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Métaux précieux

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james turk

Interview de James Turk, publiée sur KWN le 1er août 2016 :

« Beaucoup de l’enthousiasme pour l’or et l’argent, dont nous avons été les témoins durant les derniers mois, est en train de disparaître, ce qui est en fait une bonne chose. Cela permet aux métaux précieux de se consolider et de créer une nouvelle base de support après les dernières hausses.

Nous ne devons pas perdre de vue que l’or a grimpé de 28 % depuis le début de l’année, et l’argent de 48 %. De tous les points de vue, il s’agit d’une performance spectaculaire. Même si je m’attends à voir davantage alors que nous nous approchons de la fin de l’année, une accalmie sur les marchés des métaux précieux dans les semaines à venir ne réduit en rien les perspectives de l’or et de l’argent.

L’histoire va-t-elle se répéter sur le marché de l’argent ?

Le contexte d’aujourd’hui me rappelle en fait août 2010. À l’époque, l’argent était à environ 18 $ l’once. Vous vous rappellerez qu »aussi bien vous que moi étions très positifs quant au potentiel à court terme de l’argent, mais le mois d’août de cette année fut aussi terne que de regarder de la peinture sécher. Pourtant, seulement 8 mois plus tard l’argent avait grimpé jusqu’à 50 $ l’once, titillant son record historique. L’histoire va peut-être se répéter.

Quoi qu’il en soit, je voudrais partager avec vous le graphe suivant, qu’un ami m’a envoyé récemment et qui m’a vraiment frappé (masse monétaire américaine vs masse monétaire japonaise), lorsque le yen s’échangeait à 100 unités contre un dollar :

yen-dollar-100

N’oubliez pas que depuis octobre, le yen s’est raffermi, passant de 124 à 100 pour un dollar, et est actuellement à environ 102 yens pour un dollar.

Il n’y a aucun doute que la vigueur du yen durant cette période de 8 mois est partiellement due à la couverture des positions short et à la fermeture de positons de carry-trade (opération spéculative sur écart de rendement). Mais comparez cela au tsunami de création monétaire et autres mesures prises par la banque du Japon pour dévaluer sa monnaie, notamment l’annonce de la semaine dernière concernant le doublement de leurs achats d’ETF, désormais de 6 trillions de yens.

Le yen se raffermit alors que la BoJ assouplit : le monde à l’envers

On se demande vraiment pourquoi la banque du Japon ne gagne pas la bataille de la dévaluation. Pourquoi le yen s’apprécie dans le contexte de toute cette création monétaire ?

Nous savons tous que les marchés ne progressent pas de façon linéaire jusqu’à ce que la phase d’explosion soit atteinte. Et l’implosion du yen, débouchant sur la destruction de son pouvoir d’achat, est sans aucun doute au programme lorsque les gens se réveilleront pour voir la réalité et ce que la Banque du Japon a fait à sa monnaie. Il faut donc s’attendre à des contre tendances, néanmoins, car 20 % d’appréciation en 8 mois c’est littéralement stupéfiant vu les efforts gargantuesques visant à dévaluer le yen.

Voir autant de création monétaire par la banque du Japon débouchant sur l’appréciation du yen, c’est à se demander comment c’est possible, ou alors tout ce que j’ai appris durant les 50 dernières années ne tient plus ? Rien n’a changé, bien entendu, même si c’est parfois difficile à voir dans ce contexte de bulles historiques. (…) »

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argent

Article de Jason Hamlin, publié le 12 avril 2016 sur MineWeb.com :

« Hi Ho Silver, Away »… Les métaux précieux ont connu un début d’année en fanfare. Après plus de 4 années de défaites, les partisans de l’or ont enfin de quoi se réjouir. Le cours de l’or est en hausse de 19 % depuis le début de l’année tandis que l’ETF des minières or GDX a grimpé de plus de 60 %. Pas mal pour une relique barbare !

Mais la sous-performance de l’argent a, entre autres, inspiré la prudence de nombreux investisseurs dans les métaux précieux. Voyez-vous, l’argent a tendance à précéder l’or durant les marchés haussiers, tout en surperformant par rapport au métal jaune. Durant le début de l’année, l’argent métal fut pourtant à la traîne, et pas de peu. En fait, durant la fin février et le début du mois de mars, le cours de l’or a grimpé 2 fois plus que celui de l’argent. Au 1er mars, celui-ci avait grimpé de 7,6 % depuis le début de l’année contre 17,9 % pour l’or.

Cette performance de l’argent a poussé certains investisseurs à remettre en question la viabilité de la hausse des métaux précieux. Cependant, l’écart s’est réduit considérablement durant ce mois, avec une hausse de 18 % pour l’or contre 15 % pour l’argent. Depuis ce mois, le cours de l’argent a grimpé 5 fois plus que celui de l’or. Rien qu’hier, l’argent a progressé de 3,6 % contre 1,3 % pour le métal jaune, un signe très positif pour les investisseurs dans les métaux précieux.

Ci-dessous, vous pouvez voir un graphique qui met en exergue la hausse de l’argent durant ces 7 derniers jours. S’il est agréable à voir, l’argent n’est pas encore tiré d’affaire. Si on prend du recul sur quelques mois (graphique suivant), nous pouvons voir que les 16 dollars ont été à 3 reprises un seuil de résistance. Ce fut également le cas en septembre 2015. Nous devrons donc voir l’argent s’affranchir confortablement de ce seuil de résistance pour confirmer notre vision positive pour l’argent et anticiper ensuite une hausse vers les 20 $ dans les mois à venir.

cours de l'argent en avril 2016

Du point de vue des fondamentaux, il n’est pas illogique de voir l’argent sous-performer en raison de l’impact du ralentissement du commerce mondial et de l’activité manufacturière. Plus de 50 % de la demande d’argent provient de l’industrie, contre seulement 10 % pour l’or. La grande question que se posent ceux qui suivent de près l’argent est de savoir si l’augmentation de la demande à des fins d’investissement est suffisante pour compenser la baisse de la demande industrielle. De plus, est-ce que l’offre d’argent va continuer à baisser en raison de la baisse de la rentabilité de nombreuses mines ?

cours de l'argent T1 2016

Argent : demande d’investissement toujours aussi soutenue

Tout semble indiquer la poursuite de l’augmentation de la demande d’argent à des fins d’investissement en 2016. Au premier trimestre 2016, les ventes de Silver Eagle ont enregistré un nouveau record de 14,8425 millions d’onces vendues. En 2015, les ventes d’argent de la monnaie australienne avaient grimpé de 50 % ; en mars 2016, la Perth Mint a enregistré une explosion de 175 % de ses ventes d’argent par rapport au premier trimestre de l’année précédente. Au Canada, le dernier rapport trimestriel des ventes de Maple Leaf en argent annonce une hausse de 76 % des ventes sur base annuelle. En 2015, l’Inde a importé une quantité record de 8506 tonnes d’argent.

Production d’argent en recul en 2016

Du côté « production » de l’équation, le Mexique, le plus gros producteur mondial d’argent, devrait voir sa production baisser de 6 % en 2016. HSBC anticipe la production mondiale d’argent métal 2016 à 855 millions d’onces, soit 12 millions de moins qu’en 2015. D’après la banque, cette baisse se poursuivra au fil de la décennie.

En conclusion, l’argent est proche de confirmer l’échappée positive de l’or de 2016. Il faut désormais qu’il dépasse et se maintienne au-dessus des 16 $ l’once durant quelques jours d’affilée. Selon nous, les actions minières argent restent très sous-évaluées et survendues, même si elles commencent à décoller. Rien qu’aujourd’hui, certains titres à petite capitalisation ont augmenté de 20 % ou plus. Mais les petites sociétés ne sont pas les seules à être à la fête. De nombreuses sociétés à capitalisation importante ont également enregistré des résultats impressionnants aujourd’hui. Par exemple, Silver Standard Resources et Silvercorp Metals ont grimpé toutes les deux de 10 % aujourd’hui ! »

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lingots d'argent

Interview de James Turk, publiée le 22 février 2016 sur KWN :

« Cette semaine est une semaine d’expiration des options pour l’or et l’argent. Les options du Comex arrivent à terme à ce mercredi 24 février. Les options OTC expirent quant à elle plus tard durant le cours de cette semaine.

La dernière semaine de février est particulièrement importante pour l’argent. Pourquoi ? Parce que mars est un mois durant lequel l’argent est échangé très activement tandis que les options argent de mars expirent dans les jours à venir.

Nous avons discuté à de maintes reprises, durant ces dernières années, de la faiblesse récurrente des cours de l’or et de l’argent à l’approche de l’expiration des options. L’homogénéité de cette tendance est une preuve claire et nette que les marchés des métaux précieux sont manipulés. Il ne fut donc pas étonnant de voir la nuit dernière les cours de l’or et de l’argent être poussés à la baisse sur des volumes très faibles en Asie : un manipulateur était à l’œuvre.

Mais plus intéressante encore, à mon avis, est la baisse de l’argent hier aux aurores, juste avant l’ouverture des marchés à Londres. À 7 h 30 heure de Londres, le cours de l’argent s’élevait à 15,20 dollars. Il a ensuite baissé à 14,9 dollars en 45 minutes pour ensuite se stabiliser. Que s’est-il passé ?

Ce fut une tentative d’instaurer la panique et d’encourager ainsi les ventes de traders qui, juste arrivés au bureau, se sont mis à se débarrasser de leur argent voyant le métal sous pression sur leurs écrans. Les appels de marges ont également forcé certaines ventes.

Ceux qui ont acheté de l’argent durant cette baisse du cours étaient les vendeurs d’options. Ils sont passés à l’achat lorsque le cours a franchi la barre des 15 $ l’once afin de couvrir leurs positions mêmes si les options expirent plus tard cette semaine, ce qui est un point important à relever.

Il y a beaucoup de nervosité sur le marché de l’argent, aussi bien au niveau des positions shorts que de ceux qui possèdent les options de mars.

Les shorts sont nerveux en raison de leur engagement à livrer l’argent physique des options qui expirent. La disponibilité de l’argent physique est toujours limitée. Ils ont donc profité de la supercherie du début de matinée pour mettre la main sur un maximum d’argent métal.

Mais, chose intéressante, les longs sont également nerveux car ils se demandent s’ils recevront leur argent physique si les options expirent de façon à déboucher sur la livraison. Ils se demandent si les vendeurs forceront la compensation en cash.

Les points de pressions évidents sont à 1200 $ l’once pour l’or et à 15 $ pour l’argent, mais ce dernier est le plus important. C’est sur le marché de l’argent que la nervosité est actuellement la plus grande.

Les vendeurs d’options veulent pousser l’argent en dessous de 15 $ d’ici la fin de la semaine. Ils vont donc recourir à toutes les ficelles possibles pour parvenir à leurs fins. Il pourrait réussir, mais les conséquences d’un éventuel échec en la matière seront bien plus importantes. On pourrait assister à un étranglement des positions short dans les jours à venir alors que nous approchons de la fin du mois de février. Si cela arrive, on pourrait voir l’argent bondir de plus de 1 dollar l’once durant certaines séances, un événement rare qui n’est plus arrivé depuis plus d’un an. »

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Interview de John Embry du 9 février 2016 sur KWN : 

« Je pense que la tournure des événements nous donne raison. Les banques centrales qui ont piloté les marchés pendant bien trop longtemps finissent enfin par manquer de munitions. Durant ces 30 dernières années, à chaque fois que nous avons connu une crise la réponse des banques centrales fut de desserrer la vis monétaire mais ce qui est plus grave, c’est qu’elles ont empêché l’annihilation des investissements hasardeux et des créances douteuses car cela n’aurait que révélé la nature de fosse septique des banques commerciales.

Après le crash de 1987, la bulle Internet de 2000 et la crise de 2007-2009, les injections de liquidités furent à chaque fois plus importantes et les taux d’intérêt plus bas mais je vous le dis clairement : les limites de cette horrible expérience monétaire ont été atteintes.

Désormais, les taux négatifs sont en vigueur dans la plupart des nations industrialisées. Ils s’appliquent à des dizaines de trillions de dollars de dettes qui ne seront pas remboursées ou alors en monnaie sans valeur dévaluée par l’hyperinflation. Quel individu sain d’esprit pourrait vouloir détenir de tels actifs papiers poubelle qui sont émis afin de maintenir le Ponzi que nous appelons aujourd’hui le système financier mondial ?

Les obligations risquées se sont déjà détricotées, les obligations d’entreprises commencent à suivre dans leur sillage mais la crise ne s’intensifiera vraiment que lorsque la dette souveraine sera évaluée sur la base de ce qu’elle vaut réellement. Un observateur futé a récemment déclaré que 2016-2020 sera une période de défauts souverains. Je ne peux qu’être entièrement d’accord.

Les Etats-Unis, par exemple, ont une dette de 19 trillions plus ou moins 6 trillions qui ne sont pas comptabilisés, sans parler de ses 100 trillions d’obligations non provisionnées, ce qui fait de ce pays la nation la plus endettée par habitant du monde. C’est pourtant le pays qui émet la monnaie de réserve, la monnaie papier la plus forte. Cependant, certains investisseurs semblent se réveiller : la véritable monnaie, l’or et l’argent, sont achetés agressivement.

Les métaux précieux ont le vent en poupe mais surtout les minières

Vendredi dernier fut une journée intéressante. Juste après la publication des chiffres de l’emploi américain, le cours de l’or chuta au Comex d’environ 15 $ mais cette fois, le métal jaune a terminé la session en ayant remonté de 30 $ tandis que cette vigueur s’est poursuivie le lundi ainsi que durant une partie de ce mardi. Je pense que cela représente un changement à la fois de sentiment et de dynamique du marché. Plus important encore, l’index des minières or HUI a explosé de plus de 50 % en un peu moins de deux semaines.

Comme vous le savez, j’ai géré des fonds spécialisés dans les métaux précieux pendant des années durant ma jeunesse, il m’est arrivé d’engranger des gains de plus de 100 % en moins d’un an à quelques reprises. Cependant, la hausse récente est peut-être la dynamique la plus explosive à laquelle j’ai assisté durant ma carrière. Comme je l’ai dit à de nombreuses reprises avant le début de cette hausse, les actions n’ont jamais été si bon marché par rapport à l’or. Il y aura évidemment des corrections pour l’or, l’argent et les minières mais à partir de maintenant il faut être à l’achat. »

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james turk

Interview de James Turk, publiée le 1er février sur KWN :

« Il y a environ deux mois, je disais : ‘il semble raisonnable de conclure que les cours de l’or et de l’argent ont atteint leur plus bas’. Depuis, nous avons assisté à de nombreux développements positifs aussi bien pour l’or que pour l’argent.

La meilleure nouvelle est à rechercher du côté des évolutions des cours. L’or comme l’argent ne cessent de s’extirper de leur plus bas de décembre. Chaque jour qui passe ne fait que renforcer la probabilité que les niveaux de décembre soient le plus bas final. Autrement dit, la fin du marché baissier et la garantie de ne plus voir les cours chuter brutalement.

Plus important encore, si le plus bas de décembre est avéré cela signifie que la nouvelle tendance haussière à long terme des métaux précieux a commencé. Il s’agit de la chose la plus importante à savoir mais nous devrons encore patienter quelques semaines ou quelques mois pour en avoir la confirmation. Les marchés peuvent évoluer brusquement de façon positive ou négative, tout est possible. Comme je l’avais déjà dit en décembre, une cloche ne retentit jamais pour annoncer la fin d’un marché baissier ou d’un marché haussier.

La clé pour l’or et l’argent en 2016

Penchons-nous désormais sur les développements positifs des métaux précieux. Tout d’abord, le fait que l’or comme l’argent ont franchi leur seuil de résistance respectif est une excellente nouvelle. Ces seuils s’élevaient à 1100 $ pour l’or et à 14 $ pour l’argent. Le métal jaune s’échange à plus de 1100 $ depuis six sessions consécutives.

Cette durée limitée n’est pas suffisante pour crier victoire mais c’est un bon début. Ce pourrait être le signal d’une nouvelle tendance à la hausse soit que l’or ne retombera pas en dessous des 1100 $ l’once. Nous devrons surveiller les évolutions au jour le jour des métaux précieux pour découvrir le scénario qui nous attend.

Un autre développement positif est l’évolution des moyennes mobiles (DMA) de l’or et de l’argent. Les moyennes mobiles à court terme, comme celles à 21 et à 55 jours, commencent déjà à progresser. La confirmation de la vigueur et de la durabilité de cette tendance haussière devra être confirmée par un changement similaire pour les moyennes mobiles à plus long terme. Les moyennes mobiles à 200 jours de l’or et de l’argent déclinent depuis des mois de manière constante.

Cependant, l’importance de ces déclins se réduit. Il sera donc important de surveiller les moyennes mobiles à long terme jusqu’à leur stabilisation. Malgré cela, il est positif que l’or s’échange en ce moment au-dessus de sa moyenne mobile à 200 jours, qui est de 1118 $.

Cette moyenne à long terme a toujours été un indicateur de tendance important. Vu que l’or a franchi un premier pas en franchissant ce seuil clé, nous devons désormais surveiller deux éléments :

  1. Si l’or se maintient au-dessus de ce seuil
  2. Si la moyenne mobile à 200 jours commence à augmenter

Il est également de très bon augure que les actions minières accompagnent ce mouvement haussier des métaux précieux. Il s’agit d’un autre signe important confirmant l’existence d’un marché haussier.

Continuez d’accumuler des métaux précieux

Dans l’ensemble toutes les pièces du puzzle s’assemblent bien pour les métaux précieux, les perspectives 2016 sont positives. Je ne peux donc que continuer de recommander la stratégie que nous évoquons régulièrement.

À savoir d’accumuler des métaux précieux en achetant de l’or et de l’argent pour la même somme d’argent papier chaque mois. Ce faisant vous construisez votre épargne dont tout le monde a besoin mais mieux encore, ces économies sont composées d’argent sain qui protégera votre pouvoir d’achat. »

James Turk avait prédit il y a des semaines de cela la confiscation des dépôts grecs alors que nous en sommes aujourd’hui très proches, voici sa dernière interview en date accordée à KWN :

« Ce qui devait arriver est enfin arrivé. Le système financier grec est en train de s’effondrer. L’effondrement n’est pas encore effectif mais il vient de débuter. Aujourd’hui, il est encore difficile de prédire les conséquences collatérales.

La Grèce, premier domino de la crise à venir

J’aimerais toutefois reparler de la crise de 2008 pour mettre les événements grecs en perspective. L’effondrement de Lehman Brothers en septembre 2008 est l’événement qui est le plus couramment cité en tant que déclencheur de la crise. Pourtant, tout était déjà écrit à propos d’une catastrophe financière globale à venir bien avant l’effondrement de Lehman. Quand la crise financière de 2008 a-t-elle donc réellement démarré ?

Avec l’effondrement de Bear Stearns plus tôt cette année ? Le bank run dont fut victime la banque Northern Rock en Grande-Bretagne en 2007 ? Ou avec l’effondrement de deux hedge funds massivement positionnés sur l’immobilier qui avait eu lieu encore précédemment ?

Les problèmes horribles qui sont en train de se développer en Grèce vont inévitablement faire tanguer le système financier mondial jusqu’à son cœur tout comme les premières secousses de 2007 ont fini par déboucher sur la faillite de Lehman en 2008. Ce qui signifie que nous devrons peut-être attendre un ou deux ans pour nous retrouver au coeur de la tempête initiée par cet événement.

En attendant, nous devons examiner les maillons faibles de la chaîne pour mieux comprendre les problèmes sous-jacents. En 2008, il ne s’agissait pas de l’immobilier. La question que je me pose désormais est de savoir si le maillon faible sera cette fois l’euro. Va-t-il s’effondrer et engendrer des défauts en cascade qui entraîneront à leur tour l’explosion des produits dérivés sur les dettes en euros et les taux d’intérêt en euros ?

La BCE est insolvable

Beaucoup de questions restent sans réponse mais nous pouvons creuser pour chercher des éléments de réponse. La première chose à examiner, c’est bien sûr la BCE. Sur la base de principes comptables élémentaires, elle est insolvable (voir l’article d’Alastair MacLeod sur la solvabilité de la BCE). (…)

Confiscation des dépôts bancaires en Grèce

À Chypre, la BCE a volé l’argent en dépôt dans les banques ce à quoi je m’attends en Grèce depuis un moment mais désormais se pose un autre problème du fait que les politiques et les eurocrates ont trop attendu pour agir.

Entre aujourd’hui et le moment où nous avions évoqué la possibilité d’un « bail-in » (renflouement interne) il y a 3 mois tant d’argent a quitté les banques grecques qu’il serait difficile de mettre en place cette solution. Pour ceux qui ont bonne mémoire seuls les dépôts de plus de 100.000 € furent confisqués à Chypre appartenant principalement à des oligarques russes.

Seulement voilà en Grèce, les gros dépôts se sont fait la malle il y a longtemps. La BCE va-t-elle donc prendre l’argent de quiconque possédant des fonds en Grèce, même des petits épargnants et des retraités ?

Si elle ne le fait pas, la BCE devra se recapitaliser ce qui signifie recevoir de l’argent de la part des contribuables européens voici la cerise sur le gâteau. L’Union européenne a prêté environ 170 milliards à la Grèce comment les politiciens vont-ils vendre à leur électorat une augmentation conséquente de la fiscalité pour couvrir les pertes des prêts pourris qu’ils ont accordés à la Grèce sans même évoquer l’exposition de la BCE ? (…)

Et que fera la BCE si elle ne parvient pas à rétablir sa situation financière avec l’argent des contribuables européens ? Elle pourrait le faire en réduisant ce qu’elle doit par exemple en annulant les euros émis par la Banque Nationale grecque.

La BCE va-t-elle décréter les euros grecs sans valeur ?

La plupart des gens ignorent que les billets en euros sont émis par les banques centrales nationales. Sur le billet de banque ci-dessus, on voit clairement la lettre Z qui démarre le numéro de série ce qui signifie que ce billet a été émis par la banque centrale de Belgique.

Tout billet dont le numéro de série commence avec un Y signifie qu’il a été émis par la banque centrale de Grèce. Il y a pour 45 milliards de ces billets. La BCE pourrait donc décider d’annuler tous ces billets. Son exposition à la Grèce serait réduite ainsi de 115 à 70 milliards et donc d’un point de vue comptable rendre la BCE à nouveau solvable.

En déclarant que les euros dont le numéro de série commence avec un Y n’ont plus aucune valeur, la BCE ferait ce que d’autres pays ont fait à de nombreuses reprises au cours de l’histoire monétaire : effectuer un grand rappel de sa monnaie déclarée désormais sans valeur.

La BCE prendra-t-elle une telle mesure désespérée ou prendra-t-elle d’autres mesures de cet acabit que nous ne soupçonnons même pas aujourd’hui ? Malheureusement, il est impossible de le prédire maintenant mais l’histoire nous permet d’envisager les possibilités. Elle nous enseigne en tout cas qu’il faut éviter comme la peste le risque de contrepartie lorsqu’une crise se déclare. Évitez donc l’argent papier, dont la valeur ne repose que sur les promesses des banques centrales et des politiciens. Mieux vaut posséder des métaux précieux. »

En bonus, car on n’est jamais trop prudent :

Code pays des billets libellés en euros

  • L – Finlande
  • N – Autriche
  • R – Luxembourg
  • S – Italie
  • T – Irlande
  • Y – Grèce
  • M – Portugal
  • P – Pays-Bas
  • U – France
  • V – Espagne
  • X – Allemagne
  • Z – Belgique

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or

On sait que de nombreux particuliers ont profité de la baisse des cours des métaux précieux pour accumuler un maximum de physique, la US Mint qui est à court de pièces d’argent est là pour en témoigner. Par contre, on apprend via Bill Haynes que de nombreux investisseurs jettent également l’éponge (source) :

« Eric King : Bill, vous êtes actif sur le marché des métaux précieux physiques depuis plus de 42 ans, votre société est l’une des plus importantes des États-Unis. Que se passe-t-il du côté de vos clients ?

Bill Haynes : Eric, nous sommes confrontés à un nombre incroyable d’achats, mais j’ai été également surpris par l’ampleur des ventes faites dans la panique. Mais il s’agit d’un événement incroyablement important, car cette panique est essentielle pour mettre un terme à cette baisse brutale des cours des métaux précieux. Mais je dois vraiment insister sur le fait que la décision de vendre est simplement dictée par la panique, et que les gens qui agissent de cette façon commettent une erreur. Ce sont pourtant des gens qui achètent des métaux précieux depuis des années.

Cependant, il y a également des achats pour des volumes similaires. Nous ne devons donc pas nous adresser aux grossistes. Certains clients paniqués vendent leur or et leur argent. Nous leur achetons et nous le revendons à des clients solides, qui achètent sur le long terme à chaque fois qu’il y a une baisse du cours. Il y a évidemment aussi de nouveaux clients qui entrent sur le marché. En fait, nous avons chaque semaine de nouveaux clients.

De grosses fortunes font également leur entrée sur le marché. Nous voyons régulièrement des commandes de 500.000 $ nous parvenir, voire plus. Ces grosses commandes sont très régulières. Il s’agit d’une opportunité d’achat sans précédent. Je n’aurais jamais pensé que les métaux précieux puissent atteindre de tels niveaux.

Eric King : Bill, que se passe-t-il en particulier pour l’argent ?

Haynes : nous sommes confrontés à une demande importante. Certains des acheteurs avaient acheté de l’argent à plus de 20 $ ou 30 $ l’once, mais ils sont ravis de pouvoir en acquérir davantage à ces prix aussi bas, ils peuvent acheter plus de métal pour la même somme. Ils estiment qu’il s’agit d’un véritable cadeau.

Les gens qui n’ont pas de problèmes de stockage doivent sans hésiter opter pour l’argent. Car lorsque le citoyen lambda va se rendre compte qu’il est victime de l’inflation et de la création monétaire du gouvernement, il acheta de l’argent. C’est à ce moment-là que le ratio or/argent va se compresser, et que donc l’argent surperformera l’or. Je m’attends à ce que ce ratio tombe facilement à 20/1 (note : il est aujourd’hui largement supérieur à 70).

Nous attendions ce changement de main afin d’assister à la fin de la baisse des marchés des métaux précieux. Ce transfert des mains faibles vers les mains fortes va préparer le prochain épisode de hausse, lorsque le métal sera en possession d’investisseurs à long terme. »

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Pour ceux qui ne connaissent pas Bill Haynes, sa société est l’un des acteurs les plus importants sur le marché de l’or et de l’argent physique aux États-Unis. Interviewé par KWN, il fait le point sur la demande des Américains alors que le cours des métaux précieux a brutalement chuté durant ce mois de septembre, pourtant traditionnellement fort pour l’or et l’argent.

Eric King : « Bill, d’après ce que j’ai pu comprendre, les gens achètent énormément d’or et d’argent physique en ce moment. »

Bill Haynes : « Eric, nous enregistrons d’énormes demandes d’achat d’or et d’argent au plus bas actuel. Durant ces derniers mois, notre chiffre d’affaires a augmenté de 50 %, ce qui n’est pas rien. Juste pour vous donner un exemple, nous avons un client privé qui nous achète des quantités astronomiques d’or physique.

Cette personne nous a contactés pour acheter pour 40 millions de dollars d’or physique. Et il ne s’agit que d’un individu. Réfléchissez un moment. C’est le genre de chose qui se passe lorsqu’on atteint un tel plus bas. Des investisseurs malins sortent du bois et achètent. Je pense donc que d’ici la fin de l’année, et l’année prochaine, le cours sera plus élevé qu’aujourd’hui. »

Eric King : « de nombreux individus profitent de la baisse pour acheter de l’or et de l’argent physique. Combien de temps ces niveaux artificiellement bas peuvent-ils tenir alors que l’on connaît une telle demande pour le métal physique ? (…) »

Bill Haynes : « Eric, je suis incapable de dire pendant combien de temps les cours de l’or et de l’argent pourront rester aussi bas dans un contexte d’une telle demande. Nous risquons d’assister à un étranglement de l’offre, et cela se passera très rapidement si nous continuons d’assister à un affaiblissement des cours comme ce fut le cas en 2008.

Je voudrais également noter que nous vendons d’énormes quantités d’argent. Que ce soit les lingots ou les pièces, les achats sont énormes. Les signes d’un plus bas majeur se développent. Je n’affirme pas que le cours ne pourra pas baisser un peu plus, avant de repartir significativement à la hausse, mais comme je l’ai déjà dit, cette chute des prix a apporté avec elle de nombreux acheteurs de métaux physiques, le genre d’événement auquel on assiste durant un plus bas majeur. »

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Jpmorgan-OrZeroHedge l’a annoncé ce week-end. La JP Morgan l’a annoncé en douce vendredi soir, sans que cela ne soit répercuté dans les médias dominants. La banque américaine joue désormais sur les matières premières, plus spécifiquement sur les métaux et le cuivre (ainsi que l’énergie), mais ferme également sa recommandation de vendre les métaux précieux.

Comme le note le site numéro 1 d’analyse financière, cela fait en fait 2 mois que la JP Morgan ne cesse d’acheter de l’or, notamment pour réapprovisionner son stock qui a été pillé. Elle a effectué ses achats non seulement quand le marché s’est stabilisé, mais aussi lorsque le marché haussier a repris, l’or gagnant 20 % en peu de temps. Et pendant que l’or grimpait, la JP Morgan conseillait à ses clients de vendre. Désormais, il semblerait que la banque américaine ait accumulé assez d’or. Même la JPM souhaite se protéger de ce qu’il pourrait se passer en septembre.

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John Embry Métaux PrécieuxAlors que l’or et l’argent se sont bien repris, surtout le second qui s’est bien installé au-dessus des 21 $, John Embry a déclaré dans sa dernière interview à KWN que les choses sérieuses venaient probablement de commencer pour les métaux précieux.

John Embry : « je pensais que les choses sérieuses pour les métaux précieux allaient commencer plus tard en 2013, mais je pense qu’aujourd’hui, on a mis le feu aux poudres. Nos adversaires ont beaucoup de moyens. Ils ont déjà jeté beaucoup de force dans la bataille, et je pense sérieusement qu’ils commencent à manquer de munitions.

Ce qui s’est passé est catastrophique pour les banquiers centraux. Je pense qu’ils sont en train de capituler. Ils ont fait un quitte ou double pour essayer de casser le moral des acheteurs d’or et d’argent à travers le monde. Comme beaucoup d’intervenants l’ont déclaré sur KWN, ils ont reçu un gros retour de flamme. Dans le futur, cette période sera jugée comme historique.

Les gens comprennent désormais que toute idée de « tapering » est absurde. Les taux d’intérêt ont déjà augmenté de façon significative. Toute baisse des assouplissements quantitatifs ne ferait que remettre de lui sur le feu sur le système financier et les produits dérivés. Ce serait une catastrophe.

La situation des banques européennes est incroyablement mauvaise. Au Japon, la situation est différente, mais tout aussi alarmante. La destruction des monnaies papier ne va que s’accélérer. Ceci est reflété par les mouvements sur le cours de l’or et de l’argent.

Pénurie de métaux précieux

Il y a également une pénurie de métal physique. La preuve en est avec le GOFO négatif depuis 5 semaines d’affilée (note : aujourd’hui, le 6 mois est repassé légèrement dans le vert le 13 août, tandis que les taux à 1, 2 et 3 mois sont toujours négatifs, sans signe de détente). La banque d’Angleterre a dû se séparer de 1300 tonnes pour essayer de sauver les apparences.

Tout ceci montre à quel point les banquiers centraux occidentaux sont désespérés. Leur pari fou sur l’or a lamentablement échoué. Tout ceci augure une explosion du cours de l’or et de l’argent. Des gens très respectables parlent d’une augmentation de plusieurs milliers de dollars pour l’once de métal jaune.

Sans parler de la demande pour l’argent, notamment en Inde. Les métaux précieux vont voir leur cours exploser grâce à tous ces éléments. On peut aussi parler du conseil donné la semaine dernière par Dimitri Medvedev, qui a conseillé aux Russes de retirer leur argent des banques occidentales en raison des grands risques de confiscation qui pointent à l’horizon. Il s’agit quand même d’une déclaration du premier ministre russe, et non d’un accro au crack. Cela signifie quand même quelque chose.