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mine d'or

Le secteur minier spécialisé dans l’or est en difficulté, c’est un secret de polichinelle, mais malgré cela ce sont des centaines de tonnes qui sont extraites chaque année. Mais d’où vient précisément ce métal jaune, quelles sont les sociétés qui en produisent le plus, les mines principales ? Nous le savons désormais grâce à un rapport de Metals Focus qui a fait l’objet d’un article de MineWeb :

« Les rapports concernant le secteur de l’or fournissent des statistiques intéressantes et l’édition 2015 de celui de Metals Focus ne fait pas exception à la règle. Si la richesse des informations présentées ne nous permet pas de les aborder toutes – par exemple que la Chine reste le plus gros consommateur d’or du monde ce que contredit le WGC qui affirme de son côté que cette place est occupée par l’Inde – cet article va se focaliser sur les statistiques des plus gros producteurs d’or du monde, par mine, par société minière et par pays. Des données susceptibles d’intéresser toutes les personnes qui suivent les métaux précieux. (…)

Classement 2014 de l’extraction d’or par mine (en tonnes)

Par facilité, nous avons inclus dans la colonne « opérateur » le nom de l’actionnaire majoritaire. De nombreuses mines disposent d’actionnaires minoritaires, que ce soient le gouvernement local ou d’autres sociétés. Les mines avec une * ne sont pas détenues à 100 % par l’actionnaire mentionné.

Parmi les mines qui ont fortement progressé par rapport au classement de 2013, citons Viejo (+ 36 %), Kupol (+ 43 %), Oyu Tolgoi (+ 275 %) et Penasquito (+ 41 %). (…) Il est intéressant de noter que Grasberg, la seconde mine qui produit le plus d’or du monde est en fait une mine de cuivre qui produit le métal jaune en tant que sous-produit de son activité principale.

Mine Pays Opérateur Production en 2014
1. Muruntau Ouzbékistan Navoi 61.0
2. Grasberg* Indonésie Freeport 35.2
3. Pueblo Viejo* R. Dominicaine Barrick 34.5
4. Yanacocha* Pérou Newmont 30.2
5. Carlin Ops USA Newmont 28.2
6. Cortez USA Barrick 28.1
7. Goldstrike USA Barrick 28.1
8. Olympiada Russie Polyus 22.6
9. Veladero Argentine Barrick 22.5
10. Boddington Australie Newmont 21.6
11. Kupol Russie Kinross 21.3
12. Lihir Papouasie Newcrest 21.3
13. Kalgoorlie Super Pit Australie Barrick/Newmont 20.3
14. Cadia Valley Australie Newcrest 18.8
15. Oyu Tolgoi* Mongolie Turquoise Hill (Rio) 18.3
16. Lagunas Norte Pérou Barrick 18.1
17. Driefontein Afrique du Sud Sibanye 17.7
18. Penasquito Mexique Goldcorp 17.7
19. Kumtor Kirghizstan Centerra 17.7
20. Tarkwa Ghana Gold fields 17.4

Classement 2014 de l’extraction d’or par pays (en tonnes)

En ce qui concerne le classement par pays, il n’y a aucun changement dans le top 9, le Brésil s’est par contre hissé à la 10e place en lieu et place de l’Indonésie. Mais des bouleversements en haut de ce classement pourraient avoir lieu cette année alors que l’Australie voit sa 2e place menacée par la Russie qui a fortement augmenté sa production. L’Afrique du Sud qui dominait autrefois la production mondiale d’or, continue de glisser et pourrait bientôt perdre sa 6e place au profit du Canada où l’extraction d’or a explosé de 21 % en 2014. (…)

Il est intéressant de noter car ce n’est probablement pas une coïncidence que parmi les nations qui ont connu la plus grosse augmentation de leur production d’or, on retrouve la Russie et le Kazakhstan soit les 2 pays dont la banque centrale a acheté le plus d’or en 2014.

Pays 2013 2014 Différence annuelle
1. Chine 438.4 462.0 +5%
2. Australie 268.1 272.4 +2%
3. Russie 248.5 266.2 +7%
4. USA 230.1 210.8 -8%
5. Pérou 182.4 171.0 -6%
6. Afrique du Sud 179.5 167.9 -6%
7. Canada 124.7 151.3 +21%
8. Mexique 106.2 110.4 +4%
9. Ghana 104.8 104.1 -1%
10. Brésil 89.3 90.5 +1%
11. Indonésie 90.7 89.5 -1%
12. Ouzbékistan 81.0 85.0 +5%
13. Papouasie 67.5 67.2 0%
14. Argentine 51.2 60.0 +17%
15. Tanzanie 52.0 50.8 -2%
16. Kazakhstan 42.4 49.2 +16%
17. Mali 49.2 48.6 -1%
18. Chili 48.6 44.5 -8%
19. Colombie 45.7 43.6 -5%
20. Philippines 39.7 40.4 +2%
Reste du Monde 520.9 547.7 +5%
Total 3,061 3,133 +2.4%

Classement 2014 de l’extraction d’or par société (en tonnes)

Du côté des sociétés minières, les politiques de réduction des coûts ainsi que la cession ou la fermeture des mines les moins rentables ont engendré une baisse significative de la production dans les 2 plus grosses sociétés minières du monde. Le plus gros producteur d’or Barrick Gold a baissé sa production de 13 % par rapport à 2013 tandis que chez Newmont, cette baisse s’est élevée à 4 %. Néanmoins, la production de la majorité des autres sociétés minières importantes a augmenté, suite à la mise en activité de projets récents dont l’exploitation était plus rentable que l’abandon vu les investissements consentis. (…)

Metals Focus estime que la production mondiale d’or a augmentée de 2,4 % l’année dernière mais devrait baisser cette année, contrairement aux projections récentes de CPM qui s’attend à une augmentation pour une année supplémentaire avant d’assister à un recul.

Société Domicile Production
2014
1. Barrick Canada 194.4
2. Newmont USA 150.7
3. AngolGold Ashanti Afrique du Sud 138.0
4. Goldcorp Canada 89.3
5. Kinross Canada 83.0
6. Newcrest Australie 72.4
7. Gold Fields Afrique du Sud 69.0
8. Navoi Ouzbékistan 61.0
9. Polyus Russie 52.7
10. Sibanye Afrique du Sud 49.4
11. Agnico Eagle Canada 44.4
12. China Nat. Gold Chine 40.2
13. Freeport USA 37.8
14. Randgold Jersey 35.7
15. Shandong Chine 35.4
16. Harmony Afrique du Sud 35.2
17. Yamana Canada 33.2
18. NordGold Russie 30.6
19. Glencore Suisse 29.7
20. Polymetal Russie 29.4

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mine d'or

Tandis que le cours de l’or explosait durant la dernière décennie, de petits prospecteurs et de grosses sociétés minières ont dépensé des milliards appartenant à leurs actionnaires pour trouver de nouveaux gisements. Les investisseurs souhaitaient récolter les fruits d’une nouvelle découverte alors que le métal jaune avait le vent en poupe. À 1900 $ l’once, même les gisements médiocres permettaient de gagner de l’argent.

Richard Schodde, de MinEx Consulting, a étudié en détail les cycles d’exploration. Il affirme que nous assistons à une compression du secteur, alors que les capitaux disponibles ont chuté. Les coûts d’exploration baissent alors que les sociétés ont réduit leurs frais d’exploitation et les salaires les plus élevés.

Le graphique suivant de MinEx montre à quel point les coûts ont explosé durant les années du boum de l’or.

L’argent dépensé pour l’exploration a augmenté de 2,9 milliards de dollars en 2002 à 29,4 milliards en 2012, pour ensuite retomber à 21 milliards en 2013, a déclaré M. Schodde. Entre 2002 et 2012, 136 milliards de dollars ont été dépensés à travers le monde pour l’exploration individuelle, qui a débouché sur 647 découvertes significatives, dont 18 sont considérées de niveau supérieur.

Malgré une multiplication par 10 de l’argent dépensé dans l’exploration durant la dernière décennie, le nombre de nouvelles découvertes n’a pratiquement pas évolué, ce qui signifie que toute nouvelle découverte a coûté beaucoup plus cher. Tandis que l’argent affluait dans le secteur, les dépenses augmentaient. Les géologues et les ingénieurs ont demandé des salaires plus élevés. Les équipements de forage et les opérateurs devinrent plus chers, l’argent était dépensé sans trop compter sur les frais généraux et administratifs.

Alors que le marché de l’or était en pleine ébullition, beaucoup d’argent fut également gaspillé sur des projets avec de faibles chances de succès, souvent par un management incompétent. Malgré les énormes dépenses, les découvertes ne suivaient pas.

Aujourd’hui, d’après M. Schodde, les salaires et les dépenses générales baissent depuis 2012, et cette tendance devrait perdurer alors que le capital disponible reste rare. De plus, trouver de nouveaux gisements sera encore plus difficile, car la plupart des gisements faciles à trouver ont été découverts. Il faudra creuser encore plus profondément, par exemple dans l’ouest de l’Australie, ou dans des régions problématiques comme en Afrique centrale. Ces nouvelles découvertes seront donc plus chères à faire.

De plus, les nouvelles découvertes peinent à prendre la relève des mines vides. M. Schodde explique que seulement la moitié des gisements de bonne taille deviendront une mine. Suivant le métal et la situation du gisement, il faut entre 10 et 15 ans pour qu’une découverte devienne une mine en activité. (…)

Tandis que les dépenses pour l’exploration ont baissé, le besoin de trouver de nouveaux gisements est important. Le secteur de l’exploration devra faire davantage de nouvelles découvertes, malgré la baisse du capital disponible, ou l’offre en métaux risque de décliner dans les années à venir. »

Source : article de Henri Bonner du site Daily Reckoning

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Mine Or Manipulation Production Rendement

Les résultats 2012 concernant la production minière d’or sont enfin disponibles. 2012 s’avère être une nouvelle année record en ce qui concerne la pression qui pèse sur les 5 plus grands producteurs, ce qui nous permet d’exposer la manipulation de l’or. Non seulement la production a diminué de 1,3 millions d’onces sur un an, mais le rendement a aussi diminué de 6 %.

Alors que ce rendement continue inexorablement de diminuer, la pression sur le secteur minier s’intensifie : année après année, celui-ci a besoin de plus d’énergie pour produire la même quantité, ou même moins, d’or. Il s’agit d’un problème majeur qui frappe le secteur.

Mine Or Manipulation Production RendementLe graphique ci-contre illustre la situation. En 2005, une mine devait traiter une tonne de gravats pour récupérer 1,68 g d’or. Aujourd’hui, elle en obtient seulement 1,22 g, soit 27 % de moins. Pour info, dans les années 1800, une mine obtenait entre 20 et 25 g d’or par tonne traitée.

Le secteur est très dépendant du diesel pour assurer la production. En 2005, une mine consommait 12,7 gallons de diesel pour produire une once. En 2012, ce chiffre a presque doublé pour atteindre 21,8 gallons.

Ces informations expliquent pourquoi le cours des actions minières a énormément baissé ces derniers temps. Alors que les rendements diminuent et que le cours de l’or baisse, la viabilité de ces entreprises est tout simplement remise en question.

Manipulation de l’or évidente

Nous vivons donc une situation complètement paradoxale : d’un côté nous assistons à une baisse du cours de l’or, alors que la production d’or physique diminue et que la demande augmente en flèche ! Pas besoin d’avoir un doctorat en économie pour comprendre que le marché est manipulé. Si le cours de l’or était déterminé par les fondamentaux économiques, à savoir la loi de l’offre et de la demande, celui-ci serait bien plus haut que les 1400 dollars l’once d’aujourd’hui.