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Manipulation de l’or

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Affirmer que le cours de l’or est manipulé vous fait courir le risque, souvent de façon péremptoire, d’être accusé de propager une « théorie du complot ». Ce PDF de MoneyInsights.org, traduit de façon synthétique ci-dessous, fournit toute une série de preuves documentées et irréfutables concernant l’implication et la collusion des plus grandes institutions financières internationales telles que la BRI, la FED, le FMI, etc. Bien plus qu’un complot, c’est une véritable guerre qui est menée depuis des décennies contre le métal jaune, du London Gold Pool jusqu’à nos jours. Voyez plutôt :

« Cet article concerne les abus commis sur le marché de l’or. Sur base de notre analyse, nous avons créé notre diagramme du circuit des interventions sur le marché de l’or. L’objectif de ces interventions secrètes est la stabilisation de la valeur du dollar. De nombreux acteurs sont impliqués, allant des politiciens à des banquiers centraux en passant par des institutions telles que la BRI, le FMI et le LBMA ou encore les acteurs du marché OTC (les banques commerciales). Nous estimons qu’une intervention est secrète lorsqu’elle n’est pas rapportée aux participants au marché le jour même, ou lorsqu’elle n’est pas du tout rapportée.

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Quelques explications par rapport au diagramme

À propos du Gold Reserve Act de 1934

… Autorisation d’intervenir sur le marché de l’or et des devises avec l’approbation du président des États-Unis…

Le Gold Reserve Act de 1934 a établi un fonds (le fonds de stabilisation des échanges ou « Exchange Stabilization Fund ») géré par le secrétaire au Trésor après approbation du président. La section 10 de la loi explique que « dans le but de stabiliser la valeur du dollar, le secrétaire au Trésor, avec l’approbation du président, directement ou via des agences qu’il peut désigner, dispose de l’autorisation, au nom du fonds établi dans cette section, d’intervenir sur les marchés de l’or et des devises ainsi que d’autres instruments de crédit et de titres lorsque jugé nécessaire afin d’atteindre les objectifs décrits dans cette section ».

Au 30 septembre 2015, le montant total des actifs du fonds s’élevait à 93 milliards de dollars.

À propos du système de Bretton Woods

Les accords de Bretton Woods sont le système clé de la gestion monétaire et des changes établis en 1944. Cet accord fixa le taux de change des devises de certaines nations par rapport au dollar, dont la valeur fut également fixée en or. En 1971, le président Nixon jugea nécessaire de suspendre la convertibilité du dollar en or. Plusieurs devises majeures furent autorisées à fluctuer par rapport au dollar (ère des taux flottants).

Dans les années 60, la BRI (banque des règlements internationaux) fut au centre des efforts des banques centrales pour maintenir le cours de l’or sur les marchés à des niveaux proches du prix officiel du système de Bretton Woods via le London Gold Pool.

À propos des lignes de SWAP

Le 1er novembre 1978, la FED et le Trésor américain annoncent la création d’un nouveau programme étendu pour défendre la valeur du dollar par rapport aux autres devises. Un aspect majeur de cette capacité étendue d’intervention fut l’augmentation de la taille des lignes de SWAP de la FED avec les autres banques centrales majeures clés (le fameux « réseau swap »), accordant ainsi davantage d’emprunts de devises étrangères afin d’alimenter les interventions.

Le réseau swap est un ensemble d’accords réciproques à court terme que la FED entretient avec 14 banques centrales étrangères et la BRI. Chaque accord permet à la FED et à la banque partenaire d’avoir un accès à court terme à leur devise mutuelle et selon un plafond défini. Un contrat de swap est rédigé à la fin de chaque journée et recense l’intervention de la FED.

Les banques centrales tentent de randomiser au maximum leurs interventions afin d’éviter que les traders les anticipent pour en profiter.

N’oubliez pas que l’or est une devise : la BRI a indiqué dans son rapport annuel de 2013 que « l’or doit être plutôt traité en tant que devise étrangère, et non en tant que matière première, car sa volatilité est plus proche de celle des devises et les banques l’appréhendent telle qu’une devise étrangère ».

Alan Greenspan, l’ancien patron de la FED, a rappelé au Council of Foreign Relations le 29 octobre 2014 ce qu’est véritablement l’or : « L’or est une devise. Elle est encore à ce jour, à l’évidence, une devise de premier choix. »

À propos du réseau swap dans la pratique

« …interventions secrètes des banques centrales sur le marché des changes… »

D’après une publication de février 1978, la FED de Saint-Louis affirmait que l’or n’était pas utilisé pour des interventions en raison des pratiques courantes justifiées par les swaps.

Pourtant, la Riksbank ne fait pas de mystère sur ces interventions. En octobre 2016, elle a mentionné sur son site : « La Riksbank est la banque centrale suédoise, elle est responsable des politiques monétaires dont l’objectif est de maintenir la stabilité des prix. La Riksbank est l’un des actionnaires de la BRI. D’après la Riksbank, ses réserves en or sont justifiées principalement par le fait que la valeur de l’or ne suit pas les mêmes modèles que les réserves en devises. L’or peut être utilisé pour financer une opération d’urgence de mise à disposition de liquidités ou des interventions sur le marché des changes, entre autres. De plus, la Riksbank a conclu un accord avec toute une série d’autres banques centrales, le Bank Gold Agreement, qui limite la quantité d’or que la banque peut vendre chaque année. L’objectif de l’accord est de limiter les ventes d’or de la banque centrale pour éviter les effets non désirés sur le cours. »

Un rapport confidentiel du FMI de mars 1999 à propos du modèle de reporting des banques centrales recommande de dissimuler leurs prêts d’or et leurs swaps car cette information « est extrêmement sensible pour les marchés » tandis que la transparence « entrave les interventions secrètes sur le marché des changes » par les banques centrales, vu le nombre restreint de participants à de telles transactions.

La FED, les banques centrales et la BRI ont formé le Gold and Foreign Exchange Committee, un comité secret. Dans des notes rapportant les discussions sur le marché de l’or de la réunion du comité qui a eu lieu durant le G-10 des gouverneurs de la BRI le 7 avril 1997, Terry Smeeton, responsable or et devises étrangères à la banque d’Angleterre, a déclaré qu’en mai 1996 les accords de swaps représentaient 75 % des volumes des échanges du marché de Londres.

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William R. Wright, responsable du département monétaire et économique de la BRI, a tenu un discours franc à la 4e conférence annuelle de la BRI, qui s’est tenue du 27 au 29 juin 2005. M. Wright avait mentionné les 5 objectifs intermédiaires de la coopération des banques centrales, le 5e étant l’effort conjoint des banques centrales pour influencer le cours de l’or et des devises.

Le 10 février 2010, Michel Beine, de l’université de Luxembourg, a rapporté que la plupart des interventions des banques centrales ont lieu entre 7:00 et 15:00 EST, ce qui suggère que la FED intervient via son réseau de banques commerciales américaines. Choisir le timing peut être une problématique stratégique : la banque du Japon intervient en dehors de son fuseau horaire pour dissimuler ses interventions.

Dans son rapport annuel de 2010, la BRI a déclaré que « l’or qu’elle détient en connexion avec ses opérations de swaps, dans le cadre desquelles la banque échange des devises contre de l’or physique, équivaut à 8160,1 millions de DTS, soit l’équivalent de 346 tonnes cette année ».

Voici les résultats choquants de l’enquête de juin 2001 de Christopher J. Neely (économiste senior de la FED de Saint-Louis) à propos de 22 autorités monétaires – l’enquête pose des questions sur les buts des interventions, le délai requis pour qu’elles fassent effet, etc. (…)

Fait intéressant, les interventions ont lieu sur le marché OTC

Les échanges d’or sur les marchés OTC sont tout sauf transparents. D’après une étude de 2011 du LBMA, les volumes d’or échangés sur le marché OTC de Londres sont 10 fois plus importants que suggéré par les statistiques de compensation (clearing).

En janvier 2009, le G20 a demandé des réformes substantielles des marchés OTC afin « d’augmenter la transparence, de limiter le risque systémique et de prévenir les abus sur les marchés ». L’agenda des réformes du G20 exige des dérivés OTC standardisés compensés par des contreparties centralisées, d’une bourse ou de plates-formes électroniques d’échange. (…)

Derrière le cours spot de l’or

Le cours spot de l’or est le prix de l’or instantané. Il s’agit en fait d’une soumission du prix de l’or par les teneurs de marché (Citi, Goldman Sachs, HSBC, JPM, UBS, Bank of Nova Scotia, ICBC, Merrill Lynch, Morgan Stanley, Société Générale and Standard Chartered Bank) sur base de leur activité sur les marchés OTC très peu régulés. D’après le LBMA, les marchés OTC offrent la confidentialité, vu que les transactions ne sont connues que des 2 parties prenantes, ce qui est particulièrement important pour l’activité des banques centrales sur les marchés. Le cours spot de l’or est sous le contrôle des banques centrales (voir notre article du 23 septembre 2016 « Derrière le cours spot de l’or »).

Coordination des banques centrales

En 2016, la FED a étudié les interactions entre les banques centrales en temps normal ainsi qu’en temps de crise (par exemple durant la crise financière de 2007-2008). L’une des conclusions de l’étude est que la réponse des banques centrales durant la crise a exigé une coordination extraordinaire entre elles qui aura des implications sur la façon dont elles travaillent et collaborent pour des générations à venir.

Les raisons qui poussent à l’intervention

Nous avons rassemblé les raisons qui poussent les banques centrales à intervenir sur le marché de l’or :

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Conclusion

Il est évident que les banques centrales, au sein du réseau de la BRI, poursuivent une politique d’intervention sur le marché de l’or. De plus, elles ont créé une structure capable d’exécuter cette politique. Les interventions sont secrètes car elles ne sont pas rapportées au moins le jour même de l’intervention. Les interventions ont pour objectif de contrôler le cours spot de l’or. Les régulateurs semblent fermer les yeux. (…)

Le réseau de la BRI est le successeur du Gold Pool de Londres. Les banques centrales qui possédaient un surplus d’or fournissaient du métal afin d’intervenir sur le marché de Londres et ainsi contrôler les fluctuations de prix. Le réseau de la BRI détermine les zones d’intervention du cours de l’or en dollars via ses agents.

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Article d’Andrew Hoffman, publié le 22 août 2016 sur SilverSeek.com :

« Nous sommes lundi matin, tôt, durant ce qui est traditionnellement la semaine qui enregistre les volumes les plus faibles de l’année, à l’exception de celle de Noël et du Nouvel An. C’est tellement calme que j’ai seulement recensé 8 articles dans ma liste de titres horribles durant ces dernières 48 heures, alors que l’ensemble du monde occidental est en congé.

Cela dit, ces 8 articles, dans un marché totalement libre, seraient suffisants pour propulser les métaux précieux à la hausse, comme l’implosion du marché de l’immobilier à Vancouver, en baisse de 20 % ce mois et de 25 % sur les 2 derniers mois ; le cessez-le-feu au Nigéria, qui a provoqué le plongeon des cours du brut ce matin. Eh non, l’attaque en règle de la nuit dernière sur les métaux précieux n’a rien à voir avec ceci, vu que les pertes de l’or et de l’argent ont eu lieu bien avant le mouvement du prix du pétrole, qui a baissé d’un penny, seulement. (…)

Hier matin, seulement quelques heures avant le premier raid de vendredi après-midi du cartel, qui fut lancé durant la période très faible en volume de la session de nuit du Globex, a été suivi par les habituelles attaques de 2h15 du matin ainsi qu’à l’ouverture du COMEX, tout ceci dans le contexte de l’absence totale de nouvelles négatives concernant les métaux précieux.

On a notamment rapporté que le gouvernement allemand va conseiller à sa population, ce mercredi, après une réunion d’urgence, de stocker pour au moins 10 jours de nourriture et d’eau en raison de l’imminence potentielle d’une menace terroriste. Pourriez-vous imaginer les réactions des marchés si le Congrès américain lançait une telle alerte ? Pourtant, je n’exagère pas, c’est le Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung qui l’a écrit ce dimanche.

Voici comment le cartel a poursuivi son effort de vendredi alors que tous les autres marchés ne bougeaient pas, et ce pour la 154e session de dimanche sur les 160 dernières. Pour cette année, cela fait 29 dimanches de manipulation sur 31 alors que les métaux précieux sont les actifs les plus performants de la planète depuis le début de l’année. Nous avons eu ensuite droit à la 685e baisse de 2:15 du matin sur les 788 dernières sessions ; nous en sommes d’ailleurs à 15 d’affilée. (…)

Pourquoi est-ce que je chronique ces actes criminels, de couardise et de désespoir ? Toujours pour la même raison : afin de rapporter la vérité, de la diffuser sur le net et de vous permettre de voir la forêt de la réalité économique à travers les arbres de la manipulation des marchés papier. J’espère que cela vous permettra de prendre vos décisions à long terme, pour les métaux précieux et les marchés financiers en général. Lorsque les manipulateurs ne seront plus en mesure d’agir, ce qui pourrait arriver plus rapidement que vous le pensez, ce sera trop tard si vous n’avez pas déjà pris les mesures nécessaires. Je sais que vu le contexte récent, cela peut sembler vraiment frustrant et démoralisant ; mais globalement, nous gagnerons, et nous ne pourrons être arrêtés. »

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Rosa Abrantes-Metz, dont les travaux ont permis de mettre en lumière les manipulations du Libor, explique comment elle a découvert que les marchés de l’or et de l’argent sont manipulés, ainsi que les mesures à prendre pour éliminer ces manipulations. 

Transcription de l’interview de Rosa Abrantes-Metz :

Notre invité suivant a fait des vagues sur le marché de l’or avec ses recherches sur les manipulations du London Gold Fix.  Certaines de ses autres recherches  ont également été utilisées en tant que preuves majeures durant le scandale du Libor.  Aujourd’hui, elle affirme posséder davantage de preuves concernant la manipulation des marchés des métaux précieux, surtout en ce qui concerne l’argent.

Rosa Abrantes-Metz, merci d’être avec nous.

Merci beaucoup Daniela.

La dernière fois que nous nous sommes entretenus, vous vous penchiez sur les manipulations du fix or. Vous vous êtes désormais tournée vers l’argent, quels sont vos conclusions ?

Je me suis penchée sur l’argent en observant le fix argent de Londres, et mes conclusions sont plus ou moins similaires à celles du fix or. Mais plus récemment, j’ai décidé d’examiner les prix de l’argent sur les marchés à terme du CME. J’ai identifié quelques tendances inhabituelles. Les prix évoluent souvent, par exemple, à l’opposé du reste du marché, surtout lorsque l’argent est en hausse. J’ai également identifié des augmentations énormes des volumes échangés, en l’espace d’une minute, qui représente souvent le gros de l’activité de la session entière. Et des mouvements très abrupts du cours.

Vous êtes en quelque sorte le pire cauchemar des manipulateurs. Je sais que le mois dernier, Keith Neumeyer, le CEO de First Majestic Silver, a rédigé une lettre ouverte à l’attention de la CFTC à propos de transactions étranges sur le marché de l’argent. Pensez-vous que vos recherches permettent de corroborer ce qu’il a dit ?

Je n’ai pas examiné en détail les positions. Une concentration élevée sur le marché est habituellement nécessaire pour le manipuler.  Concernant le fait qu’il estime que les marchés à terme de l’argent pourraient être manipulés, je pense que les probabilités sont grandes. Mais une fois de plus, je me suis essentiellement penchée sur la procédure de règlement du CME.

Vous avez mentionné le London Gold Fix. Nous avons assisté à des changements de procédure aussi bien pour le fixing or qu’argent,
qui se déroulent désormais via une plate-forme électronique. Est-ce que cela a contribué à mettre un terme aux manipulations ?

Je pense que certains changements ont amélioré la probabilité de réduire les occurrences de manipulation. Notamment en raison de la plus grande transparence sur les transactions du fixing, et aussi en raison du fait que les gens qui les organisent sont indépendants, qu’il ne s’agit plus des participants eux-mêmes, donc les banques. Mais je ne suis pas encore satisfaite du nombre de participants, je pense que cela devrait augmenter. Je ne vois pas non plus l’utilité de poursuivre cette procédure par enchères. Je pense qu’il serait préférable d’étendre les plages horaires durant lesquelles les prix sont collectés, pour ensuite les utiliser pour établir une moyenne, ou un prix médian quotidien. Augmenter ces plages horaires compliquerait grandement la fabrication d’un cours artificiel.

Rosa, quid des 6 banques qui ont dû payer de grosses amendes au début de l’année en raison d’une enquête sur les manipulations des cours des changes.
Pensez-vous qu’il s’agisse de la meilleure façon de combattre le crime ?

Je pense qu’il s’agit d’une méthode critique pour combattre le crime. Mais je pense que l’on doit faire bien plus, au niveau des régulateurs et des institutions elles-mêmes, afin de dissuader ce genre de comportement à l’avenir. Il est clair qu’il est important d’infliger de grosses amendes, cela en dissuadera beaucoup.

En ce qui concerne les références (fix), elles doivent être réformées, c’est en cours pour certaines, pas pour d’autres.
Mais plus fondamentalement, un changement de culture devra avoir lieu au sein de ces institutions. Si cela n’a pas lieu, tout ce que nous réussirons à faire, c’est dissuader quelques acteurs tandis que d’autres continueront. Mais, de plus, il sera encore plus difficile de détecter ces manipulations à l’avenir, car se sachant surveillés ils seront plus prudents à ne pas laisser de traces, comme c’était le cas auparavant dans des e-mails ou des messages instantanés.

Nous devrons donc développer des méthodes plus avancées, basées sur la collecte de données, pour identifier ce genre de comportement à l’avenir.

Quand peut-on s’attendre à des nouvelles fraiches concernant les manipulations sur les marchés de l’or et de l’argent ?

Je ne sais pas quand cela pourrait se produire, il pourrait y avoir des inculpations, on sait que le Département de la Justice enquête sur le London Fixing. Mais cela pourrait également bouger du côté des marchés à terme. Ces processus exigent souvent de nombreuses ressources, alors que les pouvoirs publics sont limités avec tous ces marchés à surveiller. Cela pourrait prendre du temps.

À qui les régulateurs pourraient-ils s’attaquer désormais ?

Nous sommes tous au courant du scandale du marché des changes. Je pense qu’il ne s’agit que d’une partie de l’histoire, bien d’autres pratiques sont préoccupantes, comme les marges non révélées (Undisclosed markups), les défauts de livraison, des soucis spécifiques qui concernent le trading électronique. Mais je pense que, par exemple, les Treausuries, qui sont aussi depuis peu sous le coup d’une enquête pour manipulations via les enchères, sur la prochaine cible de taille. Des activités suspectes ont peut-être eu lieu dans différents cadres, pas uniquement dans celui des enchères, sur les marchés au comptant et à terme. Je pense qu’il pourrait s’agir de la prochaine grosse affaire. Mais, bien sûr, cela pourrait être aussi du côté du fix. Pour l’instant, cela ne concerne que Barclays, qui a conclu un accord à l’amiable. Il pourrait y avoir d’autres acteurs qui y auraient participé.

Nous verrons ce que l’avenir nous réserve. Merci de nous avoir rendu visite, et merci à vous pour votre attention. À demain.

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« Théoriciens du complot » de tout poil, l’heure de la revanche a sonné ! Vous pouvez retirer votre « chapeau en aluminium » alors que Deutsche Bank vient de reconnaître implicitement avoir manipulé les cours de l’argent et de l’or en acceptant de payer une amende salée pour abandonner les poursuites.

Cerise sur le gâteau, la banque allemande a accepté de collaborer pour dénoncer quelques petits copains. JP Morgan et Goldman Sachs vont cependant passer entre les mailles du filet. On suppose que l’étendue des manipulations étant devenue si évidente, le pouvoir judiciaire n’a pas eu d’autre option que de finir par sévir, tout en protégeant les acteurs clés de magouilles qui servent avant tout les banques centrales, si elles ne sont pas commanditées par ces dernières. De Zero Hedge :

« En juillet 2014, nous avions rapporté que dans le but d’obtenir, à défaut d’une compensation, au moins la confirmation de la manipulation des cours des métaux précieux par les banques, un groupe de banques de lingots incluant Deutsche Bank, Bank of Nova Scotia et HSBC (et par la suite UBS) furent accusés de manipulation des cours sur ces marchés.

La plainte, qui fut déposée devant un tribunal de New York par un avocat chevronné de Washington D.C., J. Scott Nicholson, accusait les banques, qui contrôlent le Fix argent, de manipuler les cours spot et sur les marchés à terme depuis janvier 2007. (…) C’était la première fois qu’une telle plainte était déposée.

Peu nombreux sont ceux qui entretenaient un espoir à propos de cette plainte, en raison des cohortes d’avocats qui plaident pour les grandes banques.

C’est pourquoi nous avons été surpris d’apprendre que non seulement cette plainte n’a pas été classée, mais que l’accusé principal, Deutsche Bank, a accepté un règlement à l’amiable face à l’accusation de conspiration avec Bank of Nova Scotia et HSBC pour manipuler le fix argent quotidien.

Les termes de l’accord n’ont pas été dévoilés, mais Deutsche Bank devra s’acquitter d’une amende. Il va sans dire qu’il n’y aurait pas d’arrangement ou de paiement si Deutsche Bank était blanche comme neige. (…)

Deutsche Bank accepte de balancer ses anciens partenaires

Cette nouvelle ne surprendra pas nos lecteurs, qui sont au courant de ces manipulations qui durent depuis des années. Mais le meilleur reste à venir. Cet accord dévoile un retournement de situation, à savoir que les anciens membres de ce cartel ont décidé de se retourner les uns contre les autres. Pour preuve :

« Deutsche Bank a également marqué son accord pour coopérer avec les plaintifs, notamment en fournissant messages instantanés et autres communications électroniques. D’après les plaintifs, la coopération de Deutsche Bank devrait les aider à poursuivre leur effort contre les autres accusés. »

Et Zero Hedge de conclure en rappelant qu’en 2013, le « régulateur » américain, la CFTC, avait déclaré ne pas avoir trouvé de preuves concluantes concernant la manipulation de l’argent métal.

Quelques heures plus tard, la même Deutsche Bank faisait le même aveu, cette fois concernant la manipulation du cours de l’or, dans le cadre d’une autre affaire. Ici encore, la banque allemande payera une amende et collaborera pour faire coincer ses anciens partenaires de crimes.

S’il s’agit d’un grand jour pour les partisans des métaux précieux, la victoire être loin d’être complète vu que dans le cadre de ces affaires, Goldman Sachs et JP Morgan ne sont pas citées. Comme l’a dit Michael Ballanger sur Silver Seek : « Mystérieusement, JP Morgan et Goldman Sachs sont absentes, ce qui est très curieux vu qu’en ce qui concerne JP Morgan, ce sont les champions incontestés des activités bancaires frauduleuses au vu des amendes qu’elle a déjà acquittées. Penser qu’elle n’a pas collaboré à ce braquage massif et continu est au mieux illogique, et surtout très naïf. »

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Bill Murphy de l’association GATA (Gold Anti Trust Comittee), qui milite pour mettre un terme à la manipulation des métaux précieux, a eu l’occasion d’en parler sur un média de grande écoute alors qu’il était l’invité de CNBC.

Transcription de l’interview de Bill Murphy de GATA sur CNBC (février 2016)

(…) nous exposons ce que nous appelons le cartel de l’or qui est composé du gouvernement américain, du fonds de stabilisation des échanges, du Trésor, de la Fed, de la BRI, des banques de lingots et des banques centrales. Nous sommes actifs depuis 1999 et durant ces 4 dernières années nous avons été sévèrement touchés.

Ils ont manipulé à la baisse le cours de l’or vers des prix artificiellement bas, mais il semble que nous soyons à un tournant, qu’ils n’y arrivent plus,
ce qui explique pourquoi l’or a été jusqu’en hausse de 200 dollars sur base annuelle, maintenant d’environ 150 à 160 $.  Nous pensons qu’ils manquent d’or physique en provenance des banques centrales afin de continuer ce qu’ils ont fait durant les 4 à 5 années précédentes.

Nous avons parlé ensemble de ce sujet, du temps de Robert Rubin.  Votre postulat est que l’exercice de manipulation du cours de l’or s’est vraiment accéléré sous le secrétaire Robert Rubin, qui était derrière la politique du dollar fort. Mais désormais, les gens ne font plus vraiment confiance aux devises, nous avons vu se ce qui s’est passé. Ils pensent que les banques centrales gesticulent dans tous les sens de désespoir. Pourquoi continueraient-elles de manipuler le cours de l’or si elles ont fait pendant autant de temps et qu’il s’agit d’une situation désespérée aujourd’hui ? Être une banque centrale aujourd’hui est une situation désespérée, n’est-ce pas ?

Nous pensons que les choses vont dans cette direction, mais l’or est largement considéré dans son ensemble comme étant le baromètre du système financier américain.  Si vous réfléchissez, c’est mauvais pour les entreprises, pour les politiciens, pour les banquiers, etc. Ils veulent donc limiter son prix au maximum.  Ils le font depuis tellement longtemps que c’est devenu une habitude. Mais comme je l’ai dit, nous pensons qu’ils sont arrivés à court d’or physique pour continuer, ce qui explique pourquoi l’or est devenu si soudainement volatil. Cela crée une opportunité énorme pour le futur. Dès qu’ils perdront le contrôle de l’argent métal, qu’ils contrôlent complètement,  on le sait en voyant à quel point l’or est volatil alors que l’argent ne bouge pas… L’argent, c’est la kryptonite de l’or. S’ils perdent le contrôle de l’argent, c’est terminé.

Bill, pour ceux qui ne suivent pas encore toute l’histoire, qui ne connaissent pas votre travail, celui de Chris et de GATA depuis sa fondation. Que font aujourd’hui la Fed, les banques centrales et le Trésor pour manipuler à la baisse le cours de l’or ? Quel sera l’événement qui leur fera jeter l’éponge ?
Quand l’or sera-t-il libre, et grimpera bien plus haut que ses niveaux actuels, soit autour des 1200 dollars ?

Oui, absolument. Ce qu’ils font c’est secrètement, en douce… Ils utilisent l’or des banques centrales, le sortent de leurs coffres pour le fournir au marché via des opérations de leasing. En fait, il s’agit de vendre l’or des banques centrales. Elles en possèdent bien moins qu’elles le disent. C’est ainsi qu’elles maintiennent les cours de l’or et de l’argent à des prix artificiellement bas.

Si l’or n’avait fait que suivre le cours de l’inflation, il vaudrait le double de sa valeur actuelle. Nous pensons que c’est ainsi que son cours va évoluer. L’or va exploser. La clé se trouve du côté du marché de l’argent, qui se dirige vers 18,5 $ l’once. Lorsqu’ils en perdront le contrôle, le cours grimpera jusqu’à 100 $. Il s’agit d’un processus, d’un renversement qui a lieu. Ils sont dans de sales draps, et c’est ce que le marché nous dit. Les évolutions de l’or sont totalement différentes par rapport à ce que nous avons connu durant ces dernières années.

Bill, je ne vous ai jamais entendu autant insister sur le rôle de l’argent. Votre devise est « en l’or nous croyons » (in gold we trust/in God we trust), l’argent ne faisait pas partie de l’équation. Est-ce que l’argent ne fut pas d’abord utilisé pour garantir la valeur du dollar avant l’or ?

Oui, c’était il y a très longtemps. La raison pour laquelle je parle tant de l’argent, c’est que sa situation est tellement énervante, à les voir l’entraver, c’est comme si on lui avait attaché une ancre. Ou un aimant. Ils essaient de maintenir son cours à des niveaux peu élevés et nous pensons qu’ils ont tellement puisé dans leurs réserves d’argent qu’ils sont terrorisés à l’idée d’en perdre le contrôle.  Cela commence déjà avec l’or. C’est un processus, cela n’arrive pas du jour au lendemain. Mais l’or vient de grimper de 70 $ en un jour il n’y a pas si longtemps, cela n’avait jamais lieu. Il s’agit d’un signe que les choses changent. La raison pour laquelle je parle de l’argent, c’est que lorsque vous voyez que l’or monte et décolle, cela veut dire que la partie est terminée.
Nous verrons alors les cours de l’or et l’argent exploser dans les mois ou les années à venir. Cela surprendra les gens. Cela ne fera que confirmer à quel point GATA avait raison durant toutes ces années, car il n’y aura pas d’autre explication possible.

Bill, est-ce que nous devrons forcément assister à des liquidations ? Lorsque le scénario que vous décrivez arrivera, lorsque l’argent passera au-dessus de 18,5 dollars l’once, est-ce que tout partira à vau-l’eau ? Verra-t-on les marchés actions complètement couler ? Assisterons-nous à un bouleversement du paysage avec la hausse de l’or tout en voyant d’autres actifs bien se comporter également ? Assisterons-nous à une liquidation totale ?

Cela pourrait être le cas. Surtout s’ils ont de nouveau recours aux QE, il n’y a pas de raison pour que les marchés n’accompagnent pas la hausse de l’or.
Le marché physique est la clé. Si les « vilains », comme on les appelle, arrivent à court de métal physique et sont obligés de stopper leurs activités, l’or et l’argent exploseront.  C’est ce qui arrivera, il ne s’agit que d’une question de temps. L’or semble indiquer que nous nous rapprochons du moment de vérité, mais vous savez, nous n’avons pas besoin de chaos total…Il suffit de voir les conséquences des taux négatifs, du débat autour de l’élimination de l’argent papier, des soucis des marchés actions… Cette peur, cette recherche de la sécurité pousse les investisseurs vers l’or. C’est susceptible de continuer, mais il n’y a pas nécessairement besoin que ce soit l’un ou l’autre.

Bill, avant de clôturer, je voudrais juste clarifier une chose. Lorsque vous dites que le prix de l’or pourrait plus que doubler si les banques centrales, la BRI, etc., stoppaient leurs manipulations. Si les marchés étaient totalement libres, combien l’or vaudrait ? 4000, 3000 ? 8000 l’once ? Je voudrais un chiffre, histoire que les gens aient un sujet de conversation aujourd’hui.

Absolument. J’étais il y a 10 ans à une conférence dans l’Utah. À l’époque le cours de l’or était de 436 $ l’once. Je pensais que nous aurions besoin, c’est juste mon opinion, de voir l’or à 3 à 4000 $ l’once pour réinitialiser le marché, mais ça pourrait être beaucoup plus. Quand on voit le rythme auquel la Chine en achète… Tout dépend également de ce qui se passe dans le monde financier. Mais de 3000 à 4000 $ l’once, c’est une certitude.

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Andrew Maguire or

Extraits de l’interview d’Andrew Maguire du 31 octobre 2015 de KWN, amputée des passages les plus techniques :

« Beaucoup de choses se passent dans les coulisses des marchés de l’or et de l’argent. Si vous vous souvenez, j’avais prédit que les métaux précieux finiraient l’année en force et je n’ai pas changé mon opinion d’un iota.

D’après les données de l’intérêt ouvert du COT (Commitment of Traders), on peut voir que l’or se trouve actuellement dans une position négative comme ce fut le cas en janvier. Beaucoup ont fortement insisté sur ce point. Cependant, il y a de grosses différences entre les 2 situations. Cette fois, les possibilités de baisse sont limitées par la période (la demande pour l’or est habituellement élevée durant le dernier trimestre de l’année), l’offre physique ténue, la demande à la hausse sur le marché en gros, la Fed qui est coincée, le QE de la BCE ainsi que les craintes concernant de nouvelles baisses de taux en Chine.

Mais le facteur le plus important se passe dans les coulisses, à savoir la scission entre les 2 banques de lingots principale (qui ont des coffres ici à Londres) et le reste de la cabale des banques de lingots. Cet événement va sans conteste changer les règles du jeu alors que des fissures apparaissent dans cette collusion vieille de 30 ans.

J’ai entendu des rumeurs crédibles concernant ce divorce depuis la mi-juin, mais la conférence du LBMA de la semaine dernière a exposé ces fissures dans leur volonté de poursuivre cette collaboration. Afin d’évaluer l’impact immédiat de ce divorce, il est bon de remonter à l’histoire de cette cabale et à ses mécanismes pour ensuite analyser comment ces défections dans leur rang vont remettre en question les opérations orchestrées de rinçage auxquelles nous étions habitués.

Historique de la manipulations de l’or

La cabale de l’or est née sous les auspices de Robert Rubin, patron de la division or de Goldman Sachs dans les années 80. C’est à cette époque que le carry trade sur l’or est né.  Vu les gros différentiels d’intérêt entre l’or et les Treasuries à l’époque, il s’agissait d’une occasion rêvée pour les banques centrales occidentales désireuses de contenir l’or face au dollar tout en empochant les bénéfices de la vente de tranches importantes de l’or loué. C’est ce qui a créé les marchés synthétiques tels que nous les connaissons aujourd’hui. Cette subsidiation des grandes banques centrales a donné le feu vert aux banques de lingots et aux banques centrales pour investir dans des milliards de dollars d’or papier, sur des positions qu’ils pensaient ne jamais devoir fermer.

Les banques de lingots primaires, agissant en tant qu’agent des banques centrales à qui on avait donné l’autorisation de détenir d’énormes positions nues d’or papier sur de longues périodes, s’habituèrent à exploiter les avantages de la situation. Elles ont alors accumulé des positions nues short qu’elles pensaient pouvoir faire rouler indéfiniment. Cette situation a créé un système de réserve fractionnaire or/argent similaire au système bancaire, dans lequel on estime que moins de 10 % des épargnants reverraient leur argent s’ils retiraient tous leurs économies en même temps.

Il y a aussi les comptes or non alloués, censés être des investissements liquides mais qui ne donnent pas droit à la livraison du métal. Les banques de lingots qui gèrent ces positions ont une posture encore plus agressive que les banques classiques, qui doivent se soumettre à certaines règles. Ces comptes or non alloués ont été examinés de façon indépendante par la banque centrale indienne. Elle a observé un leverage de 92/1, soit bien plus que les 10 % de liquidités détenues par les banques où vous déposez votre argent.

En analysant les rapports COT sur plusieurs années, les preuves sont facilement identifiables. Et quand on recoupe ses preuves avec les rapports des options et des OCC (options clearing corporations), il est évident que les 2 banques de lingots primaires qui possèdent leurs propres coffres or, à savoir la JP Morgan et HSBC, ont pendant de nombreuses années travaillé main dans la main avec les 4 autres grandes banques de lingots, qui ne possèdent pas de coffres mais qui ont elles aussi le privilège de détenir en compte or auprès de la Banque d’Angleterre.

Cette petite cabale de banques de lingots opérant en tant qu’agents des banques centrales occidentales, avec leur bénédiction et les avantages des initiés, ont travaillé de concert pour se positionner contre toute une série de hedge funds et de spéculateurs faciles à plumer vu qu’ils ne coordonnent pas leurs efforts. La résultante est ce que j’appelle le cycle « lavage et rinçage ».

Mais tout cela va changer

La variable physique de ce petit jeu artificiel est en train de changer la donne. En fait, les marchés physiques ont déjà déménagé pour être hors de portée de ces banques de lingots de mèche. Mais alors que les régulateurs sont enfin forcés d’agir contre les manipulations, on assiste à la disparition des fournisseurs traditionnels de liquidités,  soit des banques qui finançaient les marchés non alloués. En ce moment même, des liquidités critiques quittent le marché des métaux précieux de Londres (Loco London market) : il s’agit d’un événement sans précédent.

C’est à ce niveau que s’opère cette scission. Les 2 grandes banques de lingots qui ont des coffres à Londres sont également les agents primaires des banques centrales. Elles veulent pérenniser l’opacité du marché OTC de l’or en proposant une bourse centralisée.

Goldman Sachs et cie se retournent contre HSBC et JP Morgan, obligées de continuer le jeu

Cependant, les autres banques de lingots réalisent que le marché de l’or a changé. C’est pourquoi certaines vont faire défection afin de se repositionner pour une hausse, ce qu’elles auraient déjà fait si elles ne possédaient pas autant de positions short. On trouve à la tête de cette meute Goldman Sachs. Ces banques voient les changements venir ainsi que l’intérêt de se retourner contre les 2 banques de lingots primaires, qui n’ont pas d’autre choix que de prolonger ce petit jeu autant que possible. Cette nouvelle est énorme car sans la coopération de tous les membres de la cabale, le château de cartes de l’or papier s’effondre.

Ce changement est en train de s’opérer. Le verre est fissuré et ne pourra être réparé. Goldman Sachs et au moins 10 autres banques ont décidé de déserter car elles savent ce qui les attend. Elles se positionnent déjà pour une indemnisation en cash. Et lorsqu’elles seront libérées de ces obligations après avoir payé leurs clients en dollars, elles pourront profiter des positions or physique et papier qu’elles auront prises à leur nom.

Personne d’autre que ces banques ne comprennent mieux la sous-évaluation de l’or physique et la bifurcation qui a lieu sur les marchés papier. JP Morgan a déjà cerné le marché physique de l’argent tandis que Goldman Sachs prévoit de se positionner contre ses rivales sur le marché papier de l’or. Cet événement va accélérer la réévaluation du cours du métal jaune. »

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lingot et pièces d'or

La vérité concernant la manipulation du marché de l’or (et d’autres métaux précieux) va enfin éclater selon cet article de Zero Hedge, publié le 28 septembre 2015. UBS serait sur le point de vendre les autres membres du cartel bancaire ayant participé aux manips alors que le régulateur suisse dispose déjà de preuves irréfutables de la culpabilité d’UBS et lui a proposé de balancer ses pairs en l’échange d’une immunité partielle ou totale :

« Tandis que les nombreux « arrangements à l’amiable » ont fourni la preuve de la réalité de la manipulation de toutes les classes d’actifs existantes, ce n’était qu’une question de temps avant que les régulateurs, toujours en retard d’une guerre, finissent par découvrir la manipulation de l’or, même si nous avons démontré par le passé que les banques centrales en général et la Fed en particulier sont parmi les plus gros manipulateurs du métal jaune.

Cela dit, nous sommes confiants dans le fait que désormais, personne ne sera surpris d’apprendre que le casino de l’or était truqué. En fait, depuis le début de l’enquête du régulateur allemand (Bafin) sur Deutsche Bank et la manipulation de l’or et de l’argent, il était clair que la question était simplement de savoir quelles banques finiraient par payer combien de milliards pour fermer le dossier de la manipulation de l’or (aucun coupable ne finissant en prison, bien entendu, et comme d’habitude).

Suisse : le régulateur coince UBS pour manipulation de l’or

Plus tôt aujourd’hui, nous avons appris que l’organisme qui régule la concurrence en Suisse est devenu l’une des dernières entités à rejoindre les enquêtes en cours concernant la manipulation de l’or tandis que Reuters annonçait que cet organisme venait d’ouvrir une enquête concernant les possibles collusions de plusieurs banques sur le marché des métaux précieux. Soit l’ouverture d’une nouvelle enquête concernant la manipulation du cours de l’or, de l’argent, du platine et du palladium.

Voici quelques détails de Reuters, qui ne devraient surprendre personne :

« Le WEKO de Suisse a déclaré que son enquête, prolongement d’examens préliminaires, cherche à déterminer si UBS, Julius Baer, Deutsche Bank, HSBC, Barclays, Morgan Stanley et Mitsui ont conspiré pour fixer les écarts entre l’offre et la demande. »

Ne retenez néanmoins pas votre souffle : un porte-parole du WEKO a affirmé que l’enquête ne devrait pas aboutir avant 2016 ou 2017, tout en ajoutant que les banques étaient soupçonnées d’avoir violé les lois suisses régissant les affaires.

La bonne nouvelle est que contrairement à la pseudo enquête de Bart Chilton concernant les manipulations de l’argent (aux USA) et qui n’ont soi-disant rien donné après des années d’enquête de la CFTC, les Suisses trouveront des preuves de la manipulation pour la simple raison qu’elles existent déjà. (…)

Certains pseudo-experts se sont rapidement mobilisés pour étouffer les preuves que les soi-disant « aficionados paranoïaques de l’or » dénoncent depuis si longtemps :

« L’impact de l’enquête sur les échanges globaux d’or sera probablement nul d’après Brian Lucey, professeur de finance à la School of Business de Trinity College Dublin. « La question n’est pas de savoir si des individus, ou des groupes d’individus ont collaboré pour manipuler le jeu à leur avantage, mais de savoir s’il y a eu des effets matériels, » a-t-il déclaré. « Je ne suis pas convaincu qu’une collusion ait eu un effet micro-économique significatif sur la structure des échanges d’or à travers le monde. »

Donc pour ce Monsieur la question n’est pas de savoir si les traders et les banques ont fait des milliards de profits illégaux en manipulant un énième marché, mais de savoir « s’il y a eu des effets matériels »… De quoi mériter un titre professoral prestigieux : « Génie Keynésien ».

Tout ceci ne surprendra personne, les manipulations et encore moins les remarques complètement idiotes de notre cher « professeur de finance ». Cependant, contrairement à d’autres enquêtes sur les manipulations de l’or, celle-ci aura des conséquences. Comment pouvons-nous en être si sûrs ?

Pourquoi cette enquête va secouer le marché de l’or

Car à l’instar du LIBORgate et du FXgate, c’est le plus gros mouchard de la meute, la mégabanque suisse UBS, qui est sur le point de balancer ses anciens partenaires de crime.

Comme Bloomberg l’a rapporté précédemment, « une indulgence conditionnelle a été octroyée à UBS dans le cadre de l’enquête concernant l’éventuelle manipulation du cours des métaux précieux, d’après une personne proche du dossier ». Bloomberg ajoute également que la banque pourrait soit éviter totalement le paiement d’une amende, soit s’acquitter d’un montant bien moindre que les autres 6 banques soupçonnées.

Pourquoi UBS ferait-elle cela ? Pour la même raison qui l’a poussé à agir de cette façon à au moins 2 autres occasions : les régulateurs disposent déjà de preuves irréfutables de son implication. Ils lui ont donc offert 2 options : soit fournir les preuves de l’implication des autres membres du cartel en échange de mansuétude ou faire face à des amendes encore plus salées.

UBS a rapidement choisi la première option en saisissant à 2 mains l’opportunité de minimiser de nouvelles charges contre elle, UBS étant une banque multirécidiviste (Libor, marché des changes, le scandale d’évasion fiscale qui pourrait lui faire perdre sa licence bancaire à New York City).

En bref, tout ceci signifie que le compte à rebours de l’annonce officielle de ce qui sera le plus grand scandale de manipulation de l’histoire, celle de l’or, a commencé. »

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« Je pense qu’il est très important que vos lecteurs comprennent exactement la chronologie et la profondeur de l’enquête sur la manipulation de l’or qui a lieu depuis un moment. Les choses se sont accélérées lorsque le régulateur allemand est sorti du bois pour affirmer qu’ils allaient enquêter sur le LBMA.

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Ensuite, en décembre dernier, la BaFin s’est intéressée à la Deutsche Bank. Un gros mois plus tard, le régulateur allemand a déclaré qu’il était possible que la manipulation de l’or soit encore pire que celle du LIBOR.

En conséquence, quelques plaintes ont été enregistrées durant les semaines précédentes, est l’une de ces plaintes a été déposé par un cabinet d’avocats avec qui j’ai été en contact quelques semaines avant. Ce cabinet, avec un autre, était à la tête de la plainte concernant le scandale du LIBOR. Je suis certain qu’ils seront également impliqués dans le scandale du Forex.

Ils ont engagé une équipe d’experts qui a enquêté sur tous les autres scandales financiers. Il s’agit donc de quelque chose de très sérieux, qui risque de faire des vagues.

Je les ai contactés car je voudrais rejoindre la class action (action de groupe). Je ne sais pas si ce sera possible car je suis Canadien et la plainte est déposée aux États-Unis, mais je pense que beaucoup de gens vont se ranger derrière ce combat.

Manipulation de l'orDans cette interview accordée à King World News, le Dr Malmgren, ancien assistant spécial au président des États-Unis pour la politique économique, nous donne son point de vue sur la manipulation de l’or. Si ses réponses font preuve de beaucoup de réserve, il est très facile de lire entre les lignes de son langage diplomatique et « politiquement correct ».

– « Quelle fut la cause de la chute du cours de l’or ? »

– Il est clair que les gouvernements détestent voir le cours de l’or exploser, surtout durant la plus grosse opération de dévaluation de la monnaie de l’histoire… Nous n’avons jamais vu autant de pays industrialisés adopter simultanément cette stratégie. Alors évidemment, cela rend les gouvernements nerveux.

Et je ne serais pas surpris de savoir que les plus grosses banques ont adopté des positions massives short, en répétant continuellement « l’or va baisser ». Ce fameux vendredi, on a vu d’énormes transactions être passées en seulement une demi-heure.

– « Lorsque vous dites larges transactions, on sait que 500 tonnes d’or papier ont inondé le marché en un très court laps de temps, je pense en 15 minutes. Quiconque réfléchit un peu ne vend pas autant d’un coup (note : pour avoir le meilleur prix, on vend petit à petit, car une augmentation énorme de l’offre fait nécessairement chuter le prix). Donc la manipulation est évidente, non ? »

– Je comprends le point de vue. Il est intéressant que de nombreuses personnes ont demandé à cor et à cri une enquête officielle, et il semblerait que rien ne sera fait. Donc, on ne saura jamais. »

Manipulation de l’or : pourquoi une enquête est impossible

– « Voici le problème. Que faire ? Disons que la CFTC lance une enquête à la demande du gouvernement américain, ensuite qu’elle revienne vers lui en disant : « écoutez, un crime a été commis, mais l’entité responsable et le gouvernement américain et la réserve fédérale. »

– Oui, ils devront s’auto arrêter immédiatement (rires).

– Donc, il n’est pas réaliste qu’une enquête ait lieu, n’est-ce pas ?

– « Oui, ce n’est pas possible. Et je pense que si les nombreuses institutions que je conseille sont si méfiantes à propos de l’or, c’est notamment parce qu’elles ont l’impression que le marché de l’or et manipuler. La volatilité est donc difficile à supporter.

Ils cherchent alors d’autres options. Par exemple les diamants. Je vois beaucoup de gens riches investir dans cette direction. C’est pourquoi les diamants atteignent des prix records. De plus, les diamants ne sont pas identifiables par les détecteurs de métaux.

Source : KWN

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Mine Or Manipulation Production Rendement

Les résultats 2012 concernant la production minière d’or sont enfin disponibles. 2012 s’avère être une nouvelle année record en ce qui concerne la pression qui pèse sur les 5 plus grands producteurs, ce qui nous permet d’exposer la manipulation de l’or. Non seulement la production a diminué de 1,3 millions d’onces sur un an, mais le rendement a aussi diminué de 6 %.

Alors que ce rendement continue inexorablement de diminuer, la pression sur le secteur minier s’intensifie : année après année, celui-ci a besoin de plus d’énergie pour produire la même quantité, ou même moins, d’or. Il s’agit d’un problème majeur qui frappe le secteur.

Mine Or Manipulation Production RendementLe graphique ci-contre illustre la situation. En 2005, une mine devait traiter une tonne de gravats pour récupérer 1,68 g d’or. Aujourd’hui, elle en obtient seulement 1,22 g, soit 27 % de moins. Pour info, dans les années 1800, une mine obtenait entre 20 et 25 g d’or par tonne traitée.

Le secteur est très dépendant du diesel pour assurer la production. En 2005, une mine consommait 12,7 gallons de diesel pour produire une once. En 2012, ce chiffre a presque doublé pour atteindre 21,8 gallons.

Ces informations expliquent pourquoi le cours des actions minières a énormément baissé ces derniers temps. Alors que les rendements diminuent et que le cours de l’or baisse, la viabilité de ces entreprises est tout simplement remise en question.

Manipulation de l’or évidente

Nous vivons donc une situation complètement paradoxale : d’un côté nous assistons à une baisse du cours de l’or, alors que la production d’or physique diminue et que la demande augmente en flèche ! Pas besoin d’avoir un doctorat en économie pour comprendre que le marché est manipulé. Si le cours de l’or était déterminé par les fondamentaux économiques, à savoir la loi de l’offre et de la demande, celui-ci serait bien plus haut que les 1400 dollars l’once d’aujourd’hui.