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London Gold Pool

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manip or

Affirmer que le cours de l’or est manipulé vous fait courir le risque, souvent de façon péremptoire, d’être accusé de propager une « théorie du complot ». Ce PDF de MoneyInsights.org, traduit de façon synthétique ci-dessous, fournit toute une série de preuves documentées et irréfutables concernant l’implication et la collusion des plus grandes institutions financières internationales telles que la BRI, la FED, le FMI, etc. Bien plus qu’un complot, c’est une véritable guerre qui est menée depuis des décennies contre le métal jaune, du London Gold Pool jusqu’à nos jours. Voyez plutôt :

« Cet article concerne les abus commis sur le marché de l’or. Sur base de notre analyse, nous avons créé notre diagramme du circuit des interventions sur le marché de l’or. L’objectif de ces interventions secrètes est la stabilisation de la valeur du dollar. De nombreux acteurs sont impliqués, allant des politiciens à des banquiers centraux en passant par des institutions telles que la BRI, le FMI et le LBMA ou encore les acteurs du marché OTC (les banques commerciales). Nous estimons qu’une intervention est secrète lorsqu’elle n’est pas rapportée aux participants au marché le jour même, ou lorsqu’elle n’est pas du tout rapportée.

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Quelques explications par rapport au diagramme

À propos du Gold Reserve Act de 1934

… Autorisation d’intervenir sur le marché de l’or et des devises avec l’approbation du président des États-Unis…

Le Gold Reserve Act de 1934 a établi un fonds (le fonds de stabilisation des échanges ou « Exchange Stabilization Fund ») géré par le secrétaire au Trésor après approbation du président. La section 10 de la loi explique que « dans le but de stabiliser la valeur du dollar, le secrétaire au Trésor, avec l’approbation du président, directement ou via des agences qu’il peut désigner, dispose de l’autorisation, au nom du fonds établi dans cette section, d’intervenir sur les marchés de l’or et des devises ainsi que d’autres instruments de crédit et de titres lorsque jugé nécessaire afin d’atteindre les objectifs décrits dans cette section ».

Au 30 septembre 2015, le montant total des actifs du fonds s’élevait à 93 milliards de dollars.

À propos du système de Bretton Woods

Les accords de Bretton Woods sont le système clé de la gestion monétaire et des changes établis en 1944. Cet accord fixa le taux de change des devises de certaines nations par rapport au dollar, dont la valeur fut également fixée en or. En 1971, le président Nixon jugea nécessaire de suspendre la convertibilité du dollar en or. Plusieurs devises majeures furent autorisées à fluctuer par rapport au dollar (ère des taux flottants).

Dans les années 60, la BRI (banque des règlements internationaux) fut au centre des efforts des banques centrales pour maintenir le cours de l’or sur les marchés à des niveaux proches du prix officiel du système de Bretton Woods via le London Gold Pool.

À propos des lignes de SWAP

Le 1er novembre 1978, la FED et le Trésor américain annoncent la création d’un nouveau programme étendu pour défendre la valeur du dollar par rapport aux autres devises. Un aspect majeur de cette capacité étendue d’intervention fut l’augmentation de la taille des lignes de SWAP de la FED avec les autres banques centrales majeures clés (le fameux « réseau swap »), accordant ainsi davantage d’emprunts de devises étrangères afin d’alimenter les interventions.

Le réseau swap est un ensemble d’accords réciproques à court terme que la FED entretient avec 14 banques centrales étrangères et la BRI. Chaque accord permet à la FED et à la banque partenaire d’avoir un accès à court terme à leur devise mutuelle et selon un plafond défini. Un contrat de swap est rédigé à la fin de chaque journée et recense l’intervention de la FED.

Les banques centrales tentent de randomiser au maximum leurs interventions afin d’éviter que les traders les anticipent pour en profiter.

N’oubliez pas que l’or est une devise : la BRI a indiqué dans son rapport annuel de 2013 que « l’or doit être plutôt traité en tant que devise étrangère, et non en tant que matière première, car sa volatilité est plus proche de celle des devises et les banques l’appréhendent telle qu’une devise étrangère ».

Alan Greenspan, l’ancien patron de la FED, a rappelé au Council of Foreign Relations le 29 octobre 2014 ce qu’est véritablement l’or : « L’or est une devise. Elle est encore à ce jour, à l’évidence, une devise de premier choix. »

À propos du réseau swap dans la pratique

« …interventions secrètes des banques centrales sur le marché des changes… »

D’après une publication de février 1978, la FED de Saint-Louis affirmait que l’or n’était pas utilisé pour des interventions en raison des pratiques courantes justifiées par les swaps.

Pourtant, la Riksbank ne fait pas de mystère sur ces interventions. En octobre 2016, elle a mentionné sur son site : « La Riksbank est la banque centrale suédoise, elle est responsable des politiques monétaires dont l’objectif est de maintenir la stabilité des prix. La Riksbank est l’un des actionnaires de la BRI. D’après la Riksbank, ses réserves en or sont justifiées principalement par le fait que la valeur de l’or ne suit pas les mêmes modèles que les réserves en devises. L’or peut être utilisé pour financer une opération d’urgence de mise à disposition de liquidités ou des interventions sur le marché des changes, entre autres. De plus, la Riksbank a conclu un accord avec toute une série d’autres banques centrales, le Bank Gold Agreement, qui limite la quantité d’or que la banque peut vendre chaque année. L’objectif de l’accord est de limiter les ventes d’or de la banque centrale pour éviter les effets non désirés sur le cours. »

Un rapport confidentiel du FMI de mars 1999 à propos du modèle de reporting des banques centrales recommande de dissimuler leurs prêts d’or et leurs swaps car cette information « est extrêmement sensible pour les marchés » tandis que la transparence « entrave les interventions secrètes sur le marché des changes » par les banques centrales, vu le nombre restreint de participants à de telles transactions.

La FED, les banques centrales et la BRI ont formé le Gold and Foreign Exchange Committee, un comité secret. Dans des notes rapportant les discussions sur le marché de l’or de la réunion du comité qui a eu lieu durant le G-10 des gouverneurs de la BRI le 7 avril 1997, Terry Smeeton, responsable or et devises étrangères à la banque d’Angleterre, a déclaré qu’en mai 1996 les accords de swaps représentaient 75 % des volumes des échanges du marché de Londres.

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William R. Wright, responsable du département monétaire et économique de la BRI, a tenu un discours franc à la 4e conférence annuelle de la BRI, qui s’est tenue du 27 au 29 juin 2005. M. Wright avait mentionné les 5 objectifs intermédiaires de la coopération des banques centrales, le 5e étant l’effort conjoint des banques centrales pour influencer le cours de l’or et des devises.

Le 10 février 2010, Michel Beine, de l’université de Luxembourg, a rapporté que la plupart des interventions des banques centrales ont lieu entre 7:00 et 15:00 EST, ce qui suggère que la FED intervient via son réseau de banques commerciales américaines. Choisir le timing peut être une problématique stratégique : la banque du Japon intervient en dehors de son fuseau horaire pour dissimuler ses interventions.

Dans son rapport annuel de 2010, la BRI a déclaré que « l’or qu’elle détient en connexion avec ses opérations de swaps, dans le cadre desquelles la banque échange des devises contre de l’or physique, équivaut à 8160,1 millions de DTS, soit l’équivalent de 346 tonnes cette année ».

Voici les résultats choquants de l’enquête de juin 2001 de Christopher J. Neely (économiste senior de la FED de Saint-Louis) à propos de 22 autorités monétaires – l’enquête pose des questions sur les buts des interventions, le délai requis pour qu’elles fassent effet, etc. (…)

Fait intéressant, les interventions ont lieu sur le marché OTC

Les échanges d’or sur les marchés OTC sont tout sauf transparents. D’après une étude de 2011 du LBMA, les volumes d’or échangés sur le marché OTC de Londres sont 10 fois plus importants que suggéré par les statistiques de compensation (clearing).

En janvier 2009, le G20 a demandé des réformes substantielles des marchés OTC afin « d’augmenter la transparence, de limiter le risque systémique et de prévenir les abus sur les marchés ». L’agenda des réformes du G20 exige des dérivés OTC standardisés compensés par des contreparties centralisées, d’une bourse ou de plates-formes électroniques d’échange. (…)

Derrière le cours spot de l’or

Le cours spot de l’or est le prix de l’or instantané. Il s’agit en fait d’une soumission du prix de l’or par les teneurs de marché (Citi, Goldman Sachs, HSBC, JPM, UBS, Bank of Nova Scotia, ICBC, Merrill Lynch, Morgan Stanley, Société Générale and Standard Chartered Bank) sur base de leur activité sur les marchés OTC très peu régulés. D’après le LBMA, les marchés OTC offrent la confidentialité, vu que les transactions ne sont connues que des 2 parties prenantes, ce qui est particulièrement important pour l’activité des banques centrales sur les marchés. Le cours spot de l’or est sous le contrôle des banques centrales (voir notre article du 23 septembre 2016 « Derrière le cours spot de l’or »).

Coordination des banques centrales

En 2016, la FED a étudié les interactions entre les banques centrales en temps normal ainsi qu’en temps de crise (par exemple durant la crise financière de 2007-2008). L’une des conclusions de l’étude est que la réponse des banques centrales durant la crise a exigé une coordination extraordinaire entre elles qui aura des implications sur la façon dont elles travaillent et collaborent pour des générations à venir.

Les raisons qui poussent à l’intervention

Nous avons rassemblé les raisons qui poussent les banques centrales à intervenir sur le marché de l’or :

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Conclusion

Il est évident que les banques centrales, au sein du réseau de la BRI, poursuivent une politique d’intervention sur le marché de l’or. De plus, elles ont créé une structure capable d’exécuter cette politique. Les interventions sont secrètes car elles ne sont pas rapportées au moins le jour même de l’intervention. Les interventions ont pour objectif de contrôler le cours spot de l’or. Les régulateurs semblent fermer les yeux. (…)

Le réseau de la BRI est le successeur du Gold Pool de Londres. Les banques centrales qui possédaient un surplus d’or fournissaient du métal afin d’intervenir sur le marché de Londres et ainsi contrôler les fluctuations de prix. Le réseau de la BRI détermine les zones d’intervention du cours de l’or en dollars via ses agents.

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lingot et pièces d'or

Traduction synthétisée de l’article de Richard Mills, publié le 29 février 2016 sur SafeHaven.com :

« En juillet 1944, alors que les troupes alliées traversaient la Normandie pour libérer Paris, les délégations de 44 pays se réunissaient à Bretton-Woods (New Hampshire) pour la conférence monétaire et financière des Nations-Unies. Elles s’accordèrent pour « arrimer » leur devise au dollar, la seule monnaie assez forte pour satisfaire les demandes grandissantes de transactions internationales. (…)

Le fait que le dollar était basé sur un 35e d’once d’or (35,2 dollars pour une once d’or) était ce qui le rendait attractif. L’or qui garantissait la valeur du dollar se trouvait dans les coffres du Trésor américain. Ensuite, il est arrivé ce qui arrive toujours dans l’histoire monétaire lorsqu’un pays ou un gouvernement se retrouve sous pression financière : il ne peut résister à la tentation de créer de la monnaie pour rembourser sa dette en dévaluant.

Le London Gold Pool

Les États-Unis se mirent à envoyer de plus en plus de dollars à l’étranger pour payer leur déficit commercial grandissant. L’excès de dollars à l’étranger commença alors à menacer les réserves d’or américaines vu que le dollar était échangeable contre une somme fixe d’or, tandis que la demande en métal jaune grimpait dans le monde. À la fin des années 50, les réserves d’or américaines avaient commencé à se réduire rapidement. En 1958, les réserves américaines chutèrent de 10 %, en 1959 de 5 % et encore de 9 % en 1960.

En octobre 1960, des achats paniqués d’or propulsèrent le métal jaune à plus de 40 $ l’once. Après un appel d’urgence, la banque d’Angleterre et la Fed inondèrent immédiatement le marché afin de stabiliser le cours de l’or. Pour les États-Unis, stopper l’hémorragie de ses réserves était devenu une priorité. Les États-Unis, la banque d’Angleterre et les banques centrales d’Allemagne de l’Ouest, de France, de Suisse, d’Italie, de Belgique, des Pays-Bas et du Luxembourg mirent en place un consortium afin d’empêcher le marché de pousser l’or au-dessus de 35,2 dollars l’once.

Ce consortium est connu sous l’appellation London Gold Pool. Les banques membres devaient fournir un quota d’or dans le pot commun tandis que la Fed fournissait la même quantité, once pour once. Ce qui signifie que la valeur du dollar était garantie non seulement par le métal de Fort Knox, mais aussi des membres du Pool. (…) Malgré la crise cubaine et les tensions grandissantes entre Moscou et les États-Unis le cours de l’or est resté stable : le London Gold Pool était donc un succès.

Le début de la fin

Suite à l’incident du golfe du Tonkin fin 1964 et l’accélération de la guerre du Vietnam en 1965, les dépenses militaires américaines explosèrent. En 1965, le London Gold Pool vendait plus d’or qu’il n’en achetait. Fin 1967, la Grande-Bretagne dévaluait la livre. L’accélération, début 1968, de la guerre du Vietnam remit un coup de pression sur le dollar.

Vu que Lyndon Johnson refusait d’augmenter la fiscalité pour financer les réformes sociales votées auparavant et le coût de la guerre au Vietnam, les États-Unis creusèrent leur balance commerciale.

En un peu plus d’un mois, le Pool vendit 20 fois plus d’or qu’à l’accoutumée, soit environ 1.000 tonnes. La France décida alors de se retirer pour ensuite expédier ses dollars aux États-Unis et recevoir en échange non pas des Treasuries, mais de l’or.

La demande d’or explosa ensuite. Le Pool vendit 100 tonnes d’or en un jour, soit 20 fois la moyenne. Le consortium réaffirma sa volonté de défendre le cours de l’or à 35,2 dollars l’once, « jusqu’au dernier lingot », d’après le président de la Fed de l’époque William McChesney-Martin.

Plusieurs avions furent affrétés en urgence afin d’envoyer de l’or des États-Unis à Londres. L’hémorragie de métal se poursuivant, les membres du Pool se lassèrent de voir leurs réserves d’or s’évaporer pour financer la guerre du Vietnam et les réformes sociales américaines.

Le 15 mars fut déclaré jour férié par la reine d’Angleterre à la demande des membres du Pool afin d’obtenir la fermeture des marchés et de dissoudre le London Gold Pool. Johnson fut alors contraint de lancer des pourparlers de paix.

Officiellement, un marché de l’or à 2 vitesses fut décrété : à 35,2 dollars l’once pour les banques centrales, au prix du marché pour les autres entités.

Le 15 aout 1971, le président Nixon mit fin à la convertibilité du dollar en or. Naissait le triple mandat de la Fed : plein-emploi, stabilité des prix et des taux. À la fin du mois de 1971, le cours de l’or dépassait déjà les 42 $. (…) »

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lingot et pièces d'or

Article de ZeroHedge, publié le 8 mai 2016 : 

« Lorsqu’il s’agit de suivre les nuances du marché de l’or, très peu font montre de l’esprit d’observation de Paul Mylchreest d’ADMISI, dont l’analyse de décembre 2014 met en exergue le rôle étonnant de l’or dans la « nouvelle normalité » en tant que « devise » de financement pour les interventions de la BoJ sous la forme de la paire de trading long Nikkei/short or (et vice versa), indiquant que les banques centrales interviennent directement sur le cours de l’or (en vendant, bien sûr) lorsqu’elles souhaitent faire grimper les prix des actifs papiers.

Dans son dernier rapport, il enfonce le clou avec une analyse encore plus perturbante de l’état du marché de l’or. Plus spécifiquement, il se penche sur ce qui fut historiquement la plaque tournante du marché de l’or, Londres, et affirme qu’ « il se dirige vers un souci et devra faire face à son plus grand défi depuis son effondrement de mars 1968 en raison de réserves insuffisantes d’or physique. »

combien d'or il reste à Londres

Nous suggérons à nos lecteurs de réserver 1 heure et 2 cafés à ce rapport à lire absolument. Pour ceux qui sont pressés, le résumé expéditif est le suivant : sur base des données du LBMA et de la Bank of England concernant l’or stocké dans les coffres à Londres et des chiffres des exportations nettes d’or de Grande-Bretagne de la HM Revenue & Customs, Mylchreest a calculé que le « fonds de caisse » d’or physique de Londres (qui ne comprend pas l’or des ETF et des banques centrales) a récemment baissé pour atteindre plus ou moins zéro :

Un nouveau « London Gold Pool 1968 » en maturation ?

Le détail des chiffres de Mylchreest est disponible dans ce rapport. À la fin de celui-ci, on peut lire la conclusion suivante, des faits que nous avons observés à de nombreuses reprises en analysant les tendances inquiétantes des stocks d’or d’une entité comme le Comex en personne : « si notre analyse est correcte, le marché de l’or de Londres se dirige vers un souci et devra faire face à son plus grand défi depuis son effondrement de mars 1968 en raison de réserves insuffisantes d’or physique. »

Le rapport fait état de nombreux soucis bien connus de nos lecteurs :

  • Chaque jour, plus de 200 milliards de dollars d’or papier sont échangés. En cas de perte de confiance, on pourrait assister à une ruée désordonnée sur l’or physique.
  • Depuis 2009, les banques centrales sont passées globalement du statut de vendeuses à celui d’acheteuses.
  • La vigueur extraordinaire de la demande d’or en Chine est matérialisée par les retraits d’or des coffres de la bourse de Shanghai : en 2015, ils se sont élevés à 2597 tonnes, soit plus de 80 % de la production d’or mondiale.
  • Les ETF or à Londres ont connu un rebond de leurs réserves de métal, qui augmentent depuis janvier 2016 alors que les investisseurs occidentaux se remettent à goûter à l’or.
  • Les exportations nettes d’or du Royaume-Uni, qui sont une caractéristique de ce marché depuis 2013, afin de satisfaire l’appétit de l’Asie, et surtout de la Chine.

Mais la vulnérabilité de ce marché n’est pas confinée à ces tendances concernant l’or physique. S’il n’y a plus de métal disponible, cela signifie qu’il n’y a plus rien pour soutenir les plus de 200 milliards de dollars d’échanges quotidiens en or papier, des transactions qui représentent 95 % des échanges du marché de l’or à Londres. (…)

Cela fait des années que nous affirmons que la scission entre les marchés papier et physique de l’or devra avoir lieu pour trouver la vraie valeur du métal. Un article publié en janvier 2016 dans le magazine trimestriel du LBMA et intitulé « Les marchés physiques de gros sont cassés » pourrait bien être la confirmation que ce processus est arrivé à un stade avancé.

Durant la transition, nous pourrions connaître un marché de l’or à 2 vitesses, l’or physique s’échangeant avec une prime par rapport à l’or papier, comme les marchés à terme du COMEX ou l’or non-alloué du LBMA. (…) »

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james turk

Interview de KWN publié le 7 décembre 2015 :

« Lorsqu’on assiste à une hausse importante des cours des métaux précieux comme celle de vendredi, j’attends toujours la séance suivante pour voir si la tendance se poursuit. Malheureusement, la hausse ne s’est pas prolongée ce lundi, l’or et l’argent ayant clôturé la journée en baisse en abandonnant une bonne partie des gains engrangés vendredi.

Néanmoins, malgré les pressions baissières d’hier, l’or et l’argent ont montré une résistance encourageante. Cette note positive sous-jacente indique, selon moi, que les métaux précieux continuent d’être échangés sur un marché à deux vitesses. Ces deux marchés sont liés car ils se rejoignent sur le cours spot de l’or mais ils sont fondamentalement différents.

L’un de ces marchés est le marché physique tandis que l’autre est évidemment le marché papier. Dans le premier, les acteurs possèdent de l’or. Dans le second, les acteurs sont exposés au prix de l’or mais ils n’en possèdent pas.

Lorsque vous possédez des contrats futures, des options ou des positions ETF, vous ne possédez pas d’or. De même, si vous possédez un contrat stipulant qu’une entité comme une banque de lingots est obligée de vous livrer du métal dans le futur, vous possédez de l’or papier. Ce genre d’actif comporte un risque de contrepartie. Il fait de l’or, valeur refuge sous sa forme physique, un simple instrument financier.

L’effondrement du London Gold Pool

Un marché à deux vitesses est rare mais pas exceptionnel. Par exemple : un tel marché s’est développé en mars 1968 après l’effondrement du cartel des banques centrales baptisé le London Gold Pool. Il y avait le soi-disant cours officiel de l’or à 35 $ l’once et le prix réel dicté par les marchés libres qui était bien sûr beaucoup plus élevé car il reflétait la valeur réelle du métal jaune et non un prix artificiel et arbitraire imposé par les banques centrales.

Aujourd’hui nous avons un marché à deux vitesses même si ce n’est pas généralement admis. C’est le cas car les cours spot de l’or et de l’argent sont supérieurs aux cours des futures, ce qui est anormal. Les marchés à deux vitesses sont toujours la résultante de l’interventionnisme des gouvernements qui faussent les mécanismes des marchés libres. Tous ces marchés à deux vitesses finissent néanmoins par exploser car un actif ne peut avoir qu’un prix : celui du marché. (…)

Leviers records au Comex

Le leverage du Comex est de nouveau proche de son record avec environ une once d’or enregistrée pour 300 onces de positions ouvertes. La possibilité d’une véritable ruée sur l’or physique en fin d’année pouvant s’étendre jusqu’au début de 2016 est une réelle possibilité.

Il est également important de noter que l’or et l’argent commencent à s’échanger au-dessus de certaines moyennes mobiles clés à court terme, l’un des signes qui indiquent habituellement qu’un marché s’inverse et tandis que le sentiment concernant les métaux précieux est à son plus bas, peu d’investisseurs s’y intéressent, ce qui est souvent un autre signe qu’un plus bas a été atteint. »

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Interview de James Turk du 12 octobre 2015 (KWN) :

« Quelque chose de spécial a lieu sur les marchés des métaux précieux aujourd’hui (le 12 octobre), des événements qui se sont rarement produits durant les dernières années. Nous sommes les témoins d’une poursuite des hausses dont ont bénéficié l’or et l’argent durant la semaine dernière et les semaines précédentes.

Les cours des métaux précieux se sont quelque peu tassés au fil de la journée, des hauts et des bas quotidiens n’ont rien d’anormal. Vu la vigueur de l’argent comme de l’or depuis août, ils sont quelque peu en avance ou en surachat comme on dit mais il y a beaucoup plus de points positifs que négatifs en faveur de métaux précieux.

L’argent entraîne la hausse

Il est particulièrement intéressant de noter que l’argent a dépassé son plus haut du mois d’août. Vous vous rappellerez que l’argent avait atteint un plus bas en août alors que l’or restait stable. Cela avait créé une divergence positive si bien que les deux métaux ont ensuite démarré une hausse rapide.

L’argent a grimpé de 12,6 % depuis. Une performance remarquable bien supérieure à celle de l’or qui n’a cependant pas à rougir avec sa hausse de 6,5 % depuis le faible cours affiché à la fin août. Il s’agit bien sûr de deux hausses significatives. De plus, il semblerait qu’il y ai encore de la marge pour l’appréciation de l’or et de l’argent dans les semaines à venir.

Nous sommes au début de la période de l’année durant laquelle les métaux précieux connaissent d’habitude leurs meilleurs moments. Les modèles saisonniers ne sont pas une science exacte mais en ce moment l’or et l’argent bénéficient de bien d’autres paramètres positifs que les facteurs saisonniers.

La vigueur de ces dernières semaines est un signal important. Il semblerait donc que l’or et l’argent vont poursuivre leur hausse jusqu’à la fin de l’année et probablement jusqu’au premier trimestre de l’année prochaine.

Les banquiers centraux se sont déjà débarrassés d’une grande quantité de métal

Les événements récents sont significatifs. En bref : la queue commence à commander le chien. Les énormes quantités d’or papier sont le corps du chien tandis que les volumes bien moins importants du marché physique sont la queue.

Durant des années les planificateurs centraux ont réussi à contrôler la queue en utilisant l’or papier, poussant le cours de l’or à un niveau exceptionnellement sous-évalué mais cette manipulation du cours de l’or ne pourra se poursuivre indéfiniment, tôt ou tard elle devra prendre fin.

L’événement historique de la fin du London Gold Pool l’illustre à merveille. Ce réservoir commun d’or des banques centrales a opéré durant les années 60 dans le but de plaquer le cours de l’or à 35 $ l’once mais en mars 1968 le réservoir implosait.

Cela a eu lieu car la queue finit toujours par commander le chien. Ce résultat est simplement le reflet de la différence fondamentale entre l’or papier et l’or physique. Le papier n’est rien de plus, un actif financier, une promesse faite par l’entité qui l’émet. Il y a toujours un risque de contrepartie lorsque vous possédez du papier en lieu et place de l’actif réel.

L’or physique est l’actif réel. Il s’agit d’un actif tangible dont la valeur ne dépend pas de la promesses d’un tiers. Au contraire : sa valeur réside dans le choix de ses acheteurs qui veulent éviter le risque de contrepartie.

L’une des plus grandes erreurs de l’histoire des États-Unis

Donc le London Gold Pool s’est effondré lorsqu’il fut incapable de fournir de l’or au marché, en vidant au passage les coffres des banques centrales. Le gouvernement américain a vu 10.000 tonnes d’or de Fort Knox disparaître au prix de 35 $ l’once, ce qui sera probablement avec le recul l’un des plus grands gâchis gouvernementaux de l’histoire.

Ce que les lecteurs doivent faire est clair : continuer d’acheter de l’or et de l’argent tous les mois en calculant leur prix d’achat sur la base d’une moyenne mensuelle. Il s’agit d’une stratégie gagnante qui s’est révélée payante à de nombreuses reprises. Elle récompensera à nouveau les acheteurs lorsque les cours de l’or et de l’argent repartiront à la hausse pour mettre un terme à ce marché baissier de 4 ans et poursuivre sur leur tendance à long terme. »

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Article du 24 novembre de KWN :

« La bataille des 1200 dollars chauffe. Les shorts ont fixé une limite, et leurs efforts pour ne pas la franchir sont évidents. Il y a tout d’abord les hedge funds qui sont shorts. Ils veulent fermer leurs positions avec un profit maximum, ils les défendent donc en augmentant leurs ventes à découvert, ce qui explique pourquoi l’activité du COMEX a augmenté, même si le cours de l’or a progressé ces dernières semaines.

Mais ceux qui sont toujours short regrettent probablement de ne pas s’être couverts lorsque l’or était moins cher de 60 $. Il y a aussi les planificateurs centraux qui tentent de plafonner le cours du métal jaune. Mais, fait intéressant, il y a des banques centrales qui se trouvent dans l’autre camp, des banques centrales et des fonds souverains qui ont acheté de l’or papier mais qui demanderont la livraison. Il y a également des acheteurs institutionnels dans ce groupe.

Que ce soient des acteurs publics ou privés, ils sont dans le même bateau. Ils possèdent des promesses de recevoir la livraison du métal. Désormais, ce groupe devient de plus en plus agressif quand il s’agit de prendre livraison. Ils ne veulent pas empocher la différence en cash, ils veulent du métal.

Il y a une course qui a lieu en ce moment pour mettre la main sur un maximum de métal possible, avant le 31 décembre, soit la date limite pour la clôture comptable.  Ces entités veulent enregistrer du métal, et non des promesses de papier, sur leur bilan.

Je pense que la demande en métal physique de ce groupe va pousser le cours de l’or à la hausse d’ici la fin de l’année. (…)

Aujourd’hui, les planificateurs centraux ont remporté une bataille mineure en réussissant à maintenir le cours de l’or en dessous de 1200 $ pour l’expiration des options du COMEX. C’est toujours la même rengaine lorsqu’on approche cette date (note : il s’agit d’un pari fait par les banques de lingots : si l’or clôture en dessus d’un certain seuil à une date définie, la banque empoche un profit). Ce plafonnement pourrait perdurer encore quelques jours, car des options doivent encore expirer dans les jours qui viennent à Londres et ailleurs. (…)

Même si le cours de l’or a augmenté de 60 $ depuis le plus bas de ce mois, non seulement la backwardation a perduré, mais s’est même aggravée pour toucher les livraisons à 6 mois, d’une façon jamais vue dans ma carrière.(…)

Une seule conclusion s’impose au vu de la situation exceptionnelle à laquelle nous assistons : il s’agit d’un moment historique dont les conséquences sont claires. Les banques centrales qui sont à la tête de ce cartel bancaire, qui a plafonné depuis plus d’une décennie le cours de l’or, va s’effondrer, exactement lorsque le London Gold Pool s’est ramassé en 1968 après une décennie de tentatives de plafonner l’or à 35 $ l’once. S’il est impossible de donner une date, la messe est dite.

Vu la backwardation actuelle et les circonstances, décembre pourrait être un mois clé, comme fut le mois de mars 1968, qui fut l’élément déclencheur du grand marché haussier de l’or des années 70. »

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Article de Grant Williams publié sur KWN :

Avec le recul, la guerre froide fut plutôt un combat du genre Mohamed Ali contre Cooperman que Batman contre Superman. Mais à l’époque, le monde vivait dans la crainte d’une résolution cataclysmique du conflit. Cela semble de l’histoire très ancienne, mais entre 1946 et 1991, la peur du communisme était très présente.

Durant toute cette période, le cours de l’or, le baromètre ultime de la peur, s’est comporté de façon logique… lorsque Nixon a annulé la convertibilité du dollar en or à partir du 15 août 1971, évidemment.

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Durant les années 80 et 90, il n’y avait pas grand-chose à dire sur les avoirs en or des banques centrales asiatiques. Grâce au FMI et à la banque mondiale, on peut les connaître en détail :

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Comme vous pouvez le voir sur le graphique ci-dessus, l’augmentation importante du cours de l’or durant les années 70 a eu lieu dans un environnement hautement inflationniste, en pleine guerre froide. Mais alors que les banques centrales asiatiques n’achetaient pas d’or (ces pays incluent la Chine, l’Indonésie, le Japon, le Laos, la Mongolie, la Birmanie, les Philippines, Singapour, la Thaïlande, Vietnam ainsi que les îles du Pacifique).

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Par contre, si on observe les réserves en devises de ces pays, la situation est complètement différente. Elles sont passées d’environ 300 milliards de dollars en 1994 à 5,8 trillions de dollars à la fin 2013.

Cette ascension irrésistible a fourni aux nations asiatiques 2 choses dont elles ne disposaient pas lorsque l’or a explosé dans les années 70, en raison de l’inflation et de la peur d’un conflit entre les 2 superpuissances : un pouvoir d’achat extraordinaire et le besoin de se diversifier en raison des quantités énormes de dollars qu’elles possèdent.

Si nous ajoutons l’Inde au tableau (l’Inde fait partie de l’Asie du Sud, au même titre que le Bangladesh, Bhoutan, les Maldives, le Népal et le Sri Lanka, des pays que nous allons ignorer pour le moment), on peut également constater cette même augmentation du pouvoir d’achat (réserves de l’Inde, devises et or) :

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Mais il y a une pièce additionnelle, et vitale, du puzzle que nous devons ajouter avant de tirer des conclusions. Il s’agit bien sûr des actions de nos bonnes vieilles amies les banques centrales. Regardez plutôt :

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Ne voyez-vous pas quelque chose de bizarre ? Après l’effondrement du London Gold Pool en mars 1968, et lorsque l’on a enfin laissé fluctuer l’or pour que le marché détermine son prix, les banques centrales se sont mises doucement, mais sûrement, à augmenter leurs réserves pour ensuite se mettre à vendre, pour ne plus jamais s’arrêter de céder du métal jaune.

À partir du second trimestre de 1974, les banques centrales ont vendu de l’or au marché sans remords alors que le cours augmentait. Il s’agissait de loin de la plus grande source en métal physique du marché. Même s’il semble logique de vendre lorsque le cours augmente, en cas de tensions géopolitiques la réponse logique est d’acheter et de conserver de l’or. Cependant, vendre devrait contribuer à faire baisser son cours, non ?

Que se serait-il passé si les banques centrales n’avaient pas été aussi enclines à réduire leurs avoirs en or durant toute cette période ?

On ne le saura jamais, car elles auront vendu sans relâche jusqu’à la fin du communisme, donc de la Guerre Froide. Après quoi elles se sont mises à vendre de plus belle.

Alors que la menace rouge avait disparu, les banques centrales ont accéléré la cadence des ventes. Entre décembre 1991 et septembre 1999, l’or détenu par les banques centrales a baissé de 6 %, soit d’environ 1900 tonnes.

Ensuite, le 26 septembre 1999, les banques centrales d’Autriche, d’Italie, de France, du Portugal, de Suisse, de Belgique, du Luxembourg, d’Allemagne, d’Espagne, d’Angleterre, de Finlande, des Pays-Bas, d’Irlande, de Suède et la BCE ont toutes signées l’accord de Washington sur l’or.

Cet accord limitait les ventes d’or à 400 tonnes par an afin de juguler la tendance baissière après que Gordon Brown ait très intelligemment télégraphié la vente d’or de la Bank of England, une annonce qui avait entraîné le cours de l’or dans les abysses.

Conclusion : lorsque la ruée vers l’or redémarrera, le pouvoir d’achat du continent asiatique devrait propulser l’or vers des hausses encore plus importantes que celles des années 70.

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Eric King : « Du côté de la Chine, on apprend désormais que certains prêts accordés par des banques de l’ombre sont couverts par de l’or qui n’existe pas. Eric Sprott a souvent insisté sur le fait que l’Occident ne pourra pas fournir ad vitam aeternam de l’or au système. »

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Chris Powell : « L’histoire nous enseigne cette leçon. C’est ce qu’il s’est passé en 1968 lorsque le London Gold Pool a explosé, précisément parce qu’il ne disposait plus de l’or physique nécessaire pour alimenter le système. Les États-Unis, la Grande-Bretagne et 6 ou 7 autres pays occidentaux, qui fournissaient l’or de cette réserve commune,  furent tout simplement dépassés par les événements.

Les gens oublient que les investisseurs du monde entier réalisèrent que le dollar était dévalué, que l’or valait bien plus que 35 $ l’once. La France a alors décidé (note : sous l’impulsion du général de Gaulle) qu’elle ne désirait plus posséder de dollars, et qu’elle voulait convertir ses billets verts en métal jaune. Cette demande énorme pour l’or a démarré fin 1967 et début 1968, après quoi de nombreuses réunions d’urgence ont été tenues par Washington et Londres.

À ce moment, les entités responsables du Pool ont réalisé qu’il ne leur restait que quelque mois pour faire face à la demande. En 1968 la situation est devenue vraiment désespérée. En lisant les minutes du comité de la Fed de l’époque, on apprendre que les États-Unis envoyaient de l’or via les chasseurs de l’US Air Force à Londres afin de rembourser la Bank of England qui avançait de l’or au marché au nom des États-Unis.

Et en définitive, lorsque le gouvernement américain et la Bank of England ont réalisé qu’il ne leur restait que quelques semaines avant d’être à sec, le London Gold Pool fut fermé. Le cours de l’or a alors grimpé substantiellement. Ensuite, en 1971, Nixon a annulé la convertibilité du dollar en or. Eric Sprott a donc raison, c’est ainsi que cela s’est terminé en 68 et 71. Une certaine quantité d’or physique est toujours nécessaire pour faire baisser le cours, mais après un certain temps le métal n’est plus disponible.

Il y a cependant une différence de taille aujourd’hui : il y a beaucoup plus d’or papier qu’à l’époque. Cet or factice était beaucoup moins répandu, alors qu’aujourd’hui, même des pays comme l’Allemagne acceptent des certificats.

Tôt ou tard, ces pays demanderont à récupérer leur or. La situation deviendra alors bien pire qu’en 1968 ou 1971 à cause des quantités astronomiques d’or papier qui circulent sur le marché. Les banques centrales vont alors réaliser que certaines banques de lingots sont dans des situations catastrophiques, que cet étranglement mettra en danger en danger des banques qui parient à la baisse sur le cours du métal jaune. Nous assisterons alors à la situation que William Kaye a décrite, à savoir le plus gros étranglement des positions short de l’histoire financière. »

Source : KWN

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London-Gold-Pool-1968En 1961, le London Gold Pool est créé sous l’impulsion du plan Kennedy. Il s’agissait de la mise en commun des stocks d’or des plus grandes banques centrales du monde dans un Pool (piscine, ou plutôt pot commun) afin de maintenir un cours fixe de l’or, à 35 $ l’once. En 1968, celui-ci fut fermé, alors qu’il était pris d’assaut et menaçait de manquer d’or physique pour maintenir la parité or. Chris Powell nous rappelle cet épisode. Le marché de l’or aujourd’hui pourrait définir comme le London Gold Pool en 1968 ?

Eric King : « William Kaye a déclaré à KWN que cela va prendre bientôt fin, car l’Occident manque d’or physique afin de continuer cette mise sous contrôle »

Chris Powell : « Nous voyons d’énormes volumes transiter d’Occident en Orient, parfois via la Suisse. Nous avons vu l’écart des stocks entre février et juin à la banque d’Angleterre, lorsque 1200 tonnes d’or ont subitement disparu des écrans radars. Lorsque j’ai demandé à la banque d’Angleterre où se trouvait cet or,  ils ont refusé de faire de plus amples commentaires.

Tout ceci confirme ce que Kaye affirme. On sait que de l’or quitte l’Occident et qu’il arrive en Orient. Difficile de dire quand l’or physique sera à sec, par contre on a déjà entendu cette chanson. C’est exactement ce qu’il s’est passé lorsque le London Gold Pool a été vidé.

London Gold Pool : annulé car les stocks menaçaient de disparaître

Le Pool s’est effondré, les États-Unis avaient même affrété des vols assurés par l’US Air Force pour acheminer en catastrophe de l’or à Londres en 1968. À l’époque, la banque d’Angleterre avançait son propre or au marché, au nom des États-Unis, afin de maintenir son cours à 35 $ l’once.

En mars 1968, l’or se vendait à raison de plusieurs centaines de tonnes par semaine. Les pays qui contribuaient au London Gold Pool ont réalisé qu’il ne leur restait plus que quelque semaines de stock avant que celui-ci soit à sec. Ils ont donc décidé de fermer le London Gold Pool.

Le prix de l’or s’est alors littéralement crashé. Alors qu’il était à 35 $ l’once la veille, le lendemain aucun cours ne fut publié, car le marché officiel de l’or physique avait tout simplement disparu vu qu’il n’y avait plus d’or disponible. Il s’agit de l’un des scénarios possibles pour la suite des événements. Mais plus vraisemblablement, les banquiers centraux, en voyant la pénurie totale venir, arrangeront une réévaluation internationale des devises. Lorsque ce moment viendra, ce sera le chaos sur les marchés des devises et de l’or. Mais en définitive, nous assisterons à une réinitialisation du cours de l’or, qui sera évidemment substantiellement plus élevé. »