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Marché haussier

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lingot d'or

Interview de Rick Rule, publiée le 26 août 2016 sur KWN :

« Suite au discours de Janet Yellen, les marchés de l’or et de l’argent semblent fléchir. Dans un an, je pense que nous aurons tous oublié ce discours, mais il s’agit d’une autre histoire.

Je pense que de toute façon, l’or et l’argent devaient faire une pause, et que les actions minières sont probablement mûres pour une correction. C’est en tout cas l’opinion qui prévaut chez Sprott. Nous poursuivons activement des accords financiers, nous attendons un assouplissement des prix des actifs or et argent qui effrayeront nos concurrents lorsqu’il s’agit de fournir des capitaux aux sociétés qui produisent de l’or et de l’argent. (…)

Autrement dit, nous avons réduit certaines positions qui ont particulièrement bien évoluées et nous nous préparons à déployer énormément de capital dans le secteur dans les 3 mois à venir, durant une période que nous anticipons être calme, en espérant en récolter les fruits l’année prochaine ainsi que l’année suivante.

Eric King : « si on fait une pause et que l’on observe la situation d’ensemble, (…), quelles sont selon vous les perspectives à long terme ? »

Rick Rule : « les investisseurs oublient souvent que les baisses cycliques de 30 à 40 % durant les marchés haussiers à long terme sont courantes. Attention, je ne dis pas que cela aura nécessairement lieu. Par contre, certaines personnes pourraient penser qu’une baisse cyclique signifie que le marché haussier à long terme que nous sommes en train de vivre depuis 9 mois n’a pas de futur, ce qui n’est pas mon opinion.

Je pense que si vous disposez des liquidités nécessaires, si vous possédez le courage et les outils adéquats, vous pouvez tirer profit de cette opportunité. Il est important d’avoir la solidité psychologique nécessaire pour s’en sortir indemne, mais aussi pour profiter de la peur des autres participants au marché lorsqu’une telle baisse cyclique se manifeste. (…) »

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argent

« Will Grigg’s on fire », qu’ils chantent… Et que dire de l’argent ? Le métal gris n’en finit plus de grimper, si bien qu’il a dépassé pour la première fois depuis 2014 la barre des 21 $ l’once peu après l’ouverture des marchés asiatiques. De Bloomberg (4 juillet 2016):

« L’argent métal a atteint les 21 $ l’once pour la première fois en 2 ans tandis que l’or a progressé durant les 4 dernières sessions alors que les investisseurs se sont tournés vers les valeurs refuge que sont les métaux précieux suite au vote de la Grande-Bretagne pour sortir de l’Union européenne.

L’argent métal pour livraison immédiate a grimpé jusqu’à 7 %, à 21,1377 $ l’once avant de reculer jusqu’à 20,3311 dollars l’once à 11:50 du matin, heure de Singapour, d’après les données de Bloomberg. L’or a progressé jusqu’à 1357,63 dollars l’once (+ 1,2 %) pour s’approcher de son plus haut de 2 ans, et ensuite se fixer à 1346,31 dollars.

Le métal profite des turbulences des marchés financiers engendrées par le Brexit, ainsi que des spéculations concernant la nécessité de lancer de nouvelles stimulations de la part des banques centrales, les taux américains semblant devoir rester bas. Les stocks d’argent des ETF ont progressé de façon record le mois dernier, tandis que les quantités d’or dans les coffres des ETF spécialisés dans ce métal sont au plus haut depuis août 2013.

« Il y a une grande vague d’achat d’argent en cours de hausse, » a déclaré Bob Takai, CEO et président de Sumitomo Corp. Global Research Co., à l’occasion d’une interview téléphonique. « Ceux qui sont réticents à investir dans l’or se précipitent maintenant sur le marché de l’argent, qui est très bon marché. »

Lundi, une once d’or ne permettait plus que d’acheter 64,2 onces d’argent, le ratio étant à son plus bas depuis août 2014, alors qu’en février une once permettait encore d’acquérir 83,8 onces de métal gris, le ratio le plus élevé depuis la crise financière de 2008. L’argent va continuer de surperformer l’or jusqu’à ce que les remous sur les marchés provoqués par le Brexit se décantent, a déclaré Takai, qui suit le marché de l’argent depuis 1980.

L’argent a bondi de 47 % cette année, faisant bien mieux que les 27 % de hausse de l’or. Les fonds ont augmenté leurs positions longs nettes sur les marchés à terme et leurs options sur les deux métaux précieux à des niveaux jamais vus depuis la compilation des chiffres, qui a démarré en 2006.

Les stocks d’or des ETF ont augmenté de plus 500 tonnes depuis le plus bas de janvier à 1959,1 tonnes, tandis que les stocks d’argent ont atteint un chiffre de record de 20.232,1 tonnes en juin, d’après les données de Bloomberg. Si la hausse de l’argent n’est pas excessive jusqu’à présent, cela pourrait changer d’après Takai. Si l’or devait baisser, le déclin de l’argent serait plus lourd, d’après lui. »

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C’est Brian Barnier de ValueBridge Advisors qui  l’affirme : 93 % de la hausse des marchés actions depuis 2008 est le résultat des actions de la Fed. Ses analyses montrent également comment l’influence du PIB sur les mouvements boursiers a été remplacée à partir des années 70 par différents instruments de crédit, qui furent à leur tour effacés par les QE de la Fed. C’est ce que nous apprend cet article de Yahoo Finance publié le 11 mars 2016 :

« Le marché haussier vient de célébrer son 7e anniversaire. Mais les hausses de ces dernières années, ainsi que le recul récent, pourraient s’expliquer par un seul facteur : les politiques monétaires. Le graphique ci-dessus permet d’expliquer visuellement les bulles précédentes et actuelles.

Le S&P 500 a doublé entre novembre 2008 et octobre 2014, soit durant une période coïncidant avec les assouplissements quantitatifs de la Fed (achat d’actifs). Après 3 rounds de QE, durant lesquelles la Fed a déversé des milliards de dollars chaque mois sur le marché obligataire, son bilan est passé de 2,1 à 4,5 trillions de dollars.

Il ne s’agit pas d’une corrélation fallacieuse d’après l’économiste Brian Barnier, directeur de ValueBridge Advisors et fondateur de FedDashboard.com. De plus, il affirme que chaque marché haussier qui s’est prolongé durant plusieurs années peut à chaque fois être expliqués par un seul facteur.

Barnier a compilé dans un premier temps la valeur totale des titres cotés en bourse depuis 1950. Il a ensuite divisé cette valeur par d’autres facteurs économiques et mis les résultats en graphique. Si des lignes horizontales apparaissent, cela signifie que le numérateur (la valeur des actions) et le dénominateur (l’autre facteur) évoluent de concert.

« C’est tout l’intérêt de l’analyse visuelle, » a-t-il déclaré. « Nous savons que nous devons trouver des lignes droites, bien stables, pour savoir que nous avons un résultat positif. »

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En ayant joué avec des centaines et des centaines de facteurs, Barnier a fini par éliminer la plupart d’entre eux pour n’en conserver que 4 : les données du PIB pour les 5 années à venir, les dettes des ménages et des associations, les actifs d’open market et les actifs de la Fed. Durant 4 périodes distinctes, chacun de ces paramètres a dicté les mouvements du marché, ce qui est confirmé par des analyses de régression.

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Il a ensuite isolé chacun de ces facteurs, sur un graphique séparé, en les qualifiant d’ « ères » boursières :

  1. Entre la Seconde Guerre mondiale et la moitié des années 70, les perspectives de croissance du PIB expliquaient 90 % des mouvements des marchés actions, d’après l’analyse statistique de Barnier.
  2. L’influence du PIB a commencé à s’éroder au début des années 70 avec la montée en puissance des cartes de crédit et du crédit à la consommation. La dette des ménages s’est d’abord creusée via les cartes, par le crédit hypothécaire ensuite, jusqu’au crash immobilier du début des années 90. L’analyse de Barnier montre que la dette est derrière 95 % de la hausse totale du marché durant cette période.
  3. La période entre la moitié et la fin des années 90 jusque 2000 fut, bien entendu, marquée par la bulle Internet. Si la bourse fit la plupart des grands titres, ce fut également une période d’activité à la hausse pour le marché des billets de trésorerie. Les start-ups et les jeunes sociétés cherchaient à se financer bien au-delà de la valeur stratosphérique de leurs titres pour financer leurs opérations. L’analyse de régression de Barnier montre que la multiplication des billets de trésorerie peut expliquer jusqu’à 97 % de la bulle Internet.
  4. Peu de temps après l’explosion de la bulle Internet, une bulle s’est développée sur le marché immobilier, cette fois-ci dopée par le crédit immobilier et d’autres types de crédit. Ce facteur a engendré 94 % de la hausse des marchés durant les premières années de ce millénaire.
  5. Alors que la crise financière atteignait son paroxysme en 2008, la Fed décida d’inonder de dollars les marchés financiers via l’achat d’obligations. Simultanément, les taux d’intérêt chutèrent, les rendements obligataires évoluant dans le sens opposé du prix des obligations. Barnier estime que la Fed est responsable de 93 % de la hausse des marchés entre le début de son premier QE et aujourd’hui. Jusqu’au premier semestre 2013, la Fed était responsable de l’intégralité de la hausse, d’après lui.

Depuis que la Fed a mis fin à ses achats d’obligations fin 2014, le S&P 500 a reculé d’environ 16 % pour être plus ou moins au même niveau qu’à la fin du QE. D’après Barnier, les investisseurs doivent anticiper le prochain facteur qui déterminera les mouvements des marchés.

« L’assouplissement quantitatif de la Fed a pris fin, mais nous sommes désormais dans l’ère des taux d’intérêt, » a-t-il déclaré. « Cela signifie, pour tout investisseur qui se demande quoi faire aujourd’hui, que la première étape consiste à se doter d’une stratégie macroéconomique. »

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argent

Article de Bloomberg, publié le  10 mars 2016 :

« Par rapport à l’or, l’argent n’a plus été aussi bon marché depuis sept ans et tandis que les prévisions de production anticipent une contraction cette année, il s’agit peut-être du signe qu’il est temps pour l’argent métal de sortir de l’ombre du métal jaune.

La production d’argent va probablement baisser en 2016 pour la première fois depuis plus de 10 ans. Cette année, la demande sera supérieure à la production pour la 4e année consécutive d’après Standard Chartered Plc. La majorité de la production mondiale d’argent provient de l’extraction d’autres minéraux. Les baisses de production annoncées par les mastodontes du secteur minier impacteront négativement l’offre en argent métal mais aussi en cuivre et en zinc.

La hausse de 12 % de l’argent depuis le début de l’année indique que le métal est à la traîne par rapport à la progression de 20 % de l’or alors que les remous financiers et les craintes de ralentissement mondial ont incité les investisseurs à privilégier la sécurité du métal jaune. Le mois dernier, une once d’or permettait d’acheter 83 onces d’argent soit plus qu’à n’importe quelle période de la crise financière de 2008. Pour certains, il s’agit du signal que l’argent est sous-évalué et sur le point de combler son retard.

Plus de 50 % de la demande d’argent émane du secteur industriel. Environ 1/4 de la demande est représentée par l’électronique, ce qui explique pourquoi l’argent suit parfois les fortunes diverses des matières premières industrielles comme le cuivre, le zinc et le plomb. L’index du LME, qui suit six métaux, a grimpé de 12 % après avoir atteint son plus bas de six ans en janvier dernier.

« Le ratio pourrait encore se creuser mais la tendance finira par s’inverser. Et lorsque ce sera le cas, ce renversement de tendance sera vigoureux » a déclaré Ned Naylor-Leyland, gestionnaire de l’Old Mutual’s Gold and Silver Fund à Londres, qui est indirectement exposé aux métaux précieux via des actions minières. « Je ne me suis pas encore positionné. Lorsque le changement de tendance sera clair, je suis prêt à transférer des positions or vers des positions argent. »

L’argent métal pourrait atteindre jusqu’à 21 $ l’once en 2017, d’après Julian Jessop, responsable de la recherche Matières Premières chez Capital Economics Ltd. (…) Le ratio pourrait retomber en dessous de 70 d’ici cette année et se diriger vers 65 en 2017, a-t-il écrit dans une note publiée le 4 mars.

etf argent

Tandis que les investisseurs se sont rués sur l’or, augmentant leurs positions sur les ETF de 18 % depuis le début de l’année, ils ont réduit leurs positions sur les produits dédiés à l’argent de 1,2 % durant le mois de février, d’après les statistiques compilées par Bloomberg. Cependant, cette tendance a changé ce mois lorsque les ETF argent ont connu leur plus grosse demande sur trois jours depuis 2013.

Les clients de Silver Bullion Pte, un marchand de pièces et lingots d’argent qui propose un service de garde, estiment que le bas prix relatif de l’argent par rapport à l’or augure d’un nouveau marché haussier, a déclaré Gregor Gregersen, CEO et fondateur de cette société basée à Singapour. Ils achètent également du platine car il est également proche de son plus bas par rapport à l’or. (…) »

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argent et or lingots et pièces

Par où commencer ? L’or, qui a repris de sa superbe depuis le début de l’année, a connu une journée exceptionnelle hier pour connaître sa hausse la plus importante depuis 7 ans. La forme affichée paur le métal jaune n’est pas le fruit du hasard. C’est pourquoi les médias dominants (mis à part quelques tentatives idiotes comme celle-ci de Bloomberg) ainsi que les grandes banques se remettent à parler positivement de l’or.

Commençons par évoquer le revirement de la JP Morgan. Cet article de Zero Hedge, auquel nous avons emprunté notre titre, résume bien les choses :

« Suite à la hausse quotidienne de l’or la plus importante depuis 2009, il est compréhensible que, soudainement tous ceux qui prédisait jusqu’il y a peu encore la chute du cours de l’or en dessous des 1000 $, vous expliquaient de façon grotesque que l’or était condamné, se mettent à parler avidement des « Pet Rocks » (pierre de compagnie, un vulgaire caillou affublé d’yeux vendu dans les années 70 et utilisé par les adversaires de l’or pour moquer sa soi-disant inutilité).

Comme nous l’avons montré auparavant, Goldman Sachs et Bank of America ont déjà revu leurs prévisions nettement à la hausse tandis que la ruée pour obtenir de l’or, dans un monde s’enfonçant non seulement dans les taux négatifs mais aussi bientôt dans l’interdiction de l’argent liquide, a déjà démarré.

Cependant, personne n’a mieux résumé le sentiment qui règne que le « CIO et responsable des produits à revenu fixe, des devises et des matières premières du groupe » (le titre est-il bien exhaustif ?) de la JP Morgan, Bob Michele, qui a fait aujourd’hui un petit passage sur les plateaux de CNBC pour balancer la bombe suivante :

« Une sérieuse contraction du crédit est en cours, je pense que Yellen devrait l’admettre. Je pense qu’elle doit se pencher sur le capital des banques qui s’évapore dans ce glissement de terrain et la baisse des actions : ce n’est pas censé arriver maintenant. Elles sont censées être d’une solidité à toute épreuve, et, au fait, l’or à 1200 $ l’once, cela vous dit-il quelque chose ? Cela signifie que dans la recherche de la sécurité, d’une valeur refuge, les gens ont plus confiance en l’or que dans les dépôts en banque ou l’argent papier. Je pense que les choses ont dérapé. »

Une véritable bombe, car nous n’avons rien à ajouter. »

La réalité finit toujours par nous rattraper

Est-ce étonnant ? Pas vraiment. Durant ces dernières années, la confiance aveugle dans l’omnipotence des banques centrales a miné les métaux précieux alors que les observateurs les plus avertis comprenaient bien que les problèmes ayant mené à la crise de 2008 n’ont pas été résolus et que nous sommes aujourd’hui dans une situation pire qu’à l’aube des soucis de Bear Stearns et Lehman.

Pour les particuliers et investisseurs à long terme qui comprennent la nature réelle de l’or et de l’argent, tout est une simple question de patience. Aujourd’hui elle semble récompensée alors que la Fed a perdu toute crédibilité, sa hausse des taux de 0,25 % ayant débouché sur un fiasco. À moins de remettre une couche de QE et/ou de rabaisser ses taux, et pourquoi pas en territoire négatif, soit de revenir sur ses histoires à dormir debout de reprise économique et de normalisation des taux (ne parlons même pas de la normalisation de son bilan), nous aurons l’opportunité de déguster le remake sous stéroïdes de la crise de 2008 dans un futur proche.  Quel que soit le scénario, l’or et l’argent ne pourront être que gagnants à ce stade des choses. Retour du QE de la Fed, faillites bancaires, soucis géopolitiques, défaut… La seule question en suspens concerne l’élément qui déclenchera la prochaine crise, et le timing.

Comme le dit Alasdair MacLeod dans cet article :

« Le changement de perspectives pour les taux d’intérêt américain a probablement mis un terme au marché haussier de 4 ans du dollar. Il est clair que les chances de voir apparaître des taux négatifs des États-Unis sont importantes, or le système bancaire mondial n’est pas armé pour faire face aux challenges de 2016. »

Si ce n’est pas encore la panique totale sur les marchés, on n’en est plus très loin. Alors que les marchés actions viennent d’entrer dans un marché baissier, l’or est sur le point de prendre la direction inverse tandis qu’hier, le métal jaune a atteint jusqu’à 1263,9 dollars l’once pour ensuite se replier. Pour rappel, l’or et en hausse de 18 % depuis le début de l’année, ce qui en fait l’actif le plus rentable de 2016 jusqu’à présent.

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or chine demande octobre 2015

Interview d’Egon von Greyerz du 30 octobre 2015 (source KWN) :

« Il semblerait que le marché haussier nourri à l’argent papier n’en finira jamais. Peu importe les nouvelles, les marchés actions mondiaux réagissent positivement. Il faut beaucoup de temps pour mettre un terme à une tendance, même si ce qui l’a alimenté est intrinsèquement néfaste.

Les banques centrales n’ont aucune ligne de conduite

La semaine dernière, les marchés actions ont grimpé suite à la nouvelle annonçant que la BCE et la banque de Chine pourraient augmenter leur QE. Tandis du côté de la Fed, on a de nouveaux assisté à un virage à 180 degrés avec la possibilité d’une hausse des taux en décembre. Comme je l’ai affirmé à de nombreuses reprises, ni la Fed ni aucune autre banque centrale n’a une idée de ce qui se passe. Elles continuent de réagir aux événements, et donc de changer d’avis comme de chaussettes. Elles ne suivent aucune ligne de conduite.

La Fed observe en premier lieu la bourse. Si les marchés grimpent elle pense qu’elle peut augmenter ses taux et s’ils baissent elle utilisera toutes les armes à sa disposition pour stopper leur chute. Vont-ils vraiment augmenter les taux en décembre ? Cela dépendra du marché haussier : sera-t-il victime d’une indigestion après avoir avalé tant de papier ? Je pense que le marché haussier pourrait mourir de sa mauvaise alimentation.

Nous pourrions très bientôt arriver à un point où les investisseurs du monde entier réaliseront que la création de monnaie papier sans valeur des banques centrales est incapable de créer de la richesse. Elle ne fera que provoquer l’implosion totale du système financier quand les faillites systémiques se multiplieront. En vertu des mauvaises nouvelles qui s’accumulent aux 4 coins du globe, il est probable que ce marché haussier trébuche fortement d’ici la fin 2015.

Les actions stagnent en termes réels

En termes réels, la valeur des actions n’a pas augmenté. La hausse est simplement due à l’augmentation de 50 % de la dette depuis 2007, d’environ 70 trillions de dollars. Dans un environnement normal, une telle création de crédit n’aurait pas produit de l’inflation mais de l’hyperinflation. Mais toute cette dette n’a jamais atteint l’économie réelle. Elle a été principalement utilisée pour doper le système financier. Ces injections continuent donc d’alimenter la poule aux œufs d’or spéculative des marchés financiers.

Le marché haussier séculier a atteint son sommet vers 2000. En termes réels (soit en or), les marchés ont baissé substantiellement depuis 1999-2000. Le Dow, par exemple, a baissé de 2/3 depuis 1999. (…)

Demande très soutenue pour l’or physique

La dévaluation effrénée des devises papier va mener à l’appréciation continue de l’or. Mais il n’y a pas que les erreurs de politiques économiques qui vont propulser l’or vers le haut. La demande physique pour le métal est très forte. Durant les 10 premiers mois de 2015, la Chine a acheté plus de 2100 tonnes, ce qui signifie qu’elle pourrait terminer l’année avec des achats d’environ 2.500 tonnes. L’Inde devrait acheter environ 1.000 tonnes cette année. Cela fait un total de 3.500 tonnes pour ces 2 seuls pays, alors que bien d’autres augmentent leurs réserves. La production mondiale d’or annuelle est de 2.500 tonnes, ce qui signifie que les 2 plus gros acheteurs consomment 1.000 tonnes de plus que la production annuelle.

Manipulation du cours de l’or

Mais malgré tout cela, le cours de l’or n’augmente pas. Pourquoi ? Parce que dans notre monde financier moderne corrompu, les actifs réels et la valeur réelle n’ont aucune espèce d’importance. Aujourd’hui, tout repose sur les actifs papier et leurs échanges, soit les produits dérivés. Le cours de l’or n’est pas défini par le marché physique. Il est déterminé par un marché papier manipulé. Les grandes banques, les banques centrales et la BRI ne cessent de contrôler le cours de l’or sur les marchés papier. Cette intervention est apparente pour toute personne de bonne volonté qui observent les mouvements qui ont lieu juste avant l’ouverture des marchés, ou lorsque la liquidité est la moins importante. Aucune entité commerciale ne vendrait autant d’or lorsqu’il n’y a pas d’acheteur. Ce petit jeu est flagrant, GATA a rassemblé des preuves innombrables mais en vain. (…)

Pourquoi acheter de l’or ?

L’or n’est pas un investissement spéculatif ou à court terme. Les privilégiés qui possèdent des économies devraient acheter de l’or en tant qu’assurance contre notre système financier pourri ainsi que pour préserver leur richesse. Cependant, n’oubliez pas que vous devez le détenir sous sa forme physique et en dehors du système bancaire.

Lorsque nous avons conseillé aux investisseurs en 2002 de placer un pourcentage important de leur portefeuille dans l’or qui était à 300 $, notre objectif était 10.000 $ en argent d’aujourd’hui. Cet objectif n’a pas changé, il s’agit même d’un minimum. (…) »

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3e tentative au dessus de la moyenne mobile à 200 jours pour l'or

Les perspectives de l’or et de l’argent ne cessent de s’améliorer : le dollar qui faiblit, la crédibilité des banques centrales qui se réduit comme peau de chagrin, la hausse des cours des métaux précieux qui repartent directement à la hausse après une petite correction (moyenne mobile à 200 jours franchie), les tensions géopolitiques en Syrie avec l’intervention de la Russie et de l’Iran, la mer de Chine, etc. Voici les sentiments d’Egon von Greyerz, de Bill Fleckenstein et de Jason Goepfert collectés par KWN :

Egon von Greyerz sur la bonne forme des métaux précieux

« Commençons avec les bonnes nouvelles. L’or se comporte comme on serait en droit de l’attendre durant la première phase d’un solide marché haussier à long terme. Le métal jaune a grimpé de plus de 80 $ en octobre tandis que toutes les petites tentatives de correction sont rapidement effacées par une hausse. C’est typique d’un marché haussier. Je pense que ceux qui détiennent des positions short commencent déjà à être très nerveux. Toute tentative de provoquer un mouvement de baisse échoue désormais.

Mais ne perdez pas de vue que nous ne sommes qu’au début de cette hausse. Le prochain objectif est 1400 $ même si je m’attends à ce que l’or clôture l’année au-dessus de ce niveau. Pas plus tard que durant le premier trimestre 2016 l’or devrait atteindre un nouveau plus haut. L’argent n’a pas vraiment encore bougé mais il va bientôt se mettre en marche et il évoluera ensuite encore plus rapidement que l’or. Les investisseurs ne doivent pas oublier que l’argent est très volatile. Il y a une nouvelle encore meilleure pour ceux qui ont investi dans les actions minières : le HUI Index (actions minières or) a déjà progressé de 38 % ce mois ! »

Du côté de Bill Fleckenstein, on ne dit pas autre chose : le marché haussier de l’or pourrait bien avoir repris et il s’en explique :

Bill Fleckenstein : le dollar en perte de vitesse

« Il semblerait que le marché baissier de l’or ait pris fin. Cela résonne comme un constat insignifiant mais ce n’est pas le cas. En théorie tout semble facile, il suffit de savoir si on est dans un marché haussier ou baissier pour se positionner et attendre la suite. Avec le recul tout cela semble facile mais il est difficile de savoir sur le moment même dans quel marché nous sommes et je pense que nous sommes dans un marché haussier.

Le comportement des métaux précieux s’est amélioré selon moi. Je pense également que les motifs derrière la vigueur du dollar se sont évaporés. Une partie des raisons expliquant la vigueur artificielle du dollar sont identiques à celles du S&P, n’est-ce pas ? Le printemps dernier, le dollar était au zénith alors qu’on pensait que la Fed allait augmenter ses taux, ce qu’elle n’a évidemment pas fait.

La création monétaire a dopé les marchés. Ceux-ci ont atteint de tels niveaux que les gens ont cru que les perspectives économiques étaient radieuses, ce qui signifie un dollar fort vu que la Fed avait soi-disant trouvé la solution. Le reste du monde allait donc imiter les États-Unis pour rattraper leur retard. C’est ce qui a donné la ruée sur le billet vert, qui s’est éteint depuis le printemps.

Il y a peu de facteurs pour stopper les métaux précieux, toutes les nouvelles sont favorables comme c’était le cas durant les dernières semaines même s’ils ne cessaient de baisser contre toute logique. Je pense donc que l’or a entamé un nouveau marché haussier. La hausse du prix va attirer davantage d’investisseurs. (…) »

L’or au-dessus de sa moyenne mobile à 200 jours

Enfin pour finir ce lot de bonnes nouvelles pour l’or, le métal jaune a dépassé sa moyenne mobile à 200 jours (DMA). Comme le rappelle Jason Goepfert : « de nombreux investisseurs utilisent cet indicateur pour identifier les marchés baissiers et haussiers.

l'or a dépassé son DMA à 200 jours

C’est néanmoins la 3e fois durant les 5 dernières années que l’or parvient à dépasser sa moyenne mobile à 200 jours. Durant ses tentatives précédentes, il n’était pas parvenu à se maintenir au-dessus. Cependant cette même configuration s’est produite en 2001, la 3e tentative coïncidant avec le grand marché haussier de l’or des années 2000 (voir en en-tête). » (source)

L’histoire va-t-elle se répéter ? Réponse dans les semaines à venir.

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Dans l’attente de la réunion de la Fed ce mercredi, James Turk a commenté sur KWN les élections en Grèce, la baisse de l’or qui a suivi dans la foulée, ainsi que les points communs entre le marché haussier des années 70 et d’aujourd’hui :

« Nous ne devrions pas être trop surpris par un début de semaine sous le signe d’une pression baissière pour l’or et l’argent. Les résultats des élections en Grèce sont connus : une certaine pression est apparue, découlant du mécanisme « d’achat de la rumeur et de la vente de la nouvelle ».

Il y a également les options de février qui expirent demain (lire aujourd’hui), tandis que les options OTC expireront plus tard cette semaine. De plus, il y a la réunion de la Fed qui démarre ce mardi, une réunion de 2 jours qui se clôturera par un communiqué de la Fed mercredi après-midi.

Par le passé, tous ces événements ont habituellement engendré une baisse des métaux précieux, lorsque les banques centrales et les bears s’allient pour faire baisser l’or et l’argent. Et vu qu’ils ont augmenté de respectivement 160 et 3,5 dollars depuis leur plus bas de novembre, certains traders ont peut-être choisi cette semaine en tant qu’opportunité pour prendre leurs profits avant l’expiration des options, ou en cas d’annonce surprise de la Fed.

Cependant, outre l’actualité, je voudrais me concentrer sur la situation d’ensemble afin que les lecteurs ne perdent pas de vue le potentiel des métaux précieux. Beaucoup de gens sont trop jeunes pour se souvenir du marché haussier des années 70, ou y avoir participé. C’est pourquoi je vous propose le graphique ci-dessus.

Entre la fin des années 60 et janvier 1980, l’or a explosé de 35 à 850 $. La ligne verte met en évidence la tendance haussière de l’époque, mais vous remarquerez que le mouvement s’est fait en 2 phases haussières, mis en évidence par les 2 ovales rouges.

Le pic de la première phase haussière a eu lieu en 1974 à 200 $, après quoi une correction de 2 ans et demi a eu lieu, qui ramena le métal jaune à 100 $. Ensuite, à partir d’août 1976, il reprit un mouvement aussi spectaculaire sur plusieurs années. Durant cette période, il n’a plus reculé, sans subir de correction.

Cette hausse a été provoquée par la création monétaire de la Fed. Bien sûr, elle avait commencé dès les années 60 lorsque le président Johnson explosa le budget fédéral avec ses dépenses inconsidérées, pour la guerre du Vietnam et les programmes sociaux. Je pense que le parallèle est intéressant avec la période d’aujourd’hui.

Il y a également eu beaucoup de création monétaire durant ces dernières années, l’or a ensuite grimpé comme jusqu’en 1974. Nous avons désormais eu la correction, comme dans les années 70.

La question est donc de savoir maintenant si nous allons vivre un remake de la seconde hausse de cette période. Je pense que oui. (…) Bien sûr, les circonstances d’aujourd’hui ne sont pas identiques à celles des années 70. Mais le moteur derrière la croissance de l’or d’aujourd’hui est le même que dans les années 70 : la création monétaire des banques centrales. (…) »

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Article de Bloomberg, publié sur le site du Washington Post :

« L’argent se dirige vers un marché haussier. Le métal connaît son meilleur début d’année depuis plus de 3 décennies alors que la BCE vient d’étendre ses mesures de stimulation de l’économie créant ainsi une demande accrue pour le métal en tant qu’outil de préservation de la richesse. (…)

« L’argent profite de la recherche de la sécurité ainsi que l’or. Il y a aussi beaucoup d’achats de métal physique » a déclaré Frank McGhee, dealer en chef d’Alliance Financial LLC. » (…)

L’argent pour une livraison immédiate a grimpé de 0,9 % le 22 janvier à 11h00 (heure de New York). Une clôture à 18,4 dollars signifierait une hausse de 20 % depuis le plus bas de novembre (à 15,33 dollars), un mouvement qui correspond à la définition d’un marché haussier. Ce mois-ci, le cours de l’argent a explosé de 17 % soit son meilleur départ annuel depuis 1983. (…)

« L’argent va bénéficier de toutes les mesures de stimulations monétaires et des baisses de taux qui sont annoncées de façon agressive par les banques centrales » a déclaré Caroline Bain économiste spécialisée dans les métaux précieux chez Capital Economics Ltd. (…) Bain s’attend à ce que le cours de l’argent grimpe à 20 $ d’ici la fin de l’année. (…)

Situation du marché physique

Selon Philip Klapwijk, directeur de Precious Metals Insights Ltd un marché physique plus tendu fournira du support au cours de cette année. La production mondiale d’argent (mines et métal de récupération inclus) devrait baisser de 2 % en 2015 tandis que la demande d’argent physique en provenance de l’industrie, de la photographie et de la joaillerie devrait augmenter de 2 %. Le surplus de métal qui existe sur le marché devrait baisser de 40 millions d’onces en 2015 pour atteindre 211 millions d’onces toujours d’après Precious Metals Insights Ltd. (…)

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« Cette semaine, la bourse fête le 5e anniversaire du marché haussier. Cet événement reçoit beaucoup d’attention de la part des médias, et à raison, car d’un point de vue historique, 5 ans pour un marché haussier, c’est beaucoup.

James-Turk-Or

Vu sa durée, beaucoup de gens craignent désormais un effondrement des marchés. Parmi les autres arguments en faveur de ce scénario, il y a l’énorme valorisation des valeurs technologiques, ainsi que de titres en vogue, comme Tesla.

Cependant, nous devons faire attention de ne pas être trompés. Il ne faut pas oublier que la valorisation se fait en dollars, en partant du principe que celui-ci conservera sa valeur. Mais que se passe-t-il si le billet vert s’effondrait ?

Pour dire les choses autrement, et si les marchés grimpaient en raison de l’affaiblissement du dollar ? Cette question n’est pas saugrenue, car c’est ce qu’il s’est passé durant la république de Weimar, au Zimbabwe et en Argentine, quand la mauvaise gestion des devis de ces pays les a menés vers la destruction.

La semaine dernière, l’US Dollar Index est passé en dessous de 80, un support important, malgré la grande faiblesse du yen, l’un des composants de l’index, qui a chuté de 2 % la semaine dernière. Si le yen s’était maintenu, l’US Dollar Index auraient baissé encore plus.

Cela fait longtemps que le dollar est mal géré, ce fait est indiscutable. La valorisation des marchés actions en dollar est donc peu utile. Chaque investissement devrait être mesuré en termes de pouvoir d’achat. Nous utilisons du pouvoir d’achat pour faire un investissement aujourd’hui en espérant de recevoir plus de pouvoir d’achat dans le futur à travers des dividendes et une appréciation de l’investissement.