Tags Posts tagged with "Manipulation"

Manipulation

1
or physique

« Se débarrasser du vieux pour faire place au neuf ». Wall Street et la Fed voulant séduire Trump, au moment même où il a remporté la présidence, les manipulateurs se sont mis au travail pour faire grimper les marchés actions et faire baisser l’or.

Mais que s’est-il passé avec les menaces des médias qui prédisaient un krach boursier, en cas d’élection de Trump ? Hier, Stanley Drunkenmiller a déclaré qu’il avait vendu tout son or, en raison de l’inflation à venir. Je ne me souviens pas avoir entendu une seule fois dans ma vie une référence affirmant que l’or est inversement corrélé  à l’inflation. Quelqu’un a dû verser du LSD dans le scotch de Drunkenmiller. Mais, une fois de plus, Drunkenmiller fait partie de la famille de Soros, ce qui en fait l’ennemi du peuple et de la vérité.

Le programme économique de Trump repose essentiellement sur les dépenses d’infrastructures et la génération d’inflation. Les actions largement surévaluées, qui bénéficient des dépenses d’infrastructures, comme Caterpillar et Terex, ont fortement grimpé durant ces derniers jours. Si Trump parvient à conduire son programme économique, la fiscalité des entreprises sera abaissée et le gouvernement refera le coup d’Obama, en ce qui concerne les infrastructures. À savoir, des ponts menant nulle part, financés par davantage de dette.

Je suis sûr que les investisseurs, dont le cerveau dispose d’au moins 2 neurones, ce qui de facto exclut Larry Kudlow, ont compris que les plans de Trump allaient creuser le déficit fédéral et accélérer l’émission des Treasuries. Il est probable que la Fed doive monétiser une partie de cette nouvelle dette émise. C’est une recette idéale pour pousser à la hausse les cours de l’or et de l’argent.

Comment expliquer les mouvements actuels des marchés ?

Ce qui se passe actuellement sur les marchés n’est rien d’autre que la réaction automatique des algorithmes des hedge funds en réponse aux interventions massives de la Plunge Protection Team (la Fed + le Working Group on Financial Markets, des gens du Trésor). La PPT est entrée en action pour faire évoluer, en sens opposé, les contrats à terme des actions et de l’or, tandis que les algorithmes ont enfoncé le clou.

Le massacre du cours de l’or a pour objectif de rassurer, suite à l’élection de Trump en tant que président. Et il ne peut se produire que via les marchés « papier » frauduleux de New York et de Londres. Sans surprise, Drunkenmiller est un partisan du GLD, la vitrine de ces marchés « papier » criminels.

Aujourd’hui (vendredi), le cours de l’or a été stable, ou en hausse, sur les marchés orientaux axés sur le métal physique. Il a fallu attendre l’ouverture du COMEX pour que les criminels démarrent le feu d’artifice. Entre 11h30 et 12h (EST), 48 239 contrats d’or « papier » ont été subitement mis en vente au COMEX. 48 239 contrats, cela représente 4,8 millions d’onces d’or, soit 150 tonnes. Près de 6 milliards de dollars d’or « papier » ont été mis en vente en 30 minutes. De 11h30 à 1h30 (EST), soit à la fermeture du COMEX, un peu moins de 103 000 contrats ont été vendus, ce qui représente 10,3 millions d’onces d’or papier, soit 321,8 tonnes. À titre de comparaison, les États-Unis produisent environ 200 tonnes par an. Ne vous méprenez pas, il ne s’agit pas d’une coïncidence si cette opération-choc contre l’or a été planifiée un vendredi, qui était un jour férié, après que la majorité du reste du monde ait éteint son ordinateur pour rentrer à la maison et profiter du week-end. Il s’agit du mode opératoire classique utilisé par les criminels en charge du système.

D’après le COMEX, ses coffres disposent d’un peu plus de 2 millions d’onces d’or disponible pour livraison. Si une telle différence entre les volumes des contrats à terme et la matière première concernée, disponible directement, était si grande pour tout autre marché du CME, le régulateur interviendrait immédiatement, c’est sûr et certain. Pourquoi en va-t-il alors autrement pour l’or ? Les marchés de l’or et de l’argent sont les plus manipulés du monde. Les responsables de ces manipulations seront toujours en place sous Trump.

La bonne nouvelle est que l’accumulation d’or physique, qui a lieu en Orient, va s’accélérer cette semaine en raison de cette baisse du prix (note : c’est d’autant plus vrai en Inde, suite au chaos monétaire qui y règne). Ce sera le catalyseur qui définira la limite sous laquelle les élites occidentales ne pourront descendre. (…) »

Article d’IRD.com, publié le 11 novembre 2016.

0
or physique

Article de SilverSeek.com, publié le 5 octobre 2016 :

« Des investisseurs dans l’argent peuvent poursuivre leur procédure pénale à l’encontre de 2 banques majeures pour conspiration dans la détermination du cours de l’argent et l’exploitation des distorsions du marché, alors que celui-ci représente 30 milliards de dollars échangés chaque année. Cette décision a été rendue par un juge fédéral.

La juge Valerie Caproni du district de Manhattan a refusé de prendre en compte la demande de rejet de la plainte ; l’officialisation de la décision a eu lieu ce mardi. UBS a par contre été retirée de la liste des prévenus, la juge Caproni estimant n’avoir aucun élément indiquant que la banque avait manipulé les cours.

Deutsche Bank AG avait accepté en avril de payer une amende pour fermer l’instruction ; les investisseurs tentent désormais d’obtenir un accord préliminaire concernant une indemnisation, d’après leur avocat Vincent Briganti (….).

Les porte-paroles de Nova Scotia et de Deutsche Bank n’ont pas souhaité s’exprimer. HSBC s’est également abstenue de tout commentaire dans l’immédiat. La porte-parole d’UBS a quant à elle déclaré que la banque suisse est satisfaite d’avoir été entendue par la cour.

Dans un autre arrêté, Caproni a également donné le feu vert à un autre groupe d’investisseurs pour poursuivre ScotiaBank, HSBC, Barclays Plc et Société Générale pour manipulation du cours de l’or.

0

Interview de Marc Faber sur KWN, publiée le 19 février 2016 :

« Je pense que les marchés actions à travers le monde clôtureront l’année en baisse, mais tout dépendra de la quantité de monnaie créée par les banquiers centraux. Il est impossible de prédire jusqu’où iront ces savants fous. Ils pourraient lancer un QE4 à 500 milliards par mois et donc en théorie racheter tout le marché.

Certaines banques centrales ont déjà acheté des actions, par exemple en Chine et au Japon. C’est plutôt la règle que l’exception. Et quand je regarde ce qui s’est passé le mois dernier, à certains moments on avait la furieuse impression que le marché allait baisser quand subitement quelqu’un s’est mis à acheter le S&P.

Aujourd’hui, les banques centrales des 4 coins du monde possèdent pour quasi 23 trillions d’actifs. 23 trillions de dollars ! Pour la banque de Chine, la Fed ou la BCE, que représentent 50 milliards de dollars balancés en 5 minutes sur les marchés afin de les stabiliser ou de les propulser ? Ils sont capables de le faire.

Les politiques monétaires ne sont pas parvenues à doper significativement la croissance. La reprise fut très timide, les investissements furent insuffisants. Le plus gros de cette reprise a été obtenu par la superposition d’une bulle de la dette sur une autre.

C’est déjà une bulle du crédit qui avait engendré l’effondrement immobilier en 2007. Une autre bulle du crédit, très prononcée, s’est à nouveau développée, notamment au niveau du crédit souverain. »

Eric King : « outre la création monétaire, qui permet entre autres de diminuer le fardeau de la dette par l’inflation, les confiscations gouvernementales devraient-elles être une cause de souci pour les investisseurs ? »

Marc Faber : « Oui. Il y a aujourd’hui pour plus de 8 trillions de dollars d’obligations gouvernementales affichant un taux d’intérêt négatif. Il s’agit pourtant d’une question légale très intéressante car dans la plupart des constitutions il est indiqué que l’expropriation n’est pas une option. Or, les taux d’intérêt négatifs sont essentiellement l’expropriation de l’argent des épargnants. »

Eric King : « Marc, nous avons connu ce marché haussier important de l’or qui semble avoir des bases solides, un mot sur l’or ? »

Marc Faber : « comme vous le savez, j’ai toujours conseillé aux gens de posséder de l’or physique. Je pense que les métaux précieux ont probablement atteint leur plus bas, même si je ne peux le garantir. »

1

Article d’IRD, publié le 2 décembre 2015 : 

« On commence à connaître la chanson mais il est important de la chanter encore et encore pour faire éclater la vérité. La plupart d’entre vous savent désormais que le ratio or papier/or physique livrable s’élève aujourd’hui à 325, un chiffre incroyable. En admettant que le CME, qui gère le COMEX, décide d’obliger la détention dans ses coffres de tout l’or qu’il est censé détenir afin de garantir les contrats papier, cela signifie qu’il devrait importer six fois plus d’or soit 956 tonnes. Ce qui représente également plus du tiers de la production mondiale annuelle. Autant dire une mission impossible.

Il est également très important de ne jamais oublier que les chiffres qui sont rapportés concernant l’or stocké dans les coffres du COMEX proviennent des banques de lingots. Elles créent les rapports et les soumettent à l’appareil de publication du CME. Ces rapports ne sont pas audités. Utiliser ces chiffres en tant que statistiques fiables est en quelque sorte un acte de foi quelque peu risqué. Il s’agit d’un point factuel et non d’une opinion qui se base sur une histoire bancaire riche en erreurs comptables et en rapports perdus. Disons les choses clairement : si les chiffres du COMEX sont honnêtes et exacts, ce seraient bien les seuls à ne pas être entachés de fraude. Seriez-vous prêt à prendre ce pari ?

Pour en revenir à nos moutons, voici ce qu’il s’est produit aujourd’hui :

Après s’être échangé autour des 1065 $ durant la session d’échange asiatique où se trouve le véritable marché d’échange de l’or physique, l’or papier s’est soudainement retrouvé dans une désormais classique formation de type « chute libre » juste après 8 h (EST, Heure de l’Est). À ce moment aucune nouvelle ou événement susceptible d’impacter le marché de l’or n’est d’actualité. La chute du cours n’influence aucune autre matière première ou les futures des marchés actions.

Il s’agit d’un nouvel exemple de manipulation flagrante épure du cours de l’or en utilisant des contrats électroniques frauduleux. (…) »

0

Après avoir lutté pour laisser sa moyenne mobile à 200 jours derrière lui, le cours de l’or a de nouveau été massacré pour revenir d’où il était parti en 2015. Ce qui a mis le feu aux poudres ? Les déclarations de Yellen signalant que les taux seraient plus que probablement augmenter en décembre (oui, encore). C’est sur la base de cette simple éventualité que le métal jaune s’est effondré alors que bien d’autres paramètres positifs devraient provoquer un mouvement inverse.

À ce sujet, John Embry a déclaré à KWN durant son interview du 4 novembre :

« Comme je vous l’avais dit la semaine dernière à propos de l’accumulation énorme des positions short sur le Comex par les banques commerciales, à savoir les banques de lingots… Je vous avais dit que soit nous allions assister à un échec des banques commerciales dont les positions short allaient être submergées, ce qui arrive très rarement, soit nous allions être témoins d’une baisse prodigieuse, les shorts forçant les positions long à capituler. Nous avons obtenu la réponse très rapidement.

Mercredi, le ton de la Fed fut supposément dur alors qu’elle signalait la possibilité d’une hausse des taux en décembre. Une fois de plus, ce prétexte fut utilisé pour massacrer les cours de l’or et de l’argent et forcer ainsi les spéculateurs à se couvrir dans la panique. le bon vieux cycle du « lavage et rinçage » a donc eu lieu pour la énième fois.

Cela dit, ne vous méprenez pas. Les banques de lingots sont les entités qui ont provoqué cette attaque mais elles ont le soutien total des banques centrales occidentales dont les tentatives pour maintenir le bateau à flot sont de plus en plus désespérées.

Nous avons également vu des choses intéressantes sur la première page de ce week-end du média très dominant qu’est le Financial Times. Le FT décrivait les activités des banques centrales pour maintenir les marchés à flot. L’article énumérait leurs efforts pour apaiser les craintes à propos de l’économie mondiale tandis que Draghi suggérait qu’une augmentation de la cadence du QE était envisageable en décembre.

Ceci n’est pas surprenant : quel autre choix ont les planificateurs centraux, si ce n’est augmenter la dose des QE ? Néanmoins, la plus grande offense à l’intelligence a été commise par la Fed avec ses âneries concernant la possibilité d’une hausse des taux en décembre. Si cela devait se produire, cela devrait simplement enclencher l’accélération du QE américain vu que l’économie se dirige vers la récession. (…)

Je pense que la Fed comprend parfaitement la nature du problème qui est une dette non viable. Seuls des taux 0 et les injections massives des liquidités nécessaires peuvent maintenir le navire à flot mais la Fed ne peut l’admettre publiquement. Ce qui explique toutes ces déclarations trompeuses à propos des taux, accompagnées de statistiques bidons concernant l’état de l’économie. »

Pour en revenir à la manipulation en elle-même, le graphique suivant de Dave Kranzler (source) est instructif, même si c’est désormais du réchauffé :

or-manipulation

Sur celui-ci, on voit d’abord l’or grimper suite à des commentaires de la BCE positif pour l’or. Peu après 6 heures, soit l’ouverture du Comex, se passe un événement récurrent à ce créneau horaire : une baisse importante, sans aucune raison particulière. Quelques heures plus tard, Janet Yellen « bave un ramassis d’inepties qui est interprété comme l’annonce d’une hausse des taux en décembre. » Cette fois, c’est la bonne, l’or doit baisser. Peu importe si la même Yellen déclarait peu de temps après que les taux négatifs étaient sur la table si l’économie américaine devait d’aventure se détériorer (source). Absurde ? Probablement. A force de nager dans ces eaux, on se rend compte difficilement !

Toujours selon Dave Kranzler, 29,600 contrats ont été vendus dans la demi-heure qui a suivi l’allocution de Yellen ce qui correspond à 2,6 millions d’once d’or papier. Dans l’heure, on est passé à 50.500 contrats balancés, soit 5,1 millions d’onces. Alors qu’actuellement, le Comex dispose d’un stock d’or livrable de 200.000 onces. Pour terminer, le dernier ratio or physique/or papier du Comex s’élève à 1 pour 298. Tout est normal, circulez, y a rien à voir ! Par contre, tout ce cirque pourrait bien annoncer des chiffres de l’emploi décevants. La réponse au prochain numéro.

0
la pieuvre Goldman Sachs

Dépêche de l’AFP :

Neuf banques accusées d’avoir manipulé le marché des changes dont la française BNP Paribas ont conclu des accords représentant un total de plus de deux milliards de dollars avec des investisseurs pour l’abandon de leurs plaintes auprès de la justice américaine, a annoncé jeudi l’un des avocats.

Les plaignants « ont conclu des accords d’un montant total de deux milliards de dollars avec Bank of America, Barclays, BNP Paribas, Citi, Goldman Sachs, HSBC, JPMorgan, RBS et UBS » a annoncé le cabinet Hausfeld, dans un communiqué publié à l’issue d’une audience devant une juge de New York.

Hausfeld n’a pas donné de détail sur les montants que devrait verser chacune des banques et a précisé que ces accords étaient préliminaires et devaient encore être approuvés par la juge Lorna Schofield.

Ces accords ne concluent pas la procédure engagée en 2013 par les investisseurs s’estimant lésés car sept autres banques et leurs filiales restent poursuivies dont la française Société Générale, Crédit Suisse, Deutsche Bank, Morgan Stanley, Bank of Tokyo-Mitsubishi, RBC Capital Markets et Standard Chartered.

« En plus de verser des milliards de dollars de compensation, les banques » ayant parvenu à des accords ont également « accepté de coopérer avec les investisseurs dans les contentieux qui continuent » avec les autres établissements, a précisé Hausfeld.

Lire la suite sur la source

0
james turk

Dans sa dernière intervention sur KWN, James Turk revient sur le raid dont l’or est victime depuis le début de la semaine suite à la révision des réserves d’or de la Chine. Nous enchaînons ensuite avec les états d’âme de John Embry sur le même sujet :

« La guerre contre l’or s’intensifie. Il y a un message très clair derrière cette chute du cours : le gouvernement américain n’a pas apprécié l’annonce de la banque centrale de Chine faisant état d’une augmentation de 604 tonnes de ses réserves d’or.

Cette intervention délibérée sur le marché de l’or qui a eu lieu via des ventes massives de papier à l’ouverture de la bourse de Shanghai avait pour but de mettre dans l’embarras la Chine pour avoir osé communiquer une révision de ses réserves d’or.

Or : une guerre psychologique et d’usure

Deux autres raisons expliquent également cet événement. Le premier objectif était de faire peur aux mains faibles en les portant à croire que les États-Unis mènent toujours la danse monétaire et sont capables d’influencer le cours de l’or selon leur bon vouloir. Le second était de permettre aux banques de lingots de couvrir leurs positions short en engrangeant dans la foulée des profits mirifiques en créant cette panique de vente qui a eu lieu sur d’énormes volumes.

Nous ne devons pas perdre de vue qu’aucun gouvernement ne dispose du pouvoir de fausser perpétuellement les marchés. Cela a été prouvé en 1968 lorsque le Gold Pool de Londres s’est effondré ainsi qu’en 1999 lorsque Gordon Brown a tenté de pousser le cours de l’or à la baisse en annonçant la vente d’une partie des réserves d’or de la Grande-Bretagne avec préavis.

Ces 2 événements du passé avaient engendré des plus bas importants pour le cours de l’or. Évidemment, seul le temps nous dira si un plus bas crucial a été atteint cette semaine mais les similarités entre le sentiment qui règne aujourd’hui et en 1999 en disent long.

Suite à la chute du cours, l’or est désormais en baisse de 6 % cette année par rapport au dollar mais toujours en hausse de 5 % par rapport à l’euro. Malgré cette attaque, l’or a grimpé dans la majorité des devises. Pour l’instant, le métal gagne donc la guerre sauf contre le dollar.

Depuis la fin des années 60, les États-Unis n’ont pas ménagé leurs efforts pour supprimer l’or du système financier international. Ce qui est ironique vu que le dollar a acquis son statut de monnaie de réserve car il était adossé à l’or mais ils s’en moquent car ils veulent être en mesure d’étendre leur pouvoir en imprimant de la monnaie comme bon leur semble. (…) »

John Embry

« Lorsque le marché de l’or s’est ouvert au Moyen-Orient, quelqu’un a vendu pour 2,7 milliards d’or papier. C’est donc sans surprise que le cours s’est effondré de 50 $ l’once quasi instantanément. Lorsqu’on vend 30 % de la production minière annuelle en 2 minutes, cela tend à provoquer un impact dramatique sur le cours.

Reste à savoir pourquoi. Ce qui est certain c’est que si tout allait bien dans le monde économique et financier, ce genre d’action ne serait pas nécessaire. À quel point la situation est-elle catastrophique ? Si vous considérez que la dette mondiale a augmenté de 60 trillions depuis la crise financière de 2008 pour porter le total à environ 200 trillions de dollars, il est choquant de constater que malgré tout la majorité des économies du monde entier ralentissent.

Le problème est pourtant évident. Aussi bien les États-Unis que la Chine surestiment clairement leur croissance économique. Le PIB américain pourrait déjà être en déclin si les calculs étaient faits correctement. (…)

Lorsque, et ce n’est qu’une question de temps, le dollar perdra son statut de monnaie de réserve, les conséquences pour les États-Unis surendettés seront énormes. Les autorités le savent et remueront ciel et terre pour reporter l’inévitable notamment en poussant le cours des métaux précieux à la baisse. Il est crucial pour elles que l’or et l’argent ne soient pas perçus en tant qu’alternative au système de l’argent papier en faillite. (…) » (source)

0
JP Morgan

Les autorités américaines et britanniques ont infligé près de 6 milliards de dollars d’amendes à six banques internationales pour avoir notamment manipulé des taux de changes entre 2007 et 2013.

Taper les banques au portefeuille pour leur faire respecter les règles est-il efficace? Les autorités américaines et britanniques ont en tout cas annoncé mercredi avoir infligé de nouvelles amendes de près de 6 milliards de dollars à six grandes banques pour avoir notamment manipulé les taux de change entre 2007 et 2013.

Cela porte à plus de 9 milliards de dollars la facture totale acquittée jusqu’ici par les grands établissements dans cet énième scandale qui ternit l’image de la finance a relevé mercredi le ministère américain de la Justice (DoJ).

Les banques américaines Citigroup et JPMorgan Chase, les britanniques Barclays et Royal Bank of Scotland (RBS) ont également plaidé coupable. Elles devraient par conséquent être contraintes d’obtenir des exemptions auprès de régulateurs pour continuer certains activités comme la gestion d’actifs de fonds de pension.

Sanctionnée financièrement la banque suisse UBS a aussi perdu une immunité judiciaire obtenue en 2012. Elle a donc dû plaider coupable pour avoir manipulé le taux d’intérêt interbancaire Libor.

Bank of America ne s’acquittera, elle, que de la somme réclamée par les autorités pour dédommager les clients lésés (205 millions).
Elles avaient toutes à l’exception de Barclays déjà passé en novembre un accord sur les changes pour un total de 4 milliards. Pour cette raison, Barclays va d’ailleurs verser l’amende la plus élevée soit 2,4 milliards de dollars. Elle va aussi licencier huit banquiers impliqués dans les malversations a indiqué Benjamin Lawsky.

Cette fois, l’amende liée au seul volet des manipulations de l’énorme marché des changes -quelque 5.300 milliards de dollars y transitent chaque jour- s’élève à 5,7 milliards de dollars.

Barclays (60 millions de dollars) et UBS (203 millions) ont écopé d’amendes supplémentaires concernant le Libor.

Lire la suite sur L’Express

0

La plupart des investisseurs en métaux précieux ne sont pas familiers avec les rouages des marchés ce qui les empêche de comprendre comment les manipulateurs s’y prennent pour faire baisser artificiellement les cours. Si la loi du nombre permet d’y parvenir via d’énormes positions short, il y a d’autres techniques parfois illégal comme le « spoofing ». Voici de quoi il s’agit :

Le spoofing, que l’on pourrait traduire par « leurre » consiste à placer un ordre énorme pour l’annuler immédiatement sans qu’il soit exécuté. Ces ordres ont pour conséquence d’influencer les autres acteurs du marché et d’engendrer des tendances.

ZeroHedge, grâce aux données fournies par Nanex, a pris l’habitude de relever ces opérations illégales sur lequel ferme allègrement les yeux les autorités de régulation des marchés américains, à savoir la CFTC.  En adresse directe à celle-ci, le site d’information économique iconoclaste américain a fourni quelques preuves de spoofing sur le marché des futures or de juin 2015 :

« Chère CFTC,

C’est à nouveau nous et comme promis, nous vous donnons un petit coup de main dans votre quête très sérieuse pour éliminer les manipulations illégales sur nos marchés bien-aimés. Aujourd’hui, nous vous fournissons 3 exemples de spoofing sur les futures or qui, comme vous pourrez le constater, ne sont pas très difficiles à identifier pour autant que l’on fasse un tout petit effort. (…) Dans chacun de ces cas aucun ordre n’a été exécuté, ou une infime fraction de l’ « ordre leurre » l’a été. Vous pouvez constater comment le cours a été influencé par la soudaine apparition (et disparition) de ces ordres XXL. »

Tout ceci est la preuve si besoin en était, que les marchés sont manipulés mais qu’ils le sont avec le blanc-seing des autorités de régulation, qui préfèrent fermer les yeux sur l’évidence plutôt qu’intervenir à la demande du pouvoir politique et/ou financier.