bruxelles, ajoutant qu’il est très difficile d’estimer précisément les profits engendrés. « De très faibles mouvements de l’Euribor peuvent avoir d’énormes impacts vu les volumes d’échanges en jeu. »

L’enquête de l’Union européenne concernant la manipulation de l’Euribor fut compliquée il y a 3 ans lorsque le Crédit Agricole, JPMorgan et HSBC refusèrent de participer à l’accord global qui incluait 4 autres banques, dont Deutsche Bank et Société Générale.

Les 3 banques ont réagi officiellement en refusant le verdict ; elles comptent faire appel de la décision de la Commission.

9 milliards de dollars d’amendes

Environ 9 milliards de dollars d’amendes ont été collectés contre une douzaine de banques par les différents régulateurs mondiaux à propos de la manipulation du taux interbancaire de Londres et d’autres taux de référence durant les 4 dernières années, tandis qu’une vingtaine de traders ont été inculpés.

Le Libor et l’Euribor, les taux interbancaires européens, permettent de jauger le coût estimé du crédit à une certaine échéance. Ces taux sont une référence utilisée pour calculer le paiement des intérêts de trillions d’euros de produits financiers, dont les crédits hypothécaires.

Source : Bloomberg

0
LIBOR à 3 mois

Article d’Alasdair McLeod, publié le 15 août 2016 sur KWN :

« Les analystes techniques semblent divisés quant à la direction que l’or prendra à court terme. Certains pensent qu’il va se consolider pour ensuite continuer à pousser au-delà 1400 $ l’once tandis que d’autres pensent qu’il chutera lourdement en octobre pour ensuite reprendre sa marche en avant.

Tout ce que je sais, c’est que les motifs principaux pour posséder de l’or sont : les taux d’intérêt négatifs en Europe, les taux zéro aux États-Unis ainsi que le risque systémique en Italie, au Portugal et même en Allemagne et en Suisse, respectivement en raison de Deutsche Bank et de Crédit Suisse. Surveillez de près le cours des actions de ces banques.

La politique monétaire de la Fed est un foutoir. Très peu de gens savent que le crédit bancaire reprend aux États-Unis. L’indicateur des taux le moins sujet à la manipulation, le LIBOR USD, signale que la demande d’argent dicte désormais les évolutions des taux. Le LIBOR en hausse confirme la croissance du crédit bancaire. Vous pouvez évaluer la hausse du LIBOR sur le graphe ci-dessus.

Le LIBOR explose

S’il s’agissait d’une action, vous l’achèteriez car il est évident qu’il explose. Mais il ne s’agit pas d’un titre, c’est le LIBOR, et il indique que les entreprises empruntent à nouveau, quelle que soit la raison.

Pour être honnête, il y a une distorsion en raison de changement de règles qui seront effectives le 4 octobre prochain. Les fonds mutuels de type « Prime money » sont encouragés à posséder des obligations à court terme et à vendre celles à long terme. Cela crée une pénurie de liquidités pour les emprunteurs Prime money sur les marchés. Mais comment expliquer la hausse de la fin de l’année dernière alors ? Elle a eu lieu en l’absence d’un tel événement, ce qui prouve que le LIBOR va grimper.

Il est difficile d’expliquer cette hausse du LIBOR, en dehors de la date fatidique du 4 octobre qui approche, mais il augmente. En attendant, le taux directeur de la Fed est de 0,25-0,5 %, soit bien en dessous du LIBOR. Les Treausuries à 3 mois rapportent seulement 0,26 %.

Le graphe suivant montre clairement ce qui se passe avec le crédit bancaire :

m2-moins-M1

C’est effrayant : la croissance de la masse monétaire dérape

C’est effrayant, car cela confirme que le crédit bancaire, qui est grosso modo la différence entre M2 et M1, dérape. La Fed devrait relever immédiatement son taux directeur, mais elle ne le fera pas, pour la simple raison qu’elle ne pense pas avoir un problème, son attention étant focalisée sur la croissance économique. Mais toute personne avec une longue expérience sur les marchés sait que la Fed est toujours en retard d’une guerre, elle agira donc trop tard et de façon trop timide.

Dans les années 70, une telle situation avait provoqué l’explosion du cours de l’or

Le souci de cette augmentation du crédit bancaire sur l’économie est qu’elle va alimenter l’inflation. Les similarités avec la situation que nous avons connue dans les années 70, lorsque les banques centrales avaient tardé à relever les taux, devient apparente. À l’époque, cela avait presque débouché sur un épisode d’hyperinflation, le cours de l’or passant de 100 à plus de 800 $ jusqu’à ce que Volcker relève le taux directeur à plus de 20 %.

Mais aujourd’hui, il y a une différence : le niveau d’endettement. Volcker administra une thérapie de cheval, mais aujourd’hui la Fed ne pourra pas relever son taux directeur de plus de 2 ou 3 % sans déclencher une méga crise de la dette. Ce n’est pourtant pas loin du niveau vers lequel se dirige le LIBOR à 3 mois. Et, cela dit en passant, le LIBOR à 12 mois est déjà à plus de 1,5 %.

Les techniciens peuvent débattre à l’envi à propos des scénarios de l’or, consolidation ou baisse jusqu’à 1200 $ en octobre. Je pense néanmoins qu’aucun d’entre eux ne comprend à quel point la situation est sérieuse. »

0

Alors que tout le monde attendait une nouvelle surprise monétaire en Russie (ou la banque centrale a déjà augmenté son taux directeur à 17 %), c’est de la Suisse qu’elle est venue : faisant tout le contraire de son homologue russe, son taux directeur est passé en territoire négatif, à -0,25 %, afin d’endiguer la hausse du franc.

D’après David Stockman, il s’agit de la dernière folie des banques centrales, entrée selon lui dans une phase délirante :

« Quasi chaque jour, on assiste à une manifestation de la démence de l’une des banques centrales du monde. Aujourd’hui, c’est au tour de la Suisse de se manifester, pour ne pas offrir aux milliardaires russes un havre de paix alors que le rouble tangue, ou à l’euro, alors que Mario Draghi fait tout ce qu’il peut pour faire baisser la monnaie unique. L’essence de la décision de la BNS est simple : votre argent n’est pas le bienvenu en Suisse ; et s’il y atterrit tout de même, nous ponctionnerons un loyer sur votre argent.

Pour le moment, cette taxe de 0,25 % s’applique aux dépôts à la BNS, une manœuvre ayant pour objectif de propulser le Libor Suisse en territoire négatif également. Mais la conséquence la plus importante de cette nouvelle, c’est que la Suisse est prête à créer des quantités illimitées de sa propre monnaie pour imposer cet édit à ses propres épargnants.

Oui, l’ancien grand pilier de rectitude monétaire, la BNS, s’est engagée à plein pot dans la création monétaire. Désormais, c’est comme si elle désirait devenir une banque centrale du Japon sous stéroïdes un véritable Godzilla monétaire.

Cette décision s’inscrit dans une tendance qui n’est pas neuve : il s’agit de la prochaine étape pour se tenir à la politique du plafonnement du franc suisse à 1,2 EUR. Cela signifie que la BNF est prête à créer autant de francs suisses qu’il sera nécessaire pour acheter les euros qui permettront de conserver cette parité.

Et durant ces derniers temps, elle n’y a pas été de main morte. Durant les 80 derniers mois, le bilan de la BNF est passé de 100 milliards à 530 milliards de francs suisses, une multiplication par 5 qui a de quoi rendre Bernanke jaloux. Mieux encore, le bilan de la BNS qui était de 20 % du PIB suisse au début 2008, est désormais de 80 %. Le Japon, avec ses 50 %, peut aller se rhabiller. (…) »

0

Les conspirationnistes fous que nous sommes, qui discutent les manipulations évidentes du marché des métaux précieux depuis des lustres, seront peu impressionnés par les déclarations d’Elke Koenig, le président de l’autorité suprême de régulation des marchés financiers en Allemagne, la Bafin.

Manipulation-Argent-CFTC-Enquete-Powell

Cependant, la sortie de la Bafin, qu’il sera très difficile de qualifier de complotiste (à moins que, vu ses appartenances germaniques et le degré ambiant de bêtise qui règne actuellement dans la classe politique et médiatique, on l’accuse d’antisémitisme, ce qui est très à la mode aujourd’hui), fait du bien à entendre.

La Bafin devient le premier régulateur financier d’envergure à publiquement lancer des accusations de manipulation sur le marché des métaux précieux. Elle affirme même que les manipulations sont bien plus graves que celles du Libor, considérées comme un énorme scandale financier qui a débouché sur des amendes d’environ 6 milliards de dollars.